Les propos qui sont tenus ici n’engagent que leur auteur. Les textes sont actualisés régulièrement et corrigés en cas d'erreur. Bonne visite

IA et Covid-19

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Nous n'allons pas aborder l'Intelligence Artificielle (IA) et le COVID-19 , mais une autre IA , l'Intelligence Animale .Le chien est le meilleur ami de l'homme et il est doué d'un flair particulièrement efficace. Grâce à leur flair, les chiens sont des auxiliaires efficaces de l'homme en cas :  d'avalanches, de tremblements de terre, de recherche de drogues, d'explosifs, de personnes disparues. Le chien sauve des vies régulièrement .Il est aussi d'une grande aide pour les aveugles, et les diabétiques de type 1 (hypo/hyperglycémie). Les chiens sont capables de repérer ­certaines substances produites uniquement par les cellules cancéreuses : des composés ­organiques volatils (COV). Ils percevraient ces COV grâce à leur odorat hyperdéveloppé : cancer du poumon, de la prostate, du sein , de l'utérus et les cancers de la peau (liste non limitative). Au Royaume-Uni, des chiens dressés à flairer le Covid-19 sont en passe de pouvoir détecter le virus .
bio detection 650pxUne équipe de dresseurs de chiens s'est donné pour but de former les animaux en six semaines, afin de pouvoir fournir un "outil" de "diagnostic rapide et non invasif" aux autorités sanitaires pour la détection du COVID-19.
(https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-au-royaume-uni-des-chiens-dresses-a-flairer-le-covid-19_3929115.html#xtor=CS2-765-[autres]-) "Nous avons la preuve que les chiens peuvent détecter des bactéries et d'autres maladies, nous pensons donc que ce projet fera une énorme différence dans la capacité à contrôler la propagation de Covid-19", a ajouté Mme Guest ( fondatrice et directrice générale de l'association Medical Detection Dogs)  MDD logo HRH CYMK Header
dont l'association a déjà formé des canidés à détecter le cancer ou la maladie de Parkinson."Révolutionner la réponse" face à la pandémie Elle travaille depuis le mois dernier en relation avec les chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM) et l'université de Durham. Les chiens peuvent sentir les odeurs des humains avec "une précision extrêmement élevée", selon James Logan, chef du département de contrôle des maladies du LSHTM. Il y a donc de "très grandes chances"  pour qu'ils soient capables de détecter le Covid-19 de la même manière, a-t-il ajouté. Pour James Logan, cela pourrait "révolutionner notre réponse" face à la pandémie .
Tout ceci nous montre, s'il le fallait encore, que ce virus accélère tout : le moins bon et le bon. Si cette initiative Britannique va à son terme, un grand Merci à la Medical Detection Dogs et un grand merci au CHIEN , un compagnon, un auxiliaire de santé et un sauveur de vie ! L'INTELLIGENCE ANIMALE, nouvelle IA...tout aussi importante que l'IA ?
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Vous ne le savez peu être pas , mais avoir un chien et promener chaque jour, réduit le risque cardio vascilaire de 30%  (prouvé par des études scientifique). 

#1MASQUEPOURTOUS ...Mais pas pour notre Ami le CHIEN  ! 
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SCOOP : la nicotine protégerait du COVID-19 ?

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

 «Celui qui n'arrive pas à arrêter la cigarette, qu'il essaie d'arrêter les allumettes; c'est moins dur et c'est aussi bien», Philippe Geluck

Aujourd'hui on ouvre une nouvelle page du COVID-19 : la nicotine aurait un effet protecteur vis à vis du COVID-10, plus rien nu nous étonne avec ce virus !!!!.Des chercheurs du CNRS, de l’Inserm, de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, de Sorbonne université, du Collège de France et de l’Institut Pasteur publient un article dans les Comptes Rendus Biologie de l’Académie des sciences qui postule un rôle central du récepteur nicotinique de l’acétylcholine dans la propagation et la physiopathologie de Covid-19.
(https://www.aphp.fr/contenu/covid-19-lhypothese-du-role-central-du-recepteur-nicotinique-de-lacetylcholine-et-ses)

