Varices : un traitement "safe"

varices : un traitement efficace

 

 

"Il y a des bonheurs fragiles et des jambes lourdes ; l'âge se lit parfois là où la fatigue s'attarde." Jules Renard


" Marche souvent, surélève tes pieds, tes veines te diront merci" Proverbe

 

VEIN2



PREAMBULE

Le fardeau mondial des varices : épidémiologie et statistique
https://invamed.com/fr/actualites/le-fardeau-mondial-des-varices-pidmiologie-et-statistiques

L'ARTICLE 

 

 Lareyre F, Chierici A, Gelves AA, Semah J, Creton O, Raffort J. Thirty-day rehospitalization after saphenous vein treatment in France: A nationwide observational study.

Réhospitalisation à 30 jours après traitement de la veine saphène en France : une étude observationnelle nationale

J Vasc Surg Venous Lymphat Disord. 2026 Aug 31:102606. doi: 10.1016/j.jvsv.2026.102606. Epub ahead of print. PMID: 42674219.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/42674219/

En libre accès 

 

 

Introduction : L’ablation thermique endoveineuse (ATE) est de plus en plus utilisée pour le traitement de l’insuffisance veineuse saphène. Cependant, les événements indésirables graves entraînant une réhospitalisation restent insuffisamment caractérisés dans de larges populations en situation réelle. Cette étude visait à évaluer la réhospitalisation à 30 jours après une intervention sur la grande veine saphène (GVS) et la petite veine saphène (PVS) en France et à comparer les résultats entre l’ATE et la    chirurgie.

 

Méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle nationale à partir des données du Système national de données de santé (SNDS). Les patients adultes ayant bénéficié d’une intervention sur la veine saphène interne (VSI) ou la veine saphène externe (VSE) entre janvier 2020 et novembre 2024 ont été identifiés à l’aide de la Classification internationale des maladies, 10e révision (CIM-10) et de la Classification commune des actes médicaux (CCAM). Le critère de jugement principal était la réhospitalisation toutes causes confondues dans les 30 jours suivant la sortie de l’hôpital. Les critères de jugement secondaires comprenaient la réhospitalisation pour événements thromboemboliques, hémorragie majeure, infection et autres complications liées à la procédure. Des analyses de régression logistique multivariée ont été réalisées afin d’identifier les facteurs associés à la réhospitalisation.`

 

Résultats : Au total, 450 202 patients ont bénéficié d’une intervention sur la veine saphène, dont 65 485 interventions sur la petite veine saphène (PVS) et 384 717 sur la grande veine saphène (GVS). L’EVTA a représenté 77,3 % des interventions sur la PVS et 83,4 % des interventions sur la GVS. Une réhospitalisation à 30 jours est survenue chez 1,2 % des patients après traitement de la PVS et chez 4,3 % après traitement de la GVS. Les réhospitalisations dues à des complications thromboemboliques étaient exceptionnellement rares (0,01 % après traitement de la PVS et 0,03 % après traitement de la GVS), tandis que les hémorragies majeures et les complications infectieuses étaient quasi inexistantes. Pour les interventions sur la PVS, la modalité de traitement n’était pas associée de manière indépendante à la réhospitalisation après ajustement. Pour les interventions sur la GVS, la chirurgie était associée à un risque plus faible de réhospitalisation à 30 jours que l’EVTA (odds ratio ajusté : 0,54 ; intervalle de confiance à 95 % : 0,41-0,71). Parmi les patients traités par EVTA pour insuffisance de la GSV, aucune différence n'a été observée entre l'ablation endoveineuse au laser et l'ablation par radiofréquence (odds ratio ajusté, 0,97 ; intervalle de confiance à 95 %, 0,81-1,16).

