Au coeur de la compression avec la SFMV

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« Un jour j'irai vivre en Théorie, car en Théorie tout se passe bien. »
Pierre Desproges
Préambule
Compression élastique
Julie Malloizel-Delaunay; Alain Lostes
(Traité de Médecine Vasculaire, Ed Elsevier Masson, 2021)
La compression médicale en médecine vasculaire (car d'autres spécialités utilisent la compression comme moyen thérapeutique : orthopédie, médecine du sport, rééducation fonctionnelle) est la moins connue et la plus discutée des traitements de médecine vasculaire.

En 2014, la publication des résultats de l'étude canadienne SOX a fait l'effet d'un coup de tonnerre en montrant l'absence de bénéfice du port de chaussettes de compression 30–40 mmHg en prévention du syndrome post-thrombotique .

Cependant, cette étude a fait l'objet de critiques sévères. Enfin, la compression est sans doute aujourd'hui le traitement le moins bien prescrit, le moins bien utilisé en pratique médicale .

Mais il reste, malgré tout, la clé de voûte de la prise en charge des pathologies veineuses et lymphatiques avec des indications validées, des modalités d'application précises, des contre-indications et des effets secondaires répertoriés.

Le terme de compression regroupe une gamme de dispositifs médicaux très variée (bandes élastiques et non élastiques, chaussettes, bas et manchons, vêtement, adjuvants) aptes à renforcer la fonction hémodynamique du drainage veineux et lymphatique d'un membre, à contrer l'apparition d'un œdème veineux ou lymphatique, à réduire une pression veineuse localement trop élevée, à stabiliser l'évolution d'une malformation vasculaire et à permettre la cicatrisation d'un ulcère.

Comme les interventions sur l'hygiène de vie (alimentation, activité physique) ou l'arrêt du tabac, la compression fait partie des rares moyens thérapeutiques dont l'impact sanitaire pour le patient et la collectivité est largement positif avec un coût et un risque négligeables.


Les pages Web sur la compression sont les compléments, visuels et pratiques du «Guide de la compression LMV de Décembre 2022".

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Vous y trouverez pour vous faciliter la maitrise de la compression, des vidéos consultables et des fiches pratiques téléchargeables, pour vous, vos patients et votre personnel soignant, sans limite. Ne vous en privez pas !
L’équipe rédactionnelle: JF. Auvert, P. Carpentier, C. Elbhar Pouchoux, M. Nou Howaldt, S. Mestre Godin, P. Giordana, I. Quéré, V. Soulier Sotto, A. Tissot
 
 
 
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RAPPEL

LYMPHOEDEME PRIMAIRE
Isabelle Quéré; Pascal Brouillard; Sandrine Mestre; Miikka Vikkula

(Traité de Médecine Vasculaire, Ed Elsevier Masson, 2021) 
 
■ Le terme « lymphœdème primaire » définit un cadre générique qui rassemble l'ensemble des anomalies lymphatiques constitutionnelles associées à une augmentation de volume d'un membre ou d'un segment corporel consécutif à accumulation interstitielle de lymphe.
■ Le lymphœdème congénital est présent dès la naissance. Cette définition est parfois étendue aux deux premières années de vie.
■ Le lymphœdème prénatal est un lymphœdème fœtal diagnostiqué pendant la grossesse.
■ Le lymphœdème est dit syndromique lorsqu'il fait partie d'un ensemble d'anomalies du développement d'origine chromosomique ou moléculaire.
■ L'atteinte lymphatique est dite généralisée ou systémique lorsqu'au lymphœdème s'ajoutent des anomalies lymphatiques au sein de différents organes (poumon, tube digestif) et des épanchements séreux de lymphe ou de chyle (pleurésie, ascite, péricardite).
■ L'hydrops foetalis est une anasarque fœtoplacentaire consécutive à l'accumulation excessive de liquide amniotique dans le compartiment extravasculaire et les séreuses fœtales. L'hydrops foetalis ne résulte pas toujours d'un défaut de mise en place anatomique ou fonctionnel du système lymphatique. Les causes en sont aussi multiples que celles des souffrances fœtales.

Lymphœdèmes secondaires des membres
Stéphane Vignes
(Traité de Médecine Vasculaire, Ed Elsevier Masson, 2021)

Les lymphœdèmes secondaires des membres sont dus à des lésions du système lymphatique responsables d'une accumulation de la lymphe dans le tissu interstitiel, puis d'une augmentation de volume du membre atteint. Dans les pays occidentaux, les principales causes en sont les traitements des cancers alors que dans le monde, il s'agit des filarioses à développement lymphatique. D'autre part, il existe des lymphœdèmes associés ou secondaires à d'autres pathologies plus rares. L'augmentation de volume est due initialement à une stase lymphatique, puis au développement d'une fibrose cutanée par la stimulation des fibroblastes, à l'augmentation du tissu adipeux par la stimulation des adipocytes. Ces transformations tissulaires majoritaires par rapport à la composante liquidienne lymphatique rendent la réversibilité très partielle et le lymphœdème chronique

 
INFOS COMPLEMENTAIRES UTILES