Les propos qui sont tenus ici n’engagent que leur auteur. Les textes sont actualisés régulièrement et corrigés en cas d'erreur. Bonne visite

Dimanche de vote.....

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

“Un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil.” Abraham Lincoln

“L'adulte ne croit pas au père Noël. Il vote.” Pierre Desproges


L
iberté !

De quel droit mettez-vous des oiseaux dans des cages ?

De quel droit ôtez-vous ces chanteurs aux bocages,
Aux sources, à l'aurore, à la nuée, aux vents ?
De quel droit volez-vous la vie à ces vivants ?
Homme, crois-tu que Dieu, ce père, fasse naître
L'aile pour l'accrocher au clou de ta fenêtre ?
Ne peux-tu vivre heureux et content sans cela ?
Qu'est-ce qu'ils ont donc fait tous ces innocents-là
Pour être au bagne avec leur nid et leur femelle ?

Qui sait comment leur sort à notre sort se mêle ?
Qui sait si le verdier qu'on dérobe aux rameaux,
Qui sait si le malheur qu'on fait aux animaux
Et si la servitude inutile des bêtes
Ne se résolvent pas en Nérons sur nos têtes ?
Qui sait si le carcan ne sort pas des licous ?
Oh ! de nos actions qui sait les contre-coups,
Et quels noirs croisements ont au fond du mystère
Tant de choses qu'on fait en riant sur la terre ?
Quand vous cadenassez sous un réseau de fer
Tous ces buveurs d'azur faits pour s'enivrer d'air,
Tous ces nageurs charmants de la lumière bleue,
Chardonneret, pinson, moineau franc, hochequeue,
Croyez-vous que le bec sanglant des passereaux
Ne touche pas à l'homme en heurtant ces barreaux ?

Prenez garde à la sombre équité. Prenez garde !
Partout où pleure et crie un captif, Dieu regarde.
Ne comprenez-vous pas que vous êtes méchants ?
À tous ces enfermés donnez la clef des champs !
Aux champs les rossignols, aux champs les hirondelles ;
Les âmes expieront tout ce qu'on fait aux ailes.
La balance invisible a deux plateaux obscurs.
Prenez garde aux cachots dont vous ornez vos murs !
Du treillage aux fils d'or naissent les noires grilles ;
La volière sinistre est mère des bastilles.
Respect aux doux passants des airs, des prés, des eaux 1
Toute la liberté qu'on prend à des oiseaux
Le destin juste et dur la reprend à des hommes.
Nous avons des tyrans parce que nous en sommes.
Tu veux être libre, homme ? et de quel droit, ayant
Chez toi le détenu, ce témoin effrayant ?
Ce qu'on croit sans défense est défendu par l'ombre.
Toute l'immensité sur ce pauvre oiseau sombre
Se penche, et te dévoue à l'expiation.
Je t'admire, oppresseur, criant : oppression !
Le sort te tient pendant que ta démence brave
Ce forçat qui sur toi jette une ombre d'esclave
Et la cage qui pend au seuil de ta maison
Vit, chante, et fait sortir de terre la prison.

Victor Hugo, La légende des siècles

Démocratie

La vraie démocratie est celle qui permet à chaque individu de donner son maximum d'efforts.

Pourquoi faut-il qu'à côté de cette démocratie féconde il en soit une autre, stérile et dangereuse, qui, sous je ne sais quel prétexte d'égalité chimérique, rêve d'absorder et d'anéantir l'individu dans l'État. Cette fausse démocratie a le goût, j'oserai dire le culte, de la médiocrité. Tout ce qui est supérieur lui est suspect. On pourrait définir cette démocratie, la ligue de ceux qui veulent vivre sans travailler, consommer sans produire, arriver aux emplois sans y être préparés, aux honneurs sans en être dignes.

Louis Pasteur

Unité de la politique et de la morale 

Si les politiques étaient moins aveuglés par leur ambition, ils verraient combien il est impossible qu'aucun établissement quel qu'il soit, puisse marcher selon l'esprit de son institution, s'il n'est dirigé selon la loi du devoir ; ils sentiraient que le plus grand ressort de l'autorité publique est dans le coeur des citoyens, et que rien ne peut suppléer aux moeurs pour le maintien du gouvernement. Non seulement il n'y a que des gens de bien qui sachent administrer les lois, mais il n'y a dans le fond que d'honnêtes gens qui sachent leur obéir.

Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l'économie politique

Peut-êtrquouipeut-êtrqunon

Il était une fois un modeste paysan de la vieille Russie. Il était veuf et n'avait qu'un fils.

Un jour, son cheval disparut. Tous ses voisins le plaignirent, en disant qu'une bien triste chose était arrivée. "Peut-être que oui, peut-être que non", répondit-il.

Trois jours plus tard, son cheval revint accompagné de trois chevaux sauvages. Les voisins l'envièrent et lui affirmèrent : "Quelle chance tu as !". A quoi il répondit : "Peut-être que oui, peut-être que non".

Son fils tenta de monter l'un des chevaux sauvages, tomba et se cassa une jambe. Les voisins dirent : "Quelle guigne !" - "Peut-être que oui, peut-être que non", répondit une nouvelle fois le paysan.

Trois jours plus tard, les huissiers du tsar vinrent chercher tous les jeunes hommes valides pour les enrôler dans l'armée, et le fils du paysan ne fut pas enrôlé. "Quelle chance tu as !" déclarèrent les voisins au vieux paysan.

Nous ne voyons qu'un tout petit bout de notre réalité. Qui sait à quoi peuvent être utiles les expériences que nous vivons !

Sagesse de Lao-Tseu

"Dans notre législation telle qu’elle est, la femme ne possède pas, elle n’est pas en justice, elle ne vote pas, elle ne compte pas, elle n’est pas. Il y a des citoyens, il n’y a pas de citoyennes. C’est là un état violent : il faut qu’il cesse.” Victor Hugo

"Si le vote faisait une différence, ils ne nous laisseraient pas le faire." Mark Twain

Source :  https://www.bonheurpourtous.com/beaux-textes/beaux-textes-par-auteur.html



 

Hallucinant !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .


« le plus grand bonheur du plus grand nombre est la mesure du juste et de l'injuste " Jeremy Bentham

" L'idée de l'avenir est plus féconde que l'avenir lui-même " Henri Bergson

" Existe-t-il pour l'Homme un bien plus précieux que la Santé ?" Socrate


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E4JnA3DXIAc0k lE4JnA28WQAEhhRMQue nous apprennent ces 4 tableaux publiés par @EricBillyFR sur Tweeter ? Les personnels de santé dans leur globalité  devriaent être vaccinés et ce n'est pas le cas notamment en EPHAD  et pas que ! INADMISSIBLE
La solution : vaccin obligatoire pour toutes et tous les personnels de santé. Il n' y a pas à discuter , c'est une OBLIGATION DE SANTE PUBLIQUE 

Comme dirait Fabrice Luchini : c'est hallucinant !
 
Et pendant ce-temps là le traitement de la Covid-19 est toujours à venir

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La vaccination anti-Covid19 c'est un acte fort de SOLIDARITE

Source
https://medvasc.info/1293-vaccin-et-soignants

#VACCINE2.0

GIHP/GFHT : actualisation dose

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Plus faibles sont les risques, meilleure est l'entreprise." Sophocle

"La vie est courte, l'art est long, l'occasion fugitive, l'expérience trompeuse, le jugement difficile." Hippocrate

"L'échec est le fondement de la réussite." Lao Tseu

PRÉVENTION DU RISQUE THROMBOEMBOLIQUE VEINEUX ET SURVEILLANCE DE L’HÉMOSTASE CHEZ LES PATIENTS HOSPITALISÉS POUR COVID-19 : PROPOSITIONS RÉACTUALISÉES - 18/06/2021

GROUPE D'INTÉRÊT EN HÉMOSTASE PÉRIOPERATOIRE (GIHP) ET GROUPE D'ÉTUDE SUR L'HÉMOSTASE ET LA THROMBOSE (GFHT)
Alexandre Godona,*, Charles Ambroise Tacquard, Alexandre Mansour, Delphine Garrigue, Philippe Nguyen, Dominique Lasne, Sophie Testa, Jerrold H. Levy, Pierre Albaladejo, Yves Gruel, Sophie Susen, Anne Godier, pour le GIHP and le GFHT.

