Les propos qui sont tenus ici n’engagent que leur auteur. Les textes sont actualisés régulièrement et corrigés en cas d'erreur. Bonne visite

Dossier : optimiser l'adhérence aux recommandations

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

iconographie observance
 
"Ne renoncez jamais à un rêve juste à cause du temps qu'il faudra pour l'accomplir. Le temps passera de toute façon." Earl Nightingal

"Que de temps perdu à gagner du temps " Paul Morand

« Le rassurant de l'équilibre, c'est que rien ne bouge. Le vrai de l'équilibre, c'est qu'il suffit d'un souffle pour tout faire bouger. » Julien Gracq

Roberto F E Pedretti, Dominique Hansen, Marco Ambrosetti, Maria Back, Thomas Berger, Mariana Cordeiro Ferreira, Véronique Cornelissen, Constantinos H Davos, Wolfram Doehner, Carmen de Pablo y Zarzosa, Ines Frederix, Andrea Greco, Donata Kurpas, Matthias Michal, Elena Osto, Susanne S Pedersen, Rita Esmeralda Salvador, Maria Simonenko, Patrizia Steca, David R Thompson, Matthias Wilhelm, Ana Abreu, How to optimize the adherence to a guideline-directed medical therapy in the secondary prevention of cardiovascular diseases: a clinical consensus statement from the European Association of Preventive CardiologyEuropean Journal of Preventive Cardiology, 2022;, zwac204, https://doi.org/10.1093/eurjpc/zwac204


Comment optimiser l'adhésion à une thérapie médicale selon les recommandations dans la prévention secondaire des maladies cardiovasculaires : une déclaration de consensus clinique de l'Association européenne de cardiologie préventive
https://academic.oup.com/eurjpc/advance-article/doi/10.1093/eurjpc/zwac204/6696608
Libre d'accès

L'adhésion optimale du patient au traitement est un facteur clé du succès de la prévention secondaire des maladies cardiovasculaires (MCV).


Cependant, des taux insatisfaisants d'observance du traitement des facteurs de risque de MCV et des maladies cardiovasculaires ont été observés de manière constante au cours des dernières décennies.

Par conséquent, la réalisation d'une adhésion optimale aux mesures de style de vie et à la thérapie médicale recommandées dans la prévention secondaire et la réadaptation est un grand défi pour de nombreux professionnels de la santé. Par conséquent, dans ce document de consensus clinique de l'Association européenne de cardiologie préventive, une réévaluation moderne de l'adhésion au traitement optimal est fournie, ainsi que des suggestions simples, pratiques et réalisables pour atteindre cet objectif dans le cadre clinique, en se concentrant sur des concepts fondés sur des preuves.

L'adhésion aux traitements pharmacologiques et aux modes de vie sains est faible dans la prévention secondaire des MCV.

Cependant, l'adhésion au traitement est un problème extrêmement complexe.

C'est probablement à cause de cette complexité que, malgré la grande taille de la littérature disponible et la prise de conscience généralisée de son importance, les approches efficaces pour résoudre ce problème font défaut dans la pratique clinique quotidienne.

Puisqu'un problème complexe n'a pas nécessairement de solution simple, dans la pratique clinique quotidienne, chaque professionnel de la santé est nécessaire pour augmenter la sensibilité que, sans tenir compte de l'adhésion du futur patient aux thérapies, tous les efforts déployés pour améliorer l'état de santé du patient peuvent être insuffisants.

Chaque professionnel de santé doit donc appliquer une approche pluridisciplinaire, axé sur l'adhésion à la thérapie médicale dirigée par les directives et sur un mode de vie sain pour le cœur, basé sur les connaissances actuelles. Cette approche pourrait être basée sur les étapes suivantes :

(i) l'identification des patients à risque de non-observance ;
(ii) le développement d'un parcours d'intervention multidisciplinaire utile pour soutenir l'adhésion à long terme ;
(iii) développer une stratégie adéquate de suivi à long terme.
 
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Comment optimiser l'adhésion au traitement dans les maladies cardiovasculaires.
 
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Prédicteurs de l'adhésion au traitement dans des maladies cardiovasculaires ou des facteurs de risque spécifiques.

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DETEROBSTUn exemple
 
Le cas du Diabète

La prise en charge actuelle du diabète dans la prévention secondaire des maladies cardiovasculaires reste sous-optimale, malgré la relation cliniquement significative bien établie entre un moins bon contrôle glycémique et un risque accru d'événements cardiovasculaires indésirables.

Parfois, le traitement du diabète peut être encore plus difficile lorsque non seulement le contrôle glycémique est ciblé, mais également le profil lipidique, le poids corporel et la TA du patient diabétique.

Cela conduit souvent à la nécessité de prendre différents médicaments en combinaison avec des ajustements importants du mode de vie (par exemple, nutrition, arrêt du tabac et activité physique/entraînement physique), et une approche par étapes est recommandée par les les recommandations, qui devrait être mieux réglé par un processus de prise de décision partagée.
 
Dans ce processus, une éducation à la santé peut être proposée : très souvent, la littérature en santé est faible chez les patients diabétiques, ce qui affecte négativement l'adhésion au traitement.

En plus de l'intensité du traitement, il existe d'autres facteurs prédictifs d'une moindre observance du traitement : anxiété, détresse liée au diabète, âge avancé, mauvaise communication avec les professionnels de la santé, stress, inquiétudes concernant les médicaments, troubles cognitifs et faibles niveaux d'autonomie.

