Les propos qui sont tenus ici n’engagent que leur auteur. Les textes sont actualisés régulièrement et corrigés en cas d'erreur. Bonne visite

Bienvenue sur le BLOG MEDVASC, c'est la guerre ?

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Qu'est-ce que le Blog MEDVASC ?

Je suis le Dr Jean Pierre Laroche , Médecin Vasculaire, exerçant en Avignon, 80 semestres d'exercice, ancien Président de nombreuses Sociétés et Associations au sein de la Médecine Vasculaire

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"La science n'a pas de patrie parce que le savoir est le patrimoine de l'humanité, le flambeau qui éclaire le monde" Pasteur

Merci à toutes celles et à  tous ceux qui prennent le temps de visiter ce blog, confinement aidant....puis déconfinement aidant , et reconfinement .....restez PRUDENT et faites vous vacciner .

Masquez-vous ! 

C'est un blog sans filtre et pragmatique qui parle aussi bien de Médecine Vasculaire que de l'actualité (COVID-19) surtout de la COVID-19, aucun non dit, et les pieds dans le plat mais ce n'est pas obligatoire. Le partage du savoir est ma devise. J'ai en horreur celles et ceux qui murmurent à l'oreille des décideuses et décideurs. 
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" L'art de la guerre,c'est de soumettre l'ennemi sans combat " Sun Tzu

Aujourd'hui parlons de la guerre,notre Président a été clair nous sommes en guerre contre le COVID-19. Afin d'en savoir plus sur la guerre, une référence, "L'art de la Guerre" de SunTsu (544-496 av JC). Il faut toujours remonter à la source. Un grand principe : "dans les temps anciens les guerriers habiles commençaient par se rendre invincibles puis ils attendaient que l'ennemi fût vulnérable.

Donc nous ne sommes pas en guerre selon Sun Tsu car nous ne sommes pas invincibles (pas de traitement et pas de vaccin contre le virus), et donc très vulnérables 

Nous sommes le 18 Mars 2020 confinés pour éviter la contamination, c'est une tactique adoptée aussi par la Chine et l'Italie et on en sent au bout de quelques semaines des effets minimes mais positifs pour les Chinois et les Italiens .

Sun Tsu toujours :" Rien n’est plus difficile que l’art de la manœuvre, la difficulté en cette manière consiste à faire d’une voie tortueuse la route la plus directe et à changer la malchance en avantage". Le Général VERAN est chargé des manoeuvres. La garnison c'est l'hôpital, sous doté, c'est vrai que les Princesses de la Santé  ont tout fait depuis des années pour supprimer des lits et des moyens, deux armes importantes en cas d'atteinte virale. 

Le terme de guerre ne me semble pas le bon terme, la notion de guerre est agressive, je préfère le combat ou la lutte contre le virus, la notion de guerre s'accompagne d'un catastrophisme anxiogène subliminal.

Au total notre combat est pour l'instant inégal entre le virus et nos forces vives. Ch'en Hao insiste lorsque le général établit des plans inutiles ",chacun est fatigué". Les plans actuels ne sont pas inutiles, le confinement, une de nos armes, n'est facile pour personne mais on ne peut faire sans. Alors restons confinés, sans état d'âme, pour l'instant c'est le seul moyen d'être moins vulnérable , voire non vulnérable.C'est ainsi que nous avancerons vers l'invincibilité à terme vis à vis du virus.

Malheureusement nous ne nous soumettrons pas au virus  sans combat ......

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Petit lexique illustré : 
Fiche identité COVID19 540px

 IMPORTANT : tous les articles sont mis à jour quotidiennement en fonction des nouvelles données qui nous parviennent et des éventuelles imprécisions qui me sont signalées.

Veni Vidi Vaccin

"Il est aussi raisonnable de représenter une espèce d’emprisonnement par une autre que de représenter n’importe quelle chose qui existe réellement par quelque chose qui n’existe pas". DANIEL DE FOE,  La Peste d'Albert Camus

"En additionnant des obscurités individuelles, on obtient rarement une lumière collective" H Le Tellier in "l'Anomalie"

« J’ai beau faire, tout m’intéresse ». Paul Valéry

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touscov

Objets connectés : le côté négatif

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

iconnographie : https://www.apssis.com/tribune-ssi/88/les-objets-connectes-risques-generaux-et-risques-particuliers.htm

"Serons-nous capables de choisir les éléments de la technologie qui améliorent la qualité de vie et d'éviter ceux qui la détériorent ?" Divid Baltimore

"Dans le passé, pour vivre dans des sociétés d'une complexité croissante, il nous fallait accroître notre humanité, maintenant, il nous suffit d'accroître la technologie." Edward Bond


"Maintenant Nous sommes tous connectés par Internet, comme des neurones dans un cerveau géant." Stephen Hawking

Article rédigé par : Léa Lepoix, Doctorante en Droit de la Santé - Université de Lorraine, Nancy

Aujourd’hui chacun de nous utilise au moins une fois par jour un objet connecté, et parfois sans même nous en rendre compte.
Si nous avons une perception générale des objets connectés, ceux ci ne sont pas juridiquement définis. Ainsi, il n’existe pas encore de définition en droit français de ce qu’est un objet connecté. Les juristes n’ont d’autre solution que d’utiliser les définitions technologiques. Selon l’avocat BENSOUSSAN l’objet connecté est « un instrument, appareil, équipement, matière, produit ou autre article utilisé seul ou en association y compris les accessoires et logiciels comprenant les applications mobiles dotées ou en relation avec des capteurs et des systèmes de connectivité communiquant via un réseau, qui permet de collecter, stocker, transmettre et traiter des données issues du monde physique ».

Le recours massif aux objets connectés « suscite des interrogations tant sur le plan de la santé publique que de la protection des libertés individuelles et des réponses apportées à ces individuelles et des réponses apportées à ces interrogations dépendra sans doute le succès de leur développement industriel et économique » (Allaert François-André, Mazen Noël-Jean, Legrand Louis et al., « Les enjeux de la sécurité des objets connectés et applications de santé », Journal de gestion et d'économie médicales, 2016/5-6 (Vol. 34), p. 311-319). A cela s’ajoute une difficulté terminologique : « A l’heure actuelle, il n’existe aucune définition légale de l’objet connecté en santé. En adoptant une approche technique, l’OC peut se définir comme « un instrument, appareil, équipement, matière, produit ou autre article utilisé seul ou en association, y compris les accessoires et logiciels, doté de capteurs et de systèmes de connectivité communiquant via un réseau » (ROQUES (Morgane), LE CORRE (Frédéric), Rial (Emmanuelle), « Objets connectés et quantification du soi : éléments de réflexion pour un cadre juridique adapté », RGDM, n° 66, 2018, p. 157-172.)

Nous verrons dans une première partie que le cadre juridique est encore inadapté à la révolution numérique en santé (partie I) mais que les dangers viennent aussi de la pratique (partie II).

objets connectes comment prescrire sans risque 1https://www.macsf.fr/responsabilite-professionnelle/Actes-de-soins-et-technique-medicale/objets-connectes-comment-prescrire-sans-risque

Partie I : un cadre juridique encore inadapté

Le dispositif médical, contrairement à l’objet connecté possède une définition juridique et dont d’un cadre légal d’application.

Le régime du dispositif médical est composé de deux critères cumulatifs : la finalité médicale et l’action exercée dans ou sur le corps humain.

