Les propos qui sont tenus ici n’engagent que leur auteur. Les textes sont actualisés régulièrement et corrigés en cas d'erreur. Bonne visite

La Médaille : itinéraire mémoriel !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .


"En France tout revers a sa médaille." André Frossard

"Stéthoscope : Croisement improbable entre un casque de walkman et une médaille olympique". Stépane Germain
« Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l'accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l'apparence de la solidarité à un simple courant d'air. » G Orwell


13 Mai 2020 : la grande nouvelle du jour qui va ravir tous les soignants, nouvelle annoncée par Sibeth la folle de JUPITER.
EX6Ff0 WoAIzpTVJUPITER dans sa grande bonté  a décidé de réhabiliter la médaille d'honneur des  épidémies créées en 1885  puis supprimée en 1962. La médaille d'honneur des épidémies est une ancienne médaille française créée le 31 mars 1885 initialement pour récompenser les personnes qui s'étaient dévouées lors de la grave épidémie de choléra de l'année précédente , elle fut ensuite attribuée aux personnes s'étant distinguées dans une période d'épidémie en : « s’exposant à des dangers de contamination, en donnant des soins à des malades atteints d’affections contagieuses » ; « préservant, par une intervention personnelle et digne d’être signalée, un territoire ou une localité de l’invasion d’une maladie épidémique », « contribuant à répandre la pratique de la désinfection ou en participant aux opérations de désinfection, au cours d’une épidémie …
Médaille dhonneur des Épidémies en Or

Ils ne le  savaient pas mais les soignants se battaient contre le COVID-19 pour une médaille, maintenant on le sait . Tout le monde s'est battu pour des VIES et non pour une médaille dont on n' a que faire. Ce dont la Santé a besoin c'est d'être réhabilitée dans son pouvoir d'action, c'est d'étre sécurisée, c'est d'être réorganisée et solidifiée, c'est enfin d'être gérée correctement et humainement. Non aux primes , mais  augmentation des salaires de toutes celles et ceux qui oeuvrent pour la Santé, dont a pu apprécier les efforts au delà du possible. Mais de qui se moque t-on ? JUPITER une fois de plus fait une erreur de jugement, de plus donner une médaille c'est insultant,c'est vraiment se foutre du monde , c'est même blessant, c'est la médaile de la Macronnerie ! . Vu le nombre de personnes qui se sont investies dans le combat anti-Covid 19 il va y en falloir des médaillles........un nouvel emprunt mais on n'est plus à ça près.JUPITER agit comme un monarque," prends  cette médaillle mon ami pour tes bons et loyaux services dans la lutte contre le COVID-19 ".Et après la médaille , rien ne se passera......l'hôpital ne veut pas revenir à la normale d'avant. Je ne pense pas qu'il ait compris la gravité de la situation de la santé .Le porte clef aurait été plus utile, des masques auraient été encore plus utiles, des visières, des sur blouses etc.  Mais maintenant avec la médaille épinglée sur la blouse blanche, le virus va partir en courant car la médaille du Choléra est une arme de dissuasion anti virus, c'est ça le truc et vous n'aviez rien compris, moi non plus d'ail
lleurs. Oh JUPITER, que ta grandeur épingle cette médaille sur mon masque ! Les BRAVOS de 20 h valent 1 million de médailles.

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Source : 
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9daille_d%27honneur_des_%C3%A9pid%C3%A9mies
Médaille Pangolin : Christian Lehmann 
@LehmannDrC et  Christophe Trivalle @CTrivalle
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2 nouveaux #
#1MEDAILLEPOURTOUS ou #PASDEMEDAILLE ,au choix ! 

COVID-19 : virus tueur

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"La mort n'est peut-être qu'un changement de place." Marc Aurèle
"La vie est une aventure, elle doit être sans cesse disputée à la mort" Einstein


26% de décès en plus entre début mars et mi-avril 2020, par rapport à la moyenne 2015/2019 pour la même époque, surmortalité très significative.
Ce chiffre est important ,il faudra l'intégrer et le comparer au nombre total de décès sur l'année 2020 par rapport à 2019. La mort provoquée par le COVID-19 il faut en parler. Cette pandémie nous fait cotoyer la mort de près, il est donc inutile de l'occulter, en parler ça apaise.