En particulier, l'expérience d'hypoglycémies fréquentes peut réduire considérablement l'observance des prescriptions de médicaments hypoglycémiants. Par conséquent, il est important de fournir un suivi étroit/régulier du patient diabétique, dans lequel ces effets secondaires peuvent être corrigés en temps opportun. D'autre part, une auto-efficacité élevée, un soutien social et familial et l'acceptation de la maladie ont un effet bénéfique sur l'adhésion aux médicaments et au mode de vie

FUTUREADHE
 
81 Observances des traitements 140520
 
Données françaises, LEEM 2019
fig 1 art 180199 fr


Les cinq dimensions de la non-adhésion, adaptée de l’OMS 2003

REACH1REACH2
1 s2.0 S1957255718301305 gr1
Allons plus loin avec Gérard Creach

https://muco-cftr.fr/downloads/congres/JFM2018/G_Reach-Observance_et_inertie_clinique.pdf




3 niveaux de solutions digitales pour améliorer lobservance médicamenteuseOptimliser l'observance :https://www.alcimed.com/fr/les-articles-d-alcim/comment-ameliorer-observance-medicamenteuse-grace-aux-outils-digitaux/

Commentaire

L'adérence des patients aux recommandations passe d'abord par l'adhérence des médecins aux recommandations. Puis dans un deuxième temps il y a l'adhérence du patient aux recommandations théraeutiques prescrites par le médecin. C'est la partie le plus difficile et la plus à risque.  Cett observance est encoter trop souvent meise en qurestion. Une ordionnace ne doit pas aller au delà de 5 molécules différentes. Cette ordonnance doit être commentée et expliquée.C'est times consumming" mais c'est très important. L'éducation thérapeutique est la solution, la seule et la  bonne solution.Mais cette éduication thérapeutique, pour faire simple " ezst en panne surtout en médecine libérale. Les IPA (Infirmièr(e)s de Pratique Avancée) représente aussi la solution, la bonne solution.. Enfin l'utilisation de l'intelligence artificielle pour suivre l'observance des patients est certainement la solution de demain.Une autre solution la délivrance des médicaments à l'unité et la surveillance de la prise par un tiers.

Dernier point la POLYPILL est une solution à l'observance ......
 
Soyons humbles lorsque l'on prescrit.

Commentaires 

Prévention MTEV et Covid-19, RECOS 2022

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

iconographie : THROMBOSECOVID

“La réalisation réside dans la pratique.” Bouddha



Practical Recommendations for Optimal Thromboprophylaxis in Patients with COVID-19: A Consensus Statement Based on Available Clinical Trials
 
Konstantinos G. Kyriakoulis , Evangelos Dimakakos ,Ioannis G. Kyriakoulis ,Mariella Catalano , Alex C. Spyropoulos ,Sam Schulman  James Douketis  ,  Anna Falanga  , Anthony Maraveyas ,Dan-Mircea Olinic , Jill Belch  , Grigorios Gerotziafas , Konstantinos Syrigos   Anastasios Kollias  and COVID-19 Thrombosis Collaborative Group, Endorsed by VAS-European Independent Foundation in
Angiology/Vascular Medicine, UEMS Division of Angiology/Vascular Medicine/and ESVM-European Society of Vascular Medicine and Supported by the Balkan Working Group for Prevention and Treatment of Venous ThromboembolismJ. Clin. Med. 2022, 11, 5997. https://doi.org/10.3390/jcm11205997

Article libre d'accès 
https://www.mdpi.com/2077-0383/11/20/5997/htm


WWTTDDLe WORLD THROMBOSIS DAY c'est aussi THROMBOSE et COVID-19

Résumé

Il a été démontré que la maladie à coronavirus  (COVID-19) est fortement associée à un risque accru d'événements thromboemboliques veineux (MTEV), principalement chez les patients hospitalisés, mais également en ambulatoire.

Il a été démontré que la thromboprophylaxie pharmacologique offre des avantages significatifs en termes de réduction non seulement des événements de MTEV, mais également de la mortalité, en particulier chez les patients gravement malades atteints de COVID-19.

Bien que la principale source de preuves provienne d'études observationnelles comportant plusieurs limitations, la thromboprophylaxie est actuellement recommandée pour tous les patients hospitalisés présentant un risque hémorragique acceptable par toutes les directives nationales et internationales. Récemment, des données de haute qualité provenant d'essais contrôlés randomisés (ECR) appuient davantage le rôle de la thromboprophylaxie et fournissent des informations sur la stratégie optimale de thromboprophylaxie. L'objectif de cette déclaration est d'examiner systématiquement toutes les données probantes disponibles issues d'ECR concernant les stratégies de thromboprophylaxie chez les patients atteints de COVID-19 dans différents contextes (hospitalisés ou ambulatoires) et de fournir des conseils fondés sur des données probantes aux questions pratiques de la pratique clinique quotidienne. Des questions cliniques accompagnées de recommandations pratiques sont fournies sur la base de données issues de 20 ECR qui ont été identifiés et inclus dans la présente étude.

Dans l'ensemble, les principales conclusions sont :

(i) la thromboprophylaxie doit être administrée à tous les patients hospitalisés atteints de COVID-19,
(ii) une dose optimale de thromboprophylaxie en milieu hospitalier dépend de la gravité de la COVID-19,
(iii) la thromboprophylaxie doit être administrée le une base individualisée chez les patients post-congés atteints de COVID-19 à haut risque thrombotique,
(iv) la thromboprophylaxie ne doit pas être systématiquement administrée aux patients externes.
 
Les changements concernant les variantes dominantes du SRAS-CoV-2, le large statut vaccinal (augmentation des taux de vaccination et de réinfections) et la disponibilité des thérapies antivirales et des anticorps monoclonaux pourraient affecter les caractéristiques des patients atteints de COVID-19 ; ainsi, de futures études nous renseigneront sur le risque thrombotique et les stratégies thérapeutiques optimales pour ces patients.
 
Recommandation 1 : La thromboprophylaxie est associée à un bénéfice de survie (faible dose par rapport à l'absence de thromboprophylaxie) et est recommandée pour tous les patients hospitalisés atteints de COVID-19 avec un profil de risque hémorragique acceptable.

Recommandation 2 :
L'HBPM possède le plus grand nombre de preuves concernant le rôle bénéfique de la thromboprophylaxie chez les patients hospitalisés atteints de COVID-19 et devrait actuellement être considérée comme le médicament de choix.

