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Santé Publique et médias

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" Celui qui contrôle les médias contrôle les esprits." Jim Morrison
 
Le point de départ : 

TDM 023 L204
"La maladie se propage. L’information se diffuse. Quand la première provoque des peurs collectives, des questions angoissées, des demandes de connaissances, il serait naturel d’attendre de la seconde qu’elle vienne expliquer la réalité des risques sanitaires, fasse état des savoirs médicaux, interroge les pratiques des professionnels ou relaie l’action des politiques publiques… Bref, qu’elle parle au public des questions de santé qui le préoccupent. Mais, dans le domaine de la santé comme dans d’autres, il est bien difficile de cerner ce que veut dire “bien informer”." (file:///E:/Downloads/TDM_023_0005.pdf)



Ici on parle d'une maladie et des médias. C'est ainsi que chaque fois qu'une femme ou un homme célèbre décèdent qui plus est d'une affection rare , les médias et leurs journalistes santé vous expliquent ce qu'est cette maladie qui a emporté une célébrité.Quand c'est le cancer, ils vont rebondir sur le dépistage du cancer. Quand c'est un accident cardio vasculaire ou cérébral c'est l'hygiène de vie et l'activité physique qui arrivent à la rescousse. Puis 48 h après ,exit la news, exit la maladie, exit la célébrité qui était bien entendu formidable et on passe à autre chose.

L'arrivée : 

Pour la pandémie ce n'est la même chose, car rapidement cela devient un enjeu de santé publique. Malheureusement au début de la pandémie, personne ne connaissait ce virus ni l'ampleur potentielle de cette épidémie qui est devenue rapidement une pandémie. Quand on aborde le domaine de la Santé Publique, les médias devraient et doivent, plus que d'habitude vérifier leurs sources et leurs ressources.La presse pour faire son travail doit être libre,or la liberté de la presse est restreinte dans près des  trois quarts du monde et en plus on a noté une  détérioration dramatique de la liberté de la presse pendant la pandémie.(Reporters Sans Frontières, RSF) 

les 4 actions RSF Orange FR
"Les experts en politique de la santé et les médecins ont souligné le rôle crucial que jouent les médias lors des urgences de santé publique, et comment restreindre leur accès à des informations complètes et exactes peut coûter des vies. «Il ne fait aucun doute que les restrictions imposées aux médias [être en mesure de rapporter des informations exactes] et la désinformation diffusée par les gouvernements ont coûté des vies pendant cette pandémie», Tom Frieden, ancien directeur des Centers for DiseaseControl and Prevention (CDC ) et PDG de l'initiative de santé publique Resolve to Save Lives, a déclaré à The Lancet" (https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2821%2901053-9

PRESSEMONDE                            Liberté de la Presse dans le monde : de pire en pire  orange, rouge et noir

De plus dans certains pays les réseaux sociaux ont été bloqué par des gouvenements  afin que leur gestion plus que hasardeuse de la pandémie ne soit pas dévoilée. Il en est de même de la gravité de la pandémie et du nombre de morts qui restent vague dans de nombreux pays. Quand la population n'a plus accès à l'information, elle commence à se fier aux rumeurs, à la méfiance et cela amplifie la peur de l'inconnu.

Cristiana Salvi, responsable du programme Relations extérieures, Urgences sanitaires, à l'OMS, a déclaré au Lancet « Lorsque les gens reçoivent des informations différentes de différentes sources, il leur est difficile de prendre des décisions sur ce qu'ils doivent faire. La confiance dans les autorités doit être maintenue élevée en cas d'urgence. Si vous tuez la confiance, vous tuez la réponse. Cette rupture de la confiance peut également alimenter de dangereuses théories du complot."
 
Médias et Santé Publique, les médias ont une triple mission :

- informer à partir du VRAI
- vérifications des PREUVES 
- un service de SANTE PUBLIQUE qui partage ses données

Les défenseurs de la liberté de la presse suggèrent que le maintien de la confiance entre les personnes et les autorités est particulièrement crucial alors que les pays déploient des programmes de vaccination.

