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Le 21 Juillet 1969 , on a marché sur la lune !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

« Sans médicament, ni vaccin, le confinement pourrait continuer pendant des années. On a su lancer des projets massifs pour aller sur la Lune... Et là, alors que toute la vie de la planète en dépend, on ne ferait rien ? On marche sur la tête !...et on marché sur la lune ! » 
D'après Jacques Attali

Aujourd'hui la question n'est pas de savoir s'il  on va remarcher sur la Lune ou sur Mars, la question semble beaucoup plus compliqué : comment va t 'on stopper le COVID-19 ? Le programme Apollo a été lancé en 1961 par la NASA sous l'impulsion de JFK, donc cela a pris 8 ans. Quand on décide de créer une nouvelle molécule, il faut 10 ans pour arriver à une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché).Avons-nous 8 à 10 ans pour inventer le traitement du COVID-19 : évidemment NON. Ces deux exemples pour rappeler que rien ne fait dans l'urgence. Pour le COVID-19 , compte tenu de l'existence de l'existence de nombreuses molécules qui ont un effet sur les virus, on a décidé de toutes les tester, en direct, sur des patienst qui n'ont pas d'autres choix. Pour aller plus loin dans le raisonnemment , avons nous le traitement définitif éradicateur du VIH à l'origine du SIDA ? La découverte en 1983 de l'agent infectieux, le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), marque le début de la recherche sur ce virus qui en décembre 2007 est la cause de la contamination de plus de 30 millions de personnes depuis la découverte du sida en 1981.Le patient est considéré comme totalement guéri lorsque le virus a disparu de l'organisme.Pour la première fois  cela a té le cas pour 2 patients (2020) .Tous deux ont reçu le même traitement, une transplantation de moelle osseuse avec une mutation génétique rare qui empêche le virus de s'installer. Il aura donc fallu 39 ans pour arriver à une guérison totale mais "work in progress" encore. Il faut donc relativiser mais nous n'avons pas 39 ans devant nous pour trouver le médicament du COVID-19.Ces différents délais sont à prendre en compte pour expliquer que la tâche est difficile. Aujourd'hui nous disposons ds moyens d'études, d'une recherche beaucoup plus pertinents.PERSEVERER dans les études et ESPERER un traitement efficace.Rappelons que le COVID-19 évolue favorablement dans 85% des cas, 15% d'évolution péjorative mais non pas 15% de décès, au total june mortalité de 5 à 7 %.La France a été confrontré à plusires épidémies virales avec des évolutions positives. Il n'y a pas de raison qu'il en soit aujourd'hui autrement mais ça prendra probablent plus de temps. Rappelez vous 8 ans pour aller sur la Lune, 10 ans pour créer une nouvelle molécule et la prescrire, 39 ans pour le SIDA.
 
La particularité de la crise actuelle c'est le CONFINEMENT puis le DECONFINEMENT ce qui rend les choses plus difficile, car le moment du déconfinement est l'inconnue totale, le dépistage est à mon sens la seule solution.  

Pour le COVID-19 compte - tenu des acquisitions sientifiques actuelles on va arriver à la solution. J'ai confiance en la médecine , laquelle doit collaborer avec tous les autres pays, c'est là que la partage du savoir prend tout son sens et devient primordial.
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RAPPEL :  #1MASQUEPOURTOUS

COVID-19 : les corbeaux sont de retour

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

'"Frustration et convoitise sont les deux mamelles du crime'"
comme le disait très bien Hannibal Lecter"

"Ah ! Que de volumes n'écrirait-on point si l'on voulait dénoncer les ravages causés par la connerie absolue".