Recommandation 3:Tous les patients hospitalisés atteints de COVID-19 doivent au moins recevoir une anticoagulation prophylactique en temps opportun. En cas de risque élevé de saignement/saignement actif, une prophylaxie mécanique doit être utilisée.

Chez les patients à haut risque thrombotique, non gravement malades (hors soins intensifs), une dose thérapeutique d'héparine (HBPM/HNF) est recommandée, en tenant compte du risque hémorragique individuel du patient.


Le rôle de la dose intermédiaire d'héparine chez ces patients n'a pas été suffisamment étudié dans les ECR.

Pour les patients gravement malades (USI), des doses plus élevées n'offrent aucun avantage et augmentent le risque de saignement ; par conséquent, une dose prophylactique doit être administrée, de préférence avec HBPM/HNF.

Recommandation 4
: Les médicaments antiplaquettaires ne doivent pas être systématiquement initiés pour la thromboprophylaxie et l'administration concomitante avec des anticoagulants doit être envisagée sur une base individuelle, en tenant compte de l'indication du traitement antiplaquettaire et du risque thrombotique/hémorragique de chaque patien

Recommandation 5 : La thromboprophylaxie doit être considérée comme une intervention cliniquement bénéfique et à faible risque de saignement pour la plupart des patients hospitalisés atteints de COVID-19. Une évaluation détaillée et individualisée du risque de saignement doit être effectuée, en particulier dans les cas où des doses accrues sont envisagées.

 
Recommandation 6 :
Patients externes :

Les données disponibles indiquent une thromboprophylaxie pharmacologique de routine chez les patients ambulatoires atteints de COVID-19 en général.

Il est raisonnable de suggérer une thromboprophylaxie individualisée chez les patients ambulatoires présentant un risque élevé d'aggravation de la maladie (avec des facteurs pronostiques défavorables pour une maladie grave, des candidats potentiels à l'hospitalisation ou à des « programmes d'hospitalisation à domicile ») et/ou un risque accru de TEV après une évaluation minutieuse du risque hémorragique .

Une évaluation et une réévaluation régulières de l'aggravation de la maladie et du risque de saignement sont fortement recommandées.

Après la sortie de l'hôpital : une anticoagulation prophylactique après la sortie de l'hôpital avec du rivaroxaban 10 mg une fois par jour pendant environ 1 mois est recommandée chez les patients à haut risque de TEV si aucune interaction médicamenteuse n'est attend
 
Commentaire : la grande INCONNUE, la DOSE INTERMEDIAIRE en prévention patient grave en hospitalisation mais pas en réanimation.........COVI-DOSE ? 
 
 

Thrombose veineuse profonde en "180 secondes" WTD DAY DAY

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

 
 « Les choses en médecine ne se mesurent et ne se considèrent que par leurs sens et effets. » Ambroise Paré

« Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours. » Louis Pasteur

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SECONDE69L'écho-Doppler en cas de suspicion de TVP est un acte qui doit être bref et parfait

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Le diagnostic en urgence de TVP est un acte fréquent en Médecine Vasculaire, nous sommes les référents reconnus dans ce domaine. Notre expertise se doit d'être la plus précise possible. Au décours du suivi de ces patients  deux paramètres importants : la durée du traitement anticoagulant et le risque de récidive à leur arrêt. On doir rajouter le risque hémorragique des anticoagulants et enfin les souhaits des patients. Ne pas oublier que porter le diagnostic de TVP entraîne souvent des répercussions psychologiques chez les patients, comparable au stress post traumatique. Les RCP THROMBOSE peuvent être au cas par cas d'un grand secours pour envisager ou non l'arrêt des anticoagulants et évaluer dans le même temps les risque de récidive. Ne pas hésiter à consulter une RCP THROMBOSE. Une décision collègiale peut s'avérer très utile dans certains cas.

La TVP "INFOGRAPHIC" 

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FbGaL0QWIAAaHlwUne autre vision de la TVP des MI par  
Brown Journal of Hospital Medicine ,@BrownJHM
 
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Diabète : prévention, traitement

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

 « J'ai toujours dû suivre un régime. Je suis diabétique, alors je vis de toute façon avec un style de vie juste pour rester en bonne santé et ne pas finir à l'hôpital. » Halle Berry
 
 
Jean Reno, diabétique: "Cette maladie s'apprivoise"
 

Obesity and Weight Management for Prevention and Treatmen
t of Type 2 Diabetes,Cherry Jiang, MD; Adam S. Cifu, MD; Susan Sam, MD JAMA Published online July 11, 2022

Gestion de l'obésité et du poids pour la prévention et le traitement du diabète de type 2
https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/2794311


Population cible Patients adultes atteints de diabète de type 2 et d'obésité


Principales recommandations
  • Le régime alimentaire, l'activité physique et la thérapie comportementale doivent être conçus pour atteindre et maintenir une perte de poids d'au moins 5 %. Une perte de poids supplémentaire entraîne généralement de nouvelles améliorations du contrôle du diabète et du risque cardiovasculaire (niveau de preuve B).
  • Les interventions visant à perdre du poids doivent inclure une fréquence élevée de conseils (>= 16 séances en 6 mois) pour atteindre un déficit énergétique de 500 à 750 kcal/j (niveau de preuve A).
  • Lors de la sélection de médicaments hypoglycémiants pour les personnes atteintes de diabète de type 2 et d'embonpoint ou d'obésité, tenez compte de l'effet des médicaments sur le poids (niveau de preuve B).
  • Les médicaments amaigrissants sont efficaces en complément d'un régime alimentaire, d'une activité physique et de conseils comportementaux pour certaines personnes atteintes de diabète de type 2 et d'un indice de masse corporelle (IMC) d'au moins 27 (niveau de preuve A).
  • La chirurgie métabolique devrait être une option recommandée pour traiter le diabète de type 2 chez les personnes ayant un IMC d'au moins 40 (> = 37,5 chez les Américains d'origine asiatique) et chez celles ayant un IMC de 30 à 39,9 (32,5-37,5 chez les Américains d'origine asiatique) qui ne n'obtient pas de perte de poids durable ou d'amélioration des comorbidités avec des méthodes non chirurgicales (niveau de preuve A).