Un dispositif médical doit être destiné par le fabricant à être utilisé chez l’homme à des fins, notamment, de diagnostic, de prévention, de contrôle, de traitement ou d’atténuation d’une maladie, ainsi que de diagnostic, de contrôle, de traitement, d’atténuation ou de compensation d’une blessure ou d’un handicap. Il s’agit de la finalité médicale : « un logiciel qui procède au recoupement des données propres du patient avec les médicaments que le médecin envisage de prescrire […] poursuit en conséquence une finalité spécifiquement médicale, ce qui en fait un dispositif médical ».

De plus, l’action exercée « dans ou sur le corps humain d’un dispositif médical ne peut être obtenue exclusivement par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme n’implique pas qu’un produit doive agir dans ou sur le corps humain pour pouvoir être qualifié de dispositif médical » 

Le dispositif médical est un instrument, matériel ou non ; l’action de ce dispositif médical doit résulter au moins en partie de l’instrument. Il n’est donc pas nécessaire qu’un produit soit administré en plus de l’action du dispositif médical pour que celui-ci soit qualifié juridiquement de dispositif médical: une simple fonctionnalité suffit.

Afin d’éviter d’être soumis à la certification, les fabricants évoquent des fins d’agrément ou de loisir et non médicales, ce qui les délient autant de l’obligation de certification que des normes relatives à la protection des données privées.

En effet, depuis l’instauration du Règlement Général de protection des données (RGDP) , les données personnelles sont protégées : elles ne peuvent ni faire l’objet de collecte ni de traitement.

Une donnée personnelle est : « toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable ».

reglementationhttps://bonne-assurance.com/memoires/comment-les-assureurs-peuvent-ils-utiliser-les-objets-connectes-pour-mieux-evaluer-le-risque/les-freins-lies-a-lutilisation-des-objets-connectes-les-reticences-des-assureurs/

Selon l'article 35 du RGPD, les données à caractère personnel concernant la santé se rapportent « à l'état de santé d'une personne concernée qui révèlent des informations sur l'état de santé physique ou mental passé, présent ou futur de la personne concernée. Cependant, si les dispositifs médicaux sont soumis aux règles relatives à la protection des données, ce n’est pas le cas pour les données issues des applications de bien-être.

Si la fonctionnalité est celle d’améliorer votre bien être en calculant votre rythme de sommeil, alors ces données peuvent être collectées puisqu’il ne s’agit pas de données à caractère personnel concernant la santé.

A contrario, le diagnostic d’apnée du sommeil est lui une donnée médicale qui ne peut pas faire l’objet de traitement, même si dans les faits, le diagnostic peut se déduire grâce à certains indicateurs.

En effet, la frontière est ténue entre les données médicales et paramédicales. Ainsi, indiquer notre lieu de résidence alors qu’il s’agit d’une ville régulièrement sujette aux pics de pollution peut être un indicateur de notre santé, sans même sans apercevoir. Qu’en est t-il du nombre de pas calculé par un podomètre intégré dans notre téléphone ou notre montre, le temps d’exposition au soleil grâce à un capteur intégré aux vêtements, le nombre de verres d’eau consommés dans la journée, notre température corporelle, notre poids, notre sommeil.

Hors, ce sont des données de bien être et non pas médicales, bien qu’elles traduisent une indication sur notre santé (la personne sédentaire qui marchera quelques pas vs le sportif dont les données traduisent de multiples activités hebdomadaires)

Des questions relatives à la responsabilité sous-tendent : si les médecins en viennent à prescrire un OC : sur qui portera la responsabilité ? Le prescripteur ? Le fabricant ? Le distributeur ?

« Le schéma classique de la responsabilité civile pour lequel intervient une faute, un dommage et un lien de causalité est quelque peu bouleversé. La faute est « tout fait quelconque de l’homme » (cf. l’article de référence : 1240 Code Civil. Or, ici l’application ou objet connecté fonctionne par algorithme qui est une aide à la décision. Ainsi, la responsabilité serait partagée entre l’usager et l’objet lui-même. La question de l’imputabilité du dommage risque de connaître de nouveaux contentieux. Enfin, la responsabilité du fait des choses pourrait aussi connaître un nouveau tournant. Le fabricant de l’objet connecté pourrait voir sa responsabilité engagée à la suite d’un dommage qu’il aurait causé par le biais d’une chose (l’objet connecté) qu’il n’avait pas sous sa garde, c’est-à-dire qu’il n’en avait ni l’usage, ni le contrôle ni la direction » (ANDALORO (Gladys), « La santé connectée en question », RGDM, n° 22, 2016, p. 351-369). S’il faut le rappeler, les biens meubles n’ont pas de personnalité juridique et ne peuvent jamais engager leur responsabilité.

Enfin, concernant le régime d’hébergement des données, « le champ d’application de ces dispositions dépend de l’origine et de la destination des données. Sont en effet concernées celles qui sont « recueillies à l’occasion d’activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social ».  C’est-à-dire à l’occasion de la prise en charge d’une personne, et hébergées pour le compte de la personne qui est à l’origine de leur production ou de leur recueil ou du patient. C’est donc le contexte sanitaire, social ou médico-social qui entraîne l’application du régime de l’hébergement des données de santé et non la nature des données hébergées. (Douville Thibault, « Les dangers de la collecte des données de santé par les tiers intéressés (gafam, assureurs…) », Journal du Droit de la Santé et de l’Assurance - Maladie (JDSAM), 2018/3 (N° 20), p. 12-16).

risqque e sante laura beyala objet connecte santehttps://www.capcampus.com/high-tech-1437/les-objets-connectes-en-sante-par-laure-beyala-risques-usages-et-perspectives-a41128.htm

Partie II : Un risque considérable issu de la pratique

Si le risque du piratage et du ransomware est connu de tous, il convient de rappeler que « 30% de toutes les données stockées dans le monde concernent la santé » (Brouard Benoît, « Chapitre 2. Utilisation des Big Data en santé : le cas des objets connectés », Journal international de bioéthique et d'éthique des sciences, 2017/3 (Vol. 28), p. 27-30. DOI : 10.3917/jib.283.0027).

Par exemple, « Un défaut dans un protocole Bluetooth, qui équipe de nombreux appareils connectés (y compris médicaux), pourrait permettre une prise de contrôle à distance. C’est l’intéressante découverte faite par Damien Cauquil, un chercheur de l’entreprise française Digital Security en 2018. Deux appareils reliés entre eux par Bluetooth conduisent une conversation continue à l’insu de l’utilisateur. En envoyant des bits de données par ondes radio à des intervalles très précis, il semble possible pour une personne malveillante de prendre « la main » sur l’objet connecté et de récupérer les données, en faisant croire à celui-ci qu’il est connecté à son smartphone » (Babinet Olivier, Isnard Bagnis Corinne, « 7. Quelles sont les promesses et les peurs associées aux objets connectés ? », dans : , La e-santé en question(s). sous la direction de Babinet Olivier, Isnard Bagnis Corinne. Rennes, Presses de l’EHESP, « Débats Santé Social », 2020, p. 87-97.)

Une étude affirme que les « appareils connectés qui ne sont pas fabriqués par les principaux géants de la technologie — comme Amazon ou Google — sont en général plus facile à pirater », celles-ci sont « souvent des cibles faciles pour les hackers » la faille serait due «aux  logiciels qui sont intégrés à ces appareils » et « sont souvent défectueux, et ne disposent pas de mises à jour de sécurité » De plus «le problème avec ces appareils issus de petites marques, c’est qu’il est souvent difficile de remonter jusqu’au fabricant ». Si ces petits appareils semblent inoffensifs, ils « peuvent aussi servir de points d’accès pour pénétrer dans d’autres outils informatiques d’un ménage » (Appareils connectés : un choix difficile, entre vie privée et sécurité, Grégoire Barbey, Heidi News, 18 novembre 2021) : le mieux serait alors de se tourner vers les grandes marques des GAFAM « qui ont des exigences élevées en la matière ».

