" L'imagerie cardiovasculaire est le terrain d'élection de l'intelligence artificielle. Qu'il s'agisse du coroscanner, de l'échographie ou de l'IRM, les algorithmes permettent d'extraire des informations quantitatives d'une complexité inédite, tout en réduisant la variabilité inter-observateurs" Pr Stephan Achenbach.
" Les scores de risque cardiovasculaire traditionnels reposent sur des modèles linéaires rigides. L'IA a le potentiel de capturer des interactions non-linéaires complexes dans les dossiers médicaux électroniques et l'imagerie, reclassifiant ainsi avec précision des patients à risque intermédiaire qui échappent aux grilles classiques" Dr. Ziad Obermeyer & Dr. Sendhil Mullainathan

https://academic.oup.com/ehjdh/advance-article/doi/10.1093/ehjdh/ztag164/8909588
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Contexte
L’intelligence artificielle (IA) est très prometteuse pour l’amélioration des soins cardiovasculaires, mais avant son adoption généralisée, les outils basés sur l’IA doivent être évalués dans le cadre d’essais randomisés. Nous avons réalisé une revue systématique des données probantes issues d’essais randomisés portant sur les outils d’IA en médecine cardiovasculaire.
Méthodes
Nous avons mené une revue systématique des essais randomisés comparant les outils d'IA aux soins standards en cardiologie. Les bases de données PubMed, Cochrane Central Register of Controlled Trials, Scopus et International Clinical Trials Registry Platform ont été consultées du 1er janvier 2018 au 10 avril 2026. La sélection des articles et l'analyse du texte intégral ont été réalisées par trois relecteurs indépendants, et le risque de biais a été évalué selon les critères RoB 2.
Résultats
Sur 11 151 références identifiées, 8 599 ont été conservées après suppression des doublons. Après sélection et analyse du texte intégral, 25 essais répondaient aux critères d’inclusion.
Ces essais évaluaient des outils d’IA :
* dans les soins cardiovasculaires aigus (n = 3)
* l’imagerie cardiaque (n = 6)
* l’aide à la décision thérapeutique (n = 6)
* l’électrophysiologie (n = 8)
*la cardiologie interventionnelle (n = 2).
Neuf essais étaient monocentriques et deux internationaux. Dix-sept essais (68 %) ont rapporté des résultats positifs, définis par la non-infériorité ou la supériorité de la stratégie basée sur l’IA. Le risque global de biais a été jugé élevé ou préoccupant dans 84 % des essais inclus, et seulement 36 % ont explicitement déclaré avoir suivi les recommandations CONSORT/SPIRIT-AI.
Les données issues d'essais randomisés évaluant les outils d'IA en cardiologie sont limitées et la plupart présentent un risque élevé de biais. Une plus large diffusion de ces outils dans la pratique clinique exige des essais randomisés multicentriques, internationaux et rigoureux, évaluant des critères d'évaluation pertinents pour les patients, garantissant leur validité externe et respectant les recommandations de publication.


CHATGPT

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Une revue systématique récente a analysé l'utilisation des outils d'intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la médecine cardiovasculaire, englobant vingt-cinq essais contrôlés randomisés. Les recherches démontrent que si plus de deux tiers de ces études affirment des résultats positifs, notamment en matière d'imagerie cardiaque et d'électrophysiologie, la majorité des travaux présente toutefois un risque élevé de biais méthodologiques. De surcroît, l'application clinique de l'IA souffre souvent d'une transparence insuffisante dans les rapports et d'un manque d'adhésion aux lignes directrices spécifiques. Par conséquent, les auteurs soulignent la nécessité absolue de mener des essais cliniques multicentriques et rigoureux afin de garantir la validité externe et d'évaluer véritablement les bénéfices pour les patients.







GEMINI IA
Commentaire
L'IA "envahit" la médecine, toutes les spécialités sont concernées. Ici c'est la cardiologie qui fait la "une", mais avec de la retenue. "Les auteurs notent le risque élevé de biais méthodologiques. De surcroît, l'application clinique de l'IA souffre souvent d'une transparence insuffisante dans les rapports et d'un manque d'adhésion aux lignes directrices spécifiques". Dans la conclusion de NOTEBOOKLM , il faut noter : "il faut cesser de traiter l'IA comme un gadget technologique grand public et commencer à l'évaluer avec la même rigueur clinique qu'une nouvelle molécule." Tout est dit et bien dit. N'oubliez pas qu'un patient attend un diagnostic et un traitement derrière l'utilisation de l'IA en médecine. L'IA n'est pas omnipotente et elle n'est pas supérieure à la clinique actuelle. Il faut donc se poser la question existentielle de l'IA : est-elle au point, est-elle fiable ? OUI, elle est au point et fiable. Mais autre problème non résolu : l'obsolescence d'une IA. Les données médicales évoluent en permanence, sera-t-il possible que l'IA que vous utilisez ne se périme pas rapidement, obsolescence non programmée. Quel sera le coût de l'IA pour un cabinet libéral ? Quelles seront les retombées climatiques des DATACENTERS ?
ETC...
A SUIVRE ...
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IA : menace d’obsolescence pour l’humanité ?
"Intelligence Artificielle VS Intelligence Humaine
Pour Daniel Andler, il est nécessaire de réaliser une distinction entre intelligence artificielle et intelligence humaine. En effet, pour le philosophe français, il serait impossible que la machine dépasse l’homme en termes d’intelligence, car les deux formes d’intelligence ne sont pas les mêmes.
Selon lui, l’intelligence artificielle ne pourrait être comparée à l’intelligence humaine, l’IA se rapprocherait davantage d’un « tas de connaissances ». Elle ne relèverait que d’un enrichissement venant des connaissances qu’elle accumule, lui permettant de traiter les informations plus rapidement et de manière davantage neutre, contrairement à la connaissance humaine qui est façonnée différemment pour chacun en fonction de nos évolutions sociologiques.
En définitive, ces deux concepts présentent une nature distincte, rendant toute substitution illusoire. Prenons l’exemple de l’intelligence artificielle dans le monde professionnel : si elle permet l’automatisation de certaines fonctions, elle se révèle également être créatrice d’emplois, en exigeant la mise en place de postes destinés à encadrer cette automatisation. Ainsi, l’IA ne se substitue pas à l’intelligence humaine, mais renforce sa compétitivité et enrichit son rapport à la connaissance.
L’intelligence artificielle, ou même l’AGI, ouvrent des perspectives fascinantes et novatrices, mais elles ne sauraient remplacer l’intelligence humaine. Si elle est bien régulée, l’intelligence artificielle représente un levier d’évolution, mais il est important qu’elle reste ancrée dans des principes éthiques et humanistes "