Un premier constat, fait dès la publication des séries initiales de patients Covid-19, est celui d’un taux faible de fumeurs dans cette population. Un second constat complémentaire suggère que
l’infection par le SARS-CoV-2 fait intervenir le récepteur nicotinique de l’acétylcholine.
Compte-tenu de l’urgence sanitaire, il apparait souhaitable d’évaluer rapidement l’impact thérapeutique des agents modulateurs du récepteur nicotinique, directs et/ou indirects, addictifs ou non-addictifs sur l’infection par SARS-CoV-2. Des études cliniques (3 en cours)  sont en cours. Dans des contextes contrôlés, les agents nicotiniques pourraient fournir un traitement efficace pour une infection aiguë telle que Covid-19.(https://www.qeios.com/read/article/581). C'est le Professeur JP Changeux qui dirige un essai sur ce théme (Institut Pasteur CNRS UMR 3571 Department of Neuroscience and Collège de France, Paris France. MAIS ATTENTION d'avoir parlé trop tôt de ces études qui encouragent les fumeurs à fumer plus et à ceux qui avaient arrêté de reprendre le tabac, et d'autres non fumeurs à se patcher à la nicotine (entendu en consultation).
cigarette draw

Affaire à suivre......mais restons prudents ,attention on parle d'utiliser des agents nicotiniques et non du tabac ni des cigarettes qui restent des agents toxiques et dangereux et qui TUENT (73 000 personnes / an en France ......qu'on se le dise !

RAPPEL : #1MASQUEPOURTOUS
 

Bas les masques

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Signé  : Pr JF Schved Prodesseur en Hématologie et Transfusion, Faculté de Médecine de Montpellier


Percés jusques au fond du cœur
D’un virus imprévu aussi bien que mortel,
Misérable produit d’un monde industriel
Ou geste revanchard d’un pangolin vengeur,
Le voici confiné, sous un masque tremblant
Notre monde arrogant !

D’après P Corneille, Le C(ov)id

Au terme d’une démarche supervisée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), avec le soutien de l’ANSES, deux nouvelles catégories de masques à usage non sanitaire ont ainsi été créées, par une note d’information des ministères de la santé, de l’économie et des finances, et du travail du 29 mars 2020. 

Voilà donc ce qui manquait : non pas les masques qui auraient pu, dès le début protéger même imparfaitement la population, mais les textes. Car en France, le réglementaire et le normatif l’emportent toujours sur l’urgence soit-elle de santé.

Commençons par un bref rappel historique :

En 2011, le stock français chirurgicaux et 700 millions de masques FFP2 est d’un milliard de masques chirurgicaux. La première décision critique, prise sur avis du Haut conseil à la Santé publique a été de modifier cette stratégie sécuritaire considérée comme inutilement coûteuse, puisque les masques périment en moyenne après 4 à 5 ans, et de ne constituer qu’un stock tournant.  Ceci correspondait à ne plus renouveler les réserves, ce qui a été mis en place. En 2013, nouvelle évolution, ne gérons plus des stocks inertes, mais introduisons la notion de flux pour réguler les stocks, ce qui conduit à les réduire, considérant que l’on saurait les régénérer très vite en cas de crise. En 2015, les stocks ont donc diminué de moitié.

Du fait de la baisse des commandes dont celles de l’état, en 2018, l’usine Plaintel en Bretagne, après avoir été rachetée par Honeywell qui a délocalisé la production en Tunisie, ferme définitivement dans l’indifférence générale dont celle du gouvernement. Elle produisait 200 millions de masques par an. Les stocks baissent, mais il n’y a aucun risque, prétend-on, car en cas de crise nous saurions relancer la production.

Le sénateur Delattre avait pourtant en 2015 dans le cadre d’une commission, tiré la sonnette d’alarme : "La réservation de capacités de production ne peut constituer une solution unique pour prévenir les situations sanitaires."  Argument balayé par une objection imparable : en cas de difficulté, nous pouvions compter sur notre capacité à reconstituer les réserves et surtout sur la capacité de production inépuisable de la Chine.

Plus récemment, en mai 2019 un rapport d’experts publié par Santé Publique France lançait une autre alarme : « En cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer à raison de 20 millions de boîtes en cas d’atteinte de 30% de la population. »

Début janvier 2020, il n’y a plus en France de stock de masques FFP2 et nous disposons de 117 millions de masques chirurgicaux.