Boris Vian

Le terme de «corbeau» désigne un délateur à l’identité secrète.
Ce terme tire ses origines d’un film éponyme d’Henri-Georges Clouzot, sorti en 1943. Celui-ci raconte l’histoire d’un auteur de lettres anonymes signant ses courriers d’un dessin de corbeau. Le scénario était inspiré d’une histoire vraie qui s’est déroulée à Tulle (Corrèze), entre 1917 et 1922. 
A l’époque, une femme jalouse avait envoyé une centaine de courriers non signés dénonçant l’infidélité ou la mauvaise conduite des habitants de la ville. Vêtue de noir pendant son procès, elle avait été comparée dans un journal à un «pauvre oiseau qui a replié ses ailes». D’où l’association avec l’oiseau de mauvais augure (https://www.cnews.fr/racines/2015-05-22/pourquoi-un-denonciateur-anonyme-est-il-appele-corbeau-704656)

Le COVID-19 accélère tout y compris le mal en dehors de la maladie. Le mal c'est une recrudescence des dénonciations anonymes pour n'importe quoi : mon voisin est malade du COVID et il le dit pas, ilo doit être contagieux, mon voisin porte un maque il est contaminé,  ma voisine est tout le temps en ville, elle ne respecte pas le confinement , un autre a acheté trop de sucre dans un Supermarché  et le pire ma voisine de palier travaille à l'hôpital il faut qu'elle déménage , enfin les corbeaux sévicent aussi sur les réseaux sociaux , ne parlons pas de tracking à venir.....etc. Inutile de multiplier les exemples, ça ne vous rappelle rien ?  Ce comportement est abjecte, cela s'apparente soit au harcément moral soit à la diffamation. On ne peut porter plainte que s'il on connait avec certitude qui est le corbeau et le prouver.
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Un article du Monde souligne qu'à
 Paris comme en province, la police reçoit des appels pour dénoncer des manquements, réels ou supposés, aux mesures de confinement.
Un phénomène limité, mais révélateur des angoisses de l’époque et du poids du passé (Entre 1940 et 1945, des centaines de milliers de "corbeaux" ont dénoncé leurs voisins juifs aux autorités). Rapplez vous l'affaire Gregory les corbeaux se sont  multipliés entre eux. Ce mail a sûrement déçu des vocations. La mairie du 20e arrondissement de Paris l’a envoyé à ses administrés, le 19 mars : « La Préfecture de police nous informe recevoir de nombreux appels concernant le non-respect des mesures de confinement prévues par le gouvernement. (…) Cela sature le système d’urgence. Aussi, il est demandé de ne pas appeler le 17 pour signaler ces manquements aux règles de confinement».Quelques jours plus tard, à 18 000 km de la capitale, les autorités de Nouvelle-Zélande ont connu un encombrement semblable, mais sans songer à s’en plaindre. Au contraire : la police locale avait elle-même mis en place une plate-forme numérique appelant à la dénonciation. Assailli de connexions, le site s’est retrouvé hors-service en quelques heures.En France, depuis l’annonce du confinement, comme toujours lorsque s’appliquent des mesures de police exceptionnelles – changements de régime, état d’urgence, guerres… –, les autorités notent une hausse significative de ces « signalements »

Que dire de plus que la peur est aussi un motif de délation pour certain , pour calmer leur propre peur mais cela n'excuse rien,les corbeaux doivent être chassés et réprimés avec vigueur.

RAPPEL : #1MASQUEPOURTOUS

COVID-19 : en INFOGRAPHIE

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"En somme, s'interrogea Tengo, est-ce que cela signifie que je me borne à incarner des images latentes qui sont enfermées en moi, et que tout ce que j'ai à faire est de les calquer ?" 
Haruki Murakami

 
Source  :  @azuravesta version française par @RichardYing
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RAPPEL : #1MASQUEPOURTOUS
 
 
 

COVID- 19 et Algérie : par peur, les malades ne fréquentent plus les hôpitaux

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .


INVITE : signé Professeur Mansour Brouri, Médecine Interne, Médecine Vasculaire, Fondateur de la Société Algérienne de Médecine Vasciare (SAMEV) , Alger
 

"L'infarctus, le cancer, la lèpre ? J'ai peur d'une autre maladie : l'insignifiance" 
Anatole Bisk, dit Alain Bosquet 


Texte élaboré à partir d'une interview par Nissa Hammadi , pour le journal LIBERTE le13/04/2020,  ,http://www.liberte-algerie.com/actualite/par-peur-les-malades-ne-frequentent-plus-les-hopitaux-337389)

Le professeur Brouri affirme que beaucoup de patients souffrant de pathologies lourdes ont déserté les hopitaux de crainte d’une contamination par le coronavirus, au point de justifier l’arrêt de l’activité de certains services. Pour rassurer malades et personnel médical, il préconise de “préparer des hôpitaux exclusivement dédiés à la prise en charge des personnes atteintes par le Covid-19, au moins dans un premier temps, dans certaines grandes villes”.

