Les propos qui sont tenus ici n’engagent que leur auteur. Les textes sont actualisés régulièrement et corrigés en cas d'erreur. Bonne visite

Le CRI !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

icongographie Le CRI

« A force de tout voir, on finit par tout supporter…A force de tout supporter, on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer, on finit par tout accepter… A force de tout accepter, on finit par tout approuver ! » Saint Augustin


NON !  Il ne faut pas supporter ce qui se passe en Ukraine, on ne peut le tolérer car c'est totalement insupportable  et c'est inacceptable . La guerre est  à nos portes, tout peut s'enflammer en moins d'une seconde .

Le Président Zelinski se fait pressant et il a raison, que ferions nous si nous vivions ce que vivent les ukrainiens. Il veut nous emmener à faire la guerre avec son pays, c'est logique , c'est compréhensible, ce n'est pas criticable.

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Les images TV, c'est la guerre que nous suivons  dans un fauteuil au chaud après un bon repas, et un verre de vieux Rhum.  On peut dire qu'après les actualités, il y aura le film de la soirée, exit la guerre ! 

Le CRI ; c'est ASSEZ, STOP, il faut les aider. Les  HASHTAG UKRAINE, le drapeau de l'UKRAINE sur les écrans  TV, c'est gentil mais cela ne sert plus à rien, nous sommes entrés dans une spirale infernale, les morts s'ajoutent aux morts....des enfants meurent, nul n'est épargné. 

Accueillir des réfugiès , c'est remarquable, envoyer de l'argent, des médicaments oui, organiser un corridor pour les réfugiès oui.

Mais les russes sont devenus FOUS, le petit TSAR et les GENERAUX qui lui obéissent aveuglement et sans retenue, la folie du chef devient contagieuse. Le mal enchaîne le mal et le multiplie.....

Arrêter cette guerre sans faire la guerre ça ne peut pas fonctionner. L'arme nucléaire, le bouclier de Poutine. Mais cette théorie pourrait s'appliquer à tous les détenteurs de l'arme nucléaire.Je fais ce que je veux mais ne m'approchez pas....sinon l'apocalypse

Pourquoi l'ONU n'envoit pas ses casques bleus. La Russie, la Chine ont un droit de véto, nous sommes emprisonnés dans des réglements totalement dépassés. Le blocage nucléaire tel est  une des leçons de cette guerre : utile ? inutile ?  Je ne sais pas.....encore 

Donc on REGARDE cette guerre qui quand elle nous rejoindra .....ce sera trop tard.

« Il est dur d'échouer, mais il est pire de n'avoir jamais tenté de réussir. »
Franklin Delano Rooseve
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, sage réflexion.

« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »
Albert Einstein


Notre PASSIVITE actuelle m'écoeure tout simplement, mais je n'ai pas la solution.

La cavalerie américaine dans les westerns arrivent toujours au bon moment...en théorie....mais Biden n'est pas John Wayne....loin de là, espérons qu'il ne va pas jouer le Dr Folamour !!!
 
Le CRI c'est celui de Munch (Le CRI)
"Le Cri d’ Edvard Munch est immédiatement reconnaissable : un ciel tourbillonnant dans les tons de rouge et de jaune (les bombardements....apocalypse nucléaire....), un visage déformé et inquiet au premier plan, une bouche grande ouverte, émettant ce que nous ne pouvons qu’imaginer être un son de détresse. Même plus d’un siècle après sa création, ce tableau n’a rien perdu de son pouvoir et continue de résonner dans le monde d’aujourd’hui, paralysant " comme l'est aujourd'hui la guerre en Ukraine, l'effroi, la peur, paralyse la planète........tel est mon ressenti...Mais que faire ? Tout ce qui est fait par l'Europe c'est bien, mais est-ce suffisant ?  L'histoire s'écrit, elle trace son chemin, faisons en sorte de ne pas regretter demain ce qui n'est pas fait aujour'hui......un voeux pieux.....Mars 1938 rappelez vous ......Le respect des frontières de chaque pays doit être la régle, l'expansionisme russe, pourquoi ? Pour qui ? Le peuple russe comment vit-il le délire de Poutine. Il faut qu'il se relève, une des solutions devra venir de l'intérieur de la Russie, peut être la meilleure solution. Il reste enfon la DIPLOMATIE : mais comme disait Paulo Coelho "La diplomatie est aussi l'art de reporter les décisions jusqu'à ce que les problèmes se résolvent d'eux-mêmes." ......il reste aussi l'ESPOIR........et la confiance en l'être humain.....on peut rêver ! 

Myocardite et Covid-19 : le point

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

iconographie : myocardite et Covid-19

"J'ai eu une crise cardiaque, ce qui prouve que j'ai un coeur." Serge Gainsbourg

"Un coeur qui bat c'est une âme qui respire." Laurent Sagalovitsch


2022 ACC Expert Consensus Decision Pathway on Cardiovascular Sequelae of COVID-19 in Adults: Myocarditis and Other Myocardial Involvement, Post-Acute Sequelae of SARS-CoV-2 Infection, and Return to Play: A Report of the American College of Cardiology Solution Set Oversight Committee
,Comité de rédaction Ty J. Gluckman, MD, MHA, coprésidente du FACC Nicole M. Bhave, MD, coprésidente du FACC Larry A. Allen, MD, MHS, vice-président du FACC Eugene H. Chung, MD, MSc, vice-présidente du FACC Erica S. Spatz, MD, MHS, vice-président du FACC Enrico Ammirati, MD, PhD Aaron L. Baggish, MD, FACC Biykem Bozkurt, MD, PhD, FACC William K. Cornwell, III, MD, MSCS Kimberly G. Harmon, MD Jonathan H. Kim, MD, MSc, FACC Anuradha Lala, MD, FACC Benjamin D. Levine, MD, FACC Matthew W. Martinez, MD, FACC Oyere Onuma, MD, MSc Dermot Phelan, MD, PhD, FACC Valentina O. Puntmann, MD, PhD Saurabh Rajpal, MD, FACC Pam R. Taub, MD, FACC Amanda K. Verma, MD, FACC,J Am Coll Cardiol16  mars 2022DOI épublié: 10.1016/j.jacc.2022.02.003 2022 ACC Expert Consensus Decision Pathway on Cardiovascular Sequelae of COVID-19 in Adults: Myocarditis and Other Myocardial Involvement, Post-Acute Sequelae of SARS-CoV-2 Infection, and Return to Play: A Report of the American College of Cardiology Solution Set Oversight Committee | Journal de l’American College of Cardiology (jacc.org)  LIBRE d'ACCES

Cheminement décisionnel ACC 2022 sur les séquelles cardiovasculaires de la COVID-19 : points clés

La pandémie à coronavirus 2019 (COVID-19) a eu un impact sans précédent dans le monde entier. Rien qu’aux États-Unis, plus de 78 millions de cas ont été signalés, avec plus de 948 000 décès attribués directement à l’infection par le coronavirus  du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) .Parmi les patients hospitalisés pour COVID-19, diverses anomalies dans les tests cardiaques (par exemple, anomalies électrocardiographiques, biomarqueurs cardiaques élevés) et un large éventail de complications cardiovasculaires (par exemple, lésion myocardique, thrombose, arythmie) ont été rapportées.
 
Chez certains patients infectés par le SRAS-CoV-2, les symptômes cardiaques (par exemple, douleurs thoraciques, essoufflement, fatigue et palpitations) persistent, pendant des mois après la maladie initiale. Des preuves de laboratoire et d’imagerie de lésions et d’atteintes myocardiques ont également été observées chez des personnes symptomatiques et asymptomatiques, ainsi qu’après réception du vaccin à ARNm contre la COVID-19. Pour les cliniciens qui traitent ces personnes, un nombre croissant de questions existent liées à l’évaluation et à la gestion de ces affections, ainsi qu’à la reprise sécuritaire de l’activité physique.
 
Pour aider à recueillir d’autres idées, l’ACC a organisé une table ronde virtuelle sur la Maison du cœur en mai 2021, réunissant des experts dans les domaines suivants:
1) myocardite
2) séquelles post-aiguës de l’infection par le SRAS-CoV-2 (PASC)
3) la cardiologie sportive.

