La santé:préoccupation numéro 1

Santé = sécurité collective

 

 

"Investir dans la santé à l'échelle mondiale est une stratégie de sécurité collective"  écrivent Martin McKee , Michel Kazatchkine et Stefano Vella.

"La solidarité doit s'éclairer à l'ombre de l'espoir " Sonia Lahsaini

"Je pense que sur terre s'affrontent depuis la nuit des temps, deux types d'humanité, l'une atrocement humaine, avide de pouvoir, mercantile, créatrice de guerres de souffrances et de destructions, l'autre plus joliment humaine, capable de partage, de solidarité, d'empathie pour les plus faibles, capable de s'ouvrir à la souffrance animale et végétale, capable de comprendre le sens de la vie tout simplement !" Guillaume Prevel

 
 
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Dans un monde incertain, investir dans la santé est crucial pour la sécurité.

BMJ 2026 ; 393 doi : https://doi.org/10.1136/bmj.s853 (Publié le 5 mai 2026)Citer comme suit : BMJ 2026;393:s853
https://www.bmj.com/content/393/bmj.s853
En libre accès 

"Le désinvestissement dans la santé constitue une menace directe pour la sécurité nationale et internationale. Il est essentiel de repenser la santé comme un investissement stratégique plutôt que comme un coût social secondaire. En instaurant la confiance et en réduisant les inégalités, des systèmes de santé solides contribuent à stabiliser les sociétés et à atténuer les facteurs de conflit. Les systèmes inclusifs et fondés sur les droits humains sont particulièrement importants. Protéger la santé des femmes, garantir un accès équitable aux soins et faire respecter les droits humains sont des conditions préalables à la résilience sociétale et à la légitimité politique. Intégrer la santé aux stratégies économiques, diplomatiques et de sécurité par le biais d’une approche de « politiques de santé pour tous », où les investissements dans la santé et dans d’autres secteurs génèrent des bénéfices complémentaires, permet aux gouvernements de considérer la santé comme un élément fondamental de la résilience nationale .

 

Faire de la santé un pilier de la sécurité exige des actions qui dépassent largement le cadre du secteur de la santé. Les gouvernements doivent intégrer la résilience des systèmes de santé dans leurs stratégies de sécurité nationale. Les ministères des Finances doivent considérer l'investissement à long terme dans la santé comme un atout national et non comme une dépense discrétionnaire. Les organisations œuvrant pour la sécurité doivent appréhender les menaces sanitaires au même titre que les risques géopolitiques. Les agences multilatérales et les acteurs de la santé mondiale doivent orienter leur action vers la sécurité et la stabilité, tout en garantissant l'équité et les droits. Il faut enfin que les milieux universitaires, la société civile et les organisations professionnelles traduisent les données probantes en discours pertinents à l’intention des acteurs de la sécurité, de la diplomatie et de l'économie.

En définitive, préserver la santé, c'est préserver la stabilité mondiale,
 une leçon que la communauté internationale ne peut se permettre d'oublier."


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Cet article soutient que la santé mondiale doit être reconnue comme un pilier fondamental de la sécurité nationale et régionale plutôt que comme un coût social négligeable. Les auteurs affirment que des systèmes de soins robustes garantissent la stabilité géopolitique en soutenant la productivité économique et en renforçant la cohésion sociale face aux crises sanitaires ou climatiques. Cette interdépendance critique est pourtant mise à mal par un désinvestissement financier massif, déplore le texte, rendant le monde vulnérable à des chocs systémiques capables de déstabiliser l'ordre mondial. En fin de compte, l'ouvrage appelle les dirigeants à intégrer la résilience sanitaire dans leurs stratégies de sécurité globale pour prévenir les conflits et protéger l'avenir collectif.

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 classement du think-tank britannique The Legatum, qui a créé le Legatum Prosperity Index, qui classe les pays dans différents domaines, dont la santé :
https://www.actionsantemondiale.fr/atteinte-de-la-csu-dans-les-pays-les-moins-avances/

 
Commentaire
 
La SOLIDARITE semble être un terme en voie de disparition.  La santé est un bien collectif qui se partage, tout au moins se partageait. Désormais chacun pour soi, telle est la devise trumpienne.  La santé  est le pilier fondamental de la sécurité  mondiale, nationale et régionale. Demain la santé, selon que l'on soit riche ou pauvre, devra s'acheter. En France, la santé va mal. L'accès aux soins se complique, les déserts médicaux se multiplient, une partie de la population renonce aux soins de santé, les pénuries de médicaments sont toujours plus fréquentes. En plus, la médecine est victime d'une désinformation chronique, les antivax se multiplient, certains médecins sont en burn-out, les files d'attente aux urgences s'allongent. L'ordre mondial vacille,  les guerres se multiplient, vous avez dit solidarité ?  La planète est en déséquilibre pour tout, y compris la médecine. Les épidémies puis les pandémies frappent à nos portes. La SOLIDARITE doit être spontanée à l'échelle individuelle, elle se décline au niveau du groupe, d'une nation et de la planète. La réponse aux besoins de santé doit être interplanétaire ou ne sera pas, la solidarité médicale , la solidarité santé œuvrent chaque jour dans le monde pour lutter contre la maladie.  La réponse principale aux besoins de santé en dehors de la science , c'est la solidarité.

Liberté, Égalité, Fraternité et Solidarité ,telle pourrait être notre nouvelle devise… modifiée par la pandémie  récente qui doit nous faire retrouver cette valeur ancestrale.
 
Chaque fois qu'il y a un cataclysme, une guerre, la solidarité est activée immédiatement . Elle est et doit être spontanée, la maladie  qui est un puissant activateur de tout, active aussi de facto la solidarité qui sommeille chez tout le monde.

Aujourd'hui la planète a un impérieux besoin de solidarité et d'adaptabilité, sinon ce sera l'injonction : nous devrons apprendre à vivre avec un système de santé défaillant ! 

À l'approche des élections présidentielles, le droit à la santé doit être au cœur des projets politiques, une santé démocratique et non "sous les ordres". En fait la santé n'appartient pas aux politiques , elle appartient au "peuple" dans un souci d'égalité.  Les personnels de santé dans leur ensemble doivent toutes et tous participer à la santé, ce sont des interlocuteurs de choix. 

L'IA sera d'une aide majeure aux côtés des humains pour dessiner la santé de demain et d'après-demain !, la planète en a besoin, c'est une URGENCE VIRALE ! 
 
 
À LIRE
 LA SANTÉ MONDIALE, NOUVELLE ARME DE LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE AMÉRICAINE AMERICA FIRST, AFRICA LAST : SOIGNER SELON WASHINGTON ?

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Cette note d’analyse de l’IRIS examine la stratégie de santé mondiale « America First » (AfGHS) lancée en 2025, marquant un tournant souverainiste radical dans la politique étrangère américaine. L'autrice, Fatou Élise Ba, souligne que Washington abandonne le multilatéralisme et le financement de l'OMS au profit d'accords bilatéraux conditionnels servant ses propres intérêts économiques et géopolitiques. Cette doctrine impose des exigences de cofinancement strictes et des valeurs conservatrices aux pays partenaires, particulièrement sur le continent africain. En transformant l’aide sanitaire en un levier d’influence pour son industrie pharmaceutique, les États-Unis fragilisent la solidarité internationale face aux pandémies. Ce texte expose ainsi comment la santé est devenue une arme diplomatique au service d'un projet politique nationaliste. Notebooklm
 
 
 
Pour TRUMP, seul le deal compte, il privilégie l'intérêt des Américains sur la solidarité mondiale,  L'exemple qu'il ne faut pas suivre ! 
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