 Liberté : Dans cette conjoncture focalisée sur la lutte contre la pandémie Covid-19, qu’en est-il de la prise en charge des malades chroniques ?
 Pr Mansour Brouri : Ce problème est soulevé par tous les professionels de santé un peu           partout dans le monde. En France, on s'est rendu compte que le nombre d'AVC admis dans les centres spécialisés de référence a diminué de 50%. Le même constat est fait pour toutes les urgences graves. Il y a quelques jours, j'ai demandé au Pr Nibouche, chef du service de cardiologie au CHU Parnet, s'il a constaté ces changements dans son service. Eh bien les chiffres qu'il m'a donnés confirment le constat fait par tout le monde: 123 syndromes coronariens aigus en janvier, 116 en février, et 56 seulement en mars. C'est plus de 50% en moins.

Liberté : Que sont devenus ces malades qu'on ne reçoit plus ?
Pr Mansour Brouri : Il est difficile de penser que brutalement l'incidence de ces graves maladies a diminué de plus de moitié, alors qu'on s'attendrait, au contraire, en situation de stress, comme celle que nous sommes en train de vivre, à une aggravation.
 Cela peut s'expliquer par plusieurs facteurs/
* Certains chefs de service, pris de panique, ont réagi en fermant carrément l'accès à leurs services ; d'autres l'ont fait par crainte de contamination des malades habituels, chroniques.

* Les malades eux-mêmes ont décidé, par précaution, de ne plus fréquenter les hôpitaux. On a vu le nombre de malades diminuer très rapidement jusqu'à justifier l’arrêt de l'activité. 
* Ce sentiment de peur a été aggravé par l'hospitalisation des personnes atteintes par le Covid-19, dans les mêmes services à côté des malades habituels, même si cela s'est fait dans une aile séparée, car il s'agit souvent de malades chroniques qui se savent fragiles et surtout les plus exposés ; surtout qu'on a entendu certains responsables locaux déclarer, dans un premier temps, qu'un lit est réservé à cette infection dans chaque service. D’autres ont parlé de 10 lits réservés dans chaque service, avant qu'on ne crée des unités bien individualisées, mais toujours en intra-service ; ce qui pose toujours problème pour les malades.
* Pour rassurer tout le monde, malades et personnels soignants, je pense qu'on aurait du préparer des hôpitaux exclusivement dédiés à la prise en charge des personnes atteintes par le Covid-19, au moins dans un premier temps dans certaines grandes villes. Cela est posible, en transférant certaines activités habituelles à d'autres établissements


* Ce n'est pas trop tard, au moins pour centraliser les urgences en cas d'aggravation de la situation. D'ailleurs, l'hospitalisation de plusieurs agents de sécurité, contaminés dans un hôpital d'Alger a donné raison à ces personnels paramédicaux, qui ont réagi contre ce type de regroupement à très haut risque décidé par leur chef de service. Que sont devenus tous ces malades qui ont boudé nos services durant cette période ? Seule une enquête pourra répondre à la question. En attendant, il faudra rassurer les familles et les malades pour qu’ils prennent contact d’abord par téléphone pour demander des rendez-vous dans les différents services où la continuité des soins est et doit être assurée dans tous les cas.

