Les propos qui sont tenus ici n’engagent que leur auteur. Les textes sont actualisés régulièrement et corrigés en cas d'erreur. Bonne visite

MASQUE : arrêtez les discusions, portez un masque !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Il y a donc des gens que cela embête d'être libres." Ubu enchaîné

Plus de 50 médecins et scientifiques et Prix Nobel réclament l'obligation du port d'un masque ou d'une protection faciale dès aujourd'hui (Le Point).  Nous vivons dans un monde vraiment fou. Depuis début Mars le port du masque aurait dû être obligatoire. Le #1MASQUEPOURTOUS est né mi mars. L'Académie de Médecine vient de s'en rendre compte récemment, le Comité Scientifique aussi, tout ceci est INADMISSIBLE. Les querelles du type : ça protége un peu, pas beaucoup, très beaucoup ou pas du tout, sont inutiles, insipides et sans saveur. Le masque ça protège le porteur et l'interlocuteur. Nous n'avons pas besoin de Prix Nobel pour s'en convaincre, c'est le bon sens et c'est tout.  Il n'y a pas à épiloguer ni à discuter, c'est trop tard. Le déconfinement est proche ,sans le port de masque c'est un suicide. Oui, mais ....on n'avait pas de masque. J'entends cette remarque et je la déplore totalement. Le gouvernement n'a pas été à la hauteur.... mais pas du tout.  Moi, petit médecin vasculaire en Avignon, avec mes associés nous avons tout commandé sur ALIBABA.com  fin mars et nous avons , masques FPP2, visières et surblouses à un prix défiant toute concurrence et en plus livraison rapide.Le virus vient de CHINE , on s'équipe en CHINE, on traite le mal par le mal.La situation des masques est UBUESQUE. Dans 50 ans les français auront oublié le COVID-19 et auront vécu d'autres pandémies, par contre ils diront vous voulez parler de la fameuse histoire des masques et en plus ils ont réalisé un film, un thriller haletant, l'opus 19 de Mission Impossible ........qu'est ce qu'ils ont souffert les pauvres en 2020, sans masque ,on ne peut vivre en 2070 sans masque !  
Coronavirus la production du prochain Mission Impossible interrompue
SOURCE : https://www.lepoint.fr/sante/tribune-pour-l-obligation-du-port-d-une-protection-faciale-07-05-2020-2374595_40.php

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1MASQUEPOURTOUS ++++ tout le temps en extérieur

La colère le dispute à la stupéfaction, en cette dernière semaine du mois de mars. En pleine crise du Covid-19, alors que la France est confinée, les conseillers du premier ministre, Edouard Philippe, découvrent, consternés, que depuis plusieurs semaines, des millions de masques issus des réserves étatiques, dont une part non négligeable était sans doute utilisable, sont consciencieusement brûlés… Ces fameux masques dont la population a tant besoin, et dont les stocks ont fondu dans des proportions phénoménales au fil des ans depuis 2009. Matignon fait aussitôt stopper le processus de destruction, mais l’épisode offre un saisissant raccourci de ce « désarmement sanitaire » dont le pays paie lourdement le prix aujourd’hui, et dans lequel le pouvoir actuel, notre enquête 
l’atteste, porte une lourde part de responsabilité.

Petit Hulot illustré : #LeTempsEstVenu

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Laisse-moi guider tes pas dans l'existence Laisse-moi la chance de me faire aimer Viens comme une enfant au creux de mon épaule Laisse-moi le rôle de te faire oublier Le temps qui va Le temps qui sommeille Le temps sans joie Le temps des merveilles Le temps d'un jour, temps d'une seconde Le temps qui court Et celui qui gronde{Refrain:} Le temps, le temps Le temps et rien d'autre" Charles Aznavour