Ce PCE représente un résultat clé de cette réunion et est destiné à servir de ressource pour les cliniciens qui s’occupent de ces patients, principalement en milieu ambulatoire. Plus précisément, ce document tente de répondre aux questions fréquemment posées concernant les soins aux adultes (âgés de ≥18 ans) présentant des symptômes cardiaques (par exemple, douleur thoracique, dyspnée, palpitations, syncope) après une infection par le SRAS-CoV-2. En l’absence de données d’essais cliniques solides, il est prévu de fournir des conseils pratiques liés à l’évaluation et à la gestion.

myocradite1Scope of the Expert Consensus Decision Pathway on Cardiovascular Sequelae of COVID-19 in Adults

myocradite 2
Cadre d'évaluation et de gestion des séquelles cardiovasculaires de la COVID-19 chez l'adulte
Boîtes dorées et violettes = symptômes COVID-19. Cases oranges = test cardiaque. Cases rouges et bleues = diagnostics (séquelles). ∗Comprend un cTn élevé ; ECG avec inversion diffuse de l'onde T, sus-décalage du segment ST sans sous-décalage réciproque du segment ST et/ou allongement de la durée du complexe QRS ; et échocardiogramme avec anomalies du mouvement de la paroi ventriculaire, souvent dans une distribution non coronarienne, et/ou déformation ventriculaire anormale. †Informé par la présentation et peut inclure une coronarographie en cas de suspicion de syndrome coronarien aigu ou une angiographie pulmonaire par tomodensitométrie en cas de suspicion d'embolie pulmonaire (voir Figure 3). ‡ Comprend d'autres tests de laboratoire (p. ex., numération globulaire complète, bilan métabolique de base, protéine C-réactive), un moniteur de rythme ambulatoire, une radiographie pulmonaire ou une imagerie CT et des tests de la fonction pulmonaire, ainsi que des tests supplémentaires pour une suspicion de PASC-CVD ou PASC-CVS Pour les patients atteints de myocardite, le traitement médical peut comprendre des médicaments immunosuppresseurs (p. ex., des corticostéroïdes); pour les patients présentant une atteinte péricardique, le traitement médical peut inclure des anti-inflammatoires non stéroïdiens, de la colchicine et des corticostéroïdes. Pour les patients atteints de PASC-CVS, le traitement médical empirique peut inclure un bêta-bloquant, un inhibiteur calcique non dihydropyridinique, de l'ivabradine, de la fludrocortisone et/ou de la midodrine. #Comprend un test d'effort maximal et/ou un moniteur de rythme ambulatoire (voir Figure 9 ). CMR = imagerie par résonance magnétique cardiaque ; COVID-19 = nouvelle maladie à coronavirus 2019 ; CT =PASC-Syndrome Cardiovasculaire ; RTP = retour au jeu ; SARS-CoV-2 = coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2. tomodensitométrie ; cTn = troponine cardiaque ; ECG = électrocardiogramme, MCS = assistance circulatoire mécanique ; PASC = séquelles post-aiguës de l'infection par le SRAS-CoV-2 ; PASC-CVD = PASC-Maladie cardiovasculaire ; PASC-CVS =
myocradite3

Évaluation et prise en charge des patients suspects de myocardite ou d'atteinte du myocarde
Cases vertes = tests cardiaques pour l'évaluation de la myocardite/atteinte du myocarde. Boîte orange = autres tests cardiaques/non cardiaques. Cases violettes = gestion. ∗ Informé par des symptômes évoquant une atteinte cardiaque, y compris douleur/pression thoracique, dyspnée, palpitations et syncope. †Inclut l'inversion diffuse de l'onde T, l'élévation du segment ST sans dépression réciproque du segment ST et l'allongement de la durée du complexe QRS. ‡Souvent dans une distribution non coronarienne ; peut également inclure une tension ventriculaire anormale. §Comprend l'hypotension, le choc cardiogénique, les arythmies ventriculaires soutenues et/ou le bloc auriculo-ventriculaire avancé. « Il s'agit d'une liste incomplète d'étiologies potentielles. ¶Les tests de génomes viraux doivent être effectués sur du tissu cardiaque congelé pour exclure d'autres causes de myocardite, si possible. # Suppose que la douleur thoracique est le seul symptôme, La fonction systolique VG est préservée et il n'y a pas d'arythmie ventriculaire. ∗∗Comprend un ECG, un échocardiogramme, un moniteur de rythme ambulatoire et un CMR. SCA = syndrome coronarien aigu ; CM = cardiomyopathie ; CMR = imagerie par résonance magnétique cardiaque ; COVID-19 = nouvelle maladie à coronavirus 2019 ; CT = tomodensitométrie ; cTn = troponine cardiaque ; CXR = radiographie pulmonaire ; ECG = électrocardiogramme ; EMB = biopsie endomyocardique ; IC = insuffisance cardiaque ; LV = ventriculaire gauche ; FEVG = fraction d'éjection ventriculaire gauche ; MCS = assistance circulatoire mécanique ; MIS-A = syndrome inflammatoire multisystémique chez l'adulte ; AINS = anti-inflammatoires non stéroïdiens ; EP = embolie pulmonaire ; RHC = cathétérisme cardiaque droit ; SaO CM = cardiomyopathie ; CMR = imagerie par résonance magnétique cardiaque ; COVID-19 = nouvelle maladie à coronavirus 2019 ; CT = tomodensitométrie ; cTn = troponine cardiaque ; CXR = radiographie pulmonaire ; ECG = électrocardiogramme ; EMB = biopsie endomyocardique ; IC = insuffisance cardiaque ; LV = ventriculaire gauche ; FEVG = fraction d'éjection ventriculaire gauche ; MCS = assistance circulatoire mécanique ; MIS-A = syndrome inflammatoire multisystémique chez l'adulte ; AINS = anti-inflammatoires non stéroïdiens ; EP = embolie pulmonaire ; RHC = cathétérisme cardiaque droit ; SaO CM = cardiomyopathie ; CMR = imagerie par résonance magnétique cardiaque ; COVID-19 = nouvelle maladie à coronavirus 2019 ; CT = tomodensitométrie ; cTn = troponine cardiaque ; CXR = radiographie pulmonaire ; ECG = électrocardiogramme ; EMB = biopsie endomyocardique ; IC = insuffisance cardiaque ; LV = ventriculaire gauche ; FEVG = fraction d'éjection ventriculaire gauche ; MCS = assistance circulatoire mécanique ; MIS-A = syndrome inflammatoire multisystémique chez l'adulte ; AINS = anti-inflammatoires non stéroïdiens ; EP = embolie pulmonaire ; RHC = cathétérisme cardiaque droit ; SaO MCS = assistance circulatoire mécanique ; MIS-A = syndrome inflammatoire multisystémique chez l'adulte ; AINS = anti-inflammatoires non stéroïdiens ; EP = embolie pulmonaire ; RHC = cathétérisme cardiaque droit ; SaO MCS = assistance circulatoire mécanique ; MIS-A = syndrome inflammatoire multisystémique chez l'adulte ; AINS = anti-inflammatoires non stéroïdiens ; EP = embolie pulmonaire ; RHC = cathétérisme cardiaque droit ; SaO2 = saturation artérielle en oxygène ; SARS-CoV-2 = coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère ; WMA = anomalies du mouvement des parois.


myocradite 4Rapport bénéfice/risque favorable pour la vaccination par ARNm de la COVID-19 parmi les personnes les plus à risque de myocardite post-vaccinale ∗Centres de contrôle et de prévention des maladies. Réseau de surveillance des hospitalisations associées à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) (COVID-NET). 12 , 141 COVID-19 = nouvelle maladie à coronavirus 2019 ; USI = unité de soins intensifs, ARNm = ARN messager.

myocraditye5
Symptômes du PASC et mécanismes potentiels COVID-19 = nouvelle maladie à coronavirus 2019 ; ORL = oreille, nez et gorge ; GI = gastro-intestinal ; PASC = séquelles post-aiguës de l'infection par le SRAS-CoV-2 ; SSPT = trouble de stress post-traumatique ; SARS-CoV-2 = coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère .


myocradite 6Spirale descendante du déconditionnement : un mécanisme potentiel d'intolérance à l'exercice et de tachycardie excessive dans le COVID-19

myocradite 7Évaluation des symptômes cardiovasculaires évocateurs de PASC
∗Il faut envisager des tests de laboratoire supplémentaires (p. ex., D-dimères, peptide natriurétique de type B/peptide natriurétique pro-B de type N-terminal, tests de la fonction thyroïdienne) en fonction de la présentation clinique. BMP = panel métabolique de base ; PA = tension artérielle ; CAD = maladie coronarienne ; CBC = numération globulaire complète ; CCTA = angiographie par tomodensitométrie coronarienne ; CM = cardiomyopathie ; CMR = imagerie par résonance magnétique cardiaque ; CPET = test d'effort cardiopulmonaire ; CRP = protéine C-réactive ; CT = tomodensitométrie ; cTn = troponine cardiaque ; CV = cardiovasculaire ; ECG = électrocardiogramme ; GI = gastro-intestinal ; FC = fréquence cardiaque ; MVD = dysfonctionnement microvasculaire ; PASC = séquelles post-aiguës de l'infection par le SRAS-CoV-2 ; PASC-CVD = PASC-Maladie cardiovasculaire ; PASC-CVS = PASC-Syndrome Cardiovasculaire ; TEP = tomographie par émission de positrons ; PFT = tests de la fonction pulmonaire ; POTS = syndrome de tachycardie orthostatique posturale ; SARS-CoV-2 = coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère ; SCD = mort cardiaque subite ; VHD = cardiopathie valvulaire.

myocradite 8Exemple de prescription de thérapie par l'exercice couché
∗Pour une prescription plus précise de la thérapie par l'exercice avec des objectifs de fréquence cardiaque et des journaux d'exercices du patient


myocradite9Évaluation du patient sportif convalescent du COVID-19 et conseils sur le RTP et/ou l'entraînement intensif∗Recommandations du CDC : quarantaine et isolement du COVID-19. 240†Les symptômes cardio-pulmonaires comprennent douleur/oppression thoracique, dyspnée, palpitations et étourdissements/syncope ; cela inclut également les symptômes survenant ≤ 1 semaine après la vaccination par l'ARNm de la COVID-19. ‡Les stratégies pour minimiser la transmission du SRAS-CoV-2 à d'autres athlètes 3 à 10 jours après un test COVID-19 positif comprennent 1) s'entraîner en isolement, 2) participer à un entraînement en plein air à distance sociale, 3) s'entraîner avec un masque facial dans un établissement bien ventilé avec une distance sociale appropriée, et 4) participer à une formation de groupe après un seul TAAN négatif (par exemple, test RT-PCR) ou 2 tests antigéniques rapides négatifs à 24-48 heures d'intervalle. §Exclut l'anosmie/agueusie prolongée et isolée, qui ne devrait pas retarder le retour à l'entraînement. « Les tests d'effort maximal doivent être différés jusqu'à ce qu'une myocardite ait été exclue. CDC = Centres de contrôle et de prévention des maladies ; CMR = imagerie par résonance magnétique cardiaque ; COVID-19 = nouvelle maladie à coronavirus 2019, cTn = troponine cardiaque ; ECG = électrocardiogramme ; NAAT = test d'amplification des acides nucléiques, PASC = séquelles post-aiguës de l'infection par le SRAS-CoV-2 ; RTP = retour au jeu ; RT-PCR = amplification en chaîne par polymérase de transcription inverse, SARS-CoV-2 = coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère .

Résumé des critères diagnostiques et des principales recommandations liés aux séquelles cardiovasculaires de la COVID-19 chez l'adulte

Myocardite et autres atteintes du myocarde

La myocardite est définie par : 1) des symptômes cardiaques (p. ex., douleur thoracique, dyspnée, palpitations, syncope) ; 2) un cTn élevé ; et 3) résultats électrocardiographiques, échocardiographiques, CMR et/ou histopathologiques anormaux lors d'une biopsie ou d'une évaluation post-mortem en l'absence de maladie coronarienne limitant le débit.

Lorsqu'il y a une suspicion accrue d'implication cardiaque avec COVID-19, les tests initiaux doivent consister en un ECG, une mesure de la cTn (de préférence à l'aide d'un test à haute sensibilité) et un échocardiogramme.

Une consultation en cardiologie est recommandée pour les personnes présentant une augmentation du cTn et/ou de l'ECG ou des anomalies échocardiographiques concernant une myocardite.

La RMC est recommandée chez les patients hémodynamiquement stables suspectés de myocardite.

L'hospitalisation est recommandée pour les patients atteints de myocardite définie de gravité légère ou modérée, idéalement dans un centre d'insuffisance cardiaque avancée. Les patients atteints de myocardite fulminante doivent être pris en charge dans des centres spécialisés dans l'insuffisance cardiaque avancée, l'assistance circulatoire mécanique et d'autres thérapies avancées.

Les patients atteints de myocardite et de pneumonie COVID-19 (avec un besoin continu d'oxygène supplémentaire) doivent être traités avec des corticostéroïdes.

Pour les patients suspects d'atteinte péricardique, un traitement par AINS, colchicine et/ou prednisone est raisonnable.

Les corticostéroïdes intraveineux peuvent être envisagés chez les personnes atteintes de myocardite COVID-19 suspectée ou confirmée avec compromis hémodynamique ou MIS-A. L'utilisation empirique de corticostéroïdes peut également être envisagée chez les personnes présentant des signes biopsiques d'infiltrats myocardiques sévères ou de myocardite fulminante, mis en balance avec le risque d'infection.

Le cas échéant, un traitement médical de l'insuffisance cardiaque conforme aux directives doit être instauré et poursuivi après la sortie.

La myocardite après la vaccination par l'ARNm du COVID-19 est rare. Les taux observés les plus élevés ont été observés chez les jeunes hommes (âgés de 12 à 17 ans) après la deuxième dose de vaccin.

La vaccination contre la COVID-19 est associée à un rapport bénéfice/risque très favorable pour tous les groupes d'âge et de sexe évalués jusqu'à présent.

En général, la myocardite associée au vaccin doit être diagnostiquée, catégorisée et traitée d'une manière analogue à la myocardite après une infection par le SRAS-CoV-2.

PASC

Le PASC est défini comme une constellation de problèmes de santé nouveaux, récurrents ou persistants rencontrés par les individus 4 semaines ou plus après l'infection par le SRAS-CoV-2.

PASC-CVD fait référence à un large groupe d'affections cardiovasculaires qui comprennent, mais sans s'y limiter, la myocardite et d'autres formes d'atteinte du myocarde, la péricardite, l'ischémie myocardique nouvelle ou s'aggravant, le dysfonctionnement microvasculaire, la cardiomyopathie non ischémique, la thromboembolie, les séquelles cardiovasculaires d'une maladie pulmonaire, et arythmie.

Le PASC-CVS est un trouble hétérogène qui comprend des symptômes cardiovasculaires très variés, sans preuve objective de maladie cardiovasculaire à l'aide de tests de diagnostic standard. Les symptômes courants comprennent la tachycardie, l'intolérance à l'effort, le malaise post-effort, les palpitations, les douleurs thoraciques et la dyspnée.

Pour les patients présentant des symptômes cardiovasculaires et suspectés de PASC, une approche de test initiale raisonnable comprend : 1) des tests de laboratoire de base (y compris la cTn ); 2) un ECG ; 3) un échocardiogramme ; 4) un moniteur de rythme ambulatoire ; 5) imagerie thoracique (radiographie et/ou scanner) ; et/ou 6) tests de la fonction pulmonaire.

Une consultation en cardiologie est recommandée pour les patients atteints de PASC qui ont : 1) des résultats de test cardiaque anormaux ; 2) maladie cardiovasculaire connue avec symptômes ou signes nouveaux ou s'aggravant ; 3) complications cardiaques documentées lors d'une infection par le SRAS-CoV-2 ; et/ou 4) des symptômes cardiopulmonaires persistants qui ne sont pas autrement expliqués.

Les exercices couchés ou semi-couchés (p. ex., aviron, natation ou vélo) sont initialement recommandés pour les patients PASC-CVS souffrant de tachycardie, d'intolérance à l'effort/orthostatique et/ou de déconditionnement, avec une transition vers l'exercice debout à mesure que l'intolérance orthostatique s'améliore. La durée de l'exercice doit également être courte (5 à 10 minutes/jour) au départ, avec des augmentations progressives à mesure que la capacité fonctionnelle s'améliore.

La charge saline et liquidienne représente des interventions non pharmacologiques qui peuvent apporter un soulagement symptomatique aux patients souffrant de tachycardie, de palpitations et/ou d'hypotension orthostatique. Les bêta-bloquants, les inhibiteurs calciques non dihydropyridiniques, l'ivabradine, la fludrocortisone et la midodrine peuvent également être utilisés de manière empirique.

RTP

Les athlètes qui sont asymptomatiques après une infection récente par le SRAS-CoV-2 peuvent reprendre l'entraînement physique après 3 jours d'abstinence physique pendant l'auto-isolement.

Les athlètes présentant des symptômes non cardio-pulmonaires légers ou modérés après une infection récente par le SRAS-CoV-2 peuvent reprendre l'entraînement physique une fois leurs symptômes résolus.

Les athlètes atteints d'une infection à distance (≥ 3 mois) sans symptômes cardio-pulmonaires en cours peuvent reprendre l'entraînement physique sans avoir besoin de tests supplémentaires.

Les athlètes qui se remettent de la COVID-19 et qui présentent des symptômes cardiopulmonaires persistants (douleur/oppression thoracique, palpitations ou syncope) et/ou ceux qui doivent être hospitalisés avec une suspicion accrue d'atteinte cardiaque doivent subir des tests de triade (ECG, cTn et échocardiogramme). Des tests de triade doivent également être effectués chez les personnes développant de nouveaux symptômes cardio-pulmonaires après la reprise de l'entraînement physique.

La RMC est recommandée si les tests triadiques sont anormaux ou si les symptômes cardio-pulmonaires persistent.

Les athlètes atteints de myocardite doivent s'abstenir de faire de l'exercice pendant 3 à 6 mois.

Un test d'effort maximal et/ou un moniteur de rythme ambulatoire peuvent être utiles dans l'évaluation des athlètes présentant : 1) des symptômes cardio-pulmonaires persistants et 2) soit une RMC normale, soit une RMC qui démontre d'autres formes d'atteinte myocardique (ou péricardique). Cependant, les tests d'effort maximal ne doivent être effectués qu'après que la myocardite a été exclue avec la RMC.

Le CMR pour dépister les athlètes asymptomatiques ou présentant des symptômes non cardiopulmonaires est susceptible d'être à faible rendement.

La répétition des tests cardiaques n'est pas justifiée chez les athlètes atteints de COVID-19 récurrent en l'absence de symptômes cardiopulmonaires.

