API-CAT en 4 actes

 
 
ACTE 1
 
ACTE1
ACTE 2
 
ACTEé
ACTE 3
 
ACTE3
ACTE 4
 
ACTE4

SYNTHESE

IMG 7634

APIXABAN 2.5 mg X 2 après 6 mois d'APIXABAN  5 mg X 2 voici la nouvelle équation thérapeutique de la MTEV au décours du cancer , nouvelle recommanation  internationale, en l'absence de toute contre indication de l'Apixaban dans ce contexte.

L'intensité optimale de l'anticoagulation à durée prolongée après une TEV associée au cancer

Behnood Bikdeli, MD, MS, examen de Mahe I et al. N Engl J Med 2025 29 mars

L'apixaban de faible intensité n'a pas été jugé moins efficace que l'apixaban à pleine intensité et a entraîné moins d'événements hémorragiques cliniquement pertinents.

Les patients atteints de thromboembolie veineuse (ETV) associée au cancer présentent un risque accru d'événements récurrents, ce qui justifie une anticoagulation à long terme chez de nombreuses personnes. Cependant, ces patients présentent également un risque substantiel d'événements hémorragiques dans le contexte du cancer et de l'anticoagulation continue. Bien que l'anticoagulation de faible intensité ait été testée avec succès et mise en pratique dans des milieux non cancéreux (JAMA Cardiol 2022 ; 7:747 et N Engl J Med 2013 ; 368:699), sa sécurité et son efficacité pour la prévention secondaire de la TEV chez les patients atteints de cancer restent floues.

Dans un essai de non-infériorité financé par l'industrie, en double aveugle, randomisé (avec une marge de non-infériorité prédéfinie de 2, le ratio de risque de non-inférité), les chercheurs ont recruté 1766 patients atteints de TEV associée au cancer qui avaient terminé au moins 6 mois de traitement par anticoagulation à pleine intensité, en les attribuant à l'apixaban de faible intensité (2,5 mg) ou à pleine intensité (5,0 mg) deux fois par jour (NCT03692065).

L'incidence cumulée de l'issue primaire, la TEV récurrente à 12 mois, était de 2,1 % avec l'apixaban de faible intensité et de 2,8 % avec l'apixaban à pleine intensité (rapport de risque, 0,76 ; IC à 95 %, 0,41–1,41 ; pour la non-infériorité = 0,001). De plus, les saignements majeurs ou cliniquement pertinents se sont produits moins souvent avec l'apixaban de faible intensité (12,1 % contre 15,6 %).

COMMENTAIRE

Cet essai montre un gagnant clair ! Dans ma pratique clinique, j'extrapolais déjà à partir de scénarios sans cancer et j'offrais à mes patients l'option d'une anticoagulation de faible intensité pour la prévention secondaire de la TTE, que ces données confirment maintenant comme le choix le plus approprié. Je prévois que ces résultats changeront les directives cliniques et seront largement intégrés dans la pratique quotidienne.

CITATIONS

Mahe I et al. Apixaban à dose réduite prolongée pour la thromboembolie veineuse associée au cancer. N Engl J Med 2025 29 mars ; [e-pub]. (https://doi.org/10.1056/NEJMoa2416112)


Copyright : Dr Jean Pierre Laroche / 2025