Liberté : Quelles conséquences pourraient découler de cette situation ?
Pr Mansour Brouri : On peut craindre de voir beaucoup de maladies s’aggraver faute de continuité de soins ou de prise en charge dans les délais. Un cancer nouvellement diagnostiqué ne peut pas attendre 1 à 2 mois pour être opéré. C’est une perte de chance inacceptable. Ce sera le cas pour beaucoup de nos malades chroniques. Il est urgent de sécuriser tout le circuit de prise en charge et de rassurer les malades... Tout dépendra de la sévérité et du nombre de malades Covid-19 à prendre en charge. Si nous ne sommes pas débordés, la reprise en main peut se faire avec une bonne réorganisation du fonctionnement de nos structures hospitalières, par la bonne séparation des activités Covid-19, en sécurisant les accès à l’une et à l’autre des activités. En veillant à ne pas exposer inutilement tous ceux qui peuvent l’être. Je pense qu’on n’a pas à exposer nos chirurgiens dentistes, ORL, ophtalmologues et chirurgiens toutes spécialités confondues pour des actes qui peuvent être différés, sans caractère d’urgence. On peut se contenter de se limiter pendant 3 à 4 mois à des activités d’urgence avec une bonne information de tout le monde, sans stigmatiser nos professionnels et en offrant tous les moyens de protection et les conditions de sécurité pour tous.

Des formations pour se prémunir des risques de contamination doivent être assurées régulièrement pour tous les personnels de santé mais aussi et surtout pour les personnels de soutien comme les agents et les femmes de ménage qui ne sont pas sensibilisés et informés des risques qu’ils encourent et qu’ils font courir à leurs proches au retour au foyer.
Nous faisons face à une situation nouvelle et à très haut risque. Tout le monde doit en prendre conscience et être rappelé à l’ordre tout le temps. Des précautions et de nouveaux gestes doivent être adoptés tous les jours, de l’entrée dans le service, pendant toute l’activité et à la sortie. Toutes ces mesures doivent être rappelées à chaque étape

Merci au Professeur Brouri, une vision toujours juste des situations médicales
Le prolème exposé , nous l'avons en France, les patients ne consultent plus alors qu'ils doivent êtressuivis, le plus souvent par peur d'être contaminé.

Remarque :  je viens de faire un sondage sur TWEETER, diminution de suivis médicaux, réponses Pour 50% c'est 50% des patients  pour 30% c'est 75% des patients !!!!!

RAPPEL : #1 MASQUE POURTOUS

COVID-19 20 h 02

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Les plus courtes harangues sont les meilleures" 
Proverbe grec, Les maximes de la Grèce antique

20h02 c'est l'heure à laquelle le Président Emmanuel  Macron va parler à la France le lundi de Pâques, il est donc ressuscité!
Ce que l'on attend et ce que l'on espère de ce discours : 
- Ne reparlez pas de guerre, nous luttons tous contre un fléau, c'est déjà beaucoup
- Evitez les mots qui attisent la peur et qui génèrent  le stress
- De l'empathie mais juste ce qu'il faut
- MERCI pour les Professions de Santé qui auront été applaudies comme chaque soir entre 20h et 20h02 d'où le 20h02
- De l'humilité
- Ne pas jouer sur le peur mais sur la solidarité et l'espérance
- De la concision plus que d'habitude, 15 /20 mn maximum, les 4 minutes 30 de la Reine, exemple à suivre, car on peut faire  passer beaucoup de messages dans la simplicité et dans un temps court
- Un language clair et compréhensible par tous, éviter toute ambiguité
- Pas de dérives rhétoriques et pseudo intellectuelles et pseudo scientifiques
- C'est vous et votre gouvernement qui décidez, vous tenez compte du conseil scientifique (ce n'est qu'un conseil) , mais c'est vous qui  décidez en dernier, pas de boucs émissaires inutiles , c'est trop facile, le c'est pas moi , c'est l'autre, ce n'est pas dans votre standing
- Crise économique en parler, de manière vraie et non asptisée
- Du concret et du précis et non de l'aproximatif dans les chiffres et les dates
- Plutôt que vouloir dessiner l'après , régler le présent
- Le confinement renforcé et prolongé 
- Ne parlez pas du déconfinement ni comment, il sera toujour le temps de l'annocé quant à la visibilité de la sortie de crise sera connue, ce serait une mauvaise anticipation
- Dépistage massif très attendu
- Une loi sur le Grand Age s'impose
- Soyez pragmatique, donc efficace dans les circonstances actuelles
- Les masques n'en parlons plus car on frise le ridicule à chaque fois
- Un décor sobre qui doit s'effacer derrière votre propos
- Les citations pas trop , au moins une mais exceptionnelle quant à sa pertinence dans cet instant important.
- Pas trop de symboles inutiles comme décors lors de votre allocution, ça distrait l'auditeur
- Plutôt le direct qu'un enregistrement
- Aidez vous de tableaux ou de courbes simples, ne n'est pas interdit et souvent ça évite de longs discours inutiles
- Le "en même temps" NON, n'oubliez pas  les "en même temps" avec les masques c'était rocambolesque
- A vos côtés le premier Ministre et le Ministre de la Santé , une équipe ça rassure
- Terminez votre discours en vous mettant un masque, ce serait un signe fort