Résumé du problème clinique

Le diabète de type 2 est une maladie caractérisée par une résistance à l'insuline et un dysfonctionnement des cellules pancréatiques [bêta] entraînant une hyperglycémie. On estime que 34 millions de personnes aux États-Unis (environ 1 sur 10) sont atteintes de diabète, dont environ 90 à 95 % sont atteintes de diabète de type 2. Le risque de diabète de type 2 augmente avec l'obésité et la perte de poids est associée à un meilleur contrôle glycémique. L'obésité et le diabète de type 2 augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, l'une des principales causes de décès aux États-Unis.

Caractéristiques de la source de la recommandation

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Cette recommandation ( tableau) a été développé par l'association à but non lucratif ADA (
American Diabetes Association). Le comité de pratique professionnelle de l'ADA, un groupe multidisciplinaire, est nommé pour examiner et mettre à jour le document des normes de soins chaque année. Bien que l'ADA ait des entreprises commanditaires, y compris de grandes sociétés pharmaceutiques, l'ADA finance le développement de ses normes de soins sur les revenus généraux et n'utilise pas les fonds de l'industrie à cette fin. Le Comité de pratique professionnelle pour cette ligne directrice comprenait des médecins, des infirmières et des diététiciens qui sont des experts en soins et en éducation au diabète. Les membres étaient tenus de divulguer les conflits d'intérêts potentiels, mais les conséquences des conflits n'étaient pas discutées. Plusieurs membres étaient consultants ou faisaient partie de conseils consultatifs de sociétés pharmaceutiques. Le comité a effectué des recherches documentaires complétées par la contribution du personnel de l'ADA et de la communauté médicale dans son ensemble. Les revues systématiques formelles ne faisaient pas partie du processus. Des mises à jour importantes basées sur de nouvelles preuves ont été envisagées pour inclusion en milieu de cycle.

Base de preuves

Chaque recommandation a reçu une note de A (preuves claires ou venant à l'appui d'essais cliniques randomisés [ECR] bien menés ou de méta-analyses de puissance adéquate ; preuves non expérimentales convaincantes [p. ex., règle « tout ou rien »]), B (preuves à l'appui d'études de cohorte ou cas-témoins bien menées), C (preuves à l'appui d'études mal contrôlées ou non contrôlées ; preuves contradictoires avec le poids de la preuve à l'appui de la recommandation) ou E (consensus d'experts ou expérience clinique).

Recommandation d' interventions non pharmacologiques telles que l'alimentation, l'activité physique et la thérapie comportementale pour atteindre et maintenir une perte de poids d'au moins 5 %.

Cette recommandation était basée sur les résultats d'une revue systématique sur l'association des résultats des interventions de perte de poids liées au mode de vie avec les taux d'hémoglobine A 1c , la tension artérielle et les lipides chez les personnes obèses et diabétiques de type 2. Une amélioration de ces critères d'évaluation n'a été notée que dans 2 des 11 essais. Les 2 essais positifs limitaient l'apport calorique à 1200 à 1800 kcal/j et fournissaient un soutien en personne hebdomadaire à mensuel pendant les 6 premiers mois. La recommandation des lignes directrices pour une fréquence élevée de conseils (>= 16 séances en 6 mois) pour atteindre un déficit énergétique de 500 à 750 kcal/j était également basée sur les résultats de ces 2 ECR.

La pharmacothérapie pour le traitement du diabète de type 2 peut être associée à des modifications du poids corporel. Les directives de l'ADA recommandaient de tenir compte des effets de l'agent sur le poids corporel lors du traitement de patients individuels. La metformine, les agonistes du peptide 1 de type glucagon, les inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose 2, les inhibiteurs de l'α-glucosidase et les mimétiques de l'amyline sont associés à divers degrés de perte de poids, tandis que l'insuline, les sécrétagogues de l'insuline et les thiazolidinediones sont associés à une prise de poids. Cependant, une méta-analyse qui n'a démontré aucune différence dans l'efficacité des différentes classes de médicaments sur la réduction de l'hémoglobine A 1cet l'IMC basé sur l'IMC de base suggère que les personnes obèses bénéficient des mêmes types de traitements hypoglycémiques que les personnes ayant un poids normal. La cote B indique qu'à l'heure actuelle, il n'existe aucune preuve provenant d'ECR pour appuyer la prise en compte du poids dans la sélection des médicaments pour le traitement du diabète de type 2.

Pharmacothérapie focus  : Tirzepatide Once Weekly for the Treatment of Obesity , Ania M. Jastreboff et coll, for the SURMOUNT-1 Investigators* NEJM 2022, N Engl J Med 2022; 387:205-216 DOI: 10.1056/NEJMoa2206038, 
https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2206038

nejmoa2206038 f0Dans cet essai de 72 semaines chez des participants obèses, 5 mg, 10 mg ou 15 mg de tirzepatide une fois par semaine ont entraîné des réductions substantielles et durables du poids corporel. (Soutenu par Eli Lilly ; numéro SURMOUNT-1 ClinicalTrials.gov, NCT04184622. s'ouvre dans un nouvel onglet.)

Plusieurs médicaments sont approuvés par la Food and Drug Administration des États-Unis pour la gestion du poids. La phentermine est approuvée pour une utilisation à court terme (<= 12 semaines) et l'orlistat, la phentermine-topiramate à libération prolongée, la naltrexone-bupropion à libération prolongée, le liraglutide, 3,0 mg et le sémaglutide, 2,4 mg, sont approuvés pour une utilisation à long terme ( >12 semaines). Tous sont associés à au moins 5 % de perte de poids.