Et alors…et alors…Eh ! Eh ! Covid est arrivé.

Le 23 janvier, heureusement un grand spécialiste mondial, français de surcroit, de la virologie nous rassure : « Le monde est devenu complètement fou…pour deux ou trois chinois qui meurent…comme un bus qui tombe au Pérou…c’est tellement dérisoire que ça finit par être hallucinant. C’est juste du délire…enfin c’est pas sérieux. »

Le 26 janvier Agnès Buzyn, ministre de la Santé nous assure qu’il n’y aura pas de pénurie de masque en cas d’épidémie Covid 19 en France.

Le 27 janvier : on recommande l’usage du masque uniquement pour les personnes malades et des équipements de protection uniquement pour les soignants.

En février, l’épidémie s’étend, la Chine réserve sa production pour ses propres besoins. Le masque se fait rare et très recherché sur le marché mondial.

Le 25 mars Sibeth Ndiaye nous indique que quand les gestes barrières sont respectés, il n’y a pas besoin de masque (NDLR : ici, ce n’est pas un masque qui s’impose mais un bâillon)

Ce même 25 mars, changement de discours : l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) indique un protocole de traitement permettant une réutilisation des masques en tissu à usage non sanitaires prévus dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 :

Dans le contexte de l’épidémie à Covid-19, l’usage de masques dédiés pour des usages non sanitaires présente un intérêt pour réserver l’utilisation des masques ayant le statut de dispositif médical ou d’équipement de protection individuel aux personnels de santé

L’agence reconnaît donc l’intérêt de masques dits « à usage non sanitaire » et donc utilisables (et utiles) pour d’autres que les personnels de santé.

Dans la mesure où l’on sort du sanitaire strict, on pourrait s’attendre à ce que la bride sur la fabrication tout venant de masques soit relâchée pour en permettre une fabrication et une distribution augmentée. Mais les ayatollah de la norme gardent la main.

Le 27 mars l’AFNOR fournit un référentiel de fabrication, assez contraignant.

Le 2 avril, prenant les autorités de cours, l’académie de médecine propose de rendre obligatoire masque grand public appelé aussi alternatif

« Toute personne qui sort dans la rue devrait être considérée comme un porteur qui s’ignore et mettre un masque sur son visage pour éviter de contaminer ses voisins » précise Yves Buisson, membre de cette académie.

Résumons : La communauté scientifique valide l’intérêt du masque et demande que son port soit généralisé dans les lieux publics. D’autres pays sont arrivés aux mêmes conclusions et surtout les appliquent , mais les irréductibles gaulois se distinguent encore : il n’est à ce jour pas possible de se procurer par soi-même un masque !

Masques dans les pharmacies ? Pas possible. Depuis un décret du 13 mars les masques chirurgicaux et FFP2 sont réquisitionnés par l’état jusqu’au 31 mai. Les pharmaciens ne peuvent donc pas les vendre au grand public. Soit, mais qu’en est-il des masques en tissu ? Ils ne font pas partie de la liste des marchandises autorisées à la vente en pharmacie ! Cette liste évolue au rythme administratif habituel. Aux dernières nouvelles, elle est à l’horizon, cette ligne imaginaire qui recule au fur et à mesure qu’on s’en approche.

Masques dans les grandes surfaces, comme au Maroc ou en Autriche ? Vous n’y pensez pas : il s’agit d’un produit de santé, on ne peut pas vendre cela comme du papier toilette et actuellement, le gouvernement les réquisitionne.

Alors, que faire ? Alors : sortez vos trousses à couture, bricolez, ne vous imposez aucune contrainte, aucune norme et soyez tranquilles : l’administration veille non pas sur vous mais sur les textes qui vous protègent. La preuve, regardez les courbes : à la différence d’autres pays au départ plus atteints, la France a atteint un plateau de contaminations et décès et s’y est stabilisée.