Nicolas Hulot : « Le monde d’après sera radicalement différent de celui d’aujourd’hui, et il le sera de gré ou de force » Un scoop personne n' y avait pensé. Il nous annonce 100 propositions, ça un air de déjà vu, rappellez vous les 110 propositions de François Mitterand et puis les 100 propositions de Ségolène Royal. Les 100 propositions de Mr Hulot paraphrasent la chanson d'Aznavour car chacune d'elles commence par le temps est venu. Texte très primaire, voire infantilisant d'un homme qui n'a jamais su où il se trouvait sauf à  la TV où il était excellent et où il nous a fait rêvé, mais ça c'était avant, il est  temps de passer à autre chose. Ces propositions ne matchent pas avec la pandémie actuelle, on a autre chose à faire et à penser. Cet inventaire à la Prévert réjouira les petits, c'est la récitation de la rentrée des classes qui nous montre que Nicolas continue à rêver. Le COVID-19 l'a réssuscité, effet positif ou négatif, le futur nous le dira.Il faut lui rappeler qu'entre le rêve et la réalité, il y a la vraie vie au quotidien, il y a un sytéme type carcan qu'il est difficile de faire exploser. Oui la planète est malade, oui il faut faire quelque chose, oui il faut se retrousser les manches. Mais Mr HULOT vous avez été Ministre, vous auriez eu la possibilté de décliner "#LeTempsEstVenu", mais vous êtes resté au point mort, vous aviez l'occasion de crédibiliser votre politique et de l'ébaucher au moins à minima. Mais non vous avez démissionné sur un coupe de tête sans prévenir, à la husarde :  Léa Salamé ne s'en est jamais remise. La politique de la chaise vide c'est un renoncement qui vous précédera et qui vous suivra à vie. Vous préchez le temps du bonheur, vous êtes naïf, vous nous rappelez que la vie ne tient qu'à un fil, et j'en passe et des meilleurs.Personne ne peut aller contre vos propositions, mais vos 100 propositions ne font pas un programme politique, la politique vous n'êtes pas fait pour ça et là je vous rejoint, c'est un panier de crabes et en plus il y a aussi un temps pour protéger les crabes. Un dilemne sans solution. On aurait pu penser que le COVID-19  vous boosterait ,il vous a anesthésié. Dans cette période très difficile, il y ades priorités.  Repartez en vacances elles sont méritées, puis revenez nous faire rêver à la TV . N'est pas un leader politique charismatique qui veut. En matière d'écologie , de lutte contre la pollution j'affectionne Greta Thunberg, car elle dit ou on lui fait dire  (je ne suis pas dupe) tout haut ce que le population du monde entier pense tout bas.
hulot film

Locaux adaptés au déconfinement

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .




Mais avec #1MASQUEPOURTOUS, distanciation parfaite, masques ; où sont ils ? 

Comité Scientifique COVID-19 : comité parapluie

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

« Mais de cela, le général de Gaulle ne s'est jamais beaucoup occupé. L'essentiel pour lui, ce n'est pas ce que peuvent penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte, l'essentiel pour le Général de Gaulle, président de la République française, c'est ce qui est utile au peuple français, ce que sent, ce que veut le peuple français. J'ai conscience de l'avoir discerné depuis bientôt un quart de siècle, et je suis résolu, puisque j'en ai encore la force, à continuer de le faire. » Charles de Gaulle

