Les propos qui sont tenus ici n’engagent que leur auteur. Les textes sont actualisés régulièrement et corrigés en cas d'erreur. Bonne visite

Qui l'eut cru !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Les morts n'ont pas de voix, heureusement. Si les morts pouvaient se plaindre, quel cri, quelle clameur. On ne s'entendrait plus vivre." Georges Duhamel

Il y a quelques semaines cette banderole était prémonitoire. L'hôpital compte ses sous, et aujourd'hui on compte les morts. L'état compte ses sous (.....et ses masques et .....ses tests de dépistage)  et maintenant COVID-19 oblige on compte et on re compte ses morts. Tout était dit ! Ce slogan reste d'une actualité glaciale. Nous comptons les morts chaque jour, sans compter les morts en EPHAD pour l'instant .La CHINE a sous évalué le nombre de morts d'autres pays font de même la RUSSIE par exemple. Il faut faire face à la VERITE et ne pas l'embellir faussement  , ne pas se voiler la face. Soyons conscients de la gravité de cette pandémie et soyons solidaires pour faire face, de plus halte aux incivilités de toute nature.

arendt

COVID-19 : le sort de nos anciens

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Il n'y a pas de vieillesse, on n'est vieux qu'à partir du moment où on prend son parti d'être vieux" "Georges Clemenceau ;

La situation dans les EPHAD est alarmante et catastrophique : nombreux décés COVID-19, confinement total cad plus de visites, plus de repas en salle à mager, plus de kinésithérapie, plus d'activités etc , un erégime "pénitentiaire". Deux rapports publiés le même jour  (30/03/2020) seront la base de mon propos mais ce ne sont que des rapports : le rapport conseil scientique ( https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_30_mars_2020-_note_ehpad_cs_30_mars_2020.pdf) et le rapport du Comité Consultatif National d'éthique- CCNE-  (https://www.ccne-ethique.fr/fr/actualites/reponse-la-saisine-du-ministere-des-solidarites-et-de-la-sante-sur-le-renforcement-des)

Préambule : Au regard de ces travaux et dans le contexte actuel, le CCNE rappelle que les principes éthiques fondamentaux doivent être respectés.  L’urgence sanitaire peut justifier que des mesures contraignantes soient, à titre exceptionnel et temporaire, exercées pour répondre à la nécessité d’assurer la meilleure protection possible de la population contre la pandémie, mais cette situation d’urgence ne saurait autoriser qu’il soit porté atteinte aux exigences fondamentales de l’accompagnement et du soin, au sein de l’établissement ou en structure hospitalière. Le respect de la dignité humaine, qui inclut aussi le droit au maintien d’un lien social pour les personnes dépendantes, est un repère qui doit guider toute décision prise dans ce contexte où les équipes soignantes et administratives, ainsi que les auxiliaires de vie, dont le dévouement exemplaire est à juste titre souligné par tous, sont de plus en plus confrontés à des situations dramatiques. Ces situations engendrent aussi des risques croissants pour eux-mêmes et leurs proches, qui enferment les soignants dans ce dilemme : se dévouer pour soigner, avec le risque pour soi-même et les autres d’être infecté par le soin que l’on prodigue
Situation actuelle :Aujourd’hui sur notre territoire, l’INSEE estime à plus de 1,5 million le nombre des personnes dites dépendantes. Les établissements publics et privés pour personnes âgées comptent près de 750 000 lits au sein de 7200 établissements. 160 000 personnes handicapées sont par ailleurs accueillies dans des établissements spécialisés, 80 000 adultes et 80 000 enfants présentant des handicaps sévères.
Contexte : Au regard du risque épidémique, les établissements pour personnes âgées présentent en outre deux particularités. Ils accueillent des populations à risque d’une part, tandis que l’hébergement collectif favorise les contaminations dès qu’une personne résidente est infectée dans l’établissement d’autre part. L’âge avancé tout comme les polypathologies associées sont des facteurs de risque de survenue de forme grave du COVID19. La létalité est élevée dans les tranches d’âge supérieures à 75 ans, décès non comptabilisés aujourd'hui dans le nombre de décès chaque jour.

Après 10 pages de rapports, il est noté qu'il faut mettre en place des cellules éthiques de soutien, rien de neuf.!


