-
" Il n'est pire malade qu'un médecin. " Un dicton populaire qui souligne que les professionnels de la santé négligent souvent leur propre corps ou font des patients particulièrement têtus.
-
"Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés. "C'est l'expression française de référence pour désigner tout professionnel (médecin, artisan, conseiller) qui ne met pas ses propres compétences à son profit ou à celui de ses proches.
-
" Il n'y a guère de médecin qui se serve de ses propres remèdes. " Une réflexion souvent attribuée à l'esprit critique de la Renaissance (dans la lignée de Montaigne ou de Molière),

Prévention cardiovasculaire chez les professionnels de santé : Bilan de santé cardiovasculaire 2025 du Congrès de l'ESC
Eur Heart J. 2026 Aug 30:ehag736. doi: 10.1093/eurheartj/ehag736. Epub ahead of print. PMID: 42669131.https://academic.oup.com/eurheartj/advance-article/doi/10.1093/eurheartj/ehag736/8776126?login=false
En libre accès
Contexte et objectifs : Les professionnels de santé jouent un rôle central dans la prévention, mais leur propre prise en charge de la santé cardiovasculaire reste mal caractérisée. Nous avons évalué les profils de risque cardiovasculaire, les connaissances, le recours aux traitements, l’atteinte des objectifs et l’athérosclérose infraclinique chez les professionnels de santé participant au congrès de la Société européenne de cardiologie (ESC).
Méthodes : Les professionnels de santé participant au bilan de santé cardiovasculaire du congrès ESC 2025 (n = 1366) ont fait l’objet d’une évaluation standardisée des facteurs de risque cardiovasculaire, de leur consommation de médicaments, de leurs objectifs thérapeutiques et d’une échographie carotidienne au sein d’un sous-groupe. Les professionnels de santé sans maladie cardiovasculaire athéroscléreuse (MCVA) avérée ont été comparés à des individus appariés selon l’âge et le sexe issus de la population générale (initiative REACT ; n = 2732).
Résultats : Chez les professionnels de santé, le surpoids était le facteur de risque modifiable le plus fréquent (46,8 %), suivi de l’hypertension (23,2 %) et de l’hyperlipidémie (22,7 %). Une maladie cardiovasculaire athéroscléreuse (MCVA) avérée était présente chez 11,1 % des professionnels de santé et une athérosclérose infraclinique a été détectée chez 21,8 % d’entre eux, sans MCVA avérée. Comparativement aux témoins appariés, l’hyperlipidémie non diagnostiquée (7,5 % vs 8,4 % ; p = 0,293), l’hypertension (11,9 % vs 13,9 % ; p = 0,079) et le diabète (0,4 % vs 0,4 % ; p = 0,864) étaient tout aussi fréquents ; la sensibilisation était plus élevée uniquement pour l’hyperlipidémie (62,2 % vs 54,9 % ; p = 0,049). En prévention primaire, les professionnels de santé étaient moins susceptibles d'utiliser les traitements antihypertenseurs (27,6 % vs 46,5 % ; p < 0,001) et hypoglycémiants (60,0 % vs 85,0 % ; p = 0,001) recommandés, mais atteignaient plus souvent les objectifs de LDL-C (57,5 % vs 32,0 % ; p < 0,001) et de pression artérielle systolique (47,5 % vs 24,6 % ; p = 0,003). En prévention secondaire, 41,4 % des professionnels de santé utilisaient un traitement hypolipémiant, seulement 9,2 % un traitement antiplaquettaire, et seulement 22,2 % de ceux utilisant un traitement hypolipémiant atteignaient l'objectif de LDL-C.
Conclusions : les professionnels de santé ont montré d'importantes lacunes en matière de prévention cardiovasculaire, notamment en ce qui concerne l'utilisation des traitements recommandés par les directives, ce qui souligne la nécessité de stratégies de mise en œuvre systématiques parmi les professionnels de santé. Enregistrement de l'essai clinique : NCT07613229 .
Cette étude clinique analyse la gestion de la santé cardiovasculaire chez les professionnels de santé ayant participé au congrès de l'ESC 2025, en les comparant à un groupe témoin de la population générale. Les chercheurs ont découvert que, malgré une expertise médicale poussée, ces praticiens présentent des lacunes importantes dans la prévention, notamment concernant l'usage de thérapies recommandées et l'atteinte des cibles de pression artérielle ou de cholestérol LDL. L'analyse souligne que l'excès de poids est le facteur de risque le plus répandu au sein de cette profession, alors que la détection de maladies asymptomatiques reste similaire à celle des non-experts. En conclusion, l'article soutient que le savoir médical ne suffit pas à garantir une autogestion efficace, plaidant ainsi pour l'instauration de stratégies de prévention systématiques et structurées dédiées spécifiquement aux soignants.












CHATGPT

Commentaire
Un constat grave mais bien réel, la VRAIE VIE nous le montre chaque jour.
Je ne suis pas là pour l blâmer mes consoeurs et confrères , loin de là.
Une prise de conscience des médecins sur leur état de santé est une urgence.
médicale.
La première chose, tout médecin, quelle que soit sa spécialité, doit avoir un médecin traitant pour lui et sa famille.
S'autotraiter est une faute médicale !
Comment être crédible avec les patients si nous, médecins totalement indisciplinés , la politique de l'autruche caractérisée.
L'inertie médicale avec soi-même et sa famille est plus que fréquente.
Trop de médecins actuellement sont en BURN-OUT.
Une visite médicale tous les 2 ans de tous les médecins serait bénéfique, proposition au CNOM du Dr Yves Léopold (Avignon) , Yves nous a quittés trop tôt, c'était un de ses combats.
À LIRE
Santé physique et psychique des médecins généralistes
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/er731.pdf
DE L'INERTIE MÉDICALE en 4 ACTES
https://medvasc.info/archives-blog/inertiu-medicale-etc