 

Conclusions : Dans cette cohorte nationale française, la réhospitalisation à 30 jours après une intervention sur la veine saphène était peu fréquente, et les complications graves nécessitant une réhospitalisation étaient exceptionnellement rares. L’EVTA était la modalité de traitement prédominante et a démontré un excellent profil de sécurité. La réhospitalisation semblait être influencée principalement par les caractéristiques du patient plutôt que par des complications majeures liées à la procédure, ce qui confirme la sécurité des stratégies de traitement actuelles de l’insuffisance de la grande veine saphène (GVS) et de la petite veine saphène (PVS).

Points forts
Type de recherche : Étude observationnelle rétrospective multicentrique à l'échelle nationale utilisant le Système National des Données de Santé (Système National des Données de Santé)
Principaux résultats : Dans une cohorte de 450 202 patients ayant subi une intervention sur la veine saphène, une réhospitalisation à 30 jours est survenue dans 1,2 % des cas après un traitement de la petite veine saphène et dans 4,3 % des cas après un traitement de la grande veine saphène.
Message à retenir : cette analyse nationale française a montré que la réhospitalisation dans les 30 jours suivant une intervention sur la veine saphène était rare, et que les complications graves nécessitant une réhospitalisation étaient exceptionnellement rares.

Nouveau projet 2025 02 22T132837.910

CHATGPT

850b33d3 4c50 4b61 afe4 10ff2ee0f17f

ggno

 

Traitement des veines saphènes

 

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 1

 

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 2

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 3

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 4

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 5

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 6

 

 

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 7

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 8

 

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 9

 

 

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 10

 

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 11

 

 

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 12

 

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 13

 

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 14

 

Sécurité du Traitement Saphène en France Slide 15

 

RAPPEL PERTINENCE DES SOINS / GOOGLE IA
Références : Société française de phlébologie, Société française de médecine vasculaire, Collège national des professionnels de médecine vasculaire et HAS.


La pertinence des soins dans le traitement des varices repose sur le choix de l'intervention la plus adaptée au stade de la maladie veineuse chronique, en évitant le surtraitement des formes asymptomatiques et en privilégiant les techniques mini-invasives recommandées par la Haute Autorité de Santé (HAS). 
La prise en charge n'est pas systématique ; elle dépend des symptômes, de la gêne fonctionnelle et des résultats de l'écho-doppler veineux, l'examen clé incontournable. 

1. La gradation des soins selon les stades de la maladie (CEAP)
 
Le traitement se définit selon la sévérité clinique (classification internationale CEAP) : [1]
    • Stade esthétique ou mineur (C1) : Présence de télangiectasies (petits vaisseaux) ou veines réticulaires (< 3 mm). Le traitement (souvent par microsclérothérapie liquide) relève généralement de l'esthétique et n'a pas de nécessité médicale absolue, sauf en cas de douleurs localisées. [1, 2, 3, 4]
      • Stade variqueux symptomatique (C2 à C3) : Varices vraies (≥ 3 mm), jambes lourdes, douleurs, œdèmes. Une prise en charge est indiquée pour améliorer la qualité de vie. [1, 2, 3]
        • Stade des complications cutanées (C4 à C6) : Modifications de la peau (dermite ocre, eczéma variqueux) ou ulcère veineux. L'indication médicale d'intervention est ici absolue pour stopper la dégradation de la peau et fermer ou drainer la source du reflux sanguin. 

        2. Les critères de choix des techniques (Recommandations HAS / sociétés savantes)
         
        La pertinence des soins impose aujourd'hui de privilégier les techniques endovasculaires thermiques par rapport à la chirurgie conventionnelle ouverte (stripping), jugée plus agressive et entraînant plus d'arrêts de travail. 
         