« Père, gardez-vous à droite ! Père, gardez-vous à gauche ! », Philippe le Hardi

À la demande du Président de la République le Conseil Scientifique Covid-19 a été institué le 11 mars 2020 par Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, « pour éclairer la décision publique dans la gestion de la situation sanitaire liée au coronavirus » Présidé par le Professeur Jean-François Delfraissy, ce comité compte  (douze mais le Pr Raoult ne siége plus.....ce n'est pas une surprise, c'était pourtant le choix de Jupiter) , donc compte dix autres experts qui viennent de champs disciplinaires complémentaires . Soulignons un échec pour la parité, 2 femmes  (elles auraient été bien utiles pour leur bon sens)......Notons que le Président ,le Premier Ministre et le Ministre de la Santé disposent déjà d'un conseiller santé, sauf erreur aucun n'est médecin mais ce n'est pas obligatoire, ce sont plutôt des administratifs, le "mal français". Le comité scientique a publié 8 avis et 2 notes à ce jour. Ces publications répondent à chaque fois à une demande précise  du gouvernement. Exemples : éléctions municipales,confinement, déconfinement, EPHAD etc. Le comité n'a pas vocation à se substituer au gouvernement. Chaque état en Europe et ailleurs a mis en place un tel comité plus ou moins bien écouté (cf Trump). Ce conseil scientifique se réunit tous les jours, physiquement ou par téléphone, et ses avis sont publics et disponibles en ligne. « Totalement indépendant », le comité peut être saisi par le ministère de la Santé, mais il peut également s’auto-saisir d’une question. Il s’appuie aussi sur des travaux, publiés ou non, de chercheurs étrangers, et peut également inviter des experts extérieurs. Attention ce comité émet des avis, mais in fine c'est le gouvernement qui décide en tenant compte ou non de l'avis du comité scientifique. Si ça fonctionne il s'appuie sur la Comité , si ça ne fonctionne pas il le désavout ou dira "oui, mais". Le comité rend quelquefois des conclusions que je qualifierai "d'alambiquée" . Un exemple réouverture des écoles le 11 mai " Le Conseil scientifique souligne que l’ouverture des établissements scolaires le 11 mai soit progressive, nationale tout en tenant compte des situations locales, doit s’intégrer dans une démarche expérimentale et continuer de s’adapter en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.", en, résumé il a botté en touche. Un autre avis sur le confinement : "Le Comité scientifique souligne l’intérêt de disposer d’indicateurs sociaux du confinement. Leur production pourrait être confiée à un observatoire -technique classique pour entérer une décision)  indépendant associant des contributions publiques, privées et citoyennes. Des éléments quantitatifs et qualitatifs pourraient être enrichis, multipliés et rassemblés à partir de méthodes et de sources variées, académiques ou non, y compris issues de grands acteurs du numérique, afin à produire des éléments de connaissance et d’appréciation transparents sur le confinement." 
Ce language n'est pas un language médical mais bureaucratique à souhait. Le comité est l'alibi du gouvernement face à une situation qui lesdépasse totalement. Le comité est un "comité parapluie" car il désamorce des situations difficiles en s'aidant de la science, et il est aussi un adepte du principe de précaution à la fois pour lui et pour le gouvernement. Prenons les conseils pour le déconfinement, 5 pré -requis sont cités etc, conséquence une usine à gaz franco-française.

usine à gazLe comité scientifique répond aux questions posées, donne un avis mais bizarrement avec une dialectique non scientifique plutôt administrative et "pseudo enarquienne". Ce n'est pas le langage de son Président le Pr Jean François Delfraissy qui lui est clair, qui dit quand il le faut "je ne sais pas" et qui est très agréable à écouter.Un homme brillant.A mon avis, le comité donne un avis et l'administration le met en forme avec sa musique , mais une musique déprimante et hermétique, musique contemporaine très certainement ? Ce comité est un bouclier pour les autorités, qui s'appuie ou ne s'appuie pas sur ses décisions selon que ça l'arrange ou non. Une manière de pseudo délégation de ses responsabiltés très utile quand la doctrine actuelle gouvernementale ce sont les "en même temps je fais une boulette et en même temps une autre, ce sont des hésitations, les mensonges, les nons-dits, les ommissions volontaires, la langue de bois, le pilotage à vue et l'absence totale de maîtrise. Merci au Comité Scientique d'éclairer le pouvoir, il en a tant besoin,.......vous avez la sagesse de ne pas dépasser vos prérogatives mais vous arrivez je le pense à maîtriser l'irresponsabilité ambiante.
1311771 france politics speeches on coronavirus

SOURCE : https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/dossiers-de-presse/article/covid-19-conseil-scientifique-covid-19
#1MASQUEPOURTOUS, aujourd'hui, demain et après demain

Témoignage sur l'époque : Vincent Lindon

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Spécialiste en rien, intéressé par tout,.." Vincent Lindon

 
Spécialiste en rien, intéressé par tout, il m’a paru pourtant utile de contribuer en faisant entendre une voix simplement citoyenne. Suis-je légitime pour interpeller nos dirigeants, tous professionnels de la chose publique, tous diplômés des meilleures écoles ? Pas plus qu’un autre sans doute, mais pas moins non plus, ayant pris soin de consulter nombre d’avis autorisés, notamment dans le domaine de la santé, où André Grimaldi [professeur émérite de diabétologie au CHU de la Pitié-Salpêtrière – ndlr] m’a apporté son éclairage.