CMR = imagerie par résonance magnétique cardiaque ; COVID-19 = nouvelle maladie à coronavirus 2019 ; CT = tomodensitométrie ; cTn = troponine cardiaque ; ECG = électrocardiogramme ; MIS-A = syndrome inflammatoire multisystémique chez l'adulte ; ARNm = ARN messager ; AINS = anti-inflammatoire non stéroïdien ; PASC = séquelles post-aiguës de l'infection par le SRAS-CoV-2 ; PASC-CVD = séquelles post-aiguës de l'infection par le SARS-CoV-2–maladie cardiovasculaire ; PASC-CVS = séquelles post-aiguës de l'infection par le SARS-CoV-2–syndrome cardiovasculaire ; RTP = retour au jeu ; SARS-CoV-2 = coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2


coeurcovvi"Les médecins doivent considérer les antécédents de COVID-19 comme un risque de maladie cardiovasculaire. "Nous pensons qu'il est important de porter une attention particulière aux personnes atteintes de COVID-19 et d'identifier les premiers signes ou symptômes de maladie cardiaque", a écrit Al-Aly. Il a souligné que l'identification, le diagnostic et le traitement précoces seront essentiels pour réduire le risque de conséquences néfastes pour la santé en aval."
https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2789793
"


Voici les points clés à retenir du cheminement de décision par consensus d'experts de l'ACC de 2022 sur les séquelles cardiovasculaires de COVID-19 chez les adultes, y compris la myocardite et d'autres atteintes du myocarde, les séquelles post-aiguës de l'infection par le SRAS-CoV-2 et le retour au jeu :

Myocardite et autres atteintes du myocarde

  1. La myocardite est une complication rare mais grave de l'infection par le coronavirus  du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2). La myocardite est définie par :
    a) des symptômes cardiaques (p. ex., douleur thoracique, dyspnée, palpitations, syncope) b) troponine cardiaque élevée (cTn)
    c) résultats électrocardiographiques, échocardiographiques, d'imagerie par résonance magnétique cardiaque (RMC) et/ou histopathologiques anormaux lors d'une biopsie ou d'une évaluation post-mortem en l'absence de maladie coronarienne limitant le débi
    t.
  2. L'hospitalisation est recommandée pour les patients atteints de myocardite définie, idéalement dans un centre d'insuffisance cardiaque avancée. Les patients atteints de myocardite fulminante doivent être pris en charge dans des centres spécialisés dans l'insuffisance cardiaque avancée, l'assistance circulatoire mécanique et d'autres thérapies avancées.
  3. Les patients atteints de myocardite et de pneumonie à coronavirus 2019 (COVID-19) (avec un besoin continu d'oxygène supplémentaire) doivent être traités avec des corticostéroïdes.
  4. Pour les patients suspects d'atteinte péricardique, un traitement par anti-inflammatoires non stéroïdiens, colchicine et/ou prednisone est raisonnable.
  5. Les corticostéroïdes intraveineux peuvent être envisagés chez les personnes atteintes d'une myocardite COVID-19 suspectée ou confirmée avec compromis hémodynamique ou syndrome inflammatoire multisystémique chez l'adulte (MIS-A). L'utilisation empirique de corticostéroïdes peut également être envisagée chez les personnes présentant des preuves biopsiques d'infiltrats myocardiques graves ou de myocardite fulminante, mis en balance avec le risque d'infection.
  6. Le cas échéant, un traitement médical de l'insuffisance cardiaque conforme aux directives doit être instauré et poursuivi après la sortie de l'hôpital.
  7. La myocardite après la vaccination par l'ARNm du COVID-19 est rare. Les taux observés les plus élevés ont été observés chez les jeunes hommes (âgés de 12 à 17 ans) après la deuxième dose de vaccin. La vaccination contre la COVID-19 est associée à un rapport bénéfice/risque très favorable pour tous les groupes d'âge et de sexe évalués jusqu'à présent.
  8. En général, la myocardite associée au vaccin doit être diagnostiquée, catégorisée et traitée d'une manière analogue à la myocardite après une infection par le SRAS-CoV-2.

Séquelles post-aiguës de l'infection par le SRAS-CoV-2 (PASC)

  1. Le PASC est défini comme une constellation de problèmes de santé nouveaux, récurrents ou persistants rencontrés par les individus 4 semaines ou plus après l'infection par le SRAS-CoV-2.
  2. La maladie cardiovasculaire PASC (PASC-CVD) fait référence à un large groupe d'affections cardiovasculaires qui comprennent, mais sans s'y limiter, la myocardite et d'autres formes d'atteinte myocardique, la péricardite, l'ischémie myocardique nouvelle ou s'aggravant, le dysfonctionnement microvasculaire, la cardiomyopathie non ischémique, la thromboembolie, les troubles cardiovasculaires. séquelles de maladies pulmonaires et d'arythmie.
  3. Le syndrome cardiovasculaire PASC (PASC-CVS) est un trouble hétérogène qui comprend des symptômes cardiovasculaires très variés, sans preuve objective de maladie cardiovasculaire à l'aide de tests de diagnostic standard. Les symptômes courants comprennent l'intolérance orthostatique, l'intolérance à l'exercice, le malaise post-effort, les palpitations, les douleurs thoraciques et la dyspnée.
  4. Pour les patients suspects de PASC, une approche de dépistage initiale raisonnable comprend :
    a) des tests de laboratoire de base (y compris la cTn) ;
    b) un électrocardiogramme (ECG); 
    c) un échocardiogramme transthoracique ;
    d) un moniteur de rythme ambulatoire ; 
    e) imagerie thoracique (radiographie et/ou tomodensitométrie) ; et/ou
    f) tests de la fonction pulmonaire.
  5. Une consultation en cardiologie est recommandée pour les patients atteints de PASC qui ont :
    a) des résultats de test cardiaque anormaux ; 
    b) maladie cardiovasculaire connue avec symptômes ou signes nouveaux ou s'aggravant ; 
    c) complications cardiaques documentées lors d'une infection par le SRAS-CoV-2 ; et/ou
    d) des symptômes cardiopulmonaires persistants qui ne sont pas autrement expliqués.
  6. Les exercices couchés ou semi-couchés (p. ex., aviron, natation ou vélo) sont recommandés pour les patients PASC-CVS souffrant de tachycardie, d'intolérance à l'effort/orthostatique et/ou de déconditionnement, avec une transition vers l'exercice debout à mesure que l'intolérance orthostatique s'améliore. La durée de l'exercice doit également être courte (5 à 10 minutes/jour) au départ, avec des augmentations progressives à mesure que la capacité fonctionnelle s'améliore.
  7. La charge saline et liquidienne représente des interventions non pharmacologiques qui peuvent apporter un soulagement symptomatique aux patients souffrant de tachycardie, de palpitations et/ou d'hypotension orthostatique. Les bêta-bloquants, les inhibiteurs calciques non dihydropyridiniques, l'ivabradine, la fludrocortisone et la midodrine peuvent également être utilisés empiriquement.
Commentaire 

La COVID-19 a un tropisme CV important notamment chez les sujets jeunes. Ce qui est  à retenir :
ces recommandations sont claires et précises et très utiles. De plus il faut insister sur le poids important  de la myocardite au décours de la Covid-19 par rapport à la  myocardite post vaccinale.

mm7035e5 MyocarditisCOVID IMAGE 31Aug21 1200x675 1 mediumhttps://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7035e5.htm?s_cid=mm7035e5_x

Une vaste étude américaine publiée  indique que les patients atteints du Covid-19 ont en moyenne quasiment 16 fois plus de chances de développer une myocardite que ceux n'ayant pas contracté le virus. Un argument de poids en faveur de la vaccination, qui ne multiplierait en comparaison que par trois le risque d'inflammation du muscle cardiaque. En terme de bénéfice-risque la vaccination l'emporte largement  !!!!!

Prévention Quaternaire

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

iconographie :Médecine4.0

" On reconnaît la pertience des mots quand ils sonnent bien à propos " Serge Zeller

" Aucun résultat n'a de valeur sans action derrière pour en confirmer la pertinence PL  Richard


 Après la Prévention PRIMAIRE, parlons de Prévention QUATERNAIRE

"Selon le Wonca International Dictionary for General/Family Practice, la prévention quaternaire est : "l'action menée pour identifier le patient à risque de surmédicalisation, le protéger d'une nouvelle invasion médicale et lui proposer des interventions éthiquement acceptables". Marc Jamoulle a initialement proposé ce concept, et les cibles étaient principalement des patients malades mais sans maladie. La définition a subi une modification récente en tant que "" une mesure prise pour protéger des individus (personnes / patients) contre des interventions médicales susceptibles de causer plus de mal que de bien" 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK537222/

 
WONCA : World Organization of National Colleges, Academies and Academic Associations of General Practitioners/Family Physicians, ou plus simplement World Organization of Family Doctors.
 
WONCA

Jamoulle a introduit en 1985 le concept de prévention quaternaire qui a été validé par la WONCA en 1995. Elle vise à protéger le patient ou la population de la surmédicalisation, le risque étant la création de nouvelles entités pathologiques. La création de l’ entité nosologique incidentalome, correspondant à uneanomalie radiologique asymptomatique découvertefortuitement, en est un reflet. Face au développement des techniques de dépistage et de diagnostic qui détectent les pathologies à un stade de plus en plus précoce, les frontières entre le normal et le pathologique deviennent floues. Cette réflexion a sa place face aux protocoles de dépistage de certaines pathologies où la balance bénéfice-risque est incertaine voire défavorable pour le patient (dépistage de la BPCO ou du cancer de la prostate). Dans ces situations, le sur-diagnostic et de surtraitementpeuvent engendrer des effets indésirablesphysiques et psychologiques évitables pour le patientsans qu’il y ait un vrai impact de ce dépistage sur la morbi-mortalité associée à la pathologie. Le médecin généraliste doit garder en tête son rôle dans la prise en charge globale centrée sur les besoins de la personne.Cette démarche critique risque de le mettre en conflit avec la vision normative de la médecine actuelle

Prévention PRIMORDIALE, SECONDAIRE , TERTIARE et QUATERNAIRE


PRIMUMNNN
https://medecine-generale.sorbonne-universite.fr/wp-content/uploads/2020/10/La-pre%CC%81vention-quaternaire.pdf  Libre d'Accès

RMS 44444444Prévention Quaternaire : Revue Médicale, Libre d'accès  Suisse, https://www.revmed.ch/view/555116/4443009/RMS_430_1052.pdf


Comrmentaire

La prévention quaternaire d'est la PERTINENCE des SOINS en 2022, elle-même une émanation du "choose wisely".