La chirurgie métabolique a été recommandée comme option pour traiter le diabète de type 2 chez les personnes en surpoids qui n'obtiennent pas de perte de poids durable ou d'amélioration des comorbidités avec des méthodes non chirurgicales. Plusieurs ECR ont montré des améliorations plus importantes du contrôle glycémique avec la prise en charge chirurgicale par rapport à la prise en charge médicale. Une méta-analyse d'études de cohorte appariées et d'études prospectives contrôlées a montré une mortalité toutes causes plus faible avec la chirurgie métabolique, en particulier chez les personnes atteintes de diabète préexistant. Les événements indésirables comprennent les carences nutritionnelles, l'hypoglycémie post-chirurgie bariatrique et les risques gastro-intestinaux (p. ex., dumping syndrome).

L'utilisation de recommandations fondées sur des données probantes pour gérer le poids dans le traitement du diabète de type 2 devrait être associée à une amélioration du contrôle glycémique et du risque cardiovasculaire. Ces recommandations peuvent être nocives dans la mesure où elles mettent l'accent sur le traitement des patients obèses, qui souffrent d'un biais lié au poids, différemment des autres patients.

Discussion

Ces recommandations de l'ADA sont similaires aux directives de pratique clinique complètes de 2016 de l'American Association of Clinical Endocrinologists (AACE) et de l'American College of Endocrinology (ACE) pour la gestion de l'obésité. Les deux lignes directrices recommandent des changements de mode de vie, y compris un plan de repas à faible teneur en calories et une activité physique avec un objectif de perte de poids de 5 % à 15 % ou plus, des médicaments amaigrissants en complément des changements de mode de vie et une chirurgie bariatrique si les interventions non chirurgicales ne parviennent pas à atteindre la perte  de poids. Les recommandations de l'AACE/ACE préconisent également d'utiliser des médicaments contre le diabète qui sont associés à une perte de poids ou qui n'ont pas de poids si possible.

Domaines nécessitant une étude future ou une recherche en cours

Des recherches futures sont nécessaires dans la sélection des médicaments contre le diabète de type 2 chez les personnes en surpoids ou obèses. Des études supplémentaires sont nécessaires sur l'efficacité et l'innocuité à long terme des médicaments amaigrissants et de la chirurgie métabolique (https://medvasc.info/1557-chirurgie-bariatrique) , ainsi que sur le coût de ces traitements.


Complément à lire
Obesity and Weight Management for the Prevention and Treatment of Type 2 Diabetes: Standards of Medical Care in Diabetes—2022
https://diabetesjournals.org/care/article/45/Supplement_1/S113/138906/8-Obesity-and-Weight-Management-for-the-Prevention

Commentaire

Les deux recommandations  préconisent  des changements de mode de vie, y compris un plan de repas à faible teneur en calories et une activité physique avec un objectif de perte de poids de 5 % à 15 % ou plus, des médicaments amaigrissants en complément des changements de mode de vie et une chirurgie bariatrique si les interventions non chirurgicales ne parviennent pas à atteindre la perte  de poids. La prévention du Diabète de type 2 passent par ces objectifs. Pour convaincre les patients en excès de poids de modifier leur mode de vie il faut  parler du diabète qui peut venir compliquer leur situation actuelle. Le mot diabète ne doit pas engendrer la peur mais c'est un moyen d'encourager la prévention de sa survenue.

Focus : chirurgie bariatrique



chbbaana

https://diabetesjournals.org/care/article/45/Supplement_1/S113/138906/8-Obesity-and-Weight-Management-for-the-Prevention

BariEffethttps://my.clevelandclinic.org/-/scassets/files/org/bariatric/guides/sleep-apnea-brochure.ashx?la=en#:~:text=Bariatric%20surgery%20is%20the%20most,completely%20resolve%20their%20sleep%20apnea.

parcours obésitéhttps://www.elsan.care/fr/chpb-keraudren/parcours-obesite

D I A B E T E

Diabète
amaIgrissement
Activité physique
Education Thérapeutique
chirururgiE bariatrique

Le diabète n'est ni une malédiction, ni une maladie honteuse. C'est une affection chronique comme le sont l'HTA, les atteintes cardio vasculaires. C'est une affection qui se maîtrise à la condition de respecter des régles simples. Pour savoir si le diabète est équilibré la mesure de l'HBA1C tous les 3 mois. La glycémie au quotidien pour le diabète de type 2 , non sauf en cas de malaise ou juste de mauvaises sensations. Le régime méditeranéen est le bon régime, 3 repas / jour. Sauter des repas ou jeuner cela ne sert à rien. Activité physique régulière au quotidien ou 1 jour sur deux. La marche active est le plus simple, pas de contre indication, coût inexistant excepté les chaussures. Faire 6 à 8000 pas / j , si cela est possible, le smartphone est là pour vous guider et vous stimuler. Vous allez au restaurant , attention aux desserts, prenez un fruit et signalez le en début de repas. Manger du pain oui mais à dose très modérée, boire de l'alcool oui mais à dose très modérée.NE PAS FUMER .

 Si on fait un écart , le lendemain augmenter l'activité physique.Pour se guider rechercher sur internet l'indice glycémique des aliments. Il faut voir son médecin traitant tous les 3 à 4 mois et il vous prescrira la fameuse HBA1C, constante de régulation des 3 mois qui viennent de s'écouler. C'est la patient qui maitrise son diabète et non le contraire. Quand on veut on peut. N'accusez pas le diabète de tous vos maux. Informez vous auprés des associations de diabétiques, le vécu des autres est toujours important.Les nouvelles technologies se diffusent et aident grandement à la maîtrise diabète.  De nouveau médicaments sont sur le marché pour mieux vous soigner. Demain l'intelligence artificielle sera d'une grande aide pour les diabétiques.
 
Tout ce que je vous dit est réalisable et c'est un diabétique qui vous parle.

Il faut vouloir et non subir. Il faut s'en soucier chaque jour....ça occupe mais le diabète n'est pas une fatalité
 
JE SUIS DIABETIQUE, un TYPE DE..... et JE MARCHE TOUS LES JOURS
JE SUIS DIABETIQUE : et alors !!!!!!