        Calibre de la veine malade (ex: Saphène)Technique recommandée en 1ère intentionSpécificités & Avantages
        Diamètre important (> 8 mm) Ablation thermique endoveineuse (Laser endoveineux ou Radiofréquence) Réalisée sous anesthésie locale par tumescence. Taux de succès élevé (> 95 %), reprise immédiate de la marche, moins de douleurs post-opératoires.
        Diamètre modéré à petit (< 4 mm) Échosclérothérapie à la mousse Injection d'un produit sclérosant sous contrôle échographique pour obturer la veine. Se fait en cabinet médical, sans anesthésie.
        Branches collatérales tortueuses Phlébectomies ambulatoires ou Sclérothérapie Retrait des varices visibles par micro-incisions sous anesthésie locale.
        Note de sécurité (ANSM) : L'utilisation des produits sclérosants (liquide ou mousse) fait l'objet d'un encadrement strict. Le respect des volumes maximaux par séance est impératif afin de limiter les risques cardiovasculaires et neurologiques rares mais graves. 

        3. La place résiduelle de la chirurgie conventionnelle
         
        L'éveinage traditionnel (stripping ou ligature de la crosse) n'est plus recommandé en première intention. Il reste toutefois pertinent dans des situations bien précises : 
          • Les veines saphènes excessivement sinueuses ou volumineuses à leur jonction (crosses ballonisées) interdisant le passage des guides thermiques.
            • Les récidives complexes inaccessibles aux traitements endoveineux.
              • Les contre-indications anatomiques ou médicales strictes aux autres méthodes. 

              4. Le traitement conservateur : base incontournable
               
              La pertinence des soins implique d'associer ou de débuter par des mesures conservatrices : 
               
                • La compression médicale (bas ou chaussettes de contention) : Elle reste le traitement de référence pour réduire la stase veineuse, soulager les symptômes et prévenir les troubles trophiques. 
                •  
                  • Les règles hygiéno-diététiques : Lutte contre la sédentarité (marche active), évitement de la station debout ou assise prolongée, surélévation des jambes et contrôle du poids. [
                  •  
                    • Les veinotoniques : Utiles uniquement pour soulager à court terme les symptômes d'insuffisance veineuse débutante, mais ils ne traitent pas la cause et ne sont pas remboursés. 
                    •  
                     


                      images

                      Commentaire

                      Excellente étude, mais le terme "hospitalisation"  n'est plus en cours aujourd'hui dans le sens propre du terme pour le traitement des varices , on estime que  80% des traitements par laser EV sont réalisés en ambulatoire strict, donc sans hospitalisation  et le plus souvent sous anesthésie locale. Ce traitement est pratiqué en clinique ou à l'hôpital. Mise à part ça, le laser EV pour traiter les varices est la référence. Je ne réalise pas les traitements des varices, mais je suis les patients après un traitement par laser EV. À l'exception de deux thromboses veineuses jumelles sur les 5 dernières années  survenues après le traitement par laser EV de la petite saphène, il n'y a eu aucune complication, et le traitement était généralement effectué en ambulatoire par un médecin vasculaire ou un chirurgien du même domaine. Ainsi aucune hospitalisation. Le traitement actuel des varices repose sur la PERTINENCE des SOINS. (cf. précédemment ) 


                      Jadis, à l'époque du STRIPPING, tous les patients étaient hospitalisés, c'était une réalité. 

                      Donc le LASER EV pour le traitement des varices est sûr et efficace, se déroule en ambulatoire strict.

                      La destruction des varices par les ultrasons arrive, nous en parlerons prochainement avec un projet 100% made in France, CAVITATION…

                      Check-List de la médecine vasculaire : VARICES

                      MEDVASC CLVA1


                       

                      VA2

                       

                      VA3

                      VA4

                       

                       

                      À LIRE


                      IA et VARICES : MÉDECINE PRÉDICTIVE
                      https://medvasc.info/archives-blog/ia-et-varices-m%C3%A9decine-pr%C3%A9dictive

                      J'AI DES VARICES
                      https://www.sf-phlebologie.org/patients/jai-des-varices/

                      Varices chez l'homme et chez la femme : ce qui diffère vraiment
                      https://www.sonovein.com/fr/blog/les-femmes-sont-elles-plus-sujettes-aux-varices-que-les-hommes

                      RENFORT2

                      COPY1