1312936 infographie la surmortalite en mars avril 2020Chaque soir le nombre de décès est publié, démarche anxiogène qui attise la peur. Ces décès, on peut les dénommer "indus" en rapport direct avec le COVID-19. La mort se manifeste et elle est perçue différement selon qu'elle soit attendue (patients en fin de vie),selon son caractère brutal et inattendu, ou comme pour le COVID-19, mort inattendue en réanimation , mort non brutale, mais par une cause non maîtrisée virale. Ce dernier cas fait poser les questions suivantes aux proches : pourquoi ce virus? Pourquoi l'absence de traitement,? Qui l'a contaminé etc et mille et une questions, toutes justifiées. Mort indue car "hier" ce virus n'était pas présent, indue parce que pas de traitement qui neutralise le virus et indue pour cellle ou celui qui est parti et qui n'était pas prêt à partir de cette manière .

Dans le cas du COVID ce sont des morts en réanimation, mais réanimation n'égale pas perte systématique de vie .En temps normal, on note 20 à 30 % de décès en réanimation. Le personnel de santé a donc cette expérience de la mort. "La mort en réanimation est une mort « particulière » dans le sens où elle ne correspond pas à la « bonne mort » telle qu’elle est définie aujourd’hui dans notre société. Une « bonne mort » est décrite comme une mort douce, sans acharnement thérapeutique et sans violence technique, prenant en compte la personne dans son intégrité. En réanimation, ce n’est pas ce type de mort qui prévaut puisque, les patients y sont souvent non autonomes et inconscients, leur vie est étroitement dépendante des machines et des techniques qui les entourent. La violence symbolique est extrêmement forte et nombreux sont les soignants qui évoquent une « mauvaise mort », une mort « qu’ils ne souhaitent pas à leurs proches ».La mort est ici le plus souvent le fruit d’une décision médicale dans un contexte de haute technicité : cette décision sera une limitation des soins actifs (maintient des soins en cours, sans escalade si la défaillance supplémentaire d’un organe survenait) ou un arrêt des soins actifs (interruption des thérapeutiques de support des fonctions vitales). Mais qui dit « décision » dit aussi «
discussion,». Le processus décisionnel peut être long et le médecin doit assumer de mettre en acte la décision prise. Il doit ensuite assumer cette décision auprès de la famille." (1). Voici ce qu'est la "mort Covid-19" le plus souvent. Il n’existe pas pour autant un « mode d’emploi » pour la mort en réanimation : l’important est non seulement de respecter la dignité du mourant et de ses proches, mais aussi celle des professionnels qui s’en occupent (1).Cette ainsi que les chose se passent. Ce ne doit pas être la partie cachée. La mort fait partie de la vie, la mort fait partie de toutes les pandémies graves comme celle du COVID-19. Il faut en parler, les familles et les soignants, unis dans ce combat, en témoignant aideront les autres victimes de cette pandémie. C'est quelque chose qu'il ne faut pas occulter,ni dissimuler, la franchise et la transparence sont des aides utiles dans ces circonstances. C'est pour cela, qu'il faut continuer les gestes barrières, le port des masques etc. C'est ainsi aujourd'hui que l'on peut lutter efficacement contre le virus. Négliger ces recommandations peut "entrainer la mort". Ce n'est pas exagéré mais  juste réaliste, c'est le côté obscur du Covid-19.
SOURCE : 
https://www.liberation.fr/direct/element/26-de-deces-en-plus-entre-debut-mars-et-mi-avril_113495/
https://www.cairn.info/fins-de-vie-ethique-et-societe--9782749251905-page-217.htm
Mort en Réanimation, Nancy Kentish-Barnes,in Emmanule Hirsch, Fins de vie, éthique et Société, 2016, CAIRN INFO

RAPPEL : #1MASQUEPOURTOUS

Lettre ouverte aux Virologues

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Les faux faits sont très préjudiciables aux progrès de la science, car ils durent souvent longtemps; Mais les idées fausses, si elles sont étayées par des preuves, font peu de dégâts, car chacun prend un plaisir salutaire à prouver leur fausseté" Charles Darwin
 