Comment ce pays si riche, la France, sixième économie du monde, a-t-il pu désosser ses hôpitaux jusqu’à devoir, pour éviter l’engorgement des services de réanimation, se résigner à se voir acculé à cette seule solution, utile certes, mais moyenâgeuse, le confinement ? Nous qui, au début des années 2000 encore, pouvions nous enorgueillir d’avoir le meilleur système de santé du monde.

C’était avant.

Avant que s’impose la folle idée que la santé devait être rentable, puisque tout désormais devait être marchandise, jusqu’à la vie des hommes.

Un espoir s’était pourtant levé avec le nouveau chef de l’État Emmanuel Macron, et son programme promettant un « investissement massif dans le système de santé ». Hélas, l’élection acquise, il préféra poursuivre l’action de ses prédécesseurs. S’il n’est donc que le dernier avatar d’une même politique, il porte pourtant une responsabilité particulière, pour avoir ignoré tous les signaux d’alerte.

Douze mois de grève des urgences ? Les patients patienteront.

1 200 chefs de service démissionnent de leurs fonctions administratives ? Moins de paperasse.

Présence massive des soignants dans toutes les manifestations ? Sortez les LBD et les grenades de désencerclement…

Au-delà de la santé, c’est l’ensemble du secteur public qui subit depuis des décennies les coups de boutoir des présidents qui se succèdent avec toujours la même obsession : réduire la place de l’État dans l’économie. La recette est simple : privations pour ce qui coûte (l’éducation, la justice, la police, l’armée, la santé…) et privatisations pour ce qui rapporte.

Tandis que les budgets des ministères régaliens sont comprimés et les salaires de leurs fonctionnaires bloqués, la grande braderie est ouverte. Villepin solde les autoroutes, Nicolas Sarkozy fait absorber Gaz de France par un groupe privé, Suez, et enfin François Hollande, sous la férule de Macron, démembre Alstom pour le plus grand profit de l’américain General Electric.

Avec l’arrivée d’Emmanuel Macron, la fête continue. Deux entreprises publiques, la Française des jeux (FDJ) et Aéroports de Paris (AdP), sont très rentables ? Vendez-les !

Pour comprendre l’attachement aveugle de notre président à cette ligne idéologique, il est nécessaire de revenir sur trois années d’exercice de son pouvoir, que notre Constitution a voulu absolu.

Qu’en retenir ?

Dès les premiers jours, une évidence : le goût du nouveau président pour la pompe et les rites de la monarchie, se mettant régulièrement en scène dans les décors de la royauté ; ainsi a-t-il choisi le palais du Louvre pour son intronisation, marchant seul devant la pyramide, le château de Versailles pour recevoir Vladimir Poutine, l’empereur du Japon ou 150 millionnaires high-tech et, enfin, celui de Chambord pour célébrer son 40e anniversaire.

Une prédilection annoncée par des déclarations antérieures – en 2015, il affirmait déjà : « Dans la politique française, l’absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort » – et confirmée jusque dans son programme, qui prévoyait de rétablir les chasses présidentielles. Ce qui n’a rien d’un détail.

L’ego comblé, le jeune homme allait pouvoir s’attaquer à son grand œuvre : bâtir cette « start-up nation » où les « premiers de cordée » allaient tirer vers les cimes ces « Gaulois réfractaires ». Au pas de charge : suppression de l’ISF et allègement de l’impôt sur les profits financiers pour les uns, réformes restrictives du droit du travail ou des allocations chômage et baisse des APL pour les autres. Cinq euros en moins sur les APL ! Mais qu’est-ce qui peut bien passer par la tête d’un dirigeant pour accoucher d’une aussi mauvaise idée ? La brume des sommets obscurcit-elle le jugement au point de lui faire oublier le poids des symboles ? C’était donc ça le « en même temps » macronien, des offrandes pour ceux qui n’ont besoin de rien, des sacrifices pour ceux qui ont besoin de tout ?

Mais c’est le premier été du quinquennat, et tout semble encore permis au conquérant de l’Élysée. Malgré quelques protestations, le nouveau monde impose ses lois grâce au soutien de sa majorité obéissante et reconnaissante.