L’acte médical pertinent est celui qui convient au malade à un moment donné, c’est le plus adapté et le plus efficace. L’objectif final est d’améliorer l’état de santé du malade et de limiter les risques et les contraintes. C 'rest déviter une sur-médicalisation pouvant entraîner des gestes inutiles.  La stratégie médicale pertinente consiste à prescrire et à programmer chacun des actes dans un ordre approprié, adapté à chaque situation clinique, compte tenu des disponibilités des ressources de santé, dans un esprit d’efficience, qu’il s’agisse du diagnostic ou de la thérapeutique. La pertinence des stratégies médicales s’insère dans le contexte général de la pertinence des soins qui inclut d’autres paramètres échappant aux seules responsabilités médicales. Elle est la base de la médecine sobre qui dans une approche humaniste soigne mieux au moindre coût (Académie Nationale de Médecine, Rapport 8/04/2013).

La PERTINENCE des SOINS peut se résumer de la manière suivante :

Face à un patient qui présente une affection diagnostiquée il faut toujours se poser les questions suivantes :
  • La prescription d’un examen para clinique quel qu’il soit va-t-elle me donner un renseignement utile pour ce patient ?
  • Cet examen ne fait-il pas double emploi avec les examens précédemment réalisés ?
  • Eviter les examens dangereux inutiles
  • Eviter la sur - médicalisation
  • Proposer des soins éthiques et médicalement acceptables
  • Est-ce qu’en fonction des résultats ,ma conduite diagnostique et ou thérapeutique seront t elles modifiées ?
  • La prescription d’un traitement quel qu’il soit va-t-elle être utile ou inutile chez ce patient
  • Ne va -t-elle pas être dangreuse ? 
  • Est ce que j'ai évalué lors de cette prescription les interactions avec le traitement en cours?
  • Ma démarche est-elle conforme aux recommandations actuelles ?
La PERTINENCE des SOINS c’est la bonne prescription (biologie, imagerie , traitement etc.) au bon moment pour le bon patient. Ce paramètre doit faire partie de votre décision médicale pour tous les patients.Un soin est qualifié de pertinent lorsqu’il est dispensé en adéquation avec les besoins du patient, conformément aux données actuelles de la science, aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et des sociétés savantes, nationales et internationales.

C’est une notion évolutive car un soin pertinent hier peut ne plus l’être aujourd’hui du fait de l’évolution des connaissances, des techniques et de l’organisation des soins.

Il ne s'agit pas d'un rationnement des soins, il s'agit d'éviter la médecine "Mille Feuilles" qui empilent les examens les uns sur les autres, sans aucune logique et le plus souvent pour rien. Prescrir la dernière molkécule à la mode qui ne fait pas meiux que l'ancienne c'est une erreur.

Aujourd'hui la Pertinence des Soins est un paramètre important pour notre exercice et dans la décision médicale. Les textes de recommandations sont destinés à argumenter auprès du patient sur l'inutilité de tel ou tel examen. ou de tel ou tel traitement. Les associations de patients, sont des acteurs majeurs de la pertinence des soins, ce dernier point est très important
Réinventer la médecine oui mais avec les patients et dans la pertinence des soins.

Si on revient à la notion de PREVENTION QUATERNAIRE , ça match avec la PERTINENCE des SOINS

La Prévention Primordiale

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

iconographie : prévention primordiale

"La prévention des catastrophes naturelles implique, de la part des élus, une intégrité surnaturelle." Anonymus

"Il n'y a pas de prévention efficace dans la demi-mesure." PL Richard


Petit historique

"En 1978, le plus récent ajout aux stratégies de prévention, la prévention primordiale, a été décrite. elle consiste en une réduction des facteurs de risque ciblée sur l'ensemble de la population en mettant l'accent sur les conditions sociales et environnementales. Ces mesures sont généralement promues par le biais de lois et de politiques nationales. Parce que la prévention primordiale est la modalité de prévention la plus précoce, elle s'adresse souvent aux enfants pour réduire au maximum l'exposition au risque. La prévention primordiale cible le stade sous-jacent de la maladie naturelle en ciblant les conditions sociales sous-jacentes qui favorisent l'apparition de la maladie. Un exemple comprend l'amélioration de l'accès d'un quartier urbain à des trottoirs sécuritaires pour promouvoir l'activité physique; ceci, à son tour, diminue les facteurs de risque d'obésité, de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, etc.https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK537222/



Ce qu'est la PREVENTION PRIMORDIALE


"La prévention primordiale repose sur une approche récente populationnelle, récemment développée aux Etats-Unis par l’association américaine de cardiologie AHA. Située en amont de la prévention primaire, elle vise à favoriser l’adoption d’une bonne hygiène de vie pour tenir éloignés les facteurs de risques cardio-vasculaires.

Pour viser une santé optimale, 7 critères volontairement simples sont à respecter :

  • Pratique d’une activité physique régulière (30 minutes quotidiennes),
  • Alimentation variée et équilibrée,
  • Aucune consommation tabac depuis plus de 12 mois,
  • Pression artérielle inférieure à 140/90 mmHg.
  • Indice de Masse Corporelle (IMC) compris entre 18,5 kg/m2 et 25 kg/m2
  • Glycémie inférieure à 126 mg/dl,
  • Taux de cholestérol total inférieur à 200 mg/ml, 
https://www.linflux.com/sante/mot-du-mois/prevention-primordiale/

Qu'est ce que la PREVENTION en Médecine

panoprev



PREVTERTIA
https://slideplayer.fr/slide/3172692/ by " Ihed Bougmiza" 

Prévention Quaternaire :
"Selon le Wonca International Dictionary for General/Family Practice, la prévention quaternaire est : "l'action menée pour identifier le patient à risque de surmédicalisation, le protéger d'une nouvelle invasion médicale et lui proposer des interventions éthiquement acceptables". Marc Jamoulle a initialement proposé ce concept, et les cibles étaient principalement des patients malades mais sans maladie. La définition a subi une modification récente en tant que "" une mesure prise pour protéger des individus (personnes / patients) contre des interventions médicales susceptibles de causer plus de mal que de bien" 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK537222/

Voici quelques exemples de stratégies de prévention couramment utilisées :

Primordial:

  • Politique gouvernementale : augmentation des taxes sur les cigarettes ; Diminution de la publicité pour le tabac 
  • Environnement bâti : Accès à des sentiers pédestres sécuritaires; accès à des magasins proposant des options alimentaires saines

Primaire:

  • Immunisations 
  • Programmes d'abandon du tabac
  • Programmes d'échange de seringues 
  • Programmes de supplémentation en micronutriments

Secondaire:

  • Frottis de Papanicolaou (Pap) pour la détection précoce du cancer du col de l'utérus [8]
  • La mammographie, pour la détection précoce du cancer du sein
  • Les coloscopies, pour la détection précoce du cancer du côlon
  • Dépistage de la tension artérielle

Tertiaire:

  • Ergothérapie et kinésithérapie chez les brûlés
  • Rééducation cardiaque chez les patients post-infarctus du myocarde
  • Soins des pieds diabétiques

Quaternaire :

 Les conditions suivantes sont susceptibles de surtraitement :

  • Incidentalomes radiologiques 
  • L'utilisation de médicaments antiarythmiques après un infarctus du myocarde qui réduit les arythmies mais augmente la mortalité
  • L'utilisation de l'hormonothérapie substitutive a entraîné une augmentation du nombre de cas de cancers du sein, d'accidents vasculaires cérébraux et d'événements thromboemboliques. C'était aussi un échec dans la réduction de la mortalité cardiovasculaire. 
  • Symptômes médicalement inexpliqués
  • Troubles fonctionnels
  • Syndrome de détresse corporelle 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK537222/

La PREVENTION PRIMORDIALE "illustrée"

1 s2.0 S0828282X20305894 gr1 lrg
Chaîne de preuves indirectes soutenant la prévention cardiovasculaire primordiale et primaire dans l'enfance et l'adolescence. La prévention secondaire et tertiaire n'est généralement pas applicable à la population pédiatrique. Lorsqu'elles sont prises ensemble, les chaînes individuelles soutiennent le lien entre l'athérosclérose précoce commençant dans l'enfance et le développement d'une maladie cardiovasculaire chez l'adulte. HF, hypercholestérolémie familiale.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32653584/

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Plus précisément 

459690 1 En 1 Fig1 HTMLLe processus d'athérosclérose peut commencer tôt dans la vie et se développer pendant des décennies, jusqu'à conduire à une maladie cardiovasculaire (MCV) manifeste. Les efforts d'identification et de gestion précoces des facteurs prédisposant aux maladies cardiovasculaires pour la prévention primordiale et primaire , soutenant la " santé cardiovasculaire idéale", doivent commencer tôt dans la vie. Le stress oxydatif est l'un des premiers signes d'activation endothéliale et d'altérations cardiométaboliques, et pourrait servir à l'avenir d'outil précoce pour prédire le risquede développer des maladies cardiométaboliques et liées au mode de vie pendant l'enfance et l'adolescence et plus tard à l'âge adulte. Cet article  vise à discuter des données disponibles sur tous ces aspects, avec un accent particulier sur la relation entre le risque cardiométabolique et le stress oxydatif chez les enfants et les adolescents .

