"Avec les IA, ce qui nous distingue, ce n’est plus ce que l’on sait, mais ce que l’on imagine." Sylvain Montmory
"L'IA n'est pas une béquille, mais un tremplin : elle augmente notre intelligence sans jamais la remplacer... enfin, du moins, je l'espère !" Sylvain Montmory
"Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L'une nous montre à quel but nous devons viser, l'autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l'attendre." Henri Poincaré
"On résout les problèmes qu'on se pose et non les problèmes qui se posent." Henri Poincaré

PERPLEXITY / IA
Le syndrome de l'objet brillant (ou Shiny Object Syndrome) est un phénomène psychologique où l'on est constamment attiré par la nouveauté au détriment de la stratégie et de l'efficacité à long terme. Avec l'explosion de l'intelligence artificielle, ce syndrome a trouvé un nouveau terrain de jeu particulièrement fertile.
Voici une explication détaillée de ce concept appliqué au monde de l'IA.
1. Comprendre le syndrome de l'objet brillant
À l'origine, ce terme est utilisé en entrepreneuriat pour décrire la tendance à poursuivre chaque nouvelle opportunité, outil ou tendance, sans jamais finir ce qui a été commencé.
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L'analogie : comme un enfant (ou une pie) attiré par tout ce qui brille, l'individu délaisse ses projets actuels pour le "nouvel outil révolutionnaire".
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Le moteur : la peur de rater quelque chose (FOMO - Fear Of Missing Out) et la dopamine générée par la nouveauté.
2. L'IA : le "catalyseur" ultime
L'IA est l'objet brillant par excellence car elle évolue à une vitesse sans précédent. Chaque semaine, un nouveau modèle (GPT-4o, Claude 3.5, Gemini 1.5), une nouvelle application de génération d'images ou un nouvel outil d'automatisation sortent sur le marché.
Pourquoi l'IA nous rend "accros" à la nouveauté :
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La promesse de facilité : on espère que le prochain outil réglera magiquement tous nos problèmes de productivité.
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La barrière à l'entrée quasi nulle : Tester une nouvelle IA ne prend souvent que quelques secondes.
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La pression sociale : LinkedIn et les réseaux sociaux amplifient l'idée que si vous n'utilisez pas l'outil sorti ce matin, vous êtes déjà obsolète.
3. Les dangers pour l'entreprise et l'individu
Le syndrome de l'objet brillant en IA n'est pas qu'une distraction, c'est un risque stratégique :
| Risque | Description |
| Inefficacité | On passe plus de temps à configurer de nouveaux outils qu'à produire réellement. |
| Coûts cachés | Multiplication des abonnements "SaaS" (Software as a Service) inutilisés. |
| Dette technique | Accumulation d'outils qui ne communiquent pas entre eux. |
| Fatigue mentale | Le cerveau s'épuise à réapprendre sans cesse de nouvelles interfaces. |
4. Comment s'en protéger ?
Pour ne pas se noyer dans l'océan de l'IA, il faut passer d'une approche réactive à une approche orientée problème.
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Définir le besoin avant l'outil : Ne demandez pas "Que fait cette IA ?", demandez "Quel problème dois-je résoudre aujourd'hui ?".
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La règle des 90 jours : avant d'adopter un nouvel outil complexe, engagez-vous à maîtriser pleinement l'outil actuel pendant 3 mois.
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Veille passive vs active : lisez les actualités sur l'IA (veille passive), mais n'installez rien tant que vous n'avez pas un cas d'usage concret (veille active).
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L'audit de valeur : Demandez-vous : "Est-ce que cet outil m'apporte un gain de temps de 20% ou est-ce juste 'cool' ?"
SYNTHESE/NOTEBOOK
Ce texte explore le syndrome de l'objet brillant, un comportement psychologique poussant les individus à privilégier la nouveauté au détriment de l'efficacité durable. L'auteur souligne que l'essor rapide de l'intelligence artificielle agit comme un catalyseur pour ce phénomène, alimenté par la pression sociale et la peur de devenir obsolète. Cette quête constante d'outils inédits entraîne des risques majeurs, tels que la fatigue mentale, l'inefficacité productive et l'accumulation de coûts inutiles. Pour contrer cette tendance, la source préconise d'adopter une approche pragmatique centrée sur la résolution de problèmes réels plutôt que sur l'attrait technologique. Enfin, l'adoption de stratégies de veille sélective et de périodes de maîtrise technique permet de maintenir une stabilité stratégique face à l'innovation perpétuelle.



https://epanessence.com/syndrome-objet-brillant/
SYNTHÈSE / NOTEBOOKLM
Ce texte explore le syndrome de l’objet brillant, une tendance psychologique qui pousse les individus à délaisser leurs projets en cours pour poursuivre sans cesse de nouvelles opportunités perçues comme miraculeuses. L'auteur analyse ce comportement comme une recherche de plaisir immédiat stimulée par la dopamine, souvent ancrée dans une peur inconsciente de l'échec ou de l'ennui. Cette quête perpétuelle entraîne des pertes financières et un sentiment d'inachèvement, car elle empêche toute construction durable dans les domaines du business et du développement personnel. Pour s'en libérer, la source préconise de cultiver l'ancrage, d'accepter les limites de la routine et de comprendre les besoins émotionnels profonds qui motivent ce besoin de distraction. En somme, la solution réside dans l'engagement volontaire vers une voie unique afin de transformer une curiosité dispersée en une force créatrice stable.