Le risque de dérive vers le consumérisme médical est tout aussi grandissant : le patient va de plus en plus voir la médecine comme un service commercial comme un autre et va s’attendre de la médecine les mêmes choses que dans une relation de commerce banal, et dans un premier temps a savoir se comporter comme un client.

Le professionnel de santé ne sera plus vu comme un spécialiste de l’art médical, mais comme un technicien permettant d’accéder à un type de médicament ou de dispositif médical que le client estime avoir besoin selon le recueil de données : si la montre lui dit qu’il dort mal, alors il a besoin d’un somnifère : le médecin est dépossédé du diagnostic de la recherche de cause ou de corrélation, il devient prescripteur à la demande.

Le patient s’attendra à être traité comme un client et que toutes ses demandes soient acceptées et traitées rapidement, le client est roi, dit-on.

Un risque pèse aussi sur l’organisation des soins, ces données vont nourrir la recherche mais aussi à régler le flux de patient en apportant une réponse issue d’un raisonnement médical. Ainsi, si l’objet connecté aide à la prévention et au suivi thérapeutique du patient, le développement d’une médecine personnalisée au plus au point coûte cher et l’allocation des ressources n’est pas équitable. Ainsi, le risque est de voir s’accentuer la médecine à deux vitesses.

Les personnes aidées bénéficieront d’un suivi permanent et les personnes plus défavorisées devront se contenter d’une médecine commune ou pire issue d’une corrélation entre plusieurs données issue d’une intelligence artificielle. Ne risque -t-on pas d’atteindre à la solidarité nationale où les patients observants cotisent et sont remboursés sur une base différente des patients moins consciencieux ? Ou l’assurance maladie rembourserait les traitements des patients observasnt mais pas ceux des patients négligeants ?

Cette prophétie misérable s’est déjà réalisée : « on peut aussi facilement imaginer que des incitations à l’achat de ces OCS et de ces applications de santé seraient faites par des systèmes d’assurances privées en échange de la transmission d’informations témoignant du bon suivi ou non de règles d’hygiène de vie, avec en contrepartie des cadeaux ou bonus pour les « bons » patients et même à terme des hausses des primes d’assurance pour les plus négligents d’entre eux. Un précédent existe déjà dans le domaine des appareils de pression positive continue utilisés dans la prise en charge des patients atteints du syndrome d’apnées du sommeil. Ces appareils, dotés d’une puce détectant la durée de leur utilisation, les patients qui ne les utilisaient pas suffisamment se voyaient retirer l’appareil ou du moins celui-ci n’était plus pris en charge par l’assurance maladie. Suite à une plainte de certaines associations de patients, le Conseil d’Etat a déclaré illégale cette disposition , non pas sur le fond, mais simplement sur le moyen juridique, indiquant que cette mesure ne pouvait pas être fondée sur la seule décision de l’assurance maladie mais nécessitait une loi, loi qui pourrait un jour advenir... Dans le domaine des transports routiers, des systèmes existent également, analysant le comportement de l’utilisateur et récompensant ceux dont la conduite est la plus « souple ». (Allaert François-André, Mazen Noël-Jean, Legrand Louis et al., « Les enjeux de la sécurité des objets connectés et applications de santé », Journal de gestion et d'économie médicales, 2016/5-6 (Vol. 34), p. 311-319)

Les assureurs pratiquent déjà cette surveillance : « S’agissant des données de santé proprement dites, se pose la question de la surveillance du mode de vie des personnes. À l’image du" pay as you drive", le secteur de l’assurance imagine des polices d’assurance dont la prime varierait en fonction de l’activité physique ou de l’hygiène de vie des personnes en raison de leur incidence sur le risque couvert.

Outre la question de la surveillance continue des personnes, il y aurait alors une personnalisation du risque contraire à leur mutualisation. Surtout, cela pose la question de l’encadrement de ces pratiques. Faut-il introduire de nouveaux cas de discrimination interdisant la prise en compte de l’hygiène de vie ou de l’activité physique comme facteur ayant pour effet des différences en matière de prime et de prestations ou un droit à l’oubli spécifique ? » (Douville Thibault, « Les dangers de la collecte des données de santé par les tiers intéressés (gafam, assureurs…) », Journal du Droit de la Santé et de l’Assurance - Maladie (JDSAM), 2018/3 (N° 20), p. 12-16). Ainsi « A Boston, l’assureur John Hancock annonce jusqu’à 15 % de remise sur le contrat d’assurance-décès (plus des bons d’achat et de réduction) si le client porte un bracelet connecté au poignet, fourni gratuitement. (ANDALORO (Gladys), « La santé connectée en question », RGDM, n° 22, 2016, p. 351-369.)

ASPRINE : suite

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Parmi les accessoires du couteau suisse de Chuck Norris, il y a Mac Gyver." Anonymus

"Les faux faits sont très préjudiciables aux progrès de la science, car ils durent souvent longtemps; Mais les idées fausses, si elles sont étayées par des preuves, font peu de dégâts, car chacun prend un plaisir salutaire à prouver leur fausseté." Charles Darwin
 
"Guidelines should protect patients from the non experts. Experts should protect patients from guidelines " R Bothelo

On détricote l'aspirine ! 

Décidemment l'ASPIRINE fait toujours la une . Trois articles très récents, nous apportrent de nouveaux élément sur la prescription de l'aspirine (attention danger !) et des statines.
 
Article 1 : Aspirin and statin therapy for primary prevention of cardiovascular disease in older adults Sophie Montgomery, Michael D Miedema, John A Dodson, Heart Epub ahead of print: [please include Day Month Year]. doi:10.1136/ heartjnl-2021-320154,
 https://heart.bmj.com/content/early/2021/11/16/heartjnl-2021-320154.long

Article 2
: Aspirin use is associated with increased risk for incident heart failure: a patient-level pooled analysis,Blerim Mujaj et Coll, ,ESC Heart Failure (2021) Published online in Wiley Online Library (wileyonlinelibrary.com)
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ehf2.13688, libre d'accès

Article 3 :
Aspirin is linked with increased risk of heart failurehttps://www.escardio.org/The-ESC/Press-Office/Press-releases/Aspirin-is-linked-with-increased-risk-of-heart-failure   libre d'accès

Le premier article est une mise au point sur la prescrition de l'aspirine et d'une statine en prévention CV primaire chez les sujestde plus de 75 ans

"La valeur des thérapies préventives primaires pour les maladies cardiovasculaires (MCV) chez les personnes âgées (75 ans est plus) est moins certaine que chez les patients plus jeunes. Il existe un manque de preuves de qualité chez les personnes âgées en raison du sous-recrutement dans les essais pivots. Alors que l'aspirine n'est plus recommandée pour une utilisation de routine dans la prévention primaire des MCV chez les personnes âgées, les statines peuvent être efficaces. Cependant, quels sous-groupes de patients pourraient en  bénéficier le plus, et les recommandations diffèrent entre les groupes d'experts.