https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-981-13-8273-4_1

Prévention primordiale : qui fait quoi 
PrevPREVPrev
https://phprimer.afmc.ca/fr/partie-i/chapitre-4/

infographics airpollution childhealth 2 1200px EN"Quand et comment intervenir pour maintenir des facteurs de santé cardiovasculaire idéaux, avec lesquels presque tous les bébés naissent, sont des questions épineuses mais cruciales. Au cours des deux dernières décennies, une littérature a émergé suggérant que commencer les interventions très tôt - dès la petite enfance et peut-être avant - peut être une approche particulièrement efficace pour prévenir les maladies chroniques tout au long de la vie. Les « 1000 premiers jours » de la conception à l'âge préscolaire sont une période de plasticité développementale maximale. Les interventions de prévention au cours de cette période peuvent ainsi placer les individus sur les meilleures trajectoires possibles de santé cardiovasculaire tout au long de la vie, tandis que les interventions ultérieures, même celles de la fin de l'enfance ou de l'adolescence, peuvent être contrecarrées par des réponses physiologiques inadéquates. Ce paradigme repose sur la notion de périodes critiques ou sensibles, pendant lesquelles la modification des expositions pertinentes a un impact durable. En dehors de cette période, il y a peu ou pas d'impact"
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4349501/

Commentaire


La PREVENTION PRIMORDIALE se situe en amont de la PREVENTION PRIMAIRE. Elle concerne l'enfant "in utero", les enfant et les adolescents, car tout débute dès l'enfance, les fameux 1000 premiers jours à partir de la niaissance.Elle s'intrérese à nos comportements dès la naissance, et c'est l'environement qui devient important, très important. Le cadre de vie est une valeur de santé, vivre dans une zone très pollluée pour un enfant  c'est déjà, un lourd fardeau santé à porter .Par exemple le contrôle et l'erradiction de la pollution, le changement climatique sont des paramètres majeurs sur lesquels il faut modifier le cours de leur évolution. L'alimentation, l'exercie physique, l'envronnement, le système de santé dans lequel on vit, tout devient important. Notre hérédité ne peut être modifiée mais en fonction des facteurs de risque CV de nos parents et de leurs affections, il est justifié d'agir tôt , très tôt. Il est important ques les adolescents ne fument pas, qu'ils aient une nourriture équilibrée, qu'ls fassent du sport. C'est à  l'école que la prévention primordiale doit être incitative.C'est un temps majeur de notre vie.

Qui s'en soucie en 2022 ? Qule candidat à la présidentielle en parle ?

La PREVENTION PRIMORDIALE c'est aussi aux politiques de l'instituer, de la mettre en oeuvre , en sont ils conscients ? 

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Vaccin anti Covid-19 en IM et anticoagulation

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

iconographie : https://www.infovac.fr/vaccins/administration-des-vaccins-par-voir-im

"La douceur du miel ne console pas de la piqûre de l'abeille." Proverbe Français


Bleeding risk of intramuscular injection of COVID-19 vaccines in adult patients with therapeutic anticoagulation, 
Nicolas Gendron,Lina Khider,Christine Le Beller,Benjamin Espinasse,Claire Auditeau,Wafa Amara,Germain Perrin,David Lebeaux,Anais Gaiffe,Sandrine Combret,Blandine Bertin et Coll, , JTH 
21 March 2022, Risque hémorragique de l'injection intramusculaire de vaccins COVID-19 chez les patients adultes sous anticoagulation thérapeutique
 
https://doi-org.proxy.insermbiblio.inist.fr/10.1111/jth.15709

La réponse à une question vaccinale : est ce que  le vaccin en intra musculaire chez des patients anticoagulés (AVK et AOD) est  hémorragique  ?

La REPONSE : NON

"L'intérêt d'une compression ferme > 2 minutes est nécessairement remis en cause par la faible proportion de patients chez qui elle a été pratiquée (17,9 %) mais compte tenu de sa sécurité, il ne peut être exclu qu'elle ait pu prévenir certains saignements mineurs. Dans la présente étude, nous avons montré 7 mois plus tard seulement 0,19 cas par million de doses de vaccins COVID-19 administrées, confirmant à nouveau la sécurité de l'injection IM de vaccin sous anticoagulation thérapeutique. Une limite de notre étude est que la taille de l'aiguille pour le vaccin COVID-19 n'a pas été rapportée."


nico1
 
Chez les patients sous anticoagulation thérapeutique, vaccination IM contre la COVID-19 semble sans danger, en particulier chez les patients traités par AOD, et peut ne pas nécessiter de sauts de dose des anticoagulants . Alors qu'un rappel des précautions générales est utile à l'heure de la vaccination de  masse , nos données corroborent l'affirmation selon laquelle l'anticoagulation thérapeutique n'est pas une contre-indication pour être vacciné contre le COVID-19
 
Une étude bien menée sur la base de la SCIENCE
 
Rappel 

L'injection intramusculaire doit être fait correctement dans le muscle deltoïde et non intravasculaire ( attention à l'injection intraveineuse accidentelle) en utilisant la bonne technique et en appliquant l'injection au site inférieur approprié du muscle. 

Vérifiez qu'il n'y a pas de réaction locale ecchymotique ou purpurique étendue
particulièrement douloureux après l'injection

Ukra

https://medvasc.info/1264-vaccin-et-thrombose


AOMI : sexe différence

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

“Ainsi sont toutes femmes, femmes.” Rabelais

“S’il est vrai que les hommes sont meilleurs que les femmes parce qu’ils sont plus forts, alors pourquoi les lutteurs de Sumo ne sont-ils pas au gouvernement ?” – Kishida Toshiko


“Il est temps que les femmes arrêtent d’être aimablement énervées” – Leymah Gbowee, Prix Nobel de la Paix

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Sex Differences in Peripheral Artery Disease
Pabon Maria; Cheng Susan; Altin S. Elissa, Sethi, Sanjum S.; Nelson, Michael D.; Moreau, Kerrie L.; Hamburg, Naomi; Hess, Connie N.Circulation Research Numéro : Volume 130(4), 18 February 2022, p 496-511 : Lien
Différences entre les sexes dans la maladie artérielle périphérique

La maladie artérielle périphérique (AOMI) est une affection prévalente qui confère une morbidité et une mortalité substantielles et reste sous-diagnostiquée ainsi que sous-traitée dans la population globale.

Bien que la prévalence de l'AOMI soit similaire ou supérieure chez les femmes par rapport aux hommes, les associations de facteurs de risque traditionnels et non traditionnels avec l'AOMI et ses manifestations cliniques diffèrent selon le sexe et peuvent contribuer au retard ou à l'absence de diagnostic chez les femmes.

De telles différences basées sur le sexe dans la manifestation de l'AOMI peuvent provenir du dysmorphisme sexuel dans le substrat vasculaire en bonne santé ainsi que de la variation sexuelle dans les réponses aux facteurs de stress vasculaires.

Malgré la disponibilité de thérapies éprouvées pour améliorer les symptômes et réduire le risque d'événements ischémiques cardiovasculaires et des membres chez les patients atteints d'AOMI diagnostiquée, d'importantes différences entre les sexes dans le traitement et les résultats ont été observées.

L'AOMI fait généralement référence aux maladies artérielles du système vasculaire non coronaire qui peuvent résulter d'athérosclérose, d'anévrisme, d'inflammation ou d'une combinaison de pathologies.
* Pour nous concentrer sur la forme la plus répandue de maladie vasculaire périphérique, nous nous référons ici à l'AOMI  en tant que rétrécissement athéroscléreux des artères périphériques qui affecte classiquement les membres inférieurs. Définie comme telle, la prévalence de l'AOMI a non seulement persisté mais doublé au cours des 3 dernières décennies, en partie à cause de l'allongement de l'espérance de vie, de l'augmentation de l'incidence des facteurs de risque tels que l'obésité et le diabète, et de l'augmentation du dépistage et de la détection.
* Il 
est important de noter que la présence ou l'absence d'AOMI ce qui confère un risque de mortalité   plus élevé
* Il existe un risque global similaire ou pire d'événements cardiovasculaires ischémiques par rapport aux personnes atteintes uniquement d'une maladie coronarienne.
* Nonobstant ces statistiques, la'AOMI reste sous-diagnostiquée et, à son tour, sous-traitée par rapport à d'autres maladies cardiovasculaires .
* Dans ce contexte, les femmes sont particulièrement vulnérables. Malgré une prévalence similaire ou supérieure de l'AOMI, la reconnaissance clinique est souvent retardée ou différée chez les femmes par rapport aux hommes.
* Même parmi les patients diagnostiqués, les différences fondées sur le sexe dans les traitements et les résultats de l'AOMI sont évidentes.