L'objet brillant, c'est l'IA. Elle attire tout le monde, les médecins en particulier. On croit à tort que l'on va tout régler avec l'IA : prédire, déléguer, développer une médecine augmentée, voire remplacer les médecins pour certaines tâches enfin des robots "partout" etc. Mais l'IA "médicale" : avant de se précipiter, il faut réfléchir à des choses simples, ce que l'on appelle le "bon sens". À quoi va me servir cette IA ? De plus les coûts sont très importan etelle pollue la planète. De plus, l'évolution des IA "médicales" se fait à une vitesse supersonique, ce n'est pas pour autant que l'on soit dans l'urgence de céder à l'IA. Il faut donc prendre son temps avant de signer le bon de commande et étudier précisément ce qu'elle va apporter dans la pratique médicale au quotidien. L'IA a des capacités immenses, c'est une certitude, mais elle doit être une acquisition réfléchie. L'objet brillant, quel qu'il soit, attire, fascine,il est à l'origine d'excès, et tout cela peut nous guider "droit dans le mur". L'IA est un accélérateur formidable qui peut être à l'origine de pulsions qui peuvent devenir incontrôlables et pousser à faire n'importe quoi.Il faut rester calme. devant l'IA, ce n'est pas un gadget. C'est un outil n sera-t-il utile ? Il faut pouvoir apprécier "sa durée de vie". On est pas dans l'éphémère avec l'IA, on est dans l'immédiat mais avec un avenir qui va se faire en accéléré, ce qui peut bloquer les investissements. Les décideurs doivent avoir conscience de tout cela, mais l'IA va devenir de plus en plus indispensable, d'où "l'objet brillant". On connaît la durée de vie d'un scanner, d'une IRM, d'un appareil d'échographie. Toutefois, on ne connaît pas la durée de vie d'une IA particulière, et il est important d'en tenir compte. Une obsolescence accélérée est probabale.Un contrat d'évolution semble nécessaire, il faut de plus tenir compte de la solidité des entreprises qui sont à l'origine d'une IA. L'IA est un objet brillant par son attraction massive dans tous les domaines, mais le bon sens doit être une aide à la décision.
Témoignages et réflexions sur l'IA
https://www.boursorama.com/bourse/actualites/la-bulle-de-l-ia-la-question-a-mille-milliards-de-dollars-qui-divise-le-secteur-technologique-75880483d53018c30cf0822f9e5f14ba
SAM ALTMAN, DIRECTEUR GÉNÉRAL D'OPENAI
"Sommes-nous dans une phase où les investisseurs dans leur ensemble sont surexcités par l'IA? Ma réponse est oui", a déclaré M. Altman au média technologique The Verge en août.
"Quelqu'un va perdre une quantité phénoménale d'argent. Nous ne savons pas qui, et beaucoup de gens vont gagner une quantité phénoménale d'argent."
MORTEN WIEROD, DIRECTEUR GÉNÉRAL D'ABB "Je ne pense pas qu'il y ait une bulle, mais nous constatons certaines contraintes en termes de capacité de construction qui ne suit pas tous les nouveaux investissements", a déclaré M. Wierod à Reuters le 16 octobre.
"Nous parlons de milliers de milliards d'investissements", a-t-il ajouté. "Il faudra quelques années pour les mettre en œuvre parce qu'il n'y a pas assez de personnes et de ressources pour construire tout cela."
SUNDAR PICHAI, directeur général D'ALPHABET
"Je pense qu'aucune entreprise ne sera à l'abri, y compris nous", a déclaré M. Pichai dans une interview avec la BBC publiée le 18 novembre, lorsqu'on lui a demandé comment Google ferait face à l'éclatement potentiel d'une bulle.
Il a déclaré que la vague actuelle d'investissements dans l'IA était un "moment extraordinaire", mais a reconnu que le marché comportait des "éléments d'irrationalité", faisant ainsi écho aux avertissements concernant "l'exubérance irrationnelle" à l'époque des dotcoms.
L’intelligence artificielle (IA) occupe, aujourd’hui, une place centrale dans les discours économiques, politiques et managériaux. L’IA est présentée comme un moteur de transformation des sociétés, un levier inédit de productivité et un outil de créativité. Pourtant, au-delà de l’enthousiasme technologique, l’économie de l’IA demeure traversée par de profondes ambiguïtés, car, outre les investissements massifs qui témoignent de la confiance des acteurs publics et privés dans son potentiel, les retombées observées sur la croissance et la productivité restent, malgré tout, inégales et parfois décevantes.
Ainsi, alors que le discours public sur l’intelligence artificielle (IA) se concentre souvent sur la disruption et le remplacement du travail humain, son effet le plus tangible dans la plupart des entreprises contemporaines réside dans l’amélioration incrémentale de la productivité. Dans les faits, l’IA agit comme un levier de rationalisation des processus, d’accélération des prises de décision, de fluidification de la coordination et d’enrichissement des capacités d’innovation. Ces transformations ne bouleversent pas nécessairement la structure de l’entreprise, mais en reconfigurent profondément les modes d’efficience interne et la création de valeur. On le retrouve dans la variété des cas d’usage existant qui fait écho à l’essor des IA verticales et sectorielles : dans la santé, la finance, le droit, l’industrie, la défense, l’énergie, la culture… Cette variété tient à la spécialisation des modèles et leur ajustement aux corpus de données et aux contraintes métiers.