Bon discours Monsieur le Président

RAPPEL : #1MASQUEPOURTOUS 


  

COVID-19 : l'empirisme est de retour

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

  • "L'empirisme n'est point la négation de la science expérimentale comme semblent le croire certains médecins, ce n'en est que le premier état." Claude Bernard

    Le COVID-19 le grand accélérateur et révélateur de TOUT, a entrainé un retour à grande vitesse de l'empirisme https://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/3-la-querelle-des-verites-analytiques/)(1)
    EMPIRISME : les définitions du Larousse 
    - Théorie philosophique selon laquelle la connaissance que nous avons des choses dérive de l'expérience.
    - Méthode reposant exclusivement sur l'expérience, sur les données et excluant les systèmes a priori.
    - Manière de se comporter en tenant compte surtout des circonstances et sans principes arrêtés ; pragmatisme.
    Que ce sot dans la presse médicale et de plus en plus NON MEDICALE, au niveaux des réseaux sociaux, on assiste à une avalanche de recettes de cuisine chez les patients atteints du COVID-19. Tout est essayé et rapporté , style j'ai traité 2 patients avec tel + tel médicament et ça a marché et je continue  et je vous le recommande etc. 
    Tout ceci au mépris de toutes les régles scientifiques de base. Oui le COVID-19 n'a pas à ce jour de traitement clairement identifié, oui on utilise des molécules efficaces des affections proches, mais oui il faut faire des essais thérapeutiques dignes de ce nom. L'empirisme ça peut marcher ponctuellement pour des affections non graves mais quand ça ne fonctionne pas et qu'il y a des décès on ne le sait jamais. Aujourd'hui on fait tout à l'envers en matière de traitement c'est la porte ouverte à TOUT et à N'IMPORTE QUOI. Tout ceci semble évident et pourquoi en parler et l'écrire? Simplement par ce que c'est dangereux, aucun contrôle, aucune supervisation, ça  repose souvent sur une intuition...passagère.....je vais essayer ça ! Mais attention il y a un patient devant vous qui souffre, qui est en détresse, qui a un risque de décès, l'empirisme ne peut être en aucun cas la solution. Car si on  prend cette voie, ce sera la porte ouverte au retour des sorciers, des marabouts, des gourous. En respectant la science il n'y a aucune interdiction d'innover grâce à l'expérience, c'est la première étape de la science (Claude Bernard) . La connaissance de plus en plus précise de la physio pathologie du COVID-19 ouvre des portes thérapeutiques adaptées. Le point de départ est toujours l'expérience par exemple celle des réanimateurs, puis l'adaptation au problème donné , enfin la validation de cette expérience ponctuelle par une étude adaptée le plus souvent comparative, en double aveugle idéalement. Attention il y a autant de traitements empiriques pour le COVID-19 que de prescripteurs potentiels. Mais la barrière au grand n'importe quoi ce sont  les régles de la science et des essais thérapeutiques.Les dérives actuelles sont expliquées par la peur, l'absence de traitement définitif , l'urgence a en trouver un , ainsi chacun se croit tout permis. Celui qui a initié cette folie c'est le Pr Raoult (que je respecte même si je ne suis pas d'accord avec ses théories)  qui a décidé que tout est permis, que les essais thérapeutiques etaient inutiles car lui savait......une théorie "empirique"  proche de celle de Trump qui affirma avoir la sensation que l'Hydrochloroquine ça marche !Quand il a été élu , il a fait passer le message suivant à la FDA : pas de trop d'essais thérapeutiques qui trainent en longueur  pour valider un nouveau médicament..... business is business . Le Pr Raoult du fait de son aura et de son charisme a enclenché un mouvement qui est la porte ouverte à tous les excés sientifiques et académiques. Plus de 3000 articles référencés sur PubMed en 3 mois sur le COVID-19 le plus souvent qui  reposent sur peu de choses sans grande riqueur scientifique ,les revues mêmes les plus prestigieuses se décrébilisent elles actent l'empirisme d'une certaine manière.
    Les deux dogmes de l'empirisme selon W. V. O. Quine (1) ,
     « L'empirisme moderne dépend en grande partie de deux dogmes. Le premier consiste à croire à un clivage fondamental entre les vérités analytiques (ou fondées sur les significations indépendamment des faits) et des vérités synthétiques (ou fondées sur les faits). Le second, le réductionnisme, consiste à croire que chaque énoncé doué de signification équivaut à une construction logique à partir de termes qui renvoient à l'expérience immédiate. Ces deux dogmes semblent mal fondés. Si on les abandonne, d'une part, on contribue à effacer la frontière entre la métaphysique spéculative et les sciences de la nature ; d'autre part, on se réoriente vers le pragmatisme »
    On peut être un scientifique et pragmatique, ce qui ne signifie pas être hors des clous de la science systématiquement ! Ne faisons pas n'importe quoi, merci !
    RAPPEL : #1MASQUEPOURTOUS