Il court il court le Covid…

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#1MASQUEPOURTOUS c'est maintenant 

 
 

Résilience ou "rebondir"

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"La plus grande gloire dans la vie ne réside pas dans le fait de ne jamais tomber, mais dans celui de se relever à chaque fois que nous tombons." Neslon Mandela

RESILIENCE : De l'anglais resilience qui vient du verbe latin resilio, ire, littéralement « sauter en arrière », d'où « rebondir, résister » (au choc, à la déformation)(https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience_(psychologie)
Initialement la résilience est la résistance d'un matériau au choc. On parle de "Coefficient de résilience".  (https://www.cnrtl.fr/definition/r%C3%A9silience.) 
La traduction du terme anglais resilience est « rebondissement ». Ainsi, la déduction possible en appliquant le terme « résilience » à l’être humain serait que la résilience est la capacité d’une personne à rebondir suite à un choc - émotionnel ou même physique -, soit un traumatisme.

boris cyrulnikTrès tendance,  développé largement en France par Boris Cyrulnik, la résilience est devenue  un "fashion word".  Dès qu'on l'emploie on impressionne son entourage.C'est ainsi. Rebondir est le terme le plus  basique et explicite, à partir de là on peut décliner allégrement les rebonds de la vie et sans le savoir vous parlerez de résilience. On aura besoin de rebondir et de s'adapter  lors de la 4° vague du COVID-19. La 4° vague qui est déjà installée et qui sera à son paroxysme à la sortie de la pandémie c'est le stress post traumatique, le burned out, la déprime, la perte de son emploi, des difficultés financières etc. Boris Cyrulnik de préciser ; "Le malheur n'est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d'organiser une autre manière de comprendre le mystère de ceux qui s'en sont sortis : la résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit d'adversité." . C'est donc s'adapter rebondir. La plus belle image , c'est quand on est au fond de l'eau et que grâce à un coup de pied  on remonte vers la surface dans un temps plus ou moins long en fonction de ce qui a provoqué la chute dans l'eau, c'est un "coup" éclair de résilience. Nous sommes toutes et tous comme Mr Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, nous sommes régulièrement dans la résilience chaque fois que se présente un problème. Evidemment ce rebond est plus ou moins aisé à obtenir, dans certains cas une aide sera nécessaire voire elle seea importante. C'est une vue très simpliste de la résilience , une vision pragmatique de la vie. Autre commentaire de Boris Cyrulnik qui va dans sens : "Contrairement aux États-Unis, où le terme "résilience" est d'usage courant, tel un marqueur d'optimisme, en Europe il est plus difficile de l'imposer, comme si nous avions un penchant pour le misérabilisme", en fait la résilience est fonction de notre personnalité , de notre caractère et de la volonté de s'en sortir. Les américains sont de fait optimistes et surtout pragmatiques ,chaque problème appelle une réponse adpatée, simple et rapide, vision simpliste de la vie, mais qui a ses avantages et ses défauts. Résilience et Confinement , le cas des astronautes, la résilience est alors primordiale; ils sont formatés pour cela.Le philosophe lui  décortique , analyse la résilience, pour en faire une science, c'est ainsi. L’humour est un mécanisme de défense de niveau supérieur qui facilite la résilience, c'est une protection efficace.Pour cette pandémie on aura toutes et tous besoin de rebondir, chacun le fera en fonction de sa personnalité , de son adaptation, de ses possibilités, nous allons tous conjuguer résilience au présent et au futur pour faire en sorte que le passé s'efface, chacun aura son rythme. Après la résilience ,il y aura le positivisme qui essaiera d' éviter la rechute.Nous sommes propriétaires de notre coefficient de résilience qui nous est propre, ce coefficient est plus ou moins important c'est une partie de nous-même qu'il faut s'appliquer à rechercher, notre résilience est intrinséque, à nous de la développer ou non, seul ou accompagné.
rebond
Pour rebondir #1MASQUEPOURTOUS ! c'est maintenant sans attendre 

COVID-19 et Street Art

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant."  Picasso

street art 1
strret 4
Et toujours comme vous le voyez #1MASQUEPOURTOUS

Alerte !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Toujours les dieux nous avertissent de leur colère par des signes certains"
Sénèque ; Œdipe - env. 60 ap. J.-C.