Trois conditions gériatriques pertinentes

- déficience cognitive
- déficience fonctionnelle
- polymédication

Ces 3 conditions peuvent influencer la décision thérapeutique ; par exemple, la fragilité de base peut affecter l'efficacité des statines, et certains ont préconisé la déprescription dans ce scénario. Les preuves concernant les statines et le déclin tonctionnel sont mitigées, et la vigilance pour les effets indésirables est importante, en particulier dans le cadre de la polymédication. Cependant, il n'a pas été démontré que l'aspirine affecte le déclin cognitif ou fonctionnel, et son manque d'efficacité s'étend aux patients présentant une déficience cognitive ou une fragilité de base. Enfin de compte l'utilité des thérapies préventives primaires pour les MCV chez les personnes âgées dépend du bénéfice potentiel sur la réduction d'événements graves et sur la durée de vie. Plutôt que de fonder les décisions de traitement sur le seul risque absolu, la prise en compte des comorbidités, de la polymédication et de l'espérance de vie devrait jouer un rôle important dans la prise de décision. Le score de calcique coronaire et de nouveaux outils de stratification du risque validés chez les personnes âgées qui tiennent compte du risque concurrent de décès peuvent aider à évaluer les avantages potentiels(SCORE2 OP) / compte tenu de la complexité des décisions thérapeutiques dans ce contexte"

Deus tableaux résument parfiatement la problématique : 
heartjnl 2021 320154 F2.large
heartjnl 2021 320154 F1.largeCommentaire : aspirine et ou statine : prescription non systématique en prévention CV primaire, chez tout le monde y  compris les sujets de plus de 75 ans. Modulation de cette négation par l'évaluation du risque CV (échelle SCORE 2 et SCORE 2 OP) , des facteurs de comorbidités, de la durée de vie, de l'avis du patient . La personnalisation de cette prévention prend le dessus. L'utilisation du score calcique coronaire au cas par cas oui. Mais il est urgent de valider un score "calcique ultrasonique" : carotides, aorte abdominale  et fémorales versus le score calcique coronaire. Il est plus facile à mette en oeuvre, moins couteux et certainement très efficace. Pour les patients de plus de 75 ans à très haut risque CV > 10% voire 15% on doit se poser la question : aspirine/statine. Donc SHARED DECISION-MAKING , sachant que l'aspirine sera très rarement  (exceptionnellement) recommandée par contre une statine oui.

ob be5e5d capture d e cran 2016 09 22 a 14http://www.lescrabesdansentaucroisic.com/2016/09/le-pave-dans-la-mare.html


Les deux articles suivant  ou "le pavé dans la mare" : "
Les points forts de l'étude actuelle incluent la grande taille de l'échantillon  (n = 30877) avec des participants avec un long suivi. Il s'agit d' investiguer le rôle de l'aspirine sur le risque d'insuffisance cardiaque (IC) ​​en prévention primaire ainsi qu'en prévention secondaire. En outre, la réplication des résultats de la découverte et de la réplication ainsi que la corroboration ou les résultats par analyse de sensibilité doivent être mentionnés. De plus, la prise en compte de la combinaison des données individuelles d'un grand nombre de participants provenant de 6 études dans 12 pays et 2 continents simplifie la généralisation des résultats à grande échelle. Néanmoins, notre étude présente également des limites. Premièrement, nous disposions d'informations sur l'utilisation d'aspirine et d'autres médicaments au moment de l'inscription, mais nous ne pouvions pas analyser la prise de médicaments en tant que covariable dépendante du temps. Secondo, en raison des informations dichotomiques sur l'utilisation de l'aspirine, nous n'avons pas pu évaluer l'effet de la dose. Troisièmement, nous n'avons aucune information sur l'adhésion aux médicaments prescrits et les incidents d'IC ​​non hospitalisés. Quatrièmement, bien que la fraction d'éjection (FE) soit considérée comme un paramètre de diagnostic de l'IC et une orientation pour le traitement de l'IC après le diagnostic, nous manquions de données sur la FE pour mieux caractériser l'IC incidente selon les sous-groupes FE de l'IC et nous manquions de données pour distinguer l'IC entre ischémique et non ischémique."

Cependant :
"  
Pour vérifier la cohérence des résultats, les chercheurs ont répété l'analyse après avoir comparé les utilisateurs d'aspirine et les non-utilisateurs pour les facteurs de risque d'insuffisance cardiaque. Dans cette analyse appariée, l'aspirine était associée à un risque accru de 26 % d'un nouveau diagnostic d'insuffisance cardiaque. Pour vérifier davantage les résultats, l'analyse a été répétée après avoir exclu les patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire. Chez 22 690 participants (74 %) sans maladie cardiovasculaire, l'utilisation d'aspirine était associée à une augmentation de 27 % du risque d'insuffisance cardiaque incidente.

L'analyse a inclus 30 827 personnes à risque de développer une insuffisance cardiaque qui ont été inscrites d'Europe occidentale et des États-Unis dans l'étude HOMAGE. Le terme « à risque » a été défini comme un ou plusieurs des éléments suivants : tabagisme, obésité, hypertension artérielle, taux de cholestérol élevé, diabète et maladies cardiovasculaires. Les participants étaient âgés de 40 ans et plus et n'avaient pas d'insuffisance cardiaque au départ. L'utilisation d'aspirine a été enregistrée lors de l'inscription et les participants ont été classés en utilisateurs ou en non-utilisateurs. Les participants ont été suivis pour la première incidence d'insuffisance cardiaque fatale ou non fatale nécessitant une hospitalisation.

Les enquêteurs ont évalué l'association entre la consommation d'aspirine et l'insuffisance cardiaque incidente après ajustement sur  : le sexe, l'âge, l'indice de masse corporelle, le tabagisme, la consommation d'alcool, la tension artérielle, la fréquence cardiaque, le cholestérol sanguin, la créati on, l'hypertension, le diabète, les maladies cardiovasculaires, et le traitement avec des inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone, des inhibiteurs calciques, des diurétiques, des bêta-bloquants et des hypolipémiants. La prise d'aspirine était indépendamment associée à un risque accru de 26 % d'un nouveau diagnostic d'insuffisance cardiaque, surtout en cas de HTA et d'intercations médicamenteuses : IEC, inhibiteurs calciques, diurétiques, Béta Bloquants et statine.........il estr urgenbt d'avoir des facteurs fiables discréminants. A noter que l'ESC s'est fendu d'un communique sur ce risque d'insuffisance cardiaque lié à la prise d'Aspirine. Mais si ce risque existe, il faut individualiser les facteurs de risque  de manière précise et les qaantifier ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui.

aspIC55asi et IC

Le Dr Mujaj a déclaré : « Il s'agissait de la première grande étude à enquêter sur la relation entre l'utilisation d'aspirine et les incidents d'insuffisance cardiaque chez les individus avec et sans maladie cardiaque et au moins un facteur de risque. L'aspirine est couramment utilisée – dans notre étude, un participant sur quatre prenait le médicament. Dans cette population, l'utilisation d'aspirine était associée à une insuffisance cardiaque incidente, indépendamment des autres facteurs de risque. Il a conclu : « De grands essais multinationaux randomisés chez des adultes à risque d'insuffisance cardiaque sont nécessaires pour vérifier ces résultats. Jusque-là, nos observations suggèrent que l'aspirine doit être prescrite avec prudence chez les personnes souffrant d'insuffisance cardiaque ou présentant des facteurs de risque de l'affection." 

Commentaire :
pas de panique ! 