Premier grain de sable à l’été 2018, l’affaire Benalla et son traitement rocambolesque, qui jette une lumière crue sur la conception et les pratiques du pouvoir.

Avec l’automne, un vent se lève, une révolte inattendue et pourtant évidente : des femmes et des hommes en jaune envahissent les ronds-points et les Champs-Élysées, naturellement accompagnés par une très faible minorité qui prétexte le port de la chasuble pour casser plutôt que pour revendiquer, une revendication légitime qui emporte l’adhésion de l’opinion, contraignant le gouvernement à un repli tactique : 10 milliards jetés à la hâte pour tenter d’éteindre la colère sociale.

Trop tard. Les sacrifiés de la mondialisation ultralibérale veulent plus. Plus de moyens, certes, mais aussi plus de pouvoirs, notamment celui de contrôler ceux dont la mission est de les représenter.

Après la carotte, vient le temps du bâton. Une répression brutale, policière, avec mains arrachées et manifestants éborgnés, mais aussi judiciaire, avec une distribution massive de condamnations fermes. Pendant que les pouvoirs exécutif et judiciaire répriment, les législateurs ferraillent pour imposer une réforme des retraites dont une majorité des Français ne veut pas.

Occupés à bâtir leur nouveau monde, les responsables n’accordent qu’une attention distraite à un virus agressif qui, parti de Chine, va très vite ravager la planète et envahir la totalité de l’espace politique, donnant à nos gouvernants l’occasion de montrer l’étendue de leur compétence.

Dans les hôpitaux, la situation est dramatique. On manque de tout, de masques, de gel, de tests, de respirateurs, de lits et de personnels en réanimation. Le 29 février, après que le Covid-19 a fait ses premières victimes en France, Édouard Philippe convoque un conseil des ministres extraordinaire consacré au virus. Une grande décision en ressort : utiliser le 49-3 pour faire adopter la réforme des retraites !

Alors que l’épidémie progresse, se faisant pandémie, le pouvoir s’affole, s’agite comme un poulet sans tête. Sur quoi s’interroge l’exécutif aux premiers jours de mars ? Mais sur le maintien des municipales, bien sûr ! La veille du premier tour, le premier ministre joue les contorsionnistes, invitant les Français à rester chez eux, mais, en même temps, à aller voter. Chapeau l’artiste !

Pendant que nos voisins allemands se mettent en ordre de bataille, le gouvernement français peaufine sa communication.

Une seule stratégie, mentir.

Relayant le discours présidentiel, l’équipe gouvernementale multiplie les déclarations absurdes et contradictoires. Ainsi affirme-t-on successivement qu’il ne s’agit que d’une « grippette », que l’épidémie, comme le nuage de Tchernobyl, ne touchera pas la France – alors même qu’à notre frontière sud, l’Italie est frappée –, puis qu’elle est « sous contrôle », avant de devoir avouer la gravité de la situation.

Sur la question cruciale des masques de protection, la parole officielle est schizophrène : aux premiers temps, leur utilité est affirmée. D’ailleurs, il y en a des millions en stock, prêts à être distribués à la population en cas de besoin. La menace virale se précisant, les masques sont soudain déclarés inutiles, voire dangereux puisqu’on ne sait pas s’en servir. Ce qui est fort opportun, puisque les stocks se sont volatilisés.

Pschitt…

Plus de masques.

Pas même de quoi équiper tous les soignants qui doivent monter au front armés de leur seul courage. Bon, d’accord, pas de masques, mais ils arrivent. Quand ? Mais demain, bien sûr ! Hélas, les jours et les semaines passent, la pénurie persiste. Ignorés, méprisés et matraqués quelques semaines plus tôt, les soignants sont désormais portés aux nues.

Pour le commun des Français, le confinement est la règle, chômage technique pour les uns, télétravail pour les autres. Tous les Français ? Non. Pour les caissières, les livreurs, les éboueurs, les policiers ou les pompiers, l’activité doit se poursuivre, quels que soient les périls. Eux qui formaient le gros des bataillons en gilet jaune, naguère vilipendés, sont désormais officiellement essentiels. Exit les premiers de cordée, place aux premiers de corvée.