COVID-19 (rappel décret de Loi) :  interdiction de déplacement de toute personne hors de son domicile sauf motif précis : et notamment, quand les consultations et soins ne peuvent  être assurés à distance et ne peuvent être différés ,consultations et soins des patients atteints d'une affection de longue durée.


Voici officiellement (conférence du 19/04/2020) l'état de la situation de l'activité médicale en Médecine libérale , situation grave.
soins
Elle est la  conséquence non prévue du confinement. Anticiper est la base d'une politique, une fois de plus aucune anticipation. Les chiffres sont à la fois alarmants et démonstratifs.Les patients atteints d'affections chroniques sont de tout âge avec une prépondérance de seniors.Les ALD constituent un enjeu croissant sur le plan humain, sanitaire et financier : près de 11 millions de personnes sont atteintes en France aujourd'hui d'une de ces affections, le nombre de patients progresse de plus de 5 % par an depuis 10 ans.Ces patients justifient d'un suivi régulier assuré d'abord par le médecin traitant puis par le ou les spécialistes de l'affection ou des affections concernées si nécessaire. Le cumul d'affection est de plus en plus fréquent. D'un côté il y a donc les "chroniques" et  de l'autre les "urgences". Que ce soit en libéral et ou à l'hôpital la prise en charge ne doit pas être interrompue. Il ne faut donc pas déserter les cabinets , les cliniques et les hôpitaux et interrompre ce suivi. Pour les urgences , pas de discussion on doit les prendre, merci aussi à SOS Médecins. Que va t il se passer si le suivi ne se fait pas, on ira en  sortie de crise vers une aggravation de ces patients voire des décès indus. Suivre les patients chroniques c'est un enjeu de santé publique .

La situation actuelle dans nos cabinets est préoccupante à double titre : les soins de suivi et la pérénnité des cabinets (ne nous voilons pas la face). Il est donc nécessaire et même urgent de revoir les dossiers des patients "chroniques" et de rappeler ceux qui posent le plus de problémes . En travaillant ainsi , vendredi dernier j'ai eu 6 urgences vasculaires et 4 suivis, j'ai du faire hospitaliser en urgence 2 des suivis. Pourquoi ? L'un:   "j'ai arrêté le traitement, plus de médicaments" (depuis le début du confinement !) , l'autre artéritique "je ne marche plus et j'ai repris le tabac, car je déprime."
Les patients n'ont pas compris les points suivants : 
- Ils peuvent appeler leur médecin qui orientera le patient : télémédecine et/ou consultation, voire visite
- Ils peuvent aller à la pharmacie même si l'ordonnance n'a pas été renouvelée, le pharmacien lui remettra les médicaments
- Ils pensent qu'ils n'ont pas le droit de se déplacer vers leur médecin ni vers le spécialiste
- Au téléphone, par télémédecine ils minimisent leur état de santé, in vivo on s'aperçoit tout de suite qu'il y a un problème.
iStock 1197307188- Le CONFINEMENT fait l'actualité tous les jours, si on ajoute la peur d'être contaminé , on assiste à un repliement sur soi complet.
- Autres exemples : le dépistage des cancers a diminué, le non suivi des psychotiques et autres est dangereux, les vaccins chez les enfants ne sont plus réalisés notamment les rappels, les grossesses sont suivies mais pas toutes, rappel téléphonique quelque fois nécessaire.
- Dernier point et non des moindres, l'ORGANISATION : il faut dans les cabinets une organisation adaptée au niveau de l'attente (distanciation) ,  la protection du médecin et du patient, si on a de la chance donc pourvu en masques, il faut équiper les patients etc. Nous devons nous protéger et protéger les patients, je ne pense pas que les autorités aient imaginé tout cela 1 seconde.C'est vrai qu'avec 18 masques /semaine on ne peut travailler sereinement. Quant aux sur blouses et autres : RAS à l'horizon, la débrouille , c'est made in France,  mais ça c'est une autre histoire, on a l'habitude ! Le système D, avec  comme D...... !!!!!!!

Le mot de la fin : 
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Et  #1MASQUEPOURTOUS ! c'est maintenant, médecins et patients 

Statistiques COVID-19 : 21/04/2020

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Statistiques : Aujourd'hui 1046 - Hier 1170 - Cette semaine 1046 - Ce mois-ci 7091 - Total 652713