L' aspirine et on ne le dira jamais assez, il faut la prescrire en tenant compte du risque hémorragique, des facteurs de co morbidité, des autres traitements pris par le patient  et maintenant du risque de développer une insuffisance cardiaque sanbs oublier l'infficacité relative de l'aspirine chez le diabétique....Mais chez qui ? Aujourd'hui nous sommes confrontés à une littérature scientifique prolixe, la Covid-19 a donné le "la". Gardons notre lucidité et notre calme.

Le Ticagrelor va-t-il remplacer l'aspirine ? La question mérite d'être posée........

Je suis de très nombreux patients traités par aspirine, oui le risque hémorragique est avéré de même que les allergies, pour l'insuffisance cardiaque potentiellement grave à voir........


L'aspirine a de plus en plus du plomb dans l'aile , le couteau suisse se détracte . Nous avons besoin d'autres études avant de mettre l'aspirine définitivement au rencard.....mais compte tenu, rien que de son surrisque hémorragique attention danger ! 

VictorHgeDiapo : Pr Victor Aboyans

#VACCINE3.0


Objets connectés : le côté positif

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

iconographie : https://hominance.com/objets-connectes-commerciaux/

"S'il y a une chose à laquelle je tiens parmi les objets connectés, c'est bien mes neurones." Daniel Confland

"Chaque euro investi dans les objets connectés pourrait produire jusqu’à 6 euros de gain de productivité, de pouvoir d’achat et d’économies de temps monétisées."
Etude A.T Kearney dans le cadre du rapport de l'Institut Montaigne.

"Ta manière de penser s'orientera d'après la nature des objets que tu représentes le plus souvent, car c'est des représentations que l'âme prend sa couleur." Marc Aurèle


Article rédigé par : Léa Lepoix, Doctorante en Droit de la Santé - Université de Laorraine, Nancy

Le « Quantified-self »
traduit de l’anglais par « auto-mesure de soi » est apparu en Californie en 2007 : il consiste à mesurer des données relatives à notre organisme à nos activités physiques. (Brouard Benoît, « Chapitre 2. Utilisation des Big Data en santé : le cas des objets connectés », Journal international de bioéthique et d'éthique des sciences, 2017/3 (Vol. 28), p. 27-30).

Le Quantified-self permet de mesurer un grand nombre de paramètres : nombres de pas marchés par jour, pression artérielle, niveau de stress, mesure du taux d’oxygène dans le sang, durée et qualité du sommeil, ces données sont récoltées en temps réel par le porteur lui-même.

A l’origine, ces systèmes de surveillance médicalisée personnelle et perpétuelle étaient à destination des patients atteints d’une maladie (c’est ce qu’on appelle la santé connectée) : ceux-ci doivent suivre leurs constantes afin de « surveiller » leur pathologie : le contrôle de glycémie par exemple.

Mais cela s’adresse désormais aux personnes non porteuses d’une pathologie mais qui souhaitent mesurer des données sur leur prise alimentaire, leur exposition aux UV ou à la pollution, c’est une destination d’agrément, non médicale et tournée vers le bien-être.

L’utilisation de ces objets connectés en santé doivent leur rapide et exponentiel développement en ce qu’ils apportent un nouveau soutien aux professionnels de santé ainsi qu’aux usagers.

De plus en plus utilisés, nous pouvons distinguer les avantages à l’utilisation des objets connectés (OC) . En ce qu’ils améliorent la prise en charge globale des patients (partie I) mais relèvent une réelle plus-value pour le patient porteur du dispositif (partie II).

objet connecté 680x500https://mbamci.com/securite-objets-connectes/

 L’Objet connecté comme facteur d’amélioration collective

Partie I

« Les soins délivrés aux patients atteints de maladies chroniques liées au vieillissement dominent correspondent à plus de 70% des coûts de santé dans les pays développés […] les coûts d’hospitalisation liés aux complications en sont responsables ». La télésurveillance au domicile  permet de diminuer les deniers attribués à l’hospitalisation. « Un domicile augmenté par les objets connectés et les technologies communicantes de la e-santé et reconnu comme le pivot du parcours de santé » permettrait une meilleure allocation des ressources de la collectivité.

Selon la Fédération des établissements d’hospitalisation à domicile, l’ouverture de 500 places en HAD par département représenterait une économie de 1,7 milliard d’euros environ (DELANDE (Guy), « Le domicile, nouvel horizon du sanitaire et du médico-social », RDS, n° 78, 2017, p. 594-597).

Les avantages attendus des objets connectés se mesurent aussi dans le suivi des patients, Olivier Babinet cite, sans être exhaustif, que le recours aux OC permet (Babinet Olivier, Isnard Bagnis Corinne, « 7. Quelles sont les promesses et les peurs associées aux objets connectés ? », dans : La e-santé en question(s). sous la direction de Babinet Olivier, Isnard Bagnis Corinne. Rennes, Presses de l’EHESP, « Débats Santé Social », 2020, p. 87-97)  

- une diminution des erreurs de saisies de 15 % ;

- une meilleure traçabilité des horaires de mesure ;

- une plus grande fiabilité des résultats (un enregistrement continu versus ce qui est noté dans le carnet du diabétique) ;

- une meilleure disponibilité, par la connexion avec un système expert ou un système d’alerte permettant une intervention médicale ou une consultation à distance.

Le recours massif aux OC permettrait aussi une revalorisation des compétences dévolues aux professionnels de santé : le temps ainsi libéré permet aux soignants de se recentrer sur des missions à forte valeur ajoutée qui nécessitent les compétences des professionnels de santé. Le temps ainsi gagné sera très certainement au bénéfice du patient.

Enfin, la conception et le développement des produits de l’Intelligence Artificielle (IA)  peut être à l’origine d’une nouvelle spécialité « Comme indiqué, la conception puis le développement de produits d’IA médicale nécessite un haut degré d’expertise. Les médecins sont donc appelés à être une partie prenante centrale dans ce processus qui, de plus, est un processus continu […] le nombre d’applications étant pratiquement illimité, le besoin de main-d’œuvre médicale va sans doute être considérable. Il est à prévoir des interactions permanentes associées à des réévaluations perpétuelles entre l’homme et la machine. (Zeitoun Jean-David, Ravaud Philippe, « L’intelligence artificielle et le métier de médecin », Les Tribunes de la santé, 2019/2 (N° 60), p. 31-35)

L’apport pour la recherche est aussi considérable : « la taille des cohortes utilisées dans ces études et sans commune mesure avec les études classiques qui ne font pas appel aux objets connectés. Le temps nécessaire pour réaliser ce type d’étude change lui aussi de paradigme : là où il fallait parfois plusieurs mois pour récolter les informations nécessaires, il est dorénavant possible d’extraire et analyser ces grands ensembles de données numériques en quelques jours ». (Babinet Olivier, Isnard Bagnis Corinne, « 7. Quelles sont les promesses et les peurs associées aux objets connectés ? », dans : La e-santé en question(s). sous la direction de Babinet Olivier, Isnard Bagnis Corinne. Rennes, Presses de l’EHESP, « Débats Santé Social », 2020, p. 87-97).

Enfin, Internet est aussi un outil de surveillance épidémiologique, l’usage des réseaux sociaux a démontré une occurrence des mots « toux sèche » « pneumonie » sur utilisée par les internautes avant même que m’épidémie de Covid-19 ne soit identifiée et nommée « En revanche, les résultats sont tout à fait pertinents sur le plan épidémiologique : ils montrent comment un pathogène peut commencer à se propager lentement dans la population avant d’être identifié et avant qu’une augmentation exponentielle attire l’attention » (Marcus Dupont-Besnard, Des indices de la pandémie étaient-ils présents sur Twitter avant qu’elle soit identifiée ? Numerama).