Ron Mahoney, directeur exécutif adjoint du Comité pour la protection des journalistes, a déclaré au Lancet «Le manque d'informations précises et opportunes tout au long des premières vagues de la pandémie a certainement ajouté à la confusion que les gens ont vécue sur la manière de se protéger ou même sur l'opportunité de se protéger. On ne peut que supposer que davantage de personnes auraient été épargnées par l'infection si elles avaient été mieux informées. Il en va de même pour les nouveaux vaccins qui sont actuellement en cours de déploiement. Nous avons une fois de plus besoin d'informations précises, indépendantes et opportunes pour contrer les vagues de désinformation et d'ignorance qui nous submergent. »

Tout est dit, tout est résumé, nous avons besoin simplement de VERITE, de TRANSPARENCE et non de "bashing" à tout va. Les médias au cours de cette pandémie en France n'ont jamais pris du recule. L'information à l'instant "t" est trop rapide, avec des vérifications baclées, résultat :  la population a peur et ne sait plus à quel saint se vouer. Pas mieux pour les gouvernements ou une gesticulation chaotique en a rajouté une couche.Quant aux services de Santé Publique  ils ont été défaillant et le sont encore sur différents points.

En avril 2021, Vincent de RSF, a déclaré au journal britannique The Guardian que «si la presse avait été plus libre en Chine, alors il est possible qu'une pandémie mondiale ait pu être évitée». S'adressant à The Lancet elle a expliqué: «S'il y avait eu une presse plus libre en Chine au moment où l'épidémie acommencé là-bas, et si les informations avaient été librement transmises par les autorités, lesinformations auraient été diffusées dans d'autres parties du monde, et d’autres pays auraient pu mieuxse préparer plus tôt. »

Vincent de RSF est allé plus loin en déclarant: «Il existe une interconnexion entre liberté d'information et santé publique, et cette pandémie a mis en évidence l'importance de la liberté d'information dans une situation d'urgence de santé publique. Les journalistes doivent être autorisés à rapporter la vérité et à donner librement des informations précises au public afin que les gens puissent s'informer et prendre les mesures appropriées en cas d'urgence. »

Jennifer Pomeranz, professeure adjointe de politique et de gestion de la santé publiqueà la NYU School of Global Public Health, auteur d'une étude sur les réponses du gouvernement à ladésinformation pendant la pandémie, a déclaré à The Lancet : « Dans certains endroits, les autorités ont complètement fermé tout rapport de données COVID, même des informations officielles. Cela signifiait que les gens n'avaient même pas les informations de base dont ils avaient besoin, comme où aller pour obtenir de l'aide ou un traitement. »

Les médias , la presse , doivent être le relais naturel et évident entre les états, les services de santé publique et la pandémie, mais sans omission, dans un but de rendre service aux populations afin de les aider à lutter correctement et efficacement contre le virus.

Une question sans réponse : Les autorités publiques de santé ont-elles pris conscience des enjeux de la communication en situation de pandémie ? 

Et quand l’autorité de santé ou l’institution politique préfère s’enferrer dans le silence ou une communication a minima, de nouveaux acteurs investissent l’espace vacant : aujourd’hui, tout particulièrement, les lanceurs d’alerte et les citoyens engagés se battent pour obtenir l’information manquante, la produisent et la diffusent éventuellement, s’emparant des différents relais médiatiques comme des canaux de mobilisation et forçant ceux-ci à s’en emparer dès lors que l’attention du public a été attirée.

Les réseaux sociaux, notamment TWEETER transmettent sur la pandémie des données scientifiques de haut niveau et souvent en avance sur les autorités à la condition de bien  sélectionner ses correspondants. Attention aux Fake News c'est évident mais la science est présente, la vraie. Il faut la décrypter et la transmettre, la relayer surtout dans les pays où la presse est cadenassée.
 
#VACCINE2.0

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