Le 23 avril, dans une adresse solennelle à la nation, le président Macron annonce enfin le déconfinement pour le 11 mai. Pourquoi le 11 plutôt que le 5 ? Pourquoi mai plutôt que juin ? Parce que.

Deux semaines plus tard, le premier ministre en dévoile les conditions. Acte 1 : réouverture des crèches et des écoles primaires. Curieux puisqu’elles avaient été les premières à être fermées, avant même le début du confinement, au motif qu’elles étaient un lieu hautement favorable à la propagation du virus… Évidemment économique – il s’agit bien sûr de libérer les parents de l’obligation de garder leurs jeunes enfants, pour leur permettre de reprendre le travail –, la véritable raison de ce choix sera passée sous silence, voire niée, alors même qu’elle est audible : vouloir éviter l’effondrement total de l’activité et son cortège de drames est après tout une motivation hautement respectable.

Empêtré dans ses mensonges et ses omissions, le pourvoir tergiverse. Très vite, le discours s’infléchit : l’obligation de retourner en classe ne s’appliquera pas systématiquement. Les maires, les préfets pourront décider, ou non, de s’y conformer.

Mieux, les parents seront libres de garder leurs enfants à la maison. Dans les milieux favorisés, on n’hésitera guère. Mais dans les milieux plus modestes, le dilemme est cornélien. Alors que le chômage enfle, dois-je exposer mon enfant au risque de tomber malade, ou accepter l’éventualité de perdre mon emploi ? Et si les parents sont d’avis contraires, le couple pourra-t-il résister, notamment si les choses tournent mal ? Questions sans réponses…

Une bonne nouvelle, pourtant : les masques arrivent. Des masques en tissu, lavables et réutilisables. Efficaces ? « Oui, dit le Pr Grimaldi, contre la transmission du virus. Mais comme ils n’empêchent pas le porteur d’être infecté lui-même, la mesure ne vaut que si elle s’impose à tous, dans l’espace public au moins. » Prisonnier de son discours récent, le gouvernement ne peut se résoudre à rendre obligatoires partout ces masques qu’hier encore il déclarait inutiles. « Pourtant, ajoute le Pr Grimaldi, on a le droit de se tromper, mais le devoir de reconnaître ses erreurs. »

Au rythme où s’enchaînent les événements, ce droit à l’erreur pourrait bien m’être utile, mes propos risquant de devenir rapidement caducs, tant les stratégies gouvernementales oscillent, sinon à la vitesse de la lumière, au moins à celle où se propage le virus.

En termes de gestion et de communication de crise, je ne sais pas qui aurait pu faire mieux, mais je ne vois pas qui aurait pu faire pire.

En mettant au jour ses insuffisances, cette crise pourrait-elle être l’occasion d’une refonte radicale de notre démocratie ? Dans un discours célèbre, Churchill affirmait que c’était là « le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres ». Mais, ajoutait-il aussitôt, « la démocratie n’est pas un lieu où on obtient un mandat déterminé sur des promesses, puis où on en fait ce qu’on veut ».

Si l’on s’accorde pour ne pas changer de système, alors il faut changer LE système.

Mais l’urgence est ailleurs. Déjà insupportables, les inégalités ont explosé avec la pandémie. Confinés dans des logements exigus ou contraints d’affronter les périls, les plus fragiles vivent des jours terriblement difficiles. Et leurs lendemains ne chantent pas. Après la crise sanitaire, ils seront sûrement les premières victimes de l’inévitable catastrophe économique et sociale.

Que faire ?

L’État ne pouvant pas tout, il me paraît impératif d’innover. Comment ? En demandant aux plus grosses fortunes une solidarité envers les plus démunis. Cette idée, juste et légitime, pourrait prendre la forme d’une contribution exceptionnelle, baptisée « Jean Valjean », conçue comme une forme d’assistance à personnes en danger, financée par les patrimoines français de plus de 10 millions d’euros, sans acrobaties, à travers une taxe progressive de 1 % à 5 %, avec une franchise pour les premiers 10 millions d’euros.