Objets santé connectéehttps://ma-sante-connectee.fr/les-objets-connectes-pour-la-sante/

Partie II

Mais le succès des OC est surtout dû aux avantages qu’ils confèrent à leurs adeptes. Le patient voit directement le lien entre les comportements dits à risque (alimentation, tabac, stupéfiants,..).

Les utilisateurs sont encouragés : l’objet connecté fidélise le patient ; plus il l’utilise, plus il est encouragé par l’application et plus l’application recueille des données, plus elle peut l’encourager à l’utiliser davantage. Plus l’utilisateur est abreuvé d’information, plus il est enclin à s’améliorer afin d’être perpétuellement récompensé par l’application : c’est le nudge : « Développée par le prix Nobel d'économie 2017 Richard Thaler, cette technique issue de l'économie comportementale se propose d'influencer nos comportements dans notre propre intérêt. Cela signifie une petite intervention dans notre environnement qui modifie les mécanismes du choix, c'est-à-dire le comportement des gens, pour les influencer dans un sens qui correspondrait mieux à leur propre intérêt ou à l’intérêt général » (France Culture podcast « Connaissez-vous le nudge ? », par Anne-Laure Chouin, 2018).

Autre point positif, les objets connectés permettent au patient de s’approprier sa pathologie, en devant acteur du soin, plus à même à comprendre les données de santé et les comportements à adopter. Le patient est responsabilisé. Ainsi, le patient diabétique n’est plus tenu de procéder à un contrôle capillaire lorsque ses lunettes connectées peuvent via l’analyse de son iris mesurer son taux de glycémie, et cela , par un contrôle aussi fiable mais moins invasif. Le gain en termes de confort pour le patient est considérable : moins de contrôle invasifs, moins d’analyses en laboratoire, résultats instantanés.

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Le patient est bien plus autonome dans sa prise en charge et libère le patient des contraintes de ses pathologies (puisque le recueil de données est indolore et peut se faire sans acte positif de sa part, la charge mentale du malade s’allège). Le patient est d’autant plus autonome que celui-ci choisi les moments pour analyser ses données et il n’est plus astreint à des rendez-vous aussi régulier avec le professionnel de santé. De ce fait, les analyses pratiquées en ambulatoire peuvent désormais s’effectuer au domicile du patient, pendant ses congés ou sur son lieu de travail. Le patient est ainsi moins contraint par sa pathologie, et la gestion de celle-ci semble presque s’effacer.

C’est ce que l’on appelle l’empowerment des patients :  ceux-ci prennent en main leurs pathologies, certains devenant même des patients experts,c’est à dire des formateurs sur la pathologie de part les connaissances acquises en tant que patient.

Les patients deviennent des sachants et sont davantage enclins à accepter le diagnostic et les traitements. Pour de nombreux parents, le recueil de données via des objets connectés facilite la prise de traitement et le contrôle des données de leur enfant. Ainsi, certains services de maternité possèdent des doudous « thermomètre » afin de mesurer la température des enfants en continu et sans que celui-ci soit effrayé par l’instrument médical. Nous pouvons tout aussi bien imaginer des couches ou des bodys connectées. Si pour les enfants, le recueil de données en soit n’est pas modifiée (exemple : prise de température,..) cela permet de se dérouler de manière plus confortable.

Les objets connectés disposent également d’une fonction d’urgence, permettant de contacter le professionnel de santé de façon immédiate. De plus, une fonction d’alarme existe sur certains appareils connectés notamment ceux mesurant l’activité cardiaque : le patient est notifié et le professionnel de santé est informé de l’anomalie relevée par l’objet connecté. Le professionnel de santé, ayant accès à l’ensemble des données est plus à même de choisir la réponse à apporter. En effet, la détection précoce des anomalies, avant même que le patient et le professionnel de santé ne s’en soient rendus compte est un réel progrès dans la qualité des soins apportés. L’objet connecté mesure aussi l’observance du traitement et il est davantage aisé au professionnel de santé de repérer un patient en rupture de soins. Le professionnel informé, peut ainsi réagir en proposant un rendez-vous à son patient afin de connaitre ses motivations concernant l’arrêt du traitement.

Enfin, la grande maniabilité des objets et leur ergonomie font que ceux-ci sont facilement « portables »:  montre, bracelet, bagues, vêtements et sous-vêtements . Leur utilisation est facilitée et les patients n’ont pas conscience d’agir pour leur santé en accrochant leur montre le matin.

Engelures : info patient

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Le pernio ou engelure est une affection cutanée vasculaire qui affecte généralement les orteils. Elle peut provoquer des changements de couleur, un gonflement et/ou une inflammation et se produit en raison de l'exposition à un climat froid et humide ( Tableau 1 ). Il peut apparaître soudainement, commençant souvent 12 à 24 heures après l'exposition aux intempéries. Il disparaît généralement tout seul en quelques semaines, mais il peut durer plus longtemps et peut revenir l'année suivante.

 Tableau 1. Principales caractéristiques des engelures

 

Les personnes qui vivent dans des climats froids et humides sont les plus à risque. Aux États-Unis, il est plus fréquent dans le nord et l'ouest du pays. Il est associé à des températures froides mais non glaciales. Il y a des années, une étude a révélé que jusqu'à la moitié des participants avaient présenté des engelures à l'âge de 40 ans dans la branche féminine de l'armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. Certaines études suggèrent qu'il peut être plus fréquent chez les femmes, les personnes qui fument et les personnes ayant un poids corporel inférieur à la normale.

Les engelures sont parfois associées à la maladie de Raynaud, qui est une affection vasculaire connexe dans laquelle les doigts ou les orteils changent de couleur en raison d'une constriction excessive ou d'un spasme des petits vaisseaux sanguins. Les symptômes de Raynaud peuvent être présents avant ou après le début des symptômes d'engelure.


La cause exacte des engelures  n'est pas connue, mais il semble qu'il s'agisse d'une réponse anormale des vaisseaux sanguins à l'exposition au froid. Les chercheurs pensent que l'exposition au froid conduit les vaisseaux sanguins à se contracter, ce qui réduit l'oxygène dans les tissus. Cet oxygène réduit conduit alors à une réaction inflammatoire. L'humidité par temps froid joue probablement un rôle, entraînant une plus grande perte de chaleur de la peau et une plus grande constriction des vaisseaux sanguins. 

L' engelure peut être qualifié de « primaire » ou « idiopathique » lorsqu'elleapparaît au hasard et qu'aucune cause spécifique n'est identifiée. Les engelures  ne sont  que rarement « secondaire », auquel cas il est causé par une autre maladie telle que le lupus et polu récemlment au décours de la Covid-19 .

Quels sont les symptômes des engelures ? 

Les orteils peuvent être douloureux, irritants, rouges, violacés et/ou sensibles. Les symptômes peuvent varier, mais peuvent inclure une sensation de brûlure, un prurit intense, des cloques ou une desquamation des orteils avec un épaississement de la peau avec de petites taches rouges, brunes ou violettes . Les orteils sont la localisation la plus couranet, mais les engelures peuvent  peut également impliquer les mains, les oreilles ou le visage. Les symptômes  peuvent apparaître brutalement après une exposition au froid et peuvent mettre des semaines à disparaître. Il peut aussi aller et venir, et il peut revenir chaque hiver.

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Exemples de trois patients présentant des symptômes typiques de pernio.