Cher(e)s Virologues

Le COVID-19 nous a fait découvrir votre spécialité peu connue,la virologie .
La plupart d'entre vous sont au départ des médecins spécialistes en Maladies Infectieuses, vous êtes 370,excerçant cette spécialité,  à l'hôpital, CHU et CHG et quelques cliniques.  Parmi vous certains ont choisi les virus plutôt que les bactéries ou les deux. Il existe aussi des virologues issus de la microbiologie et de la recherche comme celles et ceux de l'Institut Pasteur. Comme on l'a vu, et entendu ....on a vu et entendu  toujours les mêmes sur les ondes et la TV .Parmi vous la France posséde  le  virologue number one au Monde (http://expertscape.com/, valeur de ce classement ???) , le Pr Didier Raoult. Lui il a sa chaine "youtube", il est à fois virologue et grand communiquant, c'est le Michel Cymes du virus, mais il est  très peu présent sur les plateaux TV, normal sa Majesté a des exigences. Je suis désolé mais le Professeur Raoult n'a pas donné une bonne image de la virolgie et d'une certaine éthique médicale , absence d'études comme on doit les faire, il impose l'Hydroxychloroquine selon l'Eminence Based Médecine  (cad faites ce que je dis) et non sur l'Evidence Based Médecine médecine basée sur les preuves (cad faites selon les preuves) . De plus il ajoute dans une interview au New York Times ,11/05/2020, qu'il n'a jamais fait d'essais en double aveugle. Je vous pose la question : est ce une habitude en virologie ?  Si son traitement est utilisé presque partout dans le monde, pourquoi tant de morts ? Réponse du Pr Raoult c'est parce qu'il est mal utilisé. On arrête là la polémique, l'avenir vous permettra de le juger , c'est soit un héros et bravo soit un renégat et ...... Mais son attitude dans l'ensemble a été très nuisible en général et en particulier pour la virologie, mais ce n'est que mon avis, je vous laisse à votre jugement.

Je vous joint le rappel récent de l'Académie de Médecine sur les études (8/05/2020), mais pour l'immense majorité d'entre vous c'est une évidence. Elle ajoute et vous serez d'accord : "Le temps de la recherche et de la science n’est pas celui de l’immédiateté des médias et des réseaux sociaux. Le doute, inhérent à toute démarche scientifique, est aussi intolérable pour le public soucieux d’apaiser son anxiété que pour le politique désireux de conforter ses décisions. En temps de crise, si le doute exaspère, les croyances sont nuisibles et souvent dangereuses".
logo acamed 2019

acad co
Vous allez me dire c'est ringard , non, derrière toute recherche il y a une maladie et un malade, ne jamais l'oublier, rappelons que les effets indésirables des médicaments TUENT en France : 18 000 patients par an.N'oublions pas aussi la place de l'Industrie Pharmaceutique derrière tout cela et on s'en est apperçu lors des débats entre vous, les liens d'intérêts sont communs à toute la médecine, nul n' y échappe directement ou indirectement.Il suffit de tous les déclarer et ne pas les occulter. Et enfin vous avez pour la plupart une grande qualité , lorsque vous ne savez pas,vous le dites, merci, ça fait du bien.

Revenons à votre  métier que nous découvrons , c'est l'étude des affections provoquées par un virus, au niveau de la recherche fondamentale, de l'épidémiologie, des traitements et de la prévention par un vaccin. Il faut reconnaître que votre métier est difficile. Vous avez affaire à un ennemi redoutable  : un virus, lequel reste toujours mystérieux à plus d'un titre. Les souches provenant de différents pays, vous devez beaucoup voyager.

Rappel  (1000 excuses vous savez tout cela, mais les lecteurs de ce blog ne sont pas toutes et tous médecins), vous pouvez sauter ce paragraphe.

Un virus est un agent infectieux nécessitant un hôte, souvent une cellule, dont il utilise le métabolisme et les constituants pour se répliquer. Le nom virus a été emprunté au XVI°siècle par Ambroise Paré au latin vīrus,(venin, poison, proprement suc des plante
s).Un article de 2011 publié dans Nature Microbiology estimait qu'il y avait plus d'un quintillion – 1 suivi de 30 zéros – de virus sur Terre. Mettez-les tous bout à bout et ils s'étireraient sur 100 millions d'années-lumière, soit 1000 fois la largeur de la Voie lactée. Mais une fois que le virus infecte son hôte, l'ensemble de la machinerie cellulaire est entièrement consacré à la production de descendants viraux, remarque Curtis Suttle. C'est le virus vivant .Ce sont les organismes les plus diversifiés de notre planète [...] et nous ne savons encore rien d'eux." 
Ed Rybicki . Tout ceci explique que la virologie est une science en perpétuel mouvement comme le sont les virus, prendre de l'avance pour les médecins est difficile, anticiper les pandémies virales encore plus. Mais il faut faire confiance en la Médecine et aux virologues, nous vous faisons confiance.