Par conséquent, nous résumons les connaissances actuelles concernant les différences entre les sexes dans l'épidémiologie, la physiopathologie, la présentation clinique et la gestion de l'AOMI

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Différences entre les sexes dans les réponses aux facteurs de stress vasculaires et aux séquelles. Un paradigme conventionnel propose que lorsque le même substrat structurel et fonctionnel artériel es
t exposé à des facteurs de stress, les différences entre les sexes en réponse à ces facteurs de stress entraînent des variations de la maladie vasculaire périphérique manifeste, y compris la prédominance de l'anévrisme et de la dissection de l'aorte chez les hommes ainsi que la prévalence probablement plus élevée de la maladie athéroscléreuse classique des membres inférieurs chez les femmes qui a également tendance à se présenter davantage comme une maladie multitronculaire chez les femmes que chez les hommes. De nouvelles preuves suggèrent que les différences sexuelles intrinsèques dans le substrat artériel, résultant de facteurs génétiques ou épigénétiques, contribuent probablement également au dimorphisme sexuel dans les phénotypes de maladies vasculaires.
À partir de: Pabon: Circ Res, Volume 130(4).February 18, 2022.496-511

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Facteurs de risque indépendants du sexe et spécifiques au sexe pour la maladie artérielle périphérique. Un certain nombre de facteurs de risque de maladie artérielle périphérique indépendants du sexe ont été identifiés, le tabagisme étant l'un des plus importants et contribuant potentiellement à un fardeau de risque de maladie plus important chez les femmes que chez les hommes, sur la base d'analyses d'associations de métabolites du tabac. Le fardeau excessif et la prédominance multivasculaire de la maladie artérielle périphérique chez les femmes peuvent également provenir d'une prédisposition spécifique au sexe pour le dysfonctionnement endothélial et, à son tour, le dysfonctionnement et la maladie artériels dans le cadre d'une carence en œstrogènes liée à l'âge survenant avec ou sans un trouble vasculaire antérieur. trouble de l'événement de la grossesse. À partir de: Pabon: Circ Res, Volume 130(4).February 18, 2022.496-511

symptfemre Différences entre les sexes dans la présentation et la prise en charge de l'AOMI : Pabon : Circ Res, Volume 130(4).February 18, 2022.496-511

Diagnostic de l'AOMI chez la femme  : 

Plusieurs tests peuvent être utilisés pour le diagnostic de l'AOMI. L' IPS est le test de diagnostic de choix en raison de son faible coût, de son caractère non invasif et de sa grande disponibilité. Les modalités de test supplémentaires utilisées pour confirmer le diagnostic de l'AOMI et de définir l'anatomie artérielle comprennent l'écho-Doppler, l'angio scannet et l'angiographie par résonance magnétique. L'angiographie invasive reste l'étalon-or pour le diagnostic de l'AOMI, mais elle est généralement réalisée lorsque les méthodes non invasives ne sont pas réalisables ou ne sont pas concluantes ou lorsqu'une revascularisation est prévue.

Malgré les artères de plus petit calibre observées chez les femme par rapport aux hommes, aucune étude n'a montré de différences basées sur le sexe dans la précision de l'imagerie pour l'AOMI. Un obstacle important au diagnostic de l'AOMI chez les femmes reste le biais du clinicien et l'incapacité à reconnaître les symptômes atypiques.

Commentaire
On a la triste impression que les médecins commencent à comprendre que les femmes sont des "cardiovasculaires " en puissance. L'AOMI est sous diagnotiquée sous évaluéeset sous traitéesau même titre que les atteintes coronariennes et l'anévrisme de l'Aorte Abdominale. Les atteintes cardiovasculaires représentent chez les femmes leur première cause de mortalité devant le cancer. Il est temps de se réveiller . Claire Mounier Véhier l'a bien compris en créant Agir pour le Coeur des Femmes @ACF_WCHF et le Bus su Coeur. Il est important que toute femme en pré ménopause bénéficie d'un examens de dépistrage cardio-vasculaire d'auant p)us qu'elle a des FDR CV  comme  des atcds obstéricaux artériels, qu'elle fume, qu'elle présente une héréditré CV, une HTA, un diabète, une dyslipidémie, qu'elle est en surpoids et ou sédentaire. Le stade de la prévention primaire ne doit pas âtre "loupé". Alessandra Bura-Rivière à animé récemment un webinar  (SFMV) sur l'artériopathie chez la femme. Quelques données importantes au niveau de l'Europe : 55% des femmes décèdent de pathologie CV vs 43% des hommes. Décès par IDM 24% chez les femmes, 21% chez les hommes, autres atteintes CV , 15%F vs 11% H. Chez la femme, l'AOMI asymptomatique 12% vds 9% H, symptomes atypiques X 2 chez les femmes, enfin les femmes sont moins à l'aise pour parler de douleurs des membres inférieurs. La claudication chez les femmes ; 33% plus courte, distance de marche 23% plius courte que chez l'homme. Un % de déclin fonctionnel et déficit fonctionne plus élévé chez les femmes. Dans l'étude REACH, les hommes ont le double de chances d'obtenir un contrôle optimal des FDRCV. Les traitements médicaux de l'AOMI est moins fréquemment adliministré chez les femmes; enfin moins de revasularisation que chez les homes (étude COPART).Les femmes participent moins aux protocoles clinques. Il y a un travail énorme à développer et une communication importante à réaliser encore et encore. Ne pas publier que la pollution, est un FDRCV importan tout comme la PRECARITE. Une consultation dédiée cardiologique et de Médecine Vasculaire est à mettre en place en urgence dès la pré ménopause . La prévention primaire doit être un passage indispensable quant à la prévention secondaire il faut la renforcer. +++

Grégoire Détriché  "conseille de prendre l’initiative de réaliser des dosages des taux FSH plasmatique durant la période péri-ménopausique afin d’en établir une cinétique  qui rmettrait sans doute de stratifier le risque cardiovasculaire chez les femmes à cette période de leur vie et de planifier un suivi cardiovasculaire personnalisé pour chaque patiente.Des effets cardiovasculaires protecteurs des estrogènes ont été démontrés. Ils favorisent en effet la vasodilatation artérielle, diminuent l’action des cytokines pro-inflammatoires, abaissent les lipoprotéines de basse densité et augmentent les lipoprotéines de haute densité. A la ménopause, de manière schématique, un switch hormonal a lieu : les estrogènes chutent et la concentration plasmatique d’une des gonadotrophines, par boucle de rétrocontrôle, augmente : il s’agit de l’hormone folliculostimulante (FSH). Des études ont même rapporté la corrélation entre taux plasmatique de FSH et épaisseur intima-média carotidienne et score calcique coronaire chez la femme. Mais concernant le taux de FSH, un autre paramètre est intéressant à regarder : la cinétique d’augmentation du taux plasmatique de cette hormone pendant la période péri-ménopausique. En effet, des auteurs ont souligné que les femmes ayant une cinétique d’augmentation plus faible de la FSH pendant leur transition vers la ménopause pouvaient être moins à risque de développer une athérosclérose symptomatique que celles avec une cinétique d’augmentation moyenne ou élevée de FSH durant cette même période. Il est ainsi possible que durant leur vie pré-ménopausique, l’athérome reste asymptomatique et que le trigger des manifestations cliniques chez les femmes soit l’augmentation des taux plasmatiques de FSH et leur niveau d’augmentation durant leur période de transition péri-ménopausique." Affaire à suivre.......

“Saisissez chaque opportunité qui se présente à vous, vivez chaque expérience. Laissez une marque dans le monde, pour les bonnes raisons” – Chrissie Wellington

A lire

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https://medvasc.info/1527-entretien-avec-l-auteur-gr%C3%A9goire-detrich%C3%A9-aomi-femme
https://medvasc.info/1298-aaa-et-la-femme-2
https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/#
https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/medecine-vasculaire.php
https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/fonds-de-dotation/Ambassadeurs/Consensus-d-experts-HTA-HORMONES-ET-FEMME

 

TABAC et l'âge des vaisseaux

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

iconographie : cigarette
 
"La vie commence à se consumer dès que l'on allume une cigarette."Yu Hirayama,
 
"Je promets de bannir ce vice affreux [le tabac], le jour où on m'indiquera une seule vertu capable de faire rentrer, chaque année, cent vingt millions dans les caisses de l'État." Talleyrand

"Tout le problème du tabagisme peut être comparé à une mouche prise dans une plante carnivore. Au début la mouche boit le nectar. À un certain moment imperceptible, la plante commence à manger la mouche."Allen Carr

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 Impact of smoking on cardiovascular risk and premature ageing: Findings from the STANISLAS cohort, Tripti Rastogi , Nicolas Girerd , Zohra Lamiral , Emmanuel Bresso , Erwan Bozec , Jean-Marc Boivin , Patrick Rossignol , Faiez Zannad , Joao Pedro Ferreira, Atherosclerosis 346 (2022) 1-9 
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0021915022000867
Impact du tabagisme sur le risque cardiovasculaire et le vieillissement prématuré : résultats de la cohorte STANISLAS

Points forts de cet article 

• Le tabagisme est associé à des marqueurs cliniques du vieillissement cardiovasculaire prématuré.
• Les fumeurs avaient un LVMi  (indice de masse ventriculaire gauche) plus élevé que les non-fumeurs beaucoup plus âgés.
• Le tabagisme actuel était fortement associé aux protéines plasmatiques indiquant une inflammation, un dysfonctionnement endothélial et une apoptose.
• Les fumeurs avaient des niveaux plus élevés d'EDIL-3, CCL11, TNFSF13B, KIT et des niveaux inférieurs d'IL-12B et de PLTP par rapport aux non-fumeurs.

Contexte et objectifs

Le tabagisme peut entraîner un vieillissement prématuré , mais l'impact sur le système cardiovasculaire et les protéines circulantes nécessite une étude plus approfondie. Dans la présente étude, nous visons à comprendre l'impact du tabagisme sur le cœur et les vaisseaux et les biomarqueurs circulants de plusieurs domaines, notamment les dommages cardiovasculaires, le vieillissement prématuré et les voies liées au cancer.

Méthodes

La cohorte STANISLAS (Suivi Temporaire Annuel Non-Invasif de la Santé
des Lorrains Assurés Sociaux) est une cohorte familiale longitudinale avec examen cardiovasculaire détaillé et évaluation des biomarqueurs. Cette étude a inclus tous les participants inscrits à la quatrième visite de la cohorte STANISLAS pour lesquels des informations sur les habitudes tabagiques étaient disponibles (n = 1696). Nous avons évalué la vitesse de l'onde de pouls , l'épaisseur de l'intima-média, les paramètres échocardiographiques et un total de 460 protéines pour étudier l'association des protéines plasmatiques circulantes avec le statut de fumeur (jamais vs passé vs tabagisme actuel) tout en ajustant les facteurs de confusion potentiels.