Cette actualisation porte sur la prévention de la MTEV au décours de la Covid-19 chez les patiuents sévères. La prévention de la MTEV doit être réalisée à dose préventive chez tous les patients hospitalisés non sévères, ce qui est en accord avec les recommandations de la SFMV
 
L'anticoagulation prophylactique doit-elle être majorée chez les patients sévères , telle est la thématique principale de cette actulalisation

Je vous renvois au texte complet de l'actualisation des recommandations GIHP/GFHT du 18/06/201file:///E:/Downloads/COVID-19-GIHP-GFHT-MAJ-Juin-2021%20(3).pdf

Trois tableaux sont importants
HIPH1
 
GIHP2

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Commentaires

Si la prévention de la MTEV à dose préventive pour les patients hospitalisée en médecine au décours de la Covid-19 sans crotères de sévérité fait consensus pour le reste cela devient plus compliqué. Ce ne sont pas les propositions du GIHP/GFHT qui sont compliquées mais l'analyse de la littérature. Le problème est simple nous avons à faire chez  les patients Covid-19 à un sur risque de MTEV et notamment d'EP , de plus il existe un sur risque de mortalité. La question logique posée depuis plusieurs mois faut-il on non majorer la prévention  par la prescription de dose intermédiaire ou curative avec le risque hémorragique en arrière plan. Auras t'on un implact sur la mortalité ? Les publicatioins actuelles apportent la controverse sur cette prévention et son dosage. Les études sont hétérogènes, avec des patients hétérogènes et des conclusions divergentes. Il est donc difficile d'en tirer des applications pratiques et pragmatiques.

Cette actualisation récente est un avis d'experts, on ne peut allez plus loin actuellement.

La décision de telle ou telle dose est aussi l'affaire des RCP "expesses" au cas par cas. Chaque patient est différent, avec des facteurs de comorbidités différents, très différents. Ce sont des facteurs  à la fois limitants ou facilitants.


Articles après articles la prévention de la MTEV semblait s'orienter vers une prévention à dose préventive, ce qui à mon sens était logique mais ce n'est pas le cas pour tout le monde. La dose curative en préventif est de plus en plus éliminée mais pas pour toutes les équipes, il faut le reconnaître. Un avenir proche nous confirmera ou non cette orientation. On a voulu ré-inventer la prévention de la MTEV en l'adaptant empiriquement à la pandémie, situation exceptionnelle. C'était au départ un réflexe logique. Les données actuelles hors pandémie nous ont montré que la prévention de la MTEV en médecine, en chirurgie et en réanimation fonctionne bien à la dose préventive. Les tentatives d'extension de la période préventive ont été en échec. La dose préventive adaptée au poids est validée et elle fonctionne en dehors de la Covid-19. Par contre pour le reste ,dose intermédiaire (hors poids) ou dose curative pour la Covid-19 se heurtent à la fois au risque hémorragique et à un risque délétère anti thrombotique possible surtout pour la dose curative mais risque confirmé puis non confirmé, puis...... A noter que chez les patients en sepsis en réanimation la dose préventive  ern matière de prévention de la MTEV fonctionne et l'orage inflammatoire est supérieur à celui de la Covid-19.

Mais pour la Covid il existe une composante particulière l'endothélite. Une infection de la cellule endothéliale, dont témoigne la présence d'ARN viral, a été constatée post-mortem par plusieurs auteurs et dans de nombreux organes. De la même manière, des microthromboses ou microagrégations ont également été mises en évidence. La nature même de ces observations post-mortem implique que ces lésions n'ont été observées que chez des patients atteints de formes graves de COVID-19. Une activation de la cellule endothéliale par le virus pourrait ainsi entraîner : vasoconstriction, ischémie, inflammation et coagulation. La thrombose, macro ou micro, reste un élément central des formes graves de COVID-19. Elle suscite de nombreuses recherches sur l'usage des principes actifs antithrombotiques et de leur dosage, voire même des fibrinolytiques. Les antiplaquettaires devraient avoir un rôle à jouer, mais lesquels et à quelles doses, faut-il deux anti-plaquettaires ?

L'étude Covi-Dose va t'elle nous apporter ou nous rapprocher de la bonne dose ? 

Utilisons-nous tous les marqueurs biologiques de manière optimale  et au bon moment ? 

Quel est le rôle potentiel de l'aspirine et à quelle dose ?


Les statines non (étude InpirationS- Trial, ACC 201) .

Quelle est la place des AOD et à quelle dose ?

Quelle est la place des anticorps monoclonaux ou autres molécules ? 

Faut il pour la prévention de la MTEV au décours de la Covid-19 aller au delà des anticoagulants ? 

Merci au GIHP et au GFHT d'actualiser sans cesse ses positions.

La Covid-19 impose ce rythme, jusqu'à quand ?

La vaccination va enfin remettre les compteurs à zéro et nous faire sortir de toutes ces incertitudes quant aux traitements de la Covid-19  et aux modalités de la prévention de la MTEV. 

A partir des schémas du GIHP/GFHT, chaque épuipe module ses décisions et ses prescriptions.
 
Une enquête auprès de toutes les réanimations permettraient d'avoir une idée sérieuse de la tendance actuelle en matière de prévention de la MTEV au décours de la Covid-10 selon le stade évolutif de la maladie et du type de patients.
 
#VACCINE2.0

Le PATIENT-EXPERT

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Signé : Eleonore PIOT- de VILLARS, Présidente de LYMPHOSPORT (@LYMPHOSPORT)
 

"Ne consulte pas le médecin, mais celui qui a été malade" Proverbe Grecque Antique

"Un médecin n'est pas un bon médecin s'il n'a été lui-même malade." Proverbe Arabe
 
Certaines personnes vivant avec une maladie chronique comme le lymphœdème développent des savoirs experts complémentaires aux savoirs scientifiques, et deviennent ce que l’on appelle des patients experts.

Selon l’HAS le patient expert, est celui qui atteint d’une maladie chronique, à la volonté de s’impliquer auprès d’autres personnes atteintes de la même maladie. C’est une personne expérimentée, qui a acquis et développé des connaissances expérientielles et médicales sur sa maladie.

Patient expert, partenaire, intervenant, ressource, formateur, il peut porter plusieurs noms en fonction des missions auxquelles il participe : les patients experts se distinguent de leurs pairs par le fait qu'ils sont choisis par leur association (ici l’AVML) selon des prédispositions spécifiques et des compétences requises et à acquérir.

Ils reçoivent une formation dédiée et assurent un rôle de facilitateur d’écoute, de parole et de soutien et/ou d'accompagnement. S' ils font partie d’une association agréée conformément à l'article L. 1114-1 et des organismes œuvrant dans le champ de la promotion de la santé, la prévention ou l'éducation pour la santé , ils peuvent participer à l'éducation thérapeutique.

Beaucoup de patients experts sont aujourd’hui engagés dans des programmes d’éducation thérapeutique car près de 20% de la population française est concernée par les pathologies chroniques.
 
Rendue obligatoire depuis 2009, l’éducation thérapeutique du patient reste une priorité dans les recommandations nationales de santé publique, et fait intervenir de nombreux patients experts.

Mais ce n’est pas le seul champ possible d’intervention.

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Dans quels secteurs d’application peuvent-ils intervenir les patients experts ?
  • Le parcours de soins et l’éducation thérapeutique : Par exemple, co-animer des séances d’éducation thérapeutique autour du lieu au sein d’un service hospitalier
  • L’enseignement et la formation des soignants : Par exemple, et intervenir dans la formation des médecins vasculaires ou de futurs kinésithérapeute.
  • La recherche : Par exemple intégrer une équipe de recherche sur la dimension psychosociale du lymphœdème ou Dans le domaine du dispositif médical.
  • La démocratie sanitaire et défense des droits des patients : Par exemple participer à un plaidoyer pour demander le remboursement d’un matériel de bandage auprès de l’HAS.
  • Communication autour de la pathologie : participation à des colloques et congrès comme l’International Lymphedema Framework.
  • Organisation des services et gouvernance des établissements de santé : participation du patient à l’organisation des programmes, à l’évaluation des soins et des services (programme PSS: partenaire de soins et de services) et au sein des CDU (commissions des usagers) des centres de référence comme le CHU Saint Éloi de Montpellier ou Cognacq Jay.
  • `Évaluation et élaboration des politiques de santé : implication au sein d’une association agréée de patients / ministère de la santé

N’oublions pas que les savoirs issus du vécu des personnes atteintes de pathologies vasculaires et lymphatiques représentent une source de compétences pour l’organisation du système de soins.