Un constat que vous devez faire depuis longtemps et qui illustre la difficulté de votre tâche, de la difficulté d'approche des virus qui n'ont pas encore délivré tous leurs messages.


Le virus Ebola a été découvert en 1976, Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement, ni vaccin homologué  par les autorités de santé.

Près de 35 ans après la découverte du VIH-1 par des chercheurs pasteuriens (découverte récompensée en 2008 par le prix Nobel de médecine) le sida reste un fléau inacceptable. Le VIH est aujourd’hui une des causes principales de décès dans le monde pour les adolescents et les femmes en âge de procréation.Actuellement, aucun traitement ne permet d’éliminer complètement le VIH de l’organisme. Les traitements adaptés permettent aux personnes séropositives de bloquer la multiplication du VIH dans leur organisme et pas de vaccin. 

Le paludisme est une maladie provoquée par des parasites (zoonoses, ce n'est pas un virus) du genre Plasmodium. Selon l’OMS, cette maladie cause aux alentours d’un million de victimes par an dans le monde. . Aujourd’hui, aucun vaccin n’est disponible mais il existe des traitements , les antipaludéens dont l'Hydroxychloroquine ........

Les hépatites A,B,C et D :
atteinte virale ,  l'hépatite A et l 'hépatite B ont un vaccin , l’hépatite C chronique est unique : elle est aujourd’hui la seule maladie virale chronique à pouvoir être guérie.Mais pour en arriver là il a fallu des années et des années de recherche.

Regardez cet instantané des décès dans le monde en  infectiologie et virologie , vous devez le connaître, très impressionnant....pour une "grippette" (M. Cymes)......ou "pour des accidents de trotinette." (D. Raoult) ......les Dupont/Dupont de la communication. Ces deux là m'énervent ...un peu .
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La particularité de votre métier c'est de lutter contre des affections très difficiles à traiter et à prévenir.
 Vous êtes mobilisés aujourd'hui contre le COVID-19 dont on ne savait rien et dont on ne sait pas grand chose aujourd'hui malgrès plus de 10 000 articles en 4 mois, avec des données additives et soustractives, le vrai remplace le faux et inversement chaque jour.Ce virus est une véritable bombe à fragmentation. Votre spécialité est éminament difficile. Il faut avoir beaucoup d'humilité pour lutter contre un fléau et vous en avez , MERCI Mesdames et Messieurs pour le travail accompli et celui qui reste à faire....l'étape ultime étant un vaccin ... mais dans combien de temps....longtemps.......Le caractère pandémique du COVID-19, son histoire naturelle pas encore très connue, sa physiopathologie "à surprise" font  de ce virus comme l'a souligné l'un de vos confrères le  Pr Delfraissy , une "vacherie", avec raison. Notons enfin le caractère multidisciplinaire et transdisciplinaire  de la lutte contre ce virus. Le virus mobilise tous les Personnels de Santé.

Merci pour votre action de tous les jours
 

11 mai Déconfinement vu par les Indégivrables

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"La seule véritable source du bonheur, c’est un esprit dont on a le contrôle".Dilgo Khyentsé

Les Indégivrables : C'est ce qu'il aurait fallu faire : distanciation
Mais voici la distanciation à Paris, Canal Saint Martin (11 Mai)  : rassemblement , le meilleur moyen de        créer un cluster ! C'st un couac qui ne doit pas se renouveller, qu'on se le dise ! 

Les indégivrables (12 Mai) illustrent à leur manière le déconfinement comme au Canal Saint Martin.
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COVID-19 ou le battement d'ailes du papillon.....

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"On dit aussi que le battement d’ailes d’un papillon au Brésil influe sur le climat en Europe… Il est dans la nature des choses que toute action, tout événement et toute expérience mettent en jeu un nombre incalculable de causes et d’effets. L’exigence absolue est d’éviter d’engendrer sciemment de la souffrance aux êtres sensibles. L’idéal est ensuite de faire de notre mieux pour accomplir le bien d’autrui."Matthieu Ricard

"Dans la vie, il est important d’être flexible. Je ne planifie plus les choses, je préfère les découvrir. »  James Yorke, père de la théorie du chaos

 
 
Rappel : L' « effet papillon » est une métaphore. Elle fût formulée pour la première fois par le météorologue Edward Lorenz lors d'une conférence en 1972, par la question suivante : « Le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? » ... Mais cette notion déborde largement la seule météo ...comme nous allons le voir.....

Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil influe sur le climat en Europe… vous connaissez tous cette réflexion, qui fait sourire mais cette métaphore existe et elle est devenue avec le COVID-19 une réalité. Le COVID-19  parti de Chine tel un battement d'ailes d'un papillon a envahi la planète. Ce très minuscule virus a influencé toute la planète , pour changer le cours des choses, le cours de la vie. Alors que l'on pensait être si bien installé dans notre confort, un virus désorganise le monde, nos vies, en quelques semaines.Il a fait se développer une onde de choc qui balaye tout sur son passage. Pourtant nous vivions dans un siècle d'inventions, un siècle dans lequel tout semblait possible pour améliorer notre vie au quotidien ,on peut même ajouter pour faciliter la vie. Bien sûr la maîtrise du climat , des énergies renouvelables , de la pollution n'est pas atteinte. Le cancer tue toujours, comme de nombreuses maladies mais nous évoluons dans un "monde améliorable". Le virus imprévisible, inattendu nous a asséné un coup de semonce,un bien ou un mal ? Un bien, si on décrypte la pandémie en essayant de comprendre le pourquoi du comment et d'évaluer ses conséquensces. Un mal , si nous ne tenons pas compte de cette pandémie, notamment au niveau des systémes de santé, de l'économie ,de l'industrie, et surtout du social, le battement d'ailes du papillon aura été inutile. Quoiqu'il nous arrive, quoiqu'il arrive dans le monde il est important d'en tirer les conséquences, de s'en préoccuper. Il y a une autre expression dangereuse "après moi le déluge"...qui pour certains est leur credo, ce sont les personnes qui privilégient le JE sur le NOUS, j'ai déjà insisté sur ce phénomène, qui va vers la non reconnaissance de l'autre, et surtout des événements comme une pandémie. A la différence du papillon qui meure vite, le COVID-19 résiste au temps mais les derniers chiffres montrent qu'il commence à disparaître.....jusqu'à quand? Est ce que le séisme provoqué par l'aile de papillon est proportionnel aux dommages engendrés, le chaos en est il la résultante ? Pour le virus le nombre de morts est important, un peu plus de 281 000 morts aujourd'hui ce qui, rapporté à la planète c'est moins de 0.004% de la population de notre Terre, donc le chaos est très loin . "Le virus aile de papillon" n'a pas engendré le chaos et il ne le fera pas. Alors à combien de morts évalue t-on le chaos ? Le virus certes tueur, reste toute proportion gardée la résultante d'un battement d'ailes de  papillon infra millimétrique. Il faut donc relativiser cette pandémie, et raison gadée. Je ne dis pas que 280 000 décès, et probablement un peu plus n'est rien. Je pense que le chaos on s'en approchera sur le versant social et économique,mais chaos transitoire., espérons ! Notre base de réaction a été dominé par le "principe de précaution", réaction humaine et naturelle, il n'y a rien à redire, il n' y avait pas d'autres solutions car notre connaissance du virus était trop imparfaite et elle l'est encore... c'est dire ! Mais attention la réaction face à la 4°vague sociale et économique devra être vigoureuse, car il en va de l'avenir de "notre monde". L'avenir de " l'homme" , est dans le contexte de la pandémie un souci mineur. "L'homme" n'est pas en voie d'extinction, l'économie et le systéme social ne sont pas aussi en voie d'extinction mais plutôt en voie de régression voire d'écroulement si la pandémie n'est pas prise en compte pour l'avenir. et que les réponses resteraient inadaptées. Le monde des humains est habitué aux catastrophes,il survit et il s'en sort même des drames les plus épouvantables, ouvrez votre journal tous les jours. Vive la résiliance !  Le monde économique et social lorsqu'il devient défaillant laisse toujours des traces violentes, ouvrez aussi votre journal. Traces affectives pour l'homme, traces déstabilisatrices pour la société. Mais l'homme et la société sont indissociables et   comme l'a dit James Yorke "Dans la vie, il est important d’être flexible. Je ne planifie plus les choses, je préfère les découvrir", je retiendrai donc  la flexibilté en tout et pour tout ,pour l'homme et la société, afin de s'en sortir, résilience quand tu nous tiens.........
 