Tableau CG V2
https://www.figurelyon.com/journal/2018/1/14/indice-et-charge-glycmique
indictabtab
https://solutions.pileje.fr/fr/conseil/quest-ce-que-la-charge-glycemique

Sites et adresses utile sur le DIABETE
https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/referenciel_pratiques_diabete.pdf
https://www.federationdesdiabetiques.org/
https://www.federationdesdiabetiques.org/federation/actualites/guide-de-la-haute-autorite-de-sante-has-diabete-poursuivre-ses-soins-et-faire-face-au-covid-19
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-06/strategie_therapeutique_du_diabete_du_type_2_-_fiche_memo_et_parcours_de_soins_integres_-_note_de_cadrage.pdf

PREVENTION PIED DIABETIQUE, "le talon d'Achille" du diabétique 
https://www.ameli.fr/pedicure-podologue/exercice-professionnel/presciption-prise-charge/prise-charge-situation-type-soin/situation-patient-diabete

piedsdia


World Thrombosis Day : J-2

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

« Si un médicament n’a pas d’effet secondaire, c’est qu’il n’a pas d’effet primaire. Il est illusoire de croire qu’un médicament efficace n’a pas d’effets secondaires » Georges Peters (1920-2006), Professeur de Pharmacologie, FBM Lausanne

A l'occasion du World Thrombosis Day, voici une fiche d'information patient sur la thrombose veineuse profonde (phlébite). D'autres suivront. 

Ce document est destiné aux patients et à leur entourage qui présentent une Thrombose Veineuse Profonde ou TVP ( anciennement phlébite),


Le but est de mieux comprendre ce qu’est une TVP et son traitement .

Définition : une TVP correspond à la formation d'un caillot (thrombus) à l’intérieur d’une ou des veines d’un membre inférieur le plus souvent . Mais on peut aussi présenter  une TVP au niveau des membres supérieurs , au cou ou au niveau de l'abdomen.
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La migration de ce caillot au poumon s’appelle une embolie pulmonaire qui représente la complication numéro 1 des TVP et qui peut être mortelle.

Diagnostic clinique : les symptômes principaux : il s’agit d’une douleur (non violente) d’une pesanteur qui survient au niveau du mollet ou de l’ensemble du membre avec un œdème (jambe enflée). La jambe rouge est le plus souvent en rapport avec un érysipèle  (infections cutanée ) Par contre comme le clicé le montre elle eput être discrétement cyanosée . De plus on note dans certains cas une anxiété inhabituelle du patient, une fièvre inexpliquée en post opératoire.
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Diagnostic : la mise en évidence de ce caillot se fait par l’utilisation d’un écho- Doppler, technique basée sur les ultrasons, technique fiable, non agressive, non irradiante et de plus écologique. Ci dessous un thrombus au niveau de la veine poplitée (veine drerrière le genou).
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Traitement : il repose sur l’utilisation d’un anticoagulant (fluidifiant). Aujourd’hui il existe plusieurs types d’anticoagulants pour le traitement des TVP.
bamancreLes régles à suivre avant toute  prescription médicale les questions à se poser  (in La Check-List de la Médecine Vasculaire) 
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-  En injection sous cutanée (: Tinzaparine (Innohep®) , Enoxaparine (  Lovénox®) 
Fondaparinux ( Aritxra® ) pour les principaux. Leur posologie est ajustée en fonction du poids et de plus il est indispensable de connaître la fonction rénale (clairance de la créatinine)

-  Par voie orale : ce sont les antivitamique K (AVK) comme la Coumadine® .Les AVK nécessitent un suivi biologique (prise de sang régulière) qui permet de les équilibrer. Ce test est l’INR qui doit être compris entre 2 et 3. Un carnet de suivi AVK vous sera remis. Mais la prescription d'AVK doit toujours être précédé  par une anticoagulation par voie injectable et un chevauchement de ces deux type d'anticoagiulant.

- Mais aujourd'hui on dispose d'un anticoagulant par voie orale qui agit d'emblée à la différence des AVK et qui ne nécessite pas de traitement injectable péalable ,on les appelle les Anticoagulants Oraux Directs ou AOD . Il sont actuellement le traitement de référence. Deux AOD ont l'autorisation d'utilisation pour la TVP :  Rivaroxaban (Xarelto®) et l'Apixaban ( Eliquis® ) . Pas de suivi biologique régulier pour ce médicament, pas d’INR. Un document attestant ce traitement vous sera remis. Mais attention les AOD sont des anticoagulants.Leur prescription obéit aux régles générales de prescription citées ci-dessus.

Le médecin qui initie le traitement dès le diagnostic de TVP de certitude ,  choisira l’un ou l’autre de ces traitement anticoagulants en  fonction de votre âge , de votre fonction rénale, de vos constantes biologiques, du contexte,  des autres médicaments que vous prenez, de votre risque hémorragique et de vos souhaits.

Ce traitement médical est très important mais il n’est pas le seul traitement. Vous devez chaque jour porter une compression médicale de classe 2 ou 3  (bas ou chaussettes à varices) du matin au soir, jamais la nuit ++++.
compresssPourquoi faites-vous une TVP ? : présenter une TVP après une immobilisation, un plâtre, une intervention chirurgicale, au décours de la prise de la pilule ou au décours d'une grossesse , d'un voyage long en avion, c’est possible, c’est ce que l’on appelle un facteur déclenchant. Mais présenter une TVP sans facteur déclenchant donc sans cause apparente. 