Résultats

Les fumeurs actuels avaient environ 18 ans de moins, mais avaient un indice de masse ventriculaire gauche (LVMi) plus élevé et une vitesse d'onde de pouls (PWV) similaire, une épaisseur médiane de l'intima carotidienne (cIMT), une fréquence d'hypertension, de diabète et de plaques carotidiennes par rapport aux fumeurs beaucoup plus âgés. Après sélection multivariée, 25 protéines ont été indépendamment associées au tabagisme actuel ou passé. Le tabagisme actuel était fortement associé à des niveaux plus élevés d'EDIL-3, CCL11, TNFSF13B , KIT et des niveaux inférieurs d'IL-12B et de PLTP (  < 0,0001) tandis que le tabagisme antérieur était associé à FGF-21, CHIT1 et à des niveaux inférieurs de CXCL10 , IL1RL2 et RAGE ( p  < 0,01).

Conclusion

Le tabagisme actuel est associé à des signes d'apparition précoce du vieillissement cardiovasculaire et à des biomarqueurs protéiques qui régulent l'inflammation, la fonction endothéliale , le métabolisme, les processus oncologiques et l'apoptose .

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1 s2.0 S0021915022000867 gr2 lrgAnalyse du réseau des protéines circulantes (en rouge) liées aux termes GO (en bleu) pour explorer les voies protéiques impliquées chez les fumeurs actuels. (Pour l'interprétation des références à la couleur dans la légende de cette figure, le lecteur est renvoyé à la version Web de cet lien....ne fonctionne pas....)

L'étude des modifications du profil protéique dues au tabagisme améliorera la compréhension des voies protéiques qui contribuent au rôle protecteur et causal des protéines circulantes dans les maladies liées au tabagisme.


Ces résultats soulignent la nécessité de mieux comprendre les voies protéiques et d'évaluer de nouveaux biomarqueurs protéiques comme cible thérapeutique potentielle dans les maladies chroniques liées au tabagisme. Bien sûr, la meilleure façon de réduire l'impact des dommages aux organes liés au tabagisme est de développer de meilleures stratégies pour empêcher les gens de fumer et d'aider ceux qui fument à arrêter le plus tôt possible. En effet, notre étude suggère que les anciens fumeurs ont également un risque plus élevé de dommages aux organes, cependant, une partie de ce risque peut être atténuée après avoir arrêté de fumer.

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Tabac en France

Le VRAI du FAUX , TABAC : DANGER

Oui le tabac tue encore et encore :  
75 000 personnes meurent chaque année du tabagisme.
OUI 
 le tabac est la principale cause évitable de cancers. Le tabagisme actif est responsable de 20 % des cancers en France. Le plus répandu est le cancer du poumon, mais d’autres types de cancer sont aussi favorisés par le tabagisme : gorge, bouche, lèvres, pancréas, œsophage, reins, vessie, utérus...
NON le tabac ne protège pas de la Covid-19 : une étude a montré que fumer augmentait de 80% les risques de développer une forme grave de la
Covid-19
OUI : La BPCO (Broncho-pneumopathie chronique obstructive) est une maladie respiratoire courante chez les fumeurs qui peut avoir de graves conséquences. C’est la 3ème cause de décès en France.  85 %des BPCO surviennent chez des fumeurs ou anciens fumeurs.
NON : garder quelques cigarettes n'est pas la bonne solution, ces quelques cigarettes mêmes minimes vout referons fumere et sont délétères pour votre santé !
OUI : les aides au sevrage du tabac sont efficaces : patch, gommes,  consultatiçon anti tabac etc. y compris hypnose etc, à la condition de ne jamais utiliser des soutiens "potentiellement dangereux ous atypiques ", parlez en à votre médecin
OUI : le paquet de cigarette le plus cher au monde est en Australie : 25 €, avec un impact fort sur la consommation
Résultats : en 2021 la consommation est en dessous des 10% !!!!!!!!!!
graphique australie
Le vrai du faux de l'ECIGARETTE par l'Académie de Médecine
"La vaporette moins dangereuse que la cigarette aide à l’arrêt et à la diminution de la consommation de tabac. 700 000 fumeurs ont décroché grâce à elle.Il est établi que la vaporette est moins dangereuse que la cigarette : Comme l’a indiqué l’Académie nationale de médecine dès 2015, il est donc préférable pour un fumeur de vapoter. Depuis 2016, la Haute autorité de santé (HAS) la considère « comme une aide pour arrêter ou réduire la consommation de tabac des fumeurs », parfois mieux que les autres substituts nicotiniques comme le montre un essai randomisé. Santé Publique France indique qu’au moins 700 000 fumeurs ont décroché grâce à la cigarette électronique. Si l’inquiétude est totalement fondée aux USA, ce n’est pas ce qui est constaté en France car les études de Paris Sans Tabac montrent que la consommation globale de nicotine chez les jeunes – vaporette plus tabac – diminue grâce à la réglementation française et européenne. L’épidémie de mésusage par les jeunes rappelle aux américains qu’ils ont insuffisamment réglementé son usage. Ce défaut de réglementation explique cette crise, comme celle des opioïdes. En France, nombre de fumeurs qui s’apprêtaient à passer à la vaporette au lieu du tabac ne doivent pas hésiter puisque l’HAS en a fait un produit utile à l’arrêt du tabac et qui a fait ses preuves."
OUI : vapoter et fumer en même temps , c'est inconciliable
OUI : être accroc à la cigarette électronique est potentiellement dangereux

ecigcirc
"Les cigarettes électroniques (e-cigarettes) sont des systèmes d'administration de nicotine électroniques alimentés par batterie qui utilisent une base de propylène glycol/glycérine végétale pour fournir de la nicotine vaporisée et des arômes au corps. Les cigarettes électroniques sont devenues disponibles dans le commerce sans preuves concernant leurs risques, leur innocuité à long terme ou leur utilité dans le sevrage tabagique. Des essais cliniques récents suggèrent que l'utilisation de la cigarette électronique avec des conseils peut être efficace pour réduire l'usage de la cigarette, mais pas la dépendance à la nicotine. Cependant, des méta-analyses d'études observationnelles démontrent que l'utilisation de la cigarette électronique n'est pas associée à l'arrêt du tabac. Des études cardiovasculaires ont rapporté une activation sympathique, une raideur vasculaire et un dysfonctionnement endothélial, qui sont associés à des événements cardiovasculaires indésirables. La majorité des essais cliniques pulmonaires chez les utilisateurs de cigarettes électroniques incluaient la spirométrie standard comme critère de jugement principal, ne signalant aucun changement dans la fonction pulmonaire. Cependant, des études ont rapporté une augmentation des biomarqueurs de maladie pulmonaire chez les utilisateurs de cigarettes électroniques. Ces études ont été menées chez des adultes, mais > 30 % des adolescents en âge de fréquenter l'école secondaire ont déclaré utiliser la cigarette électronique. Les effets de l'utilisation de la cigarette électronique sur les paramètres cardio-pulmonaires chez les adolescents et les jeunes adultes restent non étudiés. En raison de résultats cliniques défavorables et d'associations entre l'utilisation de la cigarette électronique et l'incidence accrue de maladies respiratoires chez les personnes qui n'ont jamais fumé, de vastes études longitudinales sont nécessaires pour comprendre le profil de risque des cigarettes électroniques. Conformément aux recommandations des Centers for Disease Control and Prevention, les cliniciens doivent surveiller les risques pour la santé liés à l'utilisation de la cigarette électronique,
"
 
Commentaire

Le tabac est une "drogue " dangereuse, c'est une véritable drogue.
Le tabac est un facteur de risque CV majeur. Il obstrue les coronaires , les artères du cerveau , les artères des membres inférieurs, les artères à destinée sexuelle, il augmente le risque d'anévrisme de l'aorte chez la femme et chez l'homme.Le tabac est de plus à l'origine de nombreux cancers, le poumon ,la vessie etc. De plus la maladie thrombo embolique veineuse est impactée par le tabac. Le cannabis est lui aussi très dangereux pour la santé, le cocktail tabac / cannabis un poison vasculaire.


L'arrêt du tabac c'est le tout ou rien. Conserver une cigarette c'est encore trop. Les pays qui sont arrivés à diminuer de manière drastique le tabac ont vu le nombres d'accidents cardio vasculaires diminués comme le nombre de cancer et d'anévrisme de l'aorte abdominale. La volonté est essentielle pour arrêter de fumer, comme l'est une aide.

En médecine vasculaire chaque jour le tabac fait la une, plus de 80% des patients artériels sont tabagiques si ce n'est pas plus. Seul le prix du paquet de cigarettes peut entraîner l'arrêt de la consommation du tabac....mais c'est aussi une source de revenu majeur pour l'état.......le "quoi qu'il en coûte" à l"état est une bonne base de départ pour diminuer la "tabagie" est donc se préoccuper de la santé de la population. L'augmentation de la consommation de tabac chez les plus précaires est très importante. Une réflexion sur ce sujet sociétal s'impose, la réduction de la précarité est urgente, pas uniquement par rapport au tabac spécialement mais par rapport à tout, leur santé, leur éspérance de vie etc.

La ou le futur Président devra gérer la précarité rapidement et la faire disparâitre. On, s'éloigne du tabac, non .....il faut comprendre où se situe la faille......et trouver les bons remèdes. La PRECARITE est aujourd'hui un véritable facteur de risque cardio-vasculaire. N'oublrez pas le Score EPICES qui quantifié le précarité.
 

Pour en savoir plus : 

tabacstiop

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