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Pourquoi devient-on patient(e) expert ?
De multiples raisons
  • Donner du sens à son combat face à la maladie
  • Transformer son expérience du lymphœdème en expertise et la faire reconnaître par les soignants
  • Se former, compléter sa formation initiale
  • Travailler en collaboration avec les soignants dans une équipe pluridisciplinaire
  • Participer à un projet de soins et de santé
  • Représenter le patients et défendre leurs droits et la pathologie du lymphœdème dans les instances, c’est la démocratie sanitaire
  • Avoir envie de parler de sa propre expérience de la maladie et d’accompagner d’autres patients ne suffit pas.

    Attention toutefois à ne pas brûler les étapes :
     il faut absolument avoir un certain recul sur sa pathologie pour ne pas ramener ce que dit le patient à son propre cas.

Quelques grands axes pour le recrutement d’un patient expert :
  • Être soi-même atteint d’une pathologie chronique comme le lymphœdème
  • Bien connaître la pathologie et sa prise en charge
  • Être motivé et s’avoir s'impliquer dans un projet
  • Pouvoir consacrer du temps (4/8h pour un atelier d’éducation thérapeutique )
  • Avoir le sens du contact humain et être tolérant
  • Avoir envie de se former et de s'informer : Formation minimale de 40h à l’éducation thérapeutique.
  • Avoir un certain recul/sa maladie
  • Savoir utiliser le langage de l'équipe intervenante et le langage des patients
  • Être capable de faire le lien entre patients et soignants
  • Être capable de libérer la parole des patients
  • Être membre d’une association agrée ou d’un organisme œuvrant dans le champ de la promotion de la santé de la prévention ou de l’éducation pour la santé (associations, structures, ....).
  • Avoir soi-même suivi un programme d’éducation thérapeutique.
  • S’engager à respecter les règles de confidentialité.
  • Faire partie intégrante de l’équipe éducative et s’engager à concevoir son intervention avec l’équipe d’intervenant

    Le patient expert occupe donc une place à mi-chemin entre le malade et le « soignant », il ne remplace pas, il renforce.

    Voici les missions que j’ai la chance de mener en tant que patiente experte, partenaire, chercheuse et formatrice :

  • J’interviens maintenant dans des centres de formation initiale et continue pour les professionnels de santé, dans une équipe de recherche à l’institut Curie, et entre autre, en coordination et animation au sein de plusieurs programmes d’éducation thérapeutique du patient.

    PIOTPIOT
  • J’ai pu accomplir ce parcours grâce à l’Université des Patients Sorbonne de Paris et la Pr. Catherine TOURETTE-TURGIS, qui m’a acceptée au sein du DU puis du Master 2 en éducation thérapeutique ainsi qu’au docteur Marlène Coupé de l’AVML qui m’a toujours soutenue.
  • A la rentrée 2021, j’ai pour projet un doctorat au CNAM avec l’écriture d’une thèse sur le patient expert.
  • Le lymphœdème mène donc à tout !



    Pour en savoir plus : 

    Eleonore Piot-de Villars

    Présidente de l’association LYMPHOSPORT  ps://www.lymphosport.com

    lympgosport

    Vice-présidente de l’association IMAGYN  : https://www.imagyn.org
    Membre de l’AVML : https://avml.fr

    lsp

    PATIENT EXPERT

    HAS : (https://www.has-sante.fr/jcms/pprd_2974297/en/patients-et-soignants-vers-un-necessaire-partenariat)

    https://www.univadis.fr/viewarticle/trois-types-de-patients-experts-546292?gclid=CjwKCAjwiLGGBhAqEiwAgq3q_rQ64xkS8TCbBicqBXFKeCjESFVimC6AnOiBDqYBblPlc1OMBUwwlhoCjBsQAvD_BwE

    La SORBONNE  : https://universitedespatients-sorbonne.fr

Chirurgie du lymphoedème : rêve ou réalité ?

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Signé :  Dr Marlène Coupé Médecin Vasculaire, Membre du Comité Scientifique de l’association AVML (https://avml.fr/)

"La distance entre les rêves et la réalité s'appelle l'action" Anonymus


Le lymphœdème est une maladie chronique pour laquelle il n’y a pas à ce jour de traitement médicamenteux.
Un traitement conservateur de physiothérapie associant drainage lymphatique manuel et/ou pressothérapie et contention/compression est utilisé pour réduire l’œdème et éviter l’aggravation.

Les traitements chirurgicaux se sont développés au cours des dernières années entrainant un espoir d’amélioration voire de guérison pour ne plus avoir d’œdème, ne plus mettre de contention-compression, redevenir « normal ».

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Quelles sont les techniques chirurgicales existantes ?

Quels sont actuellement leurs indications, résultats et limites selon les publications ?

Description des techniques chirurgicales du lymphœdème

1.Chirurgies à visée réparatrice du système lymphatique

 Ce sont des techniques de microchirurgie qui sont de 2 types :

1.1. Anastomose lympho-veineuse (AVL) (Figure 1)

CoupeFig1

Le chirurgien anastomose un vaisseau lymphatique à une veine adjacente permettant au flux lymphatique de contourner les vaisseaux lymphatiques obstrués.

Ces anastomoses ne peuvent être réalisées que s’il reste des vaisseaux lymphatiques fonctionnels. Ceux-ci sont repérés grâce à une lymphographie au vert d’indocyanine (ICG)*

1.2. Transfert ganglionnaire vascularisé (VLNT) (Figure 2)

CoupeFig2

Le transfert de ganglions lymphatiques, également appelé transfert microchirurgical

ganglionnaire vascularisé, consiste à transférer des ganglions lymphatiques sains et fonctionnels et leurs tissus environnants, prélevés d'un site vers la zone affectée, afin de restaurer la fonction lymphatique dans le membre.

Les sites donneurs communs pour les ganglions lymphatiques comprennent les ganglions du péritoine, inguinal, mésentérique, thoracique latéral, axillaire, gastro-épiploïque et sous-mental.

Les sites receveurs comprennent l'aisselle, le coude, le poignet, l'aine et la cheville.

2.Chirurgies réductrices du lymphœdème

Comportent 2 types d’intervention :

 2.1. Chirurgie de résection (ablation)

 CoupeFig3

Au 20° siècle des chirurgies d’ablation étendue des tissus lymphœdémateux ont été pratiquées (technique de Charles, Homans, Servelle). Elles ont été abandonnées en raison de complications infectieuses, cicatrices rétractiles…mais elles sont utilisées aujourd’hui de façon très partielle pour améliorer la qualité de vie et pour diminuer les risques infectieux.

2.2. La liposuccion

Cette opération consiste à retirer le tissu adipeux sous-cutané du membre lymphœdémateux à l’aide d’une canule de lipectomie assistée d’une aspiration.

 Indications, avantages, inconvénients et résultats selon la littérature

1.Chirurgies à visée réparatrice du système lymphatique

1.1. Anastomose lympho-veineuse (AVL)

 Indications

Lymphœdème débutant avant que la fibrose ne s’installe.

Avantages

C’est une chirurgie peu invasive. Elle peut se faire à titre prophylactique c'est-à-dire en prévention, lors d’une mastectomie et curage et peut éviter l’apparition d’un lymphœdème.

Inconvénients

Elle nécessite un vaisseau lymphatique fonctionnel.

Les complications sont l’infection du site opératoire (4.7%) et la lymphorrhée (coulée de lymphe) (7.7%)

Résultats

Chang et al. (2013) chez 100 patients atteints de lymphœdème secondaire des membres supérieurs ou inférieurs ont constaté une réduction de 61% du volume chez les patients qui présentent un stade 1 ou 2 et de 17% chez ceux qui ont un stade plus avancé. Ceci indique que l’AVL est plus performante aux stades de début quand il n’y a pas de fibrose tissulaire irréversible.