Le virus, les nuls et l'âne

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

JEAN DE LA FOUTAISE
Le virus, les nuls et l’âne
J’ai lu dans un journal qu’un tout petit virus,
Désolé qu’un quidam le prît pour un minus,
Contre le monde entier partit un jour en guerre :
« On me prend pour un rien ? Ah ah, la belle affaire !
« A ces terriens vantards, montrons notre pouvoir
« Et effrayons-les tous du matin jusqu’au soir ! »
Il faut, si m’en croyez, comprendre sa colère :
Il venait parmi nous, gentil, comme un grand frère,
Juste pour taquiner un peu notre santé,
Et voilà qu’on le prend pour une nullité,
Pour un microbe vain, excrément de la terre,
A qui on rit au nez quand il faudrait se taire…
Un savant avait dit : « N’ayez aucun tracas :
« Pour un Chinois qui meurt, ne nous affolons pas !
-- Bigre », dit le virus, « j’arrête mes vacances
« Et je vais de ce pas mettre le monde en transes ! »
Car appeler microbe un virus, c’est vraiment
L’injure qui vous change un virus en dément !
Alors du nord au sud, et sur toute la terre,
Notre virus vexé déclenche sa colère ;
Il ne se contient plus, et ivre de fureur,
Il sème par le monde une invincible peur.
Les nuls qui savent tout et oublient de se taire
Se mirent à parler ; « Ah ! croyez-moi, ma chère,
Un savant professeur a trouvé les vaccins
Qui en huit jours, pas plus, nous rendront saufs et sains ! »
Un autre je-sais-tout, qui passait à la ronde,
Et qui croyait tenir tout le savoir du monde,
Disait d’un ton hautain : « Moi, je prends les paris !
« La guérison viendra des savants de Paris :
« On sait qu’il n’est bon bec que de la capitale :
« Avec eux, dans un mois, ne restera que dalle
« De toutes ces frayeurs et de nos maux présents ! »
A la télé, aussi, en mille boniments,
On parlait pour parler, on contait des histoires
Et en mille discours toujours contradictoires,
L’un annonçait des morts par milliards ou millions,
Quand un autre disait : « Peut-être par bilions ! »
Un autre nul savait que toutes les victimes
Etaient des schnocks frappés dans leur vieillesse ultime :
« Les jeunes, voyez-vous, s’en tireront toujours ! »
Et le virus, vexé, s’en prit aussi aux jours
Du jeune baladin jusqu’au quadragénaire
A qui sans distinction il réglait leur affaire.
Les profs parlaient aussi, et à cri et à cor,
Ils expliquaient surtout leur profond désaccord.
L’un disait être sûr que la coronarine
Tuerait mieux le virus que la pénicilline ;
Un autre répliquait (c’était un grand savant)
Qu’il misait avant tout sur le confinement,
A condition qu’on prît avec de la bourrache
Une décoction de salade de mâche !
La télé s’empara de ces propos divers
Et vous les répandit à travers l’univers,
En transformant la peur déjà toute puissante
En une terreur vaste, horrible, envahissante.
C’est ce que de nos jours, on appelle « informer » !
Et pour informer plus, sans mesure affirmer
Le plus avec le moins, le tout et son contraire,
Le blanc avec le noir, les deux qui font la paire,
Et tous les racontars, dont nul n’est bien certain
Et dont on nous repaît du soir jusqu’au matin !
Un âne qui lisait le Fig-haro Madame,
Me livra sagement son petit état d’âme :
Ane comme il était, il trouvait anormal
Qu’il eût à discuter du virus et du mal !
Comme il ne savait rien de l’un comme de l’autre,
Il préférait se taire en mangeant son épeautre,
Et laisser ces quidams, qui passaient tout leur temps
A disserter sur tout, jouer aux gens savants…
« Je suis âne, il est vrai, j’en conviens, je l’avoue ;
« Mais que le monde entier ou me blâme ou me loue,
« Lorsque je ne sais pas, ma foi, je ne dis rien ! »
C’est ce que fit ce sage : il le fit et fit bien !

