“Il faut que la contraception ait ses règles.” Michel Debré
Influence des hormones sexuelles sur le risque thrombotique veineux et cardiovasculaire


Influences des hormones sexuelles sur les risques thrombotiques veineux et cardiovasculaires
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Contraceptifs oraux : les contraceptifs oraux combinés (oestro-progestatifs) multiplient par 3,5 le risque de thromboembolie veineuse (TEV) par 3,5, tandis que le traitement hormonal substitutif multiplie ce risque par 2. Dans la plupart des cas, le risque absolu reste faible.
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Alternatives pour les personnes à risque : pour les personnes présentant un risque accru de TEV et souhaitant une contraception, un système intra-utérin délivrant du lévonorgestrel ou un progestatif à faible dose peut être privilégié. Les informations concernant les risques liés aux implants progestatifs sont limitées.
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Préférences thérapeutiques : pour le traitement hormonal substitutif ou l'hormonothérapie d'affirmation de genre, l'estradiol transdermique est préférable. La progestérone micronisée est quant à elle associée à un faible risque thrombotique.
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Arrêt des anticoagulants : la plupart des personnes ayant contracté une TEV associée aux hormones peuvent arrêter leur traitement anticoagulant après 3 à 6 mois, à condition que l'hormonothérapie ait été interrompue.
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Maintien du traitement hormonal : un traitement anticoagulant suivi et bien géré peut permettre la poursuite d'une hormonothérapie (contraception, traitement substitutif ou affirmation de genre).
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Cas de la testostérone : le traitement substitutif par testostérone n'augmente pas le risque de TEV. Les données sur les risques chez les personnes transmasculines sont moins documentées que dans la population générale, et les informations sur le risque cardiovasculaire restent limitées.

















Commentaire
Trois questions importantes sont abordées dans cet article : la contraception, la ménopause et les soins des transgenres. Toutes peuvent entrainer une interaction avec la coagulation.
ZOOM sur HORMONES et TRANSENRES par OPEN EVIDENCE
L'hormonothérapie d'affirmation de genre est un traitement fondamental pour la plupart des personnes transgenres qui entreprennent une transition médicale. Les objectifs principaux sont de supprimer les hormones endogènes et de remplacer les niveaux hormonaux pour qu'ils correspondent à l'identité de genre de la personne. [1-2]
Contenu utilisé sous licence du JAMA Network® © American Medical Association
Traitement féminisant (femmes transgenres)
Le traitement standard combine des œstrogènes avec des anti-androgènes :[1-2]
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Œstrogènes : Le 17β-œstradiol naturel est recommandé (oral, transdermique ou injectable) plutôt que l'éthinylœstradiol ou les œstrogènes conjugués en raison d'un risque thromboembolique théoriquement plus faible. Les formulations transdermiques sont préférées chez les personnes de plus de 45 ans ou ayant des facteurs de risque cardiovasculaire.[4-5]
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Anti-androgènes : la spironolactone, l'acétate de cyprotérone ou les agonistes de la GnRH sont utilisés pour éliminer la testostérone. [4][6]
Effets attendus (3-6 mois) : développement mammaire, diminution de la masse musculaire, peau plus douce, redistribution de la graisse corporelle, réduction de la pilosité faciale et corporelle.[1][5]
Cibles thérapeutiques : testostérone totale <50 ng/dL et œstradiol 100-200 pg/mL.[5]
Traitement masculinisant (hommes transgenres)
La testostérone est le traitement principal, disponible sous forme de gel transdermique ou d'injections intramusculaires à action prolongée :[1][4]
Effets attendus (3-6 mois) : arrêt des menstruations, approfondissement de la voix, augmentation de la masse musculaire, pilosité faciale et corporelle.[1][5]
Surveillance et sécurité
Surveillance initiale : évaluations cliniques et biologiques (œstradiol, testostérone) tous les 3 mois la première année, puis 1-2 fois par an.[5]Pour les personnes sous spironolactone, surveillance du potassium aux mêmes intervalles. [5]
Risques principaux :
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Traitement féminisant : risque accumulé de thromboembolie veineuse, hypertriglycéridémie et maladie cardiovasculaire. Le risque de TEV dépend de la formulation d'œstrogène et des facteurs de risque additionnels (tabagisme, antécédent de TEV). L'arrêt du tabac doit être encouragé.[5][7]
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Traitement masculinisant : érythrocytose, augmentation du cholestérol LDL, augmentation de la créatinine sérique. Surveillance de l'hémoglobine/hématocrite tous les 3 mois la première année.[4-5]
Considérations importantes
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Approche multidisciplinaire : L'équipe devrait inclure un médecin expérimenté en hormonothérapie transgenre, un professionnel de santé mentale et un médecin de soins primaires.[2]
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Préservation de la fertilité : Les options doivent être discutées avant toute intervention hormonale.[1][8]
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Bénéfices sur la santé mentale : Les problèmes de santé mentale tels que la dépression et l'anxiété diminuent considérablement après le traitement hormonal.[1]
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Continuité des soins : L'hormonothérapie ambulatoire doit être poursuivie pendant une hospitalisation, même si elle ne figure pas au formulaire de l'hôpital.[7]
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Sécurité : L'hormonothérapie transgenre est sûre lorsqu'elle est fournie sous supervision médicale selon les lignes directrices publiées.[8-9]
Souhaiteriez-vous explorer les protocoles spécifiques d'initiation d'un traitement hormonal d'affirmation de genre chez les adolescents, y compris l'utilisation d'analogues de la GnRH pour la suppression de la puberté ?