Facteur déclenchant présent = traitement anticoagulant cours 3 à 6 mois
Absence de facteur déclenchant = traitement anticoagulant long voire définitif mais à discuter au cas par cas

Si vous avez moins de 40 ans il faudra rechercher une anomalie de la coagulation que l’on appelle thrombophilie dont certaines sont génétiques. Si vous avez plus de 40 ans at que vous êtes une femme il est important d’actualiser votre suivi gynécologie si cela n’est pas le cas. Si vous êtes un homme ou une femme de plus 50 ans il faut en cas de TVP inexpliquée rechercher un cancer qui en est à son début donc le plus souvent curable, le scanner corps entier sera prescrit au cas par cas en fonction des données de la clinique, de vos antécédents personnels et familiaux, de vos affections associées. Cette recherche de cancer peut aussi comporter une actualisation des dépistages qui n'ont pas été fait tcolon, prostate notamment) .

Rien n’est systématique, toute décision d’examen complémentaire doit être argumentée et ce dans le respect de la pertinence des soins.

La vie au jour le jour : vous devez vivre normalement, marcher mais dans la mesure où vous êtes traité aux anticoagulants, vous devez réaliser un suivi régulier de l’anti coagulation par des prises de sang si vous êtes aux AVK. Pour les AOD le suivi clinique est la règle. De plus ayez un régime alimentaire normal équilibré. Enfin une phlébite doit marcher le plus tôt possible aves sa compression. Le dogme phlébite = alitement a vécu.

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Précautions à prendre : le fait d’être traité par un anticoagulant injectablle ou oral quel qu’il soit, nécessite un suivi très régulier qui sera assuré par votre Médecin traitant. Il vous aidera à mieux comprendre la gestion de ce traitement, ses effets secondaires et vous alertera sur les signes d'hémorragie.

Petits signes à connaître et à signaler à votre médecin lorsque vous êtes traité par un anticoagulant  quel qu'il soit des signes d'hémorragies peuvent appaître:  gencives qui saignent quand vous vous lavez les dents, hématomes spontanés cutanés sans traumatisme, sang dans les urines ou les selles, règles abondanters,  n'hésitez pas contactez votre médecin.

Chaque fois que vous rencontrez un médecin qui ne vous connaît pas toute spécialité confondue, précisez que vous êtes traité par un anticoagulant et la raison.

Ayez toujours sur vous un document qui atteste que prenez un traitement anticoagulant avec son nom, le mieux une ordonnance récente.
jesuisacVivre avec une phlébite est possible du fait de l'amélioration de la prise en charge de l'anticoagulation qui est plus simple, d'une compression avec des textiles agréables. La marche active quotidienne est recommandée. La pratique du sport est bénéfique, seuls les sports de combats ou aériens  sont à éviter anticoagulation oblige.

Source
https://livre.fnac.com/a14283381/Jean-Pierre-Laroche-La-check-list-de-la-medecine-vasculaire#int=:NonApplicable|NonApplicable|NonApplicable|14283381|NonApplicable|NonApplicable

#WORLDTHROMBOSISDAY

POCUS from #sfmv2022

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

« La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes. » John Maynard Keynes

"It's time to start living the life that you’ve imagined." Henry James

« L’artiste voit ce que les autres ne peuvent qu’apercevoir… » Léonard de Vinci

La délégation de tâches a été au coeur de la séance organisée par le groupe de travail ULTRASONS/SFMV  au congrés de la SFMV à Toulouse (M Dadon, P Giordana, A Diard,0 Pichot).

Quand on parle de délégations de tâches c'est qu'il existe un problème de démographie médicale à l'horizon

Le Dr Pascal Goffette du syndicat des médecins vasculaires nous apprend que les médecins vasculaires sont  "vieux" et que dans 10 ans ils seront 25% en moins ........Le Pr J Roumy de Tours a exposé les formations en ultrasons vasculaires.

Avant de prendre connaissance de la présentation de Grégoire Detriché
je vous conseille de prendre connaissance d'un article MedVasc précédent : https://medvasc.info/1689-point-of-care-ultason
 
De plus voyons qui fait ou peut pratiquer un examen ultrasonique


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Et en
fin lisez la déclaration de Michel Dauzat qui nous sevira à la fois d'introduction et de conclusion
https://medvasc.info/1799-entretien-michel-dauzat-les-ultrasons


« Après quelques décennies d’utilisation de l’ultrasonographie, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il s’agit de la plus merveilleuse méthode d’exploration clinique, au contact du malade que l’on peut interroger et écouter, à qui l’on peut parler et fournir des explications, dont on peut percevoir les douleurs et les angoisses, et que l’on peut rassurer. Cette dimension humaine n’est pas négligeable et distingue l’ultrasonographie de la plupart des autres techniques d’imagerie pour lui donner une place à part, une place qu’il importe de lui conserver. » Michel Dauzat

Position du Président du CNOM sur la délégation de tâche (Septembre 2022) 
https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/politique-de-sante/dr-francois-arnault-president-de-lordre-des-medecins-nous-allons-faire-des-propositions

"Oui, c'est une évolution importante de la position ordinale. Mais en contrepartie d'actes transférés par le médecin aux autres professionnels, nous demandons que son rôle central d'animateur soit reconnu et que des consultations longues soient mieux définies et revalorisées financièrement. Nous n'irons pas sur le terrain des syndicats pour discuter du niveau de la rémunération de ces actes. Par contre, nous les soutiendrons dans leur revendication lors des prochaines négociations face à l'Assurance-maladie.
En tout cas, la crise sanitaire que nous venons de traverser est une réelle violence. Les médecins comme les autres soignants sont dans une grande souffrance. C'est pourquoi je souhaite leur redonner de l'espoir et de la considération. L'équipe de soins coordonnés permet de réhabiliter le rôle des médecins et ils ont besoin d'entendre cela."