SOURCE
http://cigales-eloquentes.over-blog.com/2020/05/etre-un-ane.html, Paul Fabre, Secrétaire Général de l'Académie Cévenole, Alès , Avril 2020

Pause littéraire : la bibliothèque de Babel, Jorge Luis Borges

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .


Jorge Luis Borges, de son nom complet Jorge Francisco Isidoro Luis Borges Acevedo, est un écrivain argentin de prose et de poésie, né le 24 août 1899 à Buenos Aires et mort à Genève le 14 juin 1986.

"le désordre apparent, se répétant, constituerait un ordre, l'Ordre. Ma solitude se console à cet élégant espoir."  Borges

Préambule : La nouvelle décrit une bibliothèque de taille gigantesque contenant tous les livres de 410 pages possibles (chaque page formée de 40 lignes d'environ 80 caractères) et dont toutes les salles hexagonales sont disposées d'une façon identique. Les livres sont placés sur des étagères comprenant toutes le même nombre d'étages et recevant toutes le même nombre de livres. Chaque livre a le même nombre de pages et de signes. L'alphabet utilisé comprend vingt-cinq caractères (vingt-deux lettres minuscules, l'espace, la virgule et le point). Cette bibliothèque contient tous les ouvrages déjà écrits ainsi et tous ceux à venir parmi un nombre immense de livres sans aucun contenu lisible (puisque chaque livre peut n'être constitué que d'une succession de caractères ne formant rien de précis dans aucune langue). Cette nouvelle, une métaphore de la littérature, est profondément influencée par la kabbale. On adhére ou non à cet écrivain, mais si on adhère c'est passionnant à lire.

L’univers (que d’autres appellent la Bibliothèque) se compose d’un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d’aération bordés par des balustrades basses. De chacun de ces hexagones on aperçoit les étages inférieurs et supérieurs, interminablement. La distribution des galeries est invariable. Vingt longues étagères, à raison de cinq par côté, couvrent tous les murs moins deux ; leur hauteur, qui est celle des étages eux-mêmes, ne dépasse guère la taille d’un bibliothécaire normalement constitué. Chacun des pans libres donne sur un couloir étroit, lequel débouche sur une autre galerie, identique à la première et à toutes. A droite et à gauche du couloir il y a deux cabinets minuscules. L’un permet de dormir debout ; l’autre de satisfaire les besoins fécaux. A proximité passe l’escalier en colimaçon, qui s’abîme et s’élève à perte de vue. Dans le couloir il y a une glace, qui double fidèlement les apparences. Les hommes en tirent conclusion que la Bibliothèque n’est pas infinie ; si elle l’était réellement, à quoi bon cette duplication illusoire ? Pour ma part, je préfère rêver que ces surfaces polies sont là pour figurer l’infini et pour le promettre...Des sortes de puits sphériques appelés lampes assurent l’éclairage. Au nombre de deux par hexagone et placés transversalement, ces globes émettent une lumière insuffisante, incessante
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Comme tous les hommes de la Bibliothèque, j’ai voyagé dans ma jeunesse ; j’ai effectué des pèlerinages à la recherche d’un livre et peut-être du catalogue des catalogues ; maintenant que mes yeux sont à peine capables de déchiffrer ce que j’écris, je me prépare à mourir à quelques courtes lieues de l’hexagone où je naquis. Mort, il ne manquera pas de mains pieuses pour me jeter par-dessus la balustrade : mon tombeau sera l’air insondable ; mon corps s’enfoncera longuement, se corrompra, se dissoudra dans le vent engendré par la chute, qui est infinie. Car j’affirme que la bibliothèque est interminable. Pour les idéalistes, les salles hexagonales sont une forme nécessaire de l’espace absolu, ou du moins de notre intuition de l’espace ; ils estiment qu’une salle triangulaire ou pentagonale serait inconcevable. Quant aux mystiques, ils prétendent que l’extase leur révèle une chambre circulaire avec un grand livre également circulaire à dos continu, qui fait le tour complet des murs ; mais leur témoignage est suspect, leurs paroles obscures : ce livre cyclique, c’est Dieu... Qu’il me suffise, pour le moment, de redire la sentence classique : la Bibliothèque est une sphère dont le centre véritable est un hexagone quelconque, et dont la circonférence est inaccessible

SOURCE https://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article1017

Statistiques : Aujourd'hui 210 - Hier 1030 - Cette semaine 210 - Ce mois-ci 6358 - Total 726017