Scaglioni et al. (2017) sur 1800 patients rapportent chez 87% une amélioration subjective, chez 83%

une réduction de volume et chez 87% une réduction du nombre d’érysipèle.

La procédure est plus efficiente aux membres supérieurs qu’aux membres inférieurs et pour les lymphœdèmes secondaires.

Le suivi est court, rarement supérieur à 12 mois, il y a peu de données à long terme.

L’AVL peut aussi être utilisée de façon prophylactique au cours d’un curage axillaire : Jorgensen et al.

(2018) montrent que le risque de lymphœdème immédiat est diminué de 77% par rapport à aucune procédure prophylactique, cependant le suivi est court de 6mois-2ans.

1.2. Transfert ganglionnaire vascularisé (VLNT)

 Indications

Stades avancés 2 et 3 quand il n’y a plus de vaisseau lymphatique fonctionnel mais elle est

réalisable à tous les stades et en cas d’infections à répétition.

Avantages 

La procédure n’est pas limitée par la perméabilité lymphatique du site receveur. Il existe une

variété de sites donneurs disponibles.

Elle peut se faire à titre prophylactique lors d’un curage ganglionnaire. Elle peut être associée à une

reconstruction mammaire ou combinée à une liposuccion.

Inconvénients :

Risques au niveau du site donneur : lymphocèle (formation d’une poche de lymphe), lymphœdème

Résultats

En France la première publication de Becker et al. (2006) sur lymphœdème secondaire post mastectomie porte sur 24 cas au stade 1 et 2 et rapporte une diminution de la circonférence chez 22 patients avec retour à la normale chez 10, le temps de suivi est court.

Batista et al. (2017) décrivent les résultats obtenus sur 23 jambes : réduction de volume chez 21,

réduction supérieure à 30% chez 9, et réduction complète chez 2 personnes. Quel est le temps de suivi ?

Une revue systématique de la littérature a rapporté que parmi 192 patients, 91% ont montré une amélioration post-opératoire et une réduction du volume des membres chez 86%. 60 % ont une amélioration modérée ou significative du débit sur la lymphoscintigraphie. La satisfaction globale des patients était élevée, les épisodes infectieux diminués et la qualité de vie améliorée.

Le VLNT est plus efficace aux membres inférieurs pour le lymphœdème primaire que l’AVL.

Il se pose la question sur l’emplacement idéal du site receveur et du site donneur en raison des complications rapportées et risque de déclenchement d’un lymphœdème au site donneur.

Vignes et al. (2013) dans un suivi de 26 patients rapportent 15 complications dont 6 lymphœdèmes chroniques au site donneur et 4 lymphocèles.

Demiri et al. (2018) dans une série de 189 patientes affectées d’un lymphœdème post cancer du sein, 1.6% déclenchent un lymphœdème au site donneur du membre inférieur.

Scaglioni et al. (2018) sur 271 transferts englobant 24 études ont identifié 1.6% de lymphœdème iatrogène au site donneur chez les patients dont les ganglions inguinaux ont été transférés mais un taux de 13.2% lorsque le site donneur était le ganglion thoracique latéral.

A l’inverse Maldonado et al. (2017) ont réalisé une enquête prospective de 100 VLTN supraclaviculaires et avaient 0% de lymphœdème au site donneur avec un suivi de 11 mois.

2.Chirurgies réductrices du lymphœdème

 2.1. Chirurgie de résection

 Indications 

1.Résection d’un excédent cutané suite à un traitement physiothérapique bien conduit

2.Ablation des tissus lymphœdémateux dans les localisations génitales (verge et testicules)

3.Résection des zones vésiculeuses sur les orteils et les organes génitaux

4.Résection du tissu atteint pour des lymphœdèmes éléphantiasiques : procédure de Charles

Avantages 

Efficace pour les lymphœdèmes sévères des membres inférieurs et les éléphantiasis

Inconvénients

Risques de complications locales (infections, mauvaise cicatrisation)

La compression reste nécessaire.

Résultats

1.La résection d’un excédent cutané redonne un aspect morphologique plus normal au membre et permet d’adapter une orthèse de compression, si non la peau se replie sous la compression entrainant irritation et douleur, et améliore de ce fait la qualité de vie et diminue aussi les épisodes infectieux. (Photos1-2-3)

2.L’ablation des tissus lymphœdémateux dans les localisations génitales permet de redonner une morphologie plus normale.

3.La résection des zones vésiculeuses sur les orteils et les organes génitaux qui sont source de

lymphorrhée et d’érysipèles à répétition entraine une diminution des épisodes infectieux et des écoulements de lymphe et améliore ainsi la qualité de vie .

Ces chirurgies donnent de bons résultats esthétiques avec amélioration de la qualité de vie et diminution des épisodes infectieux. Les résultats esthétiques sont plus médiocres dans les stades ultimes et si l’ablation des tissus est utilisée seule, ce qui est de plus en plus rare.

Il peut y avoir des récidives de vésicules mais qui peuvent être reprises chirurgicalement ou par   sclérose à la mousse d’Aetoxisclérol ou encore par laser quand elles sont petites.

4. Pour les éléphantiasis traités par chirurgie d’excision type Charles, il n’y a pas d’études récentes avec cette technique seule. Elle est aujourd’hui associée soit à une liposuccion ou à une greffe ganglionnaire.

 

2.2. La liposuccion

Indications 

Le lymphœdème en évoluant s’engraisse et ne répond plus au traitement physiothérapique même s’il est bien conduit.

Avantages 

Elle est réalisable à tous les stades.

La compression, toujours nécessaire, est plus facile à adapter.

Inconvénients :

Nécessite la poursuite de la compression si elle est pratiquée seule.

Résultats :

Brorson et Svensson (1998) ont obtenu chez 28 patientes avec un lymphœdème secondaire du membre supérieur une réduction de 104% du volume par rapport au membre sain avec liposuccion et compression par rapport à une réduction de 47% seulement avec la compression seule.

Hoffner et al. (2018) ont montré sur 105 patients une réduction de 117% par rapport au membre sain.

Forte et al. (2019) dans une analyse de 8 articles comprenant 191 patients atteints de lymphœdème des membres inférieurs dont 95 primaires et 96 secondaires, rapportent une réduction en moyenne de 50% du volume excédentaire, et dans certains cas la réduction est totale après 4-5 ans.

Cette chirurgie permet donc de réduire le volume du membre, les épisodes d’infection, d’améliorer la fonctionnalité, l’esthétique, et ainsi la qualité de vie, les patients sont très satisfaits.

Les résultats sont meilleurs pour les lymphœdèmes secondaires par rapport aux primaires.

La contrepartie est la nécessité de porter une compression indéfiniment mais les avantages cités l’emporteraient sur la charge causée par la thérapie de compression.

Il y a une combinaison possible entre une chirurgie de résection, AVL et VLNT ce qui améliore les résultats et peut déboucher sur la diminution de la force de compression voire son arrêt.

 

3. Thérapie chirurgicale combinée

 La prise en charge chirurgicale a évolué ces dernières années avec le développement des techniques microchirurgicales. L’association de chirurgie ablative à des techniques à visée réparatrice fournit des résultats fonctionnels et une qualité de vie améliorés. Ainsi des études ont montré que l’association d’une AVL ou d’un VLTN à une liposuccion réduit le besoin d’une compression continue ou permet même d’arrêter celle-ci. Les chirurgies réparatrices sont plus efficaces aux stades précoces, en particulier l’AVL, mais ajoutées à une thérapie de résection peuvent aussi être une option thérapeutique efficace pour le lymphœdème à un stade plus avancé.

Synthèse

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Discussion

Depuis quelques années les publications sur les chirurgies du lymphœdème se multiplient rapportant les succès variables de telle ou telle procédure, cependant, de nombreuses questions se posent encore :

Comment fonctionnent les anastomoses, les transferts de ganglions ?

Quel est le nombre idéal d’AVL à faire ? aux membres supérieurs ? aux membres inférieurs ?

Si on constate de réelles améliorations après intervention, quelle est la durée de fonctionnement des anastomoses et transferts ? Les suivis sont généralement courts (6-24 mois) et ne permettent pas de connaître les résultats à long terme.