Et si....Et si...Et si ???

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

INVITEE:  Colette Viard, une amie très chère,  La Jalie 46160 Saint Sulpice

"Un homme sans espoir et conscient de l'être n'appartient plus à l'avenir."
Albert Camus

Et si… le lendemain… le jour d’après… la semaine d’après… le mois d’après… l’année d’après… les décennies d’après… étaient meilleures ?

Et si… nous avions appris de cette pandémie ?

Et si… en changeant l’ordinaire de nos vies, trop souvent happées par une hyperactivité, dont on se rend compte aujourd’hui qu’elle n’était peut-être pas si nécessaire… nous étions revenus à l’essentiel… nous nous étions questionnés sur le sens de la vie… et sur la petite trace que nous laisserions sur terre, nous les mortels de cette année 2020 ?

Et si… quand nous n’aurons plus besoin d’attestation de déplacement dérogatoire… nous cochions dans notre esprit la case : se remettre debout ! Prendre notre avenir en main ! avoir le sentiment d’être un maillon… non pas dans la transmission d’un virus à couronne (pour cela nous serons équipés de masques ( ? ) et notre sourire se verra dans notre regard !) mais un maillon dans la construction d’un monde nouveau, petits membres actifs et participatifs dans les enjeux économiques et planétaires ?

Et si… tous les réseaux de solidarité qui ont vu le jour ces derniers temps, se surajoutant aux réseaux associatifs déjà actifs et bien structurés depuis longtemps et qui n’avaient pas attendu le mois de mars 2020 pour repérer, aider nombre de nos concitoyens laissés sur le bord de notre chemin depuis longtemps… oui, si ces nouveaux réseaux de solidarité perduraient une fois la crise passée, ils aboutiraient peu à peu à un mieux-vivre ensemble… tout simplement !

Et si nous avions pris conscience du respect que nous devons à Dame Nature ? Si, au sortir de nos appartements, de nos maisons, de nos quartiers, de nos villages, nous redécouvrions la beauté d’une fleur sauvage, de l’eau cristalline d’un lac ou d’une rivière, d’un ciel pur et limpide, d’une aube rouge, d’un soleil couchant de feu, de sentiers, de forêts, de chants d’oiseaux ? nous deviendrions aussi un maillon de cette longue chaine de protection de la Planète…

Et si… beaucoup pensent en me lisant « rêve petite »… et bien oui, aujourd’hui, dans mon attestation de dérogation… je coche la case du rêve… du rêve d’un monde meilleur… et si je fais partie des survivants… je serai fière d’avoir rêvé en ce printemps 2020… et à mon petit niveau… j’essayerai de faire de mon rêve une réalité… avec l’espoir de ne pas être seule dans mon rêve !

 

RAPPEL : #1MASQUEPOURTOUS

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