À période exceptionnelle, contribution exceptionnelle. Même si j’applaudirais évidemment tout amendement visant à pérenniser cet effort de réduction des inégalités. Après tout, une fois peut devenir coutume.

D’après les économistes que j’ai pris soin de consulter, cette contribution devrait représenter environ 36 à 37 milliards d’euros, qui seront distribués aux quelque 21,4 millions de foyers trop pauvres pour être assujettis à l’impôt sur le revenu.

Compte tenu de l’urgence, l’État assurerait la trésorerie et abonderait marginalement la collecte, leur distribuant sans délai et sans prélèvement, la somme de 2 000 €, à charge pour lui de recouvrer ultérieurement le produit de la contribution « Jean Valjean ».

Même si je ne doute pas un instant que les plus riches de nos concitoyens se réjouiront de l’occasion ainsi offerte de montrer leur patriotisme et leur générosité, il me paraît prudent que les législateurs mettent en place des sanctions suffisamment dissuasives pour décourager les improbables mauvaises volontés. Je pense ici, surtout, à nos compatriotes domiciliés fiscalement à l’étranger, évidemment conviés à manifester leur solidarité.

Mon rôle n’est évidemment pas d’entrer dans le détail de ces sanctions. Je voudrais néanmoins en proposer une, essentiellement symbolique – car je crois, moi, à la force du symbole : alléger les réfractaires de leurs pesantes décorations (Ordre du mérite ou Légion d’honneur, par exemple) pour leur permettre de gambader librement dans les couloirs des hôpitaux étrangers, voire français, où ils seraient évidemment les bienvenus après avoir refusé de financer notre système de santé national et plus généralement notre service public. En un mot, leur pays.

Bien sûr, je sais que ces précautions seront sans nul doute inutiles, tous ces privilégiés étant bien conscients de ce qu’ils doivent au pays qui les a formés et souvent enrichis. Mais la confiance n’excluant pas la prudence, de telles dispositions ne sauraient nuire.

Après cette mesure d’urgence, il sera temps de nous pencher sur les moyens de réparer notre démocratie. Comment ? On pourra s’étonner que je me pose la question et plus encore que j’essaie d’y répondre. Alors, sans prétendre détenir des solutions – j’ai gardé le sens du ridicule –, je me risque à évoquer quelques pistes de réflexion.

Instituer des contre-pouvoirs. La Constitution de la Ve République avait été taillée sur mesure pour le général de Gaulle. Un costume bien trop grand pour ses récents successeurs. D’autant que, depuis l’instauration du quinquennat, le président dispose toujours, et pendant toute la durée de son mandat, d’une franche majorité au Parlement. Élue en même temps que lui, grâce à lui et sur son programme, l’Assemblée nationale a logiquement la même couleur que l’Élysée et le législatif n’a donc pas vocation à s’opposer à l’exécutif.

Quant au pouvoir judiciaire, son indépendance n’est que théorique, tant il est simple de le contrôler par le jeu des nominations et des promotions. Depuis Montesquieu, qui a théorisé la séparation des pouvoirs (il n’en connaissait que trois, lui), un quatrième s’est imposé : la presse. Problème : neuf milliardaires en possèdent l’immense majorité, on ne s’étonnera donc pas que l’intérêt des puissants soit ménagé dans le traitement de l’information. Impuissante politiquement, la contestation s’exprime là où elle le peut encore, dans la rue et dans les sondages d’opinion.

Responsabiliser les élus. Les élus devront être comptables de leur action devant le peuple dont ils ont obtenu la confiance. Une élection, c’est quoi ? C’est l’histoire d’un mec qui arrive et qui dit : « Faites-moi confiance, voilà ce que je vais faire », et qui, une fois élu, ne le fait pas. À la place, il fait autre chose ou rien. Eh bien non, ça ne peut plus marcher comme ça. En cas de défaillance, il est nécessaire qu’ils puissent être démis de leur fonctions, démocratiquement, c’est-à-dire si une fraction de citoyens le propose et si une majorité d’électeurs l’exige.

Insistons : cette mesure doit s’appliquer à tous les élus, jusqu’au président de la République, qui, en France, ne peut être démis par personne en cours de mandat, ni même être jugé depuis la scandaleuse décision du Conseil constitutionnel sous la présidence du douteux Roland Dumas.