Quels sont les résultats pour les lymphœdèmes primaires, les lymphœdèmes secondaires ?

Quels sont les risques exacts au site donneur pour la VLTN ? Quels sont les bons sites donneurs de ganglions ?

Quels sont les bonnes indications pour l’AVL et VLTN ? les données comparant les résultats de ces 2 méthodes n’existent pas actuellement.

Y-a-t-il des indications chez les enfants ?

Quand faut-il utiliser la chirurgie par rapport à la thérapie décongestive ? Chaque procédure a ses avantages et ses inconvénients, quels sont les bénéfices-risques ?

Que donneront les chirurgies préventives associées à des chirurgies de cancers?

 

Conclusion

Une approche chirurgicale du lymphœdème est de plus en plus courante. Les indications des diverses techniques après consultation multidisciplinaire se dessinent. Ces chirurgies doivent être conduites par des chirurgiens spécialistes du lymphœdème. Il reste encore des inconnues et les techniques conservatrices impliquant drainage lymphatique, bandages, port de vêtements de compression, exercice physique et soins de peau ne doivent pas être oubliées.

La poursuite des études est nécessaire pour élucider le biomécanisme des techniques physiologiques ainsi que la réalisation d’essais contrôlés rigoureusement et randomisés pour identifier les meilleures interventions chirurgicales et leurs diverses combinaisons afin de mieux conseiller sur un protocole de prise en charge chirurgicale du lymphœdème.

Sources

Article d'aprés "Prise en charge chirurgicale du lymphœdème selon la littérature actuelle" par Marlène Coupé https://avml.fr/wp-content/uploads/2021_PUBLI_Prise%20en%20charge%20chirurgicale%20du%20LO_MC.pdf

Surgical management of lymphedema: a review of current literature Kitae E Park, Omar Allam, Ludmila Chandler, Mohammad Ali Mozzafari, Catherine Ly, Xiaona Lu, John A PersingGland Surg 2020 Apr; 9(2):503-511.https://gs.amegroups.com/article/view/40528/html)

Controversies in Surgical Management of Lymphedema Summer E Hanson, Edward I Chang ,Mark V Schaverien, Carrie Chu, Jesse C Selber ,Matthew M Hanasono (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7253258/pdf/gox-8-e2671.pdf)

Plast Reconstr Surg Glob Open 2020 Mar 27;8(3): e2671.Current operative management and therapeutic algorithm of lymphedema in the lower extremities Savitha Ramachandran, Khong-Yik Chew , Bien-Keem Tan, Yur-Ren KuoAsian Journal of Surgery Volume 44, Issue 1, Janvier 2021, pages 46-53 (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S101595842030258X)

Primary lymphedema French National Diagnosis and Care Protocol (PNDS; Protocole National de Diagnostic et de Soins)Stéphane Vignes , Juliette Albuisson, Laurence Champion, Joël Constans, Valérie Tauveron, Julie Malloizel, Isabelle Quéré, Laura Simon, Maria Arrault, Patrick Trévidic, Philippe Azria and Annabel Maruani, on behalf of French National Referral Center for Primary Lymphedema, Vignes et al. Orphanet J Rare Dis (2021) 16:18
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7789008/

                                            

Inactivité physique et Covid-19

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Si quelqu'un vous dit : "Je me tue à vous le répéter", laissez-le mourir. Jacques Prévert

Analyse d'article : Severe COVID-19 outcomes — the role of physical activity, Desprès JM Nature Reviews | Endocrinology
2021https://doi.org/10.1038/s41574-021-00521-1
En Avril 2021, j'avais analysé sur MedVasc.Info cet article : 
 
https://bjsm.bmj.com/content/early/2021/04/07/bjsports-2021-104080
Physical inactivity is associated with a higher risk for severe COVID-19 outcomes: a study in 48 440 adult patients,Robert Sallis et al  Br J Sports Med 2021;0:1–8. doi:10.1136/bjsports-2021-104080.

L'inactivité physique est associée à un risque plus élevé de résultats sévères du COVID-19: une étude portant sur 48440 patients adultes

Résumé : 
Objectifs Comparer les taux d'hospitalisation, les admissions aux unités de soins intensifs (USI) et la mortalité des patients atteints de COVID-19 qui étaient systématiquement inactifs, pratiquant une activité ou répondant systématiquement aux directives en matière d'activité physique.

Méthodes : identification de 48 440 patients adultes avec un diagnostic de COVID-19 du 1er janvier 2020 au 21 octobre 2020, avec au moins trois mesures des signes vitaux à l'effort du 19 mars 2018 au 18 mars 2020. Nous avons relié la catégorie d'activité physique autodéclarée de chaque patient ( constamment inactif = 0 à 10 min / semaine, une certaine activité = 11 à 149 min / semaine, toujours conforme aux recommandations = 150 + min / semaine) au risque d'hospitalisation, d'admission aux soins intensifs et de décès après le diagnostic du COVID-19

Résultats Les patients atteints de COVID-19 qui étaient systématiquement inactifs avaient un risque plus élevé d'hospitalisation (OR 2,26; IC à 95% 1,81 à 2,83), d'admission à l'USI (OR 1,73; IC à 95% 1,18 à 2,55) et de décès (OR 2,49; 95 IC% 1,33 à 4,67) en raison du COVID-19 que les patients qui respectaient systématiquement les directives en matière d'activité physique. Les patients qui étaient systématiquement inactifs présentaient également un risque plus élevé d'hospitalisation (OR 1,20; IC à 95% 1,10 à 1,32), d'admission aux soins intensifs (OR 1,10; IC à 95% 0,93 à 1,29) et de décès (OR 1,32; IC à 95% 1,09 à 1,60) en raison du COVID-19 que les patients qui pratiquaient une activité physique.

Conclusions Le respect constant des directives en matière d'activité physique était fortement associé à une réduction du risque de résultats graves de la  COVID-19 chez les adultes infectés. Nous recommandons que les efforts de promotion de l'activité physique soient prioritaires par les agences de santé publique et intégrés aux soins médicaux de routine.

Synthèse :  Le potentiel de l'activité physique habituelle pour réduire la gravité de la maladie COVID-19 devrait être promu par la communauté médicale et les agences de santé publique.Les recommandations de lutte contre la pandémie devraient inclure une activité physique régulière dans tous les groupes de population.

L'article de JL Desprès va plus loin en montrant  que l'activité physique est un objectif clé en amont pour réduire le risque de morbidité et la mortalité du COVID-19

physphys
Les preuves disponibles suggèrent que certaines caractéristiques d'un métabolisme perturbé, y compris l'inflammation, résultent d'un phénotype d'adiposité à haut risque (excès d'adiposité viscérale ou de tissu adipeux ectopique). Étant donné que l'activité physique et l'exercice régulier peuvent réduire la taille de ces dépôts adipeux, un mode de vie physiquement actif pourrait être un comportement clé et peu coûteux à adopter pour réduire le risque de morbidité et de mortalité liées au COVID-19. Cependant, il est nécessaire de combiner des approches basées sur la population promouvant un mode de vie actif avec l'évaluation de l'activité physique et/ou de la condition cardiorespiratoire et des comportements sédentaires en tant que « signes vitaux » dans la pratique clinique.

En fait le cadre de vie, la réduction de la pollution, le contrôl;e des affections cardiométaboliques efficace, le dépistage puis la correction de tous les facteurs de risque soint la base d'une meilleure "résistance" à la Covid-19

JM Desprès conclue :" en résumé, plus que jamais, les résultats dévastateurs de la crise du COVID-19 ont révélé que nous devons fournir aux cliniciens des outils pour évaluer et cibler l'activité physique dans la pratique clinique. De plus, compte tenu de la syndémie des maladies chroniques et du COVID-19, nous devons également remodeler nos environnements de vie, y compris nos écoles et nos lieux de travail, afin qu'ils favorisent la santé plutôt que les maladies chroniques. 

La pandémie nous ouvre la voie pour faire mieux et nous montre les grands axes. Une activité physique modérée vaut mieux que l'absence d'activité physique. On le sait deuis longtemps. La pandémie nous apporte des arguments encore plus  forts. Tout ceci va dans le sens d'une bonne prévention cardiométabolique et un dépistage précoce.

