Sempé dans le texte et les dessins

"Le seul parti que, à la limite, je pourrais tolérer, ce serait celui du sourire"

"Si le dessin est parfait, c’est qu’il convient pour le rôle qu’il doit remplir, quelle que soit sa fonction. Cela se produit difficilement et pas souvent. Ensuite, il faut recommencer, encore et encore. C’est terriblement épuisant."

"Il faut quelques années pour s’habituer, pour se dire qu’après tout, tel dessin n’était peut-être pas si mal que ça. Mais « aimer » c’est un bien grand mot, « accepter » disons."

“En amour, ce qu’on aime c’est sa propre image flatteuse que l’autre vous renvoie de vous-même.”

Il ne me dira jamais tu es belle mais "T'es pas mal aujourd'hui". Il ne me dit pas non plus "C'est bon ton dîner" mais "C'est pas mauvais ce que tu as fait". Bref, j'ai envie de lui dire "Je m'en vais", mais je lui dis "Je me demande pourquoi je reste".

Maintenant, je voudrais vous poser la question que doivent se poser tous les téléspectateurs : Comment votre concept onirique, à tendance kafkaïenne, coexiste-t-il avec la vision sublogique que vous faites de l'existence intrinsèque ?

"Il paraît que, quand les enfants naissent les yeux ouverts, on dit qu'ils naissent étonnés. Cette expression m'a toujours plu. Je crois que je vis étonné,
même quand ça ne se voit pas."


"Qui peut bien prétendre être humoristique ? C'est au public d'en décider. Le dessinateur, lui, comme dans mon cas, il essaye seulement d'être humoriste."




"Je dessine les musiciens parce que la musique est pour moi un art fondamental dans la vie. Je ne sais pas lire la musique, je ne connais pas le solfège, et c’est très triste d’être un analphabète."