Sanctionner sévèrement les dérives, pour interdire l’alliance mortifère entre les copains et les coquins. Depuis des décennies, aucun élu, même le plus corrompu, ne craint les rigueurs de la loi. Il y a à cela une excellente raison : la prison, c’est pour les autres. Eux pourront toujours solliciter les meilleurs avocats et multiplier les procédures des décennies durant, jusqu’au moment où les juger n’aura plus aucun sens."

Ce texte reflète les pensées de Vincent Lindon publiées sur le site de MEDIAPART, je suis en phase avec le fond, pas sur tout mais je respecte l'auteur, et j'avais à coeur de vous faire partager ce texte dont la totalité est en référence

SOURCE : https://www.mediapart.fr/journal/france/060520/un-appel-de-vincent-lindon-comment-ce-pays-si-riche?xtor=CS7 1047&utm_content=buffer3e0d3&utm_medium=social&utm_source=Twitter_Mediapart&utm_campaign=CM

#1MASQUEPOURTOUS

 

Distanciation sociale le 11 Mai : et restaurant , Amsterdam

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

 







#1MASQUEPOURTOUS

11 Mai : Journée Mondiale des Espèces Menacées

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Je souhaiterais vous faire part d'une révélation surprenante, j'ai longtemps observé les humains, et ce qui m'est apparu quand j'ai tenté de qualifier votre espèce, c'est que vous n'étiez pas réellement des mammifères... Tous les mammifères sur cette planète ont contribué au développement naturel d'un équilibre avec le reste de leur environnement, mais vous les humains vous êtes différents. Vous vous installez quelque part, et vous vous multipliez, jusqu'à ce que toutes vos ressources naturelles soient épuisées, et votre espoir de réussir à survivre, c'est de vous déplacer jusqu'à un autre endroit... Il y a d'autres organismes sur cette planète qui ont adopté cette méthode, vous savez lesquels ?... Les virus. Les humains sont une maladie contagieuse, le cancer de cette planète, vous êtes la peste et nous, nous sommes l'antidote" The Matrix, Agent Smith.
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Notre Président a eu une intuition, le 11 Mai ,c'est la Journée Mondiale des espèces menacées , donc en l'occurrence ce sera aussi notre fête,déconfinement oblige . C'est un fantastique coup de communication.
 
D'après une étude de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), ce sont plus de 20 000 espèces de plantes et d'animaux qui sont en danger de disparition imminente chaque année. La journée internationale a pour but de sensibiliser le monde scientifique et le grand public à ce constat inquiétant.
espéces menacées
Il faut donc ajouter aux 20 000 espèces de plantes et d'animaux,les terriens ,nous sommes aujourd'hui 7,594 milliards, soit 7,614 milliards d'espèces menacées.Le déconfinement serait à sur-risque, et pas que pour les plantes et les animaux. Il faut ajouter aussi un certain nombre de ministres qui sont aussi des espèces menacées de disparition. Ce choix du 11 Mai, ou c'est voulu, mais là c'est du 3° degré, ou c'est invonlontaire mais alors les conseillers deviennent  immédiatement des espèces menacées de prendre la porte. Jupiter ne rate rien même le pire.
 
Cher(e)s Ami(e)s, lundi matin 11 Mai, rappelez vous que le déconfinement qui va être "sportif"  sera aussi le jour où nous sommes toutes et tous menacés........de reprendre le travail et de reprendre goût à la vie, goûr amer le 11 Mai , mais le 12 mai tout ira mieux puisque c'est la Journée Internationale de l'Infirmière, une super journée , elles ont tant fait pour sauver des vies. C'est ainsi que va le monde on passe du désespoir avec immédiatement un lendemain de bonheur .....Mais quand même Monsieur le Président descendez de l'Olympe et reprenez conscience de la réalité, réalité qui pour vous reste très virtuelle
infirmiere
SOURCE :  https://www.journee-mondiale.com/484/journee-mondiale-des-especes-menacees.htm
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1MASQUEPOURTOUS c'est avant et après  le 11 Mai
Jupiter vient de se rendre compre de son erreur : 
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