GREGO

Place à Grégoire Détriché  (@gdetricheMD) que je remercie d'avoir commenté pour MedVasc.info son topo remarquable , très instructif et très documenté.
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 https://medvasc.info/1785-scoop-carotide-la-boite-magiqueGREG18
Nous sommes à la croisée des chemins de la Médecine Vasculaire qui intégre de manière intriquée , la clinique, le diagnostic, la thérapeutique et la technique. Demain si la Médecine Vasculaire est confronté à un manque  de médecins , la délégation de tâches va faire irruption dans notre quotidien, elle inquiète plus qu'elle ne rassure. Les IPA (Infirmièr(e)s de Pratique Avancée ) semblent être les mieux palcé pour collaborer avec le Médecins Vasculaires. C'est une piste inétressante, à la condition que des diplômes de pratique des ultrasons leur soient ouverts.......mais toutes les portes restent ouvertes. Mais restons des Médecins Vasculaires dasn l'âme, soyons à l'écoute des patients, la technique c'est bien mais ce n'est pas tout. Nous ne sommes pas des imageurs mais des Médecins Spécialistes, une spécialité durement acquise et qui ne demande qu'à s'épanouir et à avancer et surtout à ne pas régresser.

Délégation de tâches en Médecine Vasculaire (MACSF)

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"En médecine, les dogmes ont, fort heureusement, une durée de vie plus courte que les malades".Michel Dauzat

World Thrombosis Day : pourquoi ?

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie Alors seulement est-il possible de l'aider." Hippocrate

"La santé de tous est entre les mains de chacun" Olivia Grégoire


Le WORLD THROMBOSIS DAY (WTD)
a été fondé en 2014 par la Société internationale sur la thrombose et l'hémostase (ISTH) en réponse aux demandes des membres pour une journée mondiale de sensibilisation sur la thrombose. Dirigée par un comité directeur scientifique mondial, plus de 175 organisations du monde entier ont participé à la première journée, ce qui a permis de faire connaître la maladie par le biais d'événements spéciaux, de forums éducatifs, d'une large couverture médiatique et de médias sociaux.
moyenneLe WTD intégre la THROMBOSE ARTERIELLE et la THROMBOSE VEINEUSE qui tuent une personne sur 4 dans le monde
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Le WTD a lieu depuis, le 13 Octobre de chaque année

En France la Société Française de Médecine Vasculaire  (SFMV)  Ensemble Pour Les Vaisseaux (EPLV) , le Club des Jeunes Médecins Vasculaires  (CJMV)  et l'Association des Internes  en Médecine Vasculaire (AFIMV) adhèrent au WTD, la quadruple force anti-thrombose. 
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TVPYESQuelques chiffres : 

En France, l’incidence des TVP et des EP est respectivement de 1,2 et 0,6 pour 1 000 par an. Cette incidence augmente de façon importante avec l’âge, aussi bien pour les femmes que les hommes ; après l’âge de 75 ans l’incidence annuelle de la maladie atteint 1 %. L’incidence augmente chez la femme durant la période génitale, alors après l’âge de 45 ans l’incidence est supérieure chez les hommes . La maladie thrombo embolique veineuse (thrombose veineuse profonde et ou embolie pulmonaire) (MTEV)  tue par embolie pulmonaire près de 15 000 personnes par an. On compte 125 000 cas de TVP /an en France. Une hospitalisation en médecine ou chirurgie représente un risque majeur de développer une MTEV. En fait, jusqu'à 60 % de tous les cas de MTEV surviennent pendant ou dans les 90 jours suivant une hospitalisation, ce qui en fait une des principales causes évitables de décès à l'hôpital. D'où la nécessité absolue de prévenir la MTEV, ce qui renforce l'inportance de l'évaluation de votre risque veineux.
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Le RISQUE de THROMBOSE c'est quoi : c'est de faire un jour une thrombose veineuse profonde (TVP) ou phlébite), caillot ou thrombus dans une veine, et ou une embolie pulmonaire (EP) . Ces deux entités sont réunies sous le terme MALADIE THROMBO-EMBOLIQUE VEINEUSE (MTEV)

Si votre risque est connu , une prévention adaptée peut éviter la TVP et l'EP
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Les Médecins Vasculaires quelque soit leur lieu d'exercice évalueront le risque veineux des patients lors de leur consultation à partir du 13 Octobre s'ils sont adhèrents à cette campagne (démarche volontaire) .

            Cette évalution du risque veineux doit devenir un REFLEXE .

Cette fiche n'est valide que si l'on retrouve le nom du médecin qui l'a rempli avec la patient et son tampon d'exercice.

WTD en pratique

Objectif : mise en place d'une  fiche de risque de Maladie Thrombo Embolique Veineuse (MTEV) à remettre au patient
Chez qui ? Tous les patients examinés sur une journée, mais souvent impossible, évaluation de manière aléatoire, ou 1 patient sur 2 ou sur 3 ou cibler les patients à risque
Que dira cette fiche? Vous ne présentez pas plus de risque de MTEV que la population de votre âge et de votre sexe où vous présentez un risque de MTEV
A quoi ça sert ? fiche  à montrer à votre médecin traitant, et tous les médecns qui doivent vous prendre en charge quelque soit la spécialité , en cas d’intervention chirurgicale (churgien +anésthésiste) ou de la prise d’un traitement hormonal (gynécologue) etc. Ceci permettra une prévention de la MTEV personnalisée et d’en diminuer les risques
 
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L'Association des Internes en Médecine Vasculaire  (AFIMV)  a créé un ABECEDAIRE dont  voici le  de la THROMBOSE VEINEUSE 
 qui sera prochainement en ligne, une excellente initiative (G Poenou and Co)  dont voici deux exemples : 

LIEN ABECEDAIRE VIDEO CLIP https://www.youtube.com/watch?v=XpyP9OJTUuM&feature=youtu.be&ab_channel=AssociationFran%C3%A7aiseInternesM%C3%A9decineVasculaire

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MTEV et Covid-19 : étroitement intriquées comme l'ont montré de multiples études. Pour tous les patients Covid-19 positifs il faut avoir le réflexe PREVENTION MTEV dès lors que ces patients sont hospitalisés. Pour les patients positifs qui sont à domicile, prévention au cas par cas en fonction de leur risque veineux personnel.
#WORLDTHROMBOSISDAY
#RISQUEVEINEUX

Statistiques : Aujourd'hui 1041 - Hier 1170 - Cette semaine 1041 - Ce mois-ci 7086 - Total 652708