Redite, oui, mais c'est un message qu'il faut rappeler sans cesse, message "presse purée".
 
 
Source 

TSUNAMI

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

 " Le principe de précaution n'a de sens qu'associé à un principe de risque, indispensable à l'action et à l'innovation" Edgar Morin

"La prévention est une sage précaution qui préserve de l'incertitude de la guérison." Patrick Louis Richard

"La santé physique et morale se conçoit dans l'action et la prévention." Kheira Chakor

Analyse d'article : Avoiding the Coming Tsunami of Common, Chronic Disease. What the Lessons of the COVID-19 Pandemic Can Teach Us Robert M. Calif,Circulation. 2021;143:1831–1834 (https://www-ahajournals-org.proxy.insermbiblio.inist.fr/doi/10.1161/CIRCULATIONAHA.121.053461)
Éviter le tsunami à venir de maladies chroniques courantes : ce que les leçons de la pandémie COVID-19 peuvent nous apprendre


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"Au cours de l'année écoulée, les cliniciens et le public se sont concentrés sur la pandémie de la COVID-19 et ses effets sociétaux et économiques associés. Cependant, une fois la phase aiguë de cette crise passée, nous devrons faire face à une énorme vague de décès et d'incapacités résultant de maladies chroniques courantes (CCD), avec des maladies cardiométaboliques sur la crête de la vague. Un tsunami se produit lorsqu'un tremblement de terre sur le fond de l'océan crée d'énormes vagues qui peuvent causer des ravages très éloignés du bouleversement initial, en particulier lorsque les avertissements sont ignorés. De même, les profils sous-jacents des facteurs démographiques et de risque aux niveaux mondial et national présagent depuis un certain temps un fardeau écrasant de CCD. Cependant, bien que la pandémie ait créé une impulsion supplémentaire qui, si elle n'est pas prise en compte, amplifiera les conséquences de ce fardeau."

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Une étude remarquable et très pertinente a été publiée dans le British Journal of Médecine du 06/10/2020 ( https://www.bmj.com/content/371/bmj.m4087) sur la mortalité due au retard de prise en charge thérapeutique du cancer.
 
Devant la flambée actuelle de la pandémie de nombreuses interventions chirurgicales sont reportées...ou différées.

Quand il ne s'agit pas d'intervention vitale ,cela ne pose pas de problème si ce n'est des problèmes d'organisation.

Cette étude s'est attachée aux interventions reportées en cancérologie.

La conclusion est très claire : Le retard du traitement du cancer est un problème dans les systèmes de santé du monde entier. L'impact du retard sur la mortalité est une réalité.

Même un retard de quatre semaines du traitement du cancer est associé à une mortalité accrue dans les indications chirurgicales, de chimiothérapie et de radiothérapies pour sept cancers : vessie, sein, côlon, rectum, poumon, col de l'utérus et tête et cou) et trois modalités de traitement (chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie)

Les données montrent systématiquement qu'un délai de traitement de quatre semaines est associé à une mortalité accrue. Une mortalité supplémentaire a été signalée avec des délais plus longs

Des politiques axées sur la minimisation des retards au niveau du système dans le début du traitement du cancer pourraient améliorer les résultats de survie au niveau de la population

El1a4gjW0AE N wDe cette étude il faut retenir les points suivants :  
- La pandémie ne doit pas stopper le dépistage des cancers
- La pandémie du fait de l'afflux de patients entrainent des reports d'interventions en cancérologie.....mais aussi dans toutes les spécialités médicales et chirurgicales
- Une fois de plus la solidarité et le civisme qui représentent l'arme absolue en matière de pandémie sont très importantes à la fois vis à vis de la lutte contre cette pandémie et vis à vis  du traitement de toutes les autres affections médicales et chirurgicales. Ne pas se protéger est préjudiciable à toute la société et à toutes les mises en place de soins médicaux, pensez NOUS et non JE ! 
- Un retard dans le traitement du cancer peut avoir des conséquences néfastes sur son issue....on peu extrapoler ces données  à toutes les affections graves.

La pandémie tue directement et indirectement, effet collatéral majeur, ne jamais l'oublier

Des études italienne sur la gestion de l'Artériopathie Chronique Obliérante des Membres I
nférieurs (AOMI)  font le même constat (https://medvasc.info/1263-aomi-et-covid-19) Du fait de la non prise en charge de l'AOMI évoluée le taux d'amputation des patients hospitalisés avec ischémie a été augmenté par rapport à celui observé avant le confinement.

On peut faire le même constat pour toutes affections chroniques. Le retard de prise en charge c'est le tsunami annoncé en post Covid. Il est très important qu'en cas de pandémies les patients "chroniques" puissent maintenir leur suivi régulier, prendre leur traitement et être opérés si nécessaire. Tout ceci dépend aussi beaucoup du système de santé dans lequel on vit.

Aux USA le constat est grave car la pandémie a accentué toutes les inégalités médicales.Le système de santé américain reflète une «sous-optimisation»: chaque composante est récompensée pour avoir optimisé sa propre performance financière sans considérer explicitement l'effet sur l'ensemble. De même, les résultats en matière de santé de la population sont sacrifiés pour optimiser les finances et « enseigner à l'épreuve » des mesures de rendement. Nous avons besoin de politiques qui combinent des soins individuels améliorés avec des changements structurels qui donnent la priorité à la santé globale des populations. Ces politiques devraient être fondées sur des preuves empiriques produites par la discipline en constante évolution de la science de la mise en oeuvre." tel est le message de l'article qui fait référence au tsunami.

Solutions : Plusieurs interventions partiellement efficaces sont disponibles pour toutes les CCD, mais leur mise en oeuvre a été sous-optimale, en particulier pour les maladies cardiométaboliques, étant donné les nombreuses interventions efficaces et peu coûteuses disponibles. Malgré des ressources sous-jacentes adéquates, le système de paiement américain incite au traitement de secours des affections saiguës mais pénalise généralement les systèmes de santé qui se concentrent sur des stratégies préventives.

Aux États-Unis, comme dans le reste du monde, la mise en oeuvre de l'amélioration du mode de vie pour l'exercice, les régimes alimentaires,  le contrôle de la tension artérielle, la gestion de l'obésité, du diabète, et le sevrage tabagique, combinée à une couverture universelle des soins de santé et à une meilleure adhésion aux médicaments génériques bon marché, pourrait réduire considérablement la mortalité et l'invalidité. De plus exercer la médecine de manière pertinente et pragmatique.
Concilier la prise en charge d'une pandémie et en même temps les affections chroniques  graves, cardiométaboliques, les cancers est tout l'enjeu à venir. La lecture de cette pandémie doit pour l'avenir intégrer cet élément majeur...et pendant de temps là les patients restent malades et s'aggravent , il faut donc maintenir les soins  les interventions, les examens et leur suivi, pandémie ou pas. Les autres solutions, une prise en charge optimisée de toutes ces affections, afin d'éviter des aggravations trop fréquentes.

En fait les solutions passent par le DEPISTAGE PRECOCE, la 
PREVENTION et  l'EDUCATION THERAPEUTIQUE. En avons -ous les moyens ?  OUI.  Les systèmes de santé quelqu'ils soient,  doivent s'engager dans cette direction afin , en cas de pandémie ou autre "catastrophes" , de pouvoir faire face à tous les problèmes , même les plus inattendus. Optimiser le dépistage et la prévention précoce assurerait une gestion moins lourde des affections chroniques potentiellement graves. Cela dégagerai une "bulle d'air santé", cela réduirait les coûts de santé etc. Utopie ? NON. Il faut juste s'organiser et  se donner les moyens d'une politique de santé basée sur le dépistage et la prévention.La pandémie actuelle doit inciter à une constatation simple : trop de malades délaissés à un stade avancé de leur maladie durant la pandémie. Il faut dépister les patients le plus précocement possible afin de limiter les évolutions graves.Il faut être présent en amont ++++. La santé est à protéger, en détectant très tôt, le plus tôt pssible toutes ces affections. C'est une piste à explorer rapidement.