Je pense qu'il faut organiser dans chaque structure un confinement adapté, qu'il faut dépister tous les soignants et tous  les pensionnaires afin de limiter au maximum les risques de contamination, mise en quarantaine de 14 j des contaminés, il faut des masques portés par soignants et soignés.II faudrait ouvrir les visites mais là encore avec des personnes testées auparavant. Enfin il faut un lien centre hospitalier et EPHAD pour discuter des cas difficiles et ne pas résumer la conduite à tenir par  un cocktail MORPHINE / HYPNOVEL .Le silence poli vis à vis de nos aînés ça suffit! Les rapports ça suffit !Notre société a le devoir de PROTEGER tout le monde et de SOIGNER tout le monde, c'est pour cela que je suis médecin ! Il faut donc se battre pour nos aînés et ne pas tomber dans un "tri sélectif", qu'il faut refuser.

FAR WEST sur les aéroports, la guerre des masques

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"S'avancer masqué est le seul moyen de ne pas être reconnu quand on recule." Philippe Bouvard ;

Masque or not masque that is the question ? Au delà ce cette question on assiste aujourdhui à des pillages de masques entre états. Des masques destinés à la France sur un aéroport de Chine détournés par les américains, à prix fort et en liquide, d'autres détournés enTchéquie par le gouvernement.
 
En France vol de masques, traffic de masques, re-ventes illicites de masques.La guerre des masques est déclarée parce qu'on s'aperçoit un peu tard, que le masque est indispensable, il entraine une protection significative mais non totale. J'ai déjà écrit ceci au début de la création du Blog avec des retours négatifs.
Mais on y vient : #MASQUEPOURTOUS .
 
Les articles scientifiques sont nombreux à ce sujet. La France étant en pénurie de masques, donc pas de masques sauf pour...... les masques arrivent en théorie : masques pour toutes et tous. Au cabinet je reçois via un pharmacien 18 masques/semaine, jusqu'à ce jour 2 Avril 2020 jamais de FFP2. Je vois des urgences vasculaires et j'équipe les patients mais rapidement plus de masque.

Quand on voit ce qui se passe avec les masques, on comprend bien qu'il y a du retard à l'allumage.

On pensait que la guerre des masques n'aurait pas lieu, elle a lieu ! Dans quel monde vit-on, je me pose la question tous les jours ! 
 
Voivci pourquoi il faut porter un masque 

 
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Le point sur l'Hydrochloroquine signé Pr JF Schved (Faculté de Médecine de Montpellier)

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Objectivité ne signifie pas impartialité mais universalité." Raymond Aron 


Essayons d'être objectif en faisant abstraction du gourou marseillais

1 Il est possible que l'Hydroxychloroquine (OHC) ait une action sur le virus ou ses conséquences
2 Si l'OHC guérissait la maladie à COVID19, nous le suarions déjà
3 Donc à qui pourrait-elle bénéficier si elle a une action quelconque?

         a- Les porteurs asymptomatiques ou paucisymptomatiques ? 85% vont guérir spontanément. Il ne sera donc pas possible, à moins de faire une étude sur une immense cohorte d'en montrer l'intérêt dans cette population. Et même si c'était le cas, le nombre de patients à traiter pour obtenir un effet serait tel que les effets secondaires du médicament (cardiaque etc...) l'emporteraient sur les avantages
          b- Les patients graves? Les services de réa l'utilisent sans trop y croire associé à tous leurs traitements. Il est peu probable que ces patients soient les bons candidats car à ce stade, l'infection virale n'est pas le principal déterminant ( le gourou le reconnaît), le problème est l'orage cytokinique qui induit la défaillance respiratoire
          c- les patients très symptomatiques Ce sont les meilleurs candidats.

Que peut-on attendre du traitement?

  • Réduction de mortalité? Peu probable et les premiers résultats ne vont pas dans ce sens.
  • Amélioration des symptômes? Soit, mais il faudra mesurer cela objectivement en comparant avec une population témoin appariée traitée par placebo. (Notre gourou s'y oppose: son attitude fort peu scientifique a pour effet de retarder les réponses, c'est cela qui est grave). Ici encore le bénéfice attendu est faible au regard des effets secondaires possibles
  • Diminution du nombre de patients nécessitant un transfert en réanimation. Cette variable serait mesurable à condition d'homogénéiser les critères d'entrée en réanimation. C'est donc la seule réponse que l'on peut attendre pour savoir si ce traitement a ou non une efficacité. Il faudra beaucoup de patients et une méthodologie rigoureuse (quoiqu'on en dise à l'IHU) pour obtenir un résultat indiscutable mais il est clair que l'OHC ne peut pas être LA réponse au problème posé par cette épidémie.

