"Ma peur du cancer a changé ma vie. Je suis reconnaissante pour chaque nouvelle journée en bonne santé que j’ai. Cela m’a aidée à prioriser ma vie" Olivia Newton‑John
" Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie." C. G. Jung

Fink H, Langselius O, Vignat J, Rumgay H, Rehm J, Martinez RX, Santero M, Lopez-Perez L, Inoue M, Zeng H, Shield K, Morgan E, Ilbawi A, Soerjomataram I. Global and regional cancer burden attributable to modifiable risk factors to inform prevention.
Charge mondiale et régionale du cancer attribuable aux facteurs de risque modifiables pour éclairer la prévention
Nat Med. 2026 Feb 3. doi: 10.1038/s41591-026-04219-7. Epub ahead of print. PMID: 41634393.https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41634393/
Le cancer demeure l'une des principales causes de morbidité à l'échelle mondiale, une situation largement attribuable à des risques modifiables.
Pour orienter les efforts de prévention, nous avons estimé la charge mondiale et nationale du cancer en 2022 imputable à 30 de ces facteurs. Il s'agit notamment du tabagisme, de la consommation d'alcool, d'un indice de masse corporelle élevé, de l'inactivité physique, du tabac sans fumée et de la noix d'arec, de l'allaitement maternel sous-optimal, de la pollution de l'air, des rayonnements ultraviolets, de 9 agents infectieux et de 13 expositions professionnelles.
Grâce aiux données de GLOBOCAN pour 36 localisations de cancers dans 185 pays, nous avons appliqué des données de prévalence datant d'environ 2012 afin de refléter le temps de latence entre l'exposition et l'apparition du cancer. Nous avons ensuite calculé les fractions attribuables en population (FAP) selon les méthodes de Levin ou de Miettinen, ou via des estimations directes le cas échéant. Des FAP combinées, tenant compte des expositions chevauchantes, ont été dérivées par type de cancer, sexe, pays et région.
En 2022, on estime que 7,1 millions de nouveaux cas de cancer sur 18,7 millions (37,8 %) étaient attribuables à 30 facteurs de risque modifiables : 2,7 millions (29,7 %) chez les femmes et 4,3 millions (45,4 %) chez les hommes. Selon les régions, la proportion de cancers évitables variait de 24,6 % à 38,2 % chez les femmes, et de 28,1 % à 57,2 % chez les hommes. Le tabagisme (15,1 %), les infections (10,2 %) et la consommation d'alcool (3,2 %) ont été les principaux contributeurs à la charge du cancer. Les cancers du poumon, de l'estomac et du col de l'utérus représentaient près de la moitié des cancers évitables. Le renforcement des efforts visant à réduire les expositions modifiables reste essentiel pour la prévention mondiale du cancer.





















Commentaire
Ces articles importants nous rappellent que les préventions en médecine à faible valeur sont à remettre en question, et ce , au-delà du cancer.
Prenons la prévention primaire et le dépistage des affections cardiovasculaires. Même problème, car on en fait trop ou pas assez. Une des solutions, ou la solution, c'est de dépister dans un premier temps les patients à risque afin d'orienter la prévention vers celles et ceux qui en ont besoin. Certains patients souhaitent tous les dépistages et d'autres aucun. Tout dépistage orienté et expliqué a le plus de chances d'être compris. Là encore la pédagogie est indispensable, c'est un passage obligé.
Mais, aujourd'hui, compte tenu du manque de médecins, tout est compliqué et on assiste cependant à des retards de dépistage aux causes néfastes. Il y a en général en France beaucoup d'examens de dépistage à faible valeur, cela rentre dans la médecine mille-feuilles ou l'art d'emplir les examens inutiles, notamment ces scanners, IRM… Mais, ça rassure, disent certains, et le patient souhaite finalement ces excès.
Mais, la situation de notre système de santé ne peut plus supporter ces excès. Les médecins comme les patients doivent recentrer la médecine sur l'utile face à l'inutile, sur les bénéfices coût/risques, redisons-le sur une pédagogie de chaque instant.
Toute exploration entrant dans le cadre d'un dépistage doit être expliquée, argumentée . Ce travail préalable est nécessaire… et OBLIGATOIRE. Savoir justifier ses décisions fait partie du métier de médecin. EXPLIQUER et encore EXPLIQUER, la consultation "minute" n'a pas sa place ici.
Tout dépistage primaire d'un cancer ou du risque CV débute par un examen clinique complet.
Ne prescrivez pas un TEPSCAN dans le cadre du dépistage primaire du cancer, sauf cas exceptionnels.
Ne prescrivez pas de coronaroscanner en prévention CV primaire de manière systématique .
Ne prescrivez pas de scanner des vaisseaux du cou, de scanner de l'aorte abdominale et de scanner des artères des MI en prévention primaire.
Demain, l'IA rendra les dépistages plus simples, mieux justifiés et débutera les dépistages dans une population de plus en plus jeune .
RÉDUIRE l'INUTILE, AMPLIFIER L'UTILE, telle est la solution du dépistage .
INTRODUISONS l'IA dans les dépistages : rapidité, efficacité.
Rappelons les facteurs de risque de cancer évitables : tabac, alcool, infections, obésité . Il s'y ajoute la pollution, le niveau de vie, le niveau du système de santé. TOUTES ces circonstances sont ÉVITABLES. Il faut communiquer à partir de cet article sur les cancers évitables.
Si notre système de santé ne se redresse pas , les cancers vont augmenter.
Il y a plus d'un an d'attente dans certaines régions pour une mammographie de dépistage , la solution réside dans l'IA, qui est validée pour cette indication ainsi que pour d'autres pour le dépistage du cancer.
L'IA à la rescousse !
A LIRE : IA et CANCER
IA et cancer, le guide
https://medvasc.info/archives-blog/ia-et-cancer-le-guide
Apport de l’intelligence artificielle en dépistage du cancer du sein : à propos de trois études prospectives
https://www.radiologie.fr/pratiques-professionnelles/sfr-actu/apport-lintelligence-artificielle-en-depistage-du-cancer-du
Santé, l’IA au service de la recherche contre le cancer
https://www.fondation-arc.org/actualites/sante-lia-au-service-de-la-recherche-contre-le-cancer/
https://www.fondation-arc.org/actualites/sante-lia-au-service-de-la-recherche-contre-le-cancer/
Projet de la filière "IA et cancers" : identifier et soigner plus tôt grâce à l’IA en médecine de ville
https://participez.esante.gouv.fr/project/concertation-sur-lastrategie-nationale-intelligence-artificielle-au-service-de-la-sante/collect/depot/proposals/identifier-et-soigner-plus-tot-grace-a-lia-en-medecine-de-ville 