Aucun test spécifique ne peut confirmer le diagnostic, mais les engelures sont  souvent suspectées sur la base de la combinaison de l'exposition au froid, des symptômes et de l'apparence des orteils. Les tests de laboratoire et l'imagerie ne sont généralement pas nécessaires, sauf s'il y a une inquiétude au sujet d'un éventuel diagnostic alternatif. Par exemple, si les symptômes sont graves ou inhabituels ou persistent pendant plusieurs semaines, des tests supplémentaires peuvent être nécessaires.

Selon la situation, des analyses de sang peuvent être demandées pour aider à écarter d'autres conditions qui peuvent provoquer des changements cutanés similaires dans les orteils. D'autres affections qui pourraient être envisagées comprennent la vascularite (inflammation des vaisseaux sanguins), l'hépatite, les troubles rhumatologiques ou un trouble de la coagulation appelé syndrome des anticorps antiphospholipides.

Les tests sanguins peuvent inclure une formule sanguine complète  pour rechercher des anomalies dans le nombre de globules blancs ; vitesse de sédimentation des érythrocytes (ESR) ou protéine C-réactive (CRP) pour rechercher une inflammation , Test ANA (anticorps antinucléaire) pour rechercher une affection rhumatologique ou auto-immune ; électrophorèse des protéines sériques pour rechercher un trouble sanguin ; et/ou des anticorps antiphospholipides pour rechercher une tendance à la coagulation.

En cas d'engelures vraies , les testys sont négatifs .

Une biopsie n'est généralement pas nécessaire mais, si elle est réalisée, les zones touchées peuvent montrer un motif caractéristique au microscope avec un gonflement et un épaississement des parois des vaisseaux sanguins et des cellules inflammatoires environnantes.

Quels sont les risques liés aux engelures ?

Le pronostic est excellent. Mis à part les symptômes gênants, l'engelure ne pose généralement pas de risque important pour la santé. Les complications sont rares, mais des plaies ou des ulcères sur les orteils peuvent s'infecter. Il est important de prendre soin de la peau. La peau doit être maintenue propre, chaude et sèche. Les dommages permanents à la peau sont rares, mais si les engelures persistent  sur une longue période, la peau peut devenir cicatrisée ou décolorée.

Au début de la pandémie de la maladie à coronavirus (COVID-19), les médecins ont remarqué une maladie similaire aux engelures  connue sous le nom de « orteils COVID » ou "engelures like" ou "pseudo engelures. En effet, les patients gravement malades de l'unité de soins intensifs peuvent présenter des changements cutanés liés à des caillots dans les petits vaisseaux sanguins des orteils et/ou des doigts, avec une apparence qui peut être similaire à celle du pernio. Des changements cutanés de type engelure  ont également été observés chez des patients atteints de COVID-19 avec des symptômes légers ou inexistants. On pense que ces découvertes sont déclenchées par la réaction du système immunitaire à l'infection virale et à l'inflammation associée.

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Pendant ce temps, une autre observation intéressante au cours de la pandémie était une fréquence accrue des symptômes d'engelures chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes . La fréquence du diagnostic de COVID-19 ne semble pas être augmentée chez ces patients.Cependant, ils marchaient pieds nus sur des sols froids et étaient plus sédentaires avec peu d'activité physique. Cette découverte met en évidence l'importance cruciale de l'exercice et de rester actif pour réduire l'inflammation et maintenir la fonction des vaisseaux sanguins pour les personnes de tous âges.

La principale intervention initiale consiste à protéger les zones touchées des environnements froids et humides. Il faut éviter de marcher pieds nus sur des sols froids. La plupart des personnes qui présentent des engelures n'ont pas besoin de médicaments et sont capables de gérer leurs symptômes en gardant la peau chaude et sèche, en évitant de fumer et en faisant de l'exercice quotidiennement.

Dans les cas graves, la classe de médicaments la plus couramment prescrite est celle des inhibiteurs calciques de la dihydropyridine, tels que la nifédipine ou l'amlodipine, qui sont souvent utilisés chez les patients souffrant d'hypertension artérielle. Parfois, les patients ne prennent l'inhibiteur calcique que pendant les mois d'hiver pour prévenir ou gérer les symptômes du pernio. L'inhibiteur calcique peut raccourcir la durée, diminuer la gravité des symptômes et/ou empêcher le développement de nouvelles zones affectées. Les stéroïdes topiques peuvent être prescrits pour traiter les symptômes, mais les avantages ne sont pas prouvés.

Il est à noter que l'exercice joue un rôle clé dans la fonction des vaisseaux sanguins et dans la santé cardiovasculaire globale. Tous les adultes devraient viser au moins 30 minutes par jour d'exercice d'intensité modérée, tout en protégeant les orteils si des changements cutanés importants sont présents.

Heureusement, les engelures disparaîssent généralement dès que le temps se réchauffe.

PERNIO3https://www.jle.com/fr/ouvrages/e-docs/la_check_list_de_la_medecine_vasculaire_318171/ouvrage.phtml

Un diagnostic différentiel :
Synthèse

L'engelure  est une affection inflammatoire des vaisseaux sanguins qui touche le plus souvent les orteils et est généralement déclenchée par l'exposition à des conditions froides et humides. Il se résout tout seul mais peut revenir au cours des hivers suivants. Des inhibiteurs calciques peuvent être utilisés si les symptômes sont sévères.

 Ne pas confondre ENGELURE et GELURE

GELURES : elles surviennent lors d’une exposition à un froid extrême, largement en dessous de zéro, dans une zone cutanée mal protégée. Les orteils sont plus fréquemment touchés que les doigts. Les gelures surviennent surtout en altitude et chez les sujets sans domicile fixe pendant les hivers froids. Les lésions sont généralement très douloureuses, évoluant vers une anesthésie complète et une lividité des zones gelées. Les lésions, de gravité variable depuis l’érythème jusqu’à la nécrose, s’installent rapidement dès le réchauffement. Leur datation est précise,à l’inverse des engelures.

GELURE BECKER

Pour en savoir plus : https://www.hug.ch/sos-gelures/gelures-que-se-passe-t-il-vraiment et un article de François Becker https://www.em-consulte.com/article/1203203/article/gelures-et-necroses-distales
Article référence sur les gelures :  
Revue Francophone de Cicatrisation Volume 2, Issue 1, January–March 2018, Pages 19-24 Gelures et nécroses distales Frostbites and distal necrosis FrançoisBecker(Médecin vasculaire)


Mes conseils en présence d'engelures : 

- Rassurer le patient
- STOP TABAC
- Protection contre le froid, chaussettes en coton,en laines , pas de synthétique , chaussettes anti engelures
- Chaussures 1 pointure de plus 
- Actvité physique
- Au début crème type LINIMENT OLEOCALCAIRE
- Orteils rouges, peu douloureux crème CICAFALT
- En cas de douleurs , de prurit : créme dermo corticoide
- Je n'ai jamais prescrit d'inhibiteurs calciques ou autres notamment pas de vaso dilatateurs  car l'évolution est toujours favorable en cas d'engelures vraies.