    https://www.vanityfair.fr/pouvoir/business/story/sante-breve-histoire-de-la-chloroquine/11417 : Brève histoire de la chloroquine

    RAPPEL : #1MASQUEPOURTOUS

COVID-19 et tracking , on avance !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Les auteurs de science-fiction prévoient l'inévitable, et bien que les problèmes et les catastrophes puissent être inévitables, les solutions, elles, ne le sont pas." Isaac Asimov

Tracking :  Emmanuel Macron a installé mardi un nouveau groupe de réflexion de médecins et de chercheurs, le Comité analyse recherche et expertise (CARE), chargé de plancher sur les essais thérapeutiques et le «backtracking», c’est-à-dire le pistage numérique des personnes contaminées par le Covid-19 (https://www.lopinion.fr/edition/politique/coronavirus-france-piste-tracking-numerique-215090).  Plus simplement vous êtes porteurs asymptomatiques et vous êtes en confinement total, si vous sortez, alors que vous ne le devez pas, un systéme de surveillance sera alerté  à partir de votre portable qui vous géolocalisera.On peut aussi utilisez des bracelets qui permettent de vous géolocaliser. Enfin une puce RFI5e99cb932500006b06eafd2f
Le «tracking» a deux types d’usage : 
1/ Alerter ceux qui ont fréquenté une personne touchée par le coronavirus pour qu’ils se fassent dépister et soigner au plus vite. C’est l’esprit du «contact tracing» utilisé en France aux stades 1 et 2 de l’épidémie. «Tout sujet positif au Covid-19 devait recenser avec l’ARS les personnes avec qui il avait été en contact les jours précédents», rappelle-t-on au ministère de la Santé. On se fie à la mémoire du patient. En Corée du sud, on géolocalise : un habitant pouvait recevoir un SMS l’informant qu’il avait croisé, tel jour à telle heure, un malade du Covid-19. 
2/ Le contrôle des malades sommés de rester à domicile. A Taïwan, un système alerte les autorités si un individu en quarantaine éteint son téléphone ou semble se déplacer.

Ce tracking est largement utilisé en Asie, Corée du Sud (, à Hong Kong, en Chine  et à Singapour (le traçage technologique est l’une des mesures principales à Singapour. Le traçage s’effectue via la vidéosurveillance et l’utilisation de l’application gouvernementale TraceTogether sur smartphones. “Tout le monde a installé cette appli.”). Mais l'esprit asiatique n'est pas l'esprit européen et encore moins l'esprit gaulois. En France la CNIL aura son mot à dire et il est interdit à ce jour raison pour laquelle le Premier Ministre parle de démarche volonatire, mais  l'acceptation de la population n'est pas évidente. Le tracking existe déjà au niveau de de la formation continue des médecins lors des formations à distance. On peut ainsi comptabiliser le temps passé devant l'ordinateur.En fait aujourd'hui, la technologie permet de tout faire en matière de tracking. D'un autre côté qu'est ce qu'on peut accepter ? L'avenir nous le dira. Mais attention nous ne sommes pas dans un film de science-fiction, nous sommes dans le réel, la vraie vie.
 

La nouvelle Guerre des Gaules (suite)

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

                                              La nouvelle Guerre des Gaules (partie 2)

Avant de lancer cette arme dont il ne doutait pas de l’efficacité — car il ne doutait jamais — il expérimenta son arme sur un petit champ de bataille situé en Catimini avec une étude contrôlée (par lui-même), minicentrique, dans laquelle les témoins étaient ceux qui avaient refusé le traitement ou ceux qui étaient traités en dehors de la Catimini. Le protocole avait été soumis à Comitédétix lequel avait donné son accord. Les résultats furent considérés par les auteurs comme très bons, les asymptomatiques le restèrent, certains furent perdus de vue, certains partirent en réanimation parfois après avoir négativé leur charge virale dès le deuxième jour du traitement miracle. Les sujets contrôles eurent un sort moins enviable. Devant l’urgence, l’article fut soumis à une revue dont l’un des coauteurs était le rédacteur en chef. Ces résultats convainquirent beaucoup de personnalités du monde du spectacle, du sport et de la politique et tous les scientifiques travaillant dans l’institut d’Hégémonix, à l’exception des autres, ceux du reste du monde qui conclurent lâchement qu’aucune conclusion ne pouvait être tirée de ce parchemin.