On compte en France 2663 associations de patients. Leur taille et leur importance sont bien sûr très hétérogènes. Il faut s'appuyer sur ce réseau pour sensibiliser plus la population à se faire dépister, voire augmenter ce réseau. Tout cela peut paraître utopique mais non c'est réalisable . Quand on voit toute ce qui est fait dans le monde sur la thrombose (World Thrombosis Day, 13 Octobre de chaque année, en 2021 mercredi 13 Octobre) , ça donne envie d'en faire autant chez nous et c'est bénéfique pour les patients, ce qui manque, ce sont des crédits-prévention, des crédits-dépistages. Le fond de dotation Ensemble Pour Les Vaisseaux en manque cruellement malgrè ses nombreuses demandes. Mais rien ne nous arrêtera on continue nos recherches. 
 
#VACINE2.0
 

Vaccin et soignants

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"La musique mérite d'être la seconde langue obligatoire de toutes les écoles du monde." Paul Carvel

"La mort, c'est tellement obligatoire que c'est presque une formalité." Marcel Pagnol

Obligatoire ou non, le bonheur reste une « indépassable énigme », comme le souligne
G. Lipovetsky, et c'est peut-être ce qui en garde tout l'attrait !

NEJM Journal Watch
@JWatch
"The bottom line is that it is a privilege to be in the position of taking care of patients, and with that privilege comes the responsibility of keeping them as safe as possible," writes
@PaulSaxMD on requiring #COVID19 #vaccination in hospital employees.


Un excellent article qui arrive au bon moment : COVID-19 Vaccination of Health Care Personnel as a Condition of Employment A Logical Addition to Institutional Safety Programs ou Vaccination ou  COVID-19 du personnel de santé comme condition d'emploi Un ajout logique aux programmes de sécurité en établissement , JAMA NetWork, Juin  7, 2021

Un article de Thomas R. Talbot (Centre médical universitaire Vanderbilt, Nashville, Tennessee), qui pose les bonnes questions celui de la vaccination anti-Covid-19 chez le personnel de santé (PersSanté) .
 
Avant d'aller plus loin je suis pour l'obligation en France de toute vaccination des personnels de santé (PersSanté), cet article tombe à pic.
Covid v Vaccine"Les conséquences de la pandémie de SRAS-CoV-2 ont été considérables, en particulier parmi le personnel de santé (PersSanté) et dans les établissements de santé. Les professionnels de la santé ont été directement touchés, en maintenant les infections au COVID-19 acquises professionnellement, et indirectement par le biais d'une modification substantielle de la prestation des soins de santé. Avec l'avènement de vaccins SARS-CoV-2 hautement efficaces et sûrs, les taux de cas et les taux d'hospitalisation sont en baisse, et la promesse d'un retour à un semblant de soins de santé pré-COVID-19 augmente. Récemment, plusieurs centres médicaux ont annoncé une exigence pour la vaccination SARS-CoV-2 de tous les PersSanté  et l'autorisation imminente des vaccins à ARNm SARS-CoV-2 suite à la précédente autorisation d'utilisation d'urgence (ATU) , poussera de nombreux autres centres à envisager une politique similaire" 

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Questions/Réponses 

Les PersSanté sont-ils infectés par l'agent pathogène ?
Les professionnels de la santé présentent-ils un risque accru d'infection en raison de leur profession ? Les PersSanté sont clairement infectés par le SRAS-CoV-2, dont beaucoup connaissent des conséquences graves, y compris certains décès. Il est moins clair que les PersSanté présentent un risque plus élevé d'infection par le SRAS-CoV-2. Des études menées au début de la pandémie ont reflété un risque d'infection plus élevé dans cette population, mais ce risque a peut-être été atténué par une disponibilité et une utilisation accrues d'équipements de protection individuelle universels.

Le professionnel de la santé peut-il avoir une infection asymptomatique par l'agent pathogène ? Ces PersSanté transmettent-ils toujours l'agent pathogène à d'autres ? Comme pour la population générale, la proportion d'infections au SRAS-CoV-2 parmi les PersSanté qui sont asymptomatiques est importante. Ces personnes ont souvent une grande quantité de virus dans leurs voies respiratoires supérieures et ont été à l'origine de nombreux cas de transmission. 

Existe-t-il un vaccin sûr et efficace pour prévenir l'infection ? L'un des véritables triomphes scientifiques de la pandémie de COVID-19 a été le développement de vaccins sûrs et hautement efficaces contre le SRAS-CoV-2. Avec la vaccination généralisée contre le SRAS-CoV-2 à travers le monde, une efficacité similaire a été notée. Fait rassurant, le profil de sécurité des vaccins est également resté excellent.

La vaccination affecte-t-elle la transmission des agents pathogènes? Bien qu'ils n'aient pas été spécifiquement étudiés dans les essais cliniques, de plus en plus de preuves suggèrent que les vaccins sont associés à une diminution des infections asymptomatiques et de la transmission (telle que mesurée dans les études de contact avec les ménages) du SRAS-CoV-2 Un risque plus faible d'infection au COVID-19 a été noté parmi les contacts familiaux des professionnels de la santé vaccinés au Royaume-Uni par rapport aux membres du ménage des professionnels de la santé non vaccinés (taux absolus, 5,93 contre 9,40 pour 100 années-personnes ; rapport de risque, 0,70 0,63-0,78]), alors qu'une étude examinant les taux d'infection dans 223 communautés distinctes en Israël a identifié une forte corrélation négative entre les taux de vaccination communautaires et une baisse ultérieure des infections parmi une cohorte de personnes non vaccinées de moins de 16 ans.

Les professionnels de la santé ont-ils des contacts fréquents avec des personnes qui ne peuvent pas développer une réponse immunitaire robuste à la vaccination (et, par conséquent, comptent sur les autres pour réduire l'exposition) ? Les PerSanté, de par la nature de leur profession, ont un contact direct avec les patients et les autres PersSanté, qui ne seront pas aussi protégés par leur propre vaccination contre le SRAS-CoV-2. Des données émergent sur des réponses immunitaires plus faibles, voire négligeables, après la vaccination dans certaines populations (par exemple, les receveurs de greffes d'organes solides). Même les professionnels de la santé sans contact direct avec ces personnes immunodéprimées auront des contacts avec les professionnels de la santé qui le font, et la propagation efficace d'un agent pathogène respiratoire fait de toute personne travaillant dans un établissement de santé un vecteur potentiel pour les patients les plus vulnérables.

Les programmes de vaccination volontaire des PersSanté atteignent-ils une couverture suffisamment élevée pour empêcher la transmission des agents pathogènes ? L'adoption de la vaccination contre le SRAS-CoV-2 parmi les professionnels de la santé, bien que supérieure à celle du grand public, est inférieure au niveau nécessaire pour empêcher l'introduction et la propagation du virus dans les établissements de santé. Bien que les taux de vaccination contre le COVID-19 au niveau de la population parmi les professionnels de la santé ne soient pas largement disponibles, dans une enquête menée début mars 2021, seulement 52% des 1327 professionnels de la santé ont déclaré avoir reçu au moins 1 dose d'un vaccin COVID-19. 

La Covid-19:   infection nosocomiale ? OUI. L'agence sanitaire a recensé 44.401 cas de Covid-19 nosocomial entre janvier 2020 et le 14 février 2021 : 26.839 étaient des patients, dont 186 sont morts, 17.552 des professionnels de santé et 10 des visiteurs.


Alors que les vaccins contre le SRAS-CoV-2 se rapprochent de l'homologation complète et que les données sur leur excellente efficacité contre les infections à COVID-19 symptomatiques et asymptomatiques émergent, la question de savoir s'il faut mettre en œuvre une politique de vaccination contre le SRAS-CoV-2 pour les PersSanté comme condition à l'emploi se précise.

Les professionnels de la santé ne doivent pas transmettre par inadvertance des infections contagieuses telles que la rougeole et la grippe à leurs patients et aux autres professionnels de la santé. Le moment est venu d'ajouter COVID-19 à cette liste.

Il faut être clair sur ce sujet, rendre obligatoire les vaccins pour le PersSanté est une évidence.......on peut multiplier les bonnes raisons, c'est un enjeu de Santé Publique.Quand on choisit d'exercer une profession de santé quelqu'elle soit et donc être auprés des malades chaque jour on doit les protéger et se protéger. 