Un lien intéressant https://www.allodocteurs.fr/j-ai-mal-aux-pieds-comment-traiter-les-engelures-1397.html

 

#VACCINE3.0

Actus Express 3 : TV Cérébrales

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

 
 
Le fou a un faux pli dans sa cervelle.” Miguel de Cervantès /  Don Quichotte

Ces "actus" concernent les THROMBOSES VEINEUSES CEREBRALES hors post vaccin contre la Covid-19

Safety and efficacy of Direct Oral Anticoagulants in cerebral venous thrombosis: A meta-analysis, Gaurav Nepal | Sanjeev Kharel | Riwaj Bhagat | Yow Ka Shing | Megan Ariel Coghlan | Prasanta Poudyal| Rajeev Ojha | Gentle Sunder Shrestha, Acta Neurol Scand. 2021;00:1–14.

https://onlinelibrary-wiley-com.proxy.insermbiblio.inist.fr/doi/10.1111/ane.13506

Résumé

La thrombose veineuse cérébrale (TVC) est causée par l'occlusion partielle ou complète des principaux sinus veineux cérébraux ou des petites veines corticales nourricières qui prédisposent au risque d'infarctus veineux et d'hémorragie. Les directives actuelles recommandent de traiter la TVC avec de l'héparine de bas poids moléculaire (HBPM) ou de l'héparine non fractionnée (HNF) suivie d'un antagoniste de la vitamine K (AVK) par voie orale pendant 3 à 12 mois. Les anticoagulants oraux directs (AOD) ont déjà établi un bénéfice par rapport à la warfarine en tant que traitement à long terme des troubles thromboemboliques veineux symptomatiques tels que la thrombose veineuse profonde (TVP) et l'embolie pulmonaire (EP) étant donné leur efficacité égale et leur meilleur profil de sécurité. Le bénéfice des AOD par rapport à la warfarine en tant qu'anticoagulant à long terme pour la TVC a également été largement étudié, mais il n'a pas été approuvé comme traitement de première intention dans la pratique actuelle. Nous avons donc effectué une revue systématique et une méta-analyse des études pertinentes pour générer des preuves solides concernant l'innocuité et l'efficacité des AOD dans la CVT.

Cette méta-analyse démontre que l'utilisation des AOD dans la TVC a une efficacité et une sécurité similaires à celles des AVK avec un meilleur taux de recanalisation.

Atention cet article  est une méta analyse , ce n'est pas un consensus ni une recommandation

Apixaban and rivaroxaban in patients with cerebral venous thrombosis, FahrettinCovut,Tariq KewanaOscar Perez MonicaFlores AbdoHaddad HamedDaw, Thrombosis Research Volume 173, January 2019, Pages 77-78, 
https://www-sciencedirect-com.proxy.insermbiblio.inist.fr/science/article/pii/S0049384818306121?via%3Dihub


Résumé

Nous résumons par la présente notre expérience avec l' apixaban et le rivaroxaban pour le traitement de la TVC. ; étude rétrospective.Nous avons utilisé les codes ICD-9 325 et ICD-10 G08 et identifié 236 patients qui ont reçu un diagnostic de TVC à la Cleveland Clinic entre décembre 2013 et février 2018. Un examen manuel des dossiers a été effectué pour tous les patients utilisant des dossiers médicaux électroniques pour confirmer le diagnostic et exclure les patients qui ont subi une thrombectomie mécanique et les patients qui n'ont pas eu de phlébographie par IRM ou CT de suivi . Sur 72 patients répondant à ces critères, 63 (87 %) ont été traités par warfarine ou énoxaparine. Alors que 9 patients (13 %) ont préféré soit l'apixaban, soit le rivaroxaban pour éviter des analyses de sang et des injections fréquentes. Tous les patients ont subi une phlébographie par IRM ou CT pour établir le diagnostic, ont initialement reçu de l'héparine non fractionnée thérapeutique et ont subi un bilan de thrombophilie comprenant le test de mutation du facteur V Leiden, les protéines C et S , l' activité antithrombine , les anticorps antiphospholipides et la mutation du gène de la prothrombine au moment du diagnostic alors qu'ils étaient sous héparine non fractionnée . Les patients 3 et 4 ont subi des tests de thrombophilie répétés tous les 3 mois pour confirmer les résultats anormaux. Un saignement cliniquement significatif a été défini comme un saignement associé à une intervention médicale telle que l'arrêt temporaire de anticoagulant .Neuf sujets ont été identifiés, 7 (78 %) étaient des femmes et l'âge médian était de 56 ans (extrêmes : 34 - 89). Les patients 3, 4 et 7 ont reçu un diagnostic de taux élevé de facteur VIII , d' anticoagulant lupique et de mutation hétérozygote de la prothrombine G20210, respectivement. Les caractéristiques des patients et du traitement ont été résumées dans le tableau 1 . Aucun patient n'a présenté d'hémorragie cliniquement significative pendant qu'il prenait de l' apixaban ou du rivaroxaban et aucun événement thromboembolique n'est survenu au cours du suivi médian de 12 mois.

Là encore pas de recommandations mais l'utilisation des AOD en cas de thromboses veineuses cérébrales , mais on s'oriente vers les AOD comme les thromboses splanchniques. Mais pour ces dernières il existe des recommandations.

Safety and Efficacy of Dabigatran Etexilate vs Dose-Adjusted Warfarin in Patients WithCerebral Venous Thrombosis: A Randomized Clinical Trial, JM Ferro, the RE-SPECT CVT Study Group JAMA Neurol. 2019 Dec; 76(12): 1457–1465. Published online 2019 Sep  doi: 10.1001/jamaneurol.2019.2764

Résumé
Au total, 120 patients atteints de TVC ont été randomisés dans les 2 groupes de traitement (60 au dabigatran et 60 à la warfarine à dose ajustée). Parmi les patients randomisés, l'âge moyen ( était de 45,2 (13,8) ans et 66 (55,0 %) étaient des femmes. La durée moyenne  d'exposition était de 22,3 (6,16) semaines pour le groupe dabigatran et de 23,0 (5,20) semaines pour le groupe warfarine. Aucune TEV récurrente n'a été observée. Un événement hémorragique majeur (1,7 % ; IC à 95 %, 0,0-8,9) (intestinal) a été enregistré dans le groupe dabigatran et 2 (3,3 % ; IC à 95 %, 0,4 à 11,5) (intracrâniens) dans le groupe warfarine. Un patient supplémentaire (1,7 ; IC à 95 %, 0,0 à 8,9) dans le groupe warfarine a présenté un événement hémorragique non majeur cliniquement pertinent. Une recanalisation est survenue chez 33 patients du groupe dabigatran (60,0 % ; IC 95 %, 45,9-73,0) et chez 35 patients du groupe warfarine (67,3 % ; IC 95 %, 52,9-79,7).Cet essai a révélé que les patients qui avaient une TVC anticoagulée avec du dabigatran ou de la warfarine présentaient un faible risque de récidive de thrombose, et le risque de saignement était similaire avec les deux médicaments, ce qui suggère que le dabigatran et la warfarine peuvent être sûrs et efficaces pour prévenir les récidives de MTEV chez les patients atteints de MTEV et  TVC.

Une étude de plus positive, favorable pour un AOD. La question suite à ces 3 articles est ce qu'une ou des études sont assimilables à une recommandation ? Dans le cas des TV cérabrales, pour l'instant non , la conclusion est simple à ce jour :  " nous ne disposons pas de suffisamment de données probantes pour recommander l’utilisation des AOD dans ce contexte mais cette utilisation devient qu fil de la littérature d'une certaine manière implicite. Le mieux c'est  de décider en CRP , au cas par cas  si un AOD peut être prescrit à la place d'un AVK, mais pour l'instant le traitement d'attaque : HBPM, relais AVK.
 
#VACCINE3.0

#AHA2021

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

“Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout.” Victor Hugo

Les sessions Late Breakig Science sont toujours passionnantes
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