Dès lors, la France se coupa en deux : les pro-Hégémonix qui virent dans le doute exprimé par la communauté scientifique la marque d’un complot ourdi par le consortium politico-industrialo-commercial visant à discréditer le prophète phocéen et les autres, non pas anti-Hégémonix, mais simplement formés à une médecine rigoureuse fondée sur des preuves solides et qui accepteront sans état d’âme l’arbitrage que constitueront des études cliniques bien conduites, quel qu’en soit le résultat.

Mais Hégémonix a par avance demandé que l’arbitre se rende en un lieu confiné où se sont dirigés tous ceux qui osent refuser un but à l’équipe locale parce que l’un de ses joueurs s’est mis hors-jeu

Un invité : Pr JF Schved Professeur en Hématologie et Transfusion, Faculté de Médecine de Montpellier

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Signé  JF SCHVED
                   
                       La nouvelle Guerre des Gaules (partie 1)

Privés du Stadium Velodrum, les Phocéens s’ennuyaient de ne pouvoir chercher querelle aux Lutéciens et plus particulièrement aux Germains Lutéciens qu’ils se plaisaient à vouer à un supplice dérivé de celui du pal. 


Ils trouvèrent donc leur héros : Hégémonix. Il avait le gabarit d’Astérix, la finesse d’Obélix et la pilosité de Panoramix ce qui lui valait le surnom de Paranomix. Il était couvert de médailles et décoration grâce aux nombreux combats qu’il avait menés contre la vermine et plus précisément la microvermine. Son plus beau combat, il l’avait gagné par KO dès la première reprise contre Autocritix qui depuis n’avait plus jamais osé se frotter à lui, le jugeant infréquentable.

Or voici qu’il lui prit de mener combat contre la Gaule entière en s’attaquant à sa capitale, Lutèce. Le prétexte fut l’invasion des terres émergées par Microvirus, un ennemi auquel il n’avait pas cru bon d’accorder de l’importance. Il avait dans un oracle prémonitoire proféré au mois de Janus de l’an XX, déclaré : « Il se passe un truc où il y a trois chinois qui meurent… ça fait une alerte mondiale… tout cela est fou » et aussi « c’est tellement dérisoire que ça finit par être délirant » et il terminait ce prêche visionnaire en constatant : « Les gens ont pas de quoi s’occuper alors ils vont chercher en Chine de quoi avoir peur… c’est pas sérieux. » Or il advint que ce micro-organisme qu’il avait honoré d’un mépris égal à celui qu’il porte à ses congénères, probablement vexé de n’être pas mieux considéré, se prit au sérieux et décida d’attaquer l’humanité tout entière. Chacun prit peur, se masqua, se cagoula, se ganta, s’hydro alcoolisa, se désinfecta, se barricada, se distancia, et même se confina. Les commerces fermèrent, les rues se vidèrent, les avions furent cloués au sol, les trains s’arrêtèrent sans grève, une grave pénurie de papier-toilette s’installa faisant craindre le pire si le virus s’en prenait au tube digestif ; des termes issus de l’histoire oubliée des grandes guerres resurgirent : couvre-feu, laissez-passer, hôpitaux de campagne, interdictions de rassemblement, quarantaine.

On laissa les supermarchés ouverts, mais on ferma les marchés ouverts, dans les maisons de retraite rebaptisées EHPAD, s’installa un fort déséquilibre entre entrées et sorties, bref on voyait arriver après les sept fléaux de l’Égypte, le troisième fléau de l’infectiologie : succédant à la peste noire du XIVe, à la grippe espagnole du XXe, la pandémie virale du XXIe. Furieux que de ces trois génocides ait été omis celui du XVIIIe qui resta confiné à Marseille, Hégémonix décida d’en découdre avec la petite bête, mais surtout avec les Lutéciens et leurs centurions de France et d’ailleurs. Il lui fallait une arme et n’avait guère le temps d’en inventer une nouvelle. Il sortit donc de ses tiroirs un vieux remède issu des recherches des pères Jésuites du Pérou qui le produisaient à partir de l’écorce couvrant l’arbre aux fièvres. Les procédés de préparation avaient certes évolué, les chimistes et la résochine avaient remplacé les arboriculteurs, mais le principe restait le même.




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