Par exemple contaminer un patient par le simple virus grippal est très dangereux.....Il faut arrêter de parler de mesures liberticides, 15 jours ou 3 semaines en réanimation, est-ce liberticide, OUI..quant à se retrouver au cimétière !!!! Contaminer des patients en difficulté est ce dangereux ? OUI. Ne pas se protéger , se contaminer puis contaminer sa famille est-ce admissible : NON. 

Exercer un métier dans la santé entraîne des droits et des devoirs qui 'il faut assumer, qu'il faut respecter, c'est le contrat de soignants. Si vous ne voulez pas y adhérer, changez de métier !

Position de l'Académie de Médecine sur ce sujet « Obligation » n’est pas un gros mot quand il s’agit de vacciner contre la Covid-19
https://www.academie-medecine.fr/obligation-nest-pas-un-gros-mot-quand-il-sagit-de-vacciner-contre-la-covid-19/

En pratique, la mise en application d’une telle obligation ne pourra être instaurée que de façon progressive. C’est pourquoi l’Académie nationale de médecine recommande :
– de mettre en œuvre sans tarder le « passe vaccinal« préconisé précédemment ;
– de rendre la vaccination contre le SARS-CoV-2 exigible :
– pour l’exercice de toute activité professionnelle essentielle : conduite du gouvernement et de l’État, enseignement, services de santé , de sécurité et de défense (police, services d’incendie et de secours, armée), services d’approvisionnement de la population (alimentation, eau, énergie, numéraire, matériels informatiques) et autres services de la fonction publique ;
– pour l’exercice des activités professionnelles comportant un contact avec le public, notamment dans les secteurs du commerce de détail, de la restauration, de l’hôtellerie, des établissements culturels et du sport ;
– en préalable à toutes les activités comportant déplacements ou rassemblements, telles que les voyages internationaux, les cures thermales ou les occupations associatives ;
– pour tous les donneurs de sang, de tissu ou d’organe ;
– pour les étudiants avant la rentrée universitaire 2021.

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Tous les métiers qui exposent aux contacts doivent être obligatoirement vaccinés , c'est une évidence , pour la santé c'est plus qu'une évidence , cela devrait être naturel. Alors que l'on annonce la vaccination des adolescents tous les PersSanté ne sont pas vaccinés......cherchez l'erreur !

 Et en plus les vaccins fonctionnent sur les variants, toutes les preuves d'efficacité des vaccins d'additionnenet aux preuves, que voulez vous de plus ? 
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"Au « pays de nulle part », la maladie est punie comme un crime, le moindre rhume
peut valoir le bagne... Toute infortune est considérée comme une atteinte à la petite
république d'Erhewon (anagramme de l'anglais nowhere), imaginée par l'écrivain
Samuel Butler dans un roman de 1872. Quelques décennies plus tard, le philosophe
Alain, dans ses célèbres Propos sur le bonheur (1925), déniera lui aussi toute réalité aux
souffrances extrêmes, en déclarant que « c'est un devoir envers les autres que d'être
heureux "....c'est un devoir envers les autres de se faire vacciner ...Le bonheur est un état fugitif et fragile, le vaccin est fiable, sa,s danger , il est  à l'origine d'un état protecteur, non fragile et à long terme.

Jeremy Bentham (1748-1832)
Pour le penseur utilitariste, « le plus grand bonheur du plus grand nombre est la mesure du juste et de l'injuste ». Chaque individu procède à un calcul rationnel et hédoniste qui consiste à
maximiser son bonheur, en accroissant ses plaisirs et en diminuant le plus possible ses peines. Pour garantir le bonheur collectif dans le respect des libertés de chacun, les lois doivent permettre d'augmenter le plaisir de chacun car « comment obtiendrat- on le bonheur de tous dans la plus grande proportion possible, si ce n'est à la condition que chacun en obtiendra pour lui-même la plus grande quantité

« le plus grand bonheur du plus grand nombre est la mesure du juste et de l'injuste », le vaccin il est juste, ne pas se faire vacciner c'est injuste à la fois pour la personne et pour les autres.

 

#VACCINE2.0

EUROFOOT 2021

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Je ne joue pas contre une équipe en particulier. Je joue pour me battre contre l'idée de perdre." Ric Cantona

"Les performances individuelles, ce n'est pas le plus important. On gagne et on perd en équipe." Zinedine Zidane

"Donner, recevoir, partager : ces vertus fondamentales du sportif sont de toutes les modes, de toutes les époques. Elles sont le sport." Aimé Jacquet

"Un peu d'albumine, de sucre, d'arythmie cardiaque, n'empêche pas la vie de continuer normale pour celui qui ne s'en aperçoit même pas, alors que seul le médecin y voit la prophétie de catastrophes." Marcel Proust


E3vu9maWYAAFVv8Référence : 

The Cartoon Movement
Et avec PLANTU un autre championnat

E3WG zZX0AUeAf9Et puis : "Christian Eriksen va mieux. Il s'est réveillé, il est capable de s'exprimer et a même pu demander à ses coéquipiers de reprendre le match. Il est vivant. C'est la grande victoire d'un match un peu particulier. Pour le joueur, sa famille, ses partenaires et la suite de la compétition, c'est ici le principal. Le reste, le score, le scénario du match, les conséquences pour la suite de cet Euro, tout ça n'est que secondaire tant cette rencontre a viré au cauchemar durant une bonne heure."

Arrêt cardiaque : les premières minutes sont décisives


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afcc0f50ed2a4439b68d278f12ce3308 68229 1623562322En cas d'accident cardiaque  sur un terrain de sport ce qu'il faiu faire, et c'est qui a été fait et bien fait . La présence d'un défibrillateur est vital.

E3ulgfcX0AI8YO3                                       

esc 2020 sport classification exercices physiques sports figure 1                      Classification des exercices physiques et sports des recommandations de l’ESC 2020

Causes des crises cardiaques des footballeurs
Avant 35 ans, de nombreuses pathologies peuvent être en cause. L'Académie nationale de Médecine cite toutefois les cardiomyopathies hypertrophiques et les cardiopathies arythmogènes du ventricule droit. Après 35 ans, le tableau est dominé par les complications liées à une affection coronaire athéromateuse.


esc 2020 sport algorithme decisionnel syndrome coronarien chronique sport tableau 2                                      Algorithme décisionnel du syndrome coronarien chronique et sport

orrégle
Prévenir les crises cardiaques chez les sportifs
La prévention passe donc par un meilleur dépistage de ces maladies. C'est pourquoi de nombreux professionnels de santé se montrent favorables à la pratique d'un électrocardiogramme (ECG) de repos systématique, particulièrement chez les sportifs amateurs qui évoluent en compétition.

Enfin, la généralisation des défibrillateurs dans les enceintes sportives couplée à une meilleure connaissance des gestes de premiers secours au sein de la population générale pourraient aussi améliorer le taux de survie des patients touchés par ce type de maladie... lequel ne dépasse pas aujourd'hui 4 %.


De l'importance des tests médicaux cardiovasculaires chez tous les sportifs de haut niveau et de tout niveau, c'est ce qui est fait chaque jour avec de plus un suivi régulier. Mais tout peut arriver encore.......

MAIS survient de moins en moins, il faut insiter sur ce dernier point.

Source : 

https://www.cardiorun.re/le-test-de-vo2-chez-le-sportif-de-haut-niveau/
https://www.cardiorun.re/bilan-cardiovasculaire-du-sportif-de-haut-niveau/
https://www.cardio-online.fr/Actualites/A-la-une/Recommandations-ESC-2020-cardiologie-du-sport-et-activite-physique-chez-les-patients-atteints-de-maladies-cardiovasculaires
https://academic.oup.com/eurheartj/article/42/1/17/5898937
https://www.escardio.org/Guidelines/Clinical-Practice-Guidelines/Guidelines-derivative-products/Get-the-essential-messages-and-the-educational-slide-sets
https://sante.lefigaro.fr/article/arret-cardiaque-les-premieres-minutes-sont-decisives/
https://hal.univ-lorraine.fr/hal-01732175/document
https://www.sports.gouv.fr/autres/RapportIGASIGJSAPSMArs2018.pdf
https://www.sports.gouv.fr/IMG/pdf/sportsguideshnetprofessionnels.pdf
https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/sport-tant-footballeurs-sont-ils-morts-crise-cardiaque-6716/

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