Les propos qui sont tenus ici n’engagent que leur auteur. Les textes sont actualisés régulièrement et corrigés en cas d'erreur. Bonne visite

Entretien avec Christophe Bonnin : la dysfonction érectile (DE)

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

 "Nos vertus, nous les devons à l'impuissance où nous sommes d'avoir des vices."
Jules Renard

"Il y a beaucoup de gens dont la facilité de parler ne vient que de l'impuissance de se taire."Savinien Cyrano De Bergerac

"Comme le coeur et comme le sexe, le rire procède par érection. Rien ne l'enfle qui ne l'excite. Il ne se dresse pas à volonté." Jean Cocteau

Un motif de consultation en médecine vasculaire, on peut assurer la partie technique, mais nous ne sommes pas toutes et tous des sexologues.

J’ai donc demandé à Christophe Bonnin  de délimiter
notre champ d’investigation « vasculaire »

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Christophe Bonnin 
Médecin Vasculaire libéral Nice
Praticien attaché au CHU Nice, sercive Médecine Vasculaire
Membre du bureau de la SFMV
Expert dysfonction érectile pour la SFMV





Définition de la DE

La dysfonction érectile (DE) est définie comme « l’incapacité d’obtenir et/ou de maintenir une érection suffisante pour permette une activité sexuelle satisfaisante." C’est la définition retenue par le DSM-V (5ème édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, et des troubles psychiatrique). Cette incapacité doit être installée depuis plus de 6 mois – auparavant c’était 3 mois – et éprouvée dans 75 à 100% des occasions d’activités sexuelles et associée à une détresse cliniquement significative. Le délai de 6 mois peut néanmoins être raccourci en cas de traumatisme ou de DE post-chirurgicale.


Peux-tu définir la population vasculaire chez laquelle la DE fait partie des signes cliniques à rechercher ?

Je dirai, à l’instar des recommandations sur l’évaluation du risque cardiovasculaire, tous les patients de plus de 40 ans, qu’ils aient ou non des facteurs de risque cardiovasculaire connus, car la DE est un marqueur précoce du risque cardiovasculaire et peut être annonciatrice notamment d’une coronaropathie dans les 3 à 5 ans suivant son apparition.

A quoi va servir la réalisation d’un écho Doppler ?

L’écho-Doppler pénien avec stimulation pharmacologique, car on ne conçoit pas actuellement de réaliser un écho-Doppler pénien sans stimulation pharmacologique en dehors de rares contre-indications, sert à mettre en évidence deux causes vasculaires isolées ou associées de DE : l’insuffisance artérielle érectile et la dysfonction veino-occlusive, même si pour cette dernière le diagnostic en est relativement complexe. Outre cet objectif, il constitue bien souvent la première occasion de réaliser une injection intra-caverneuse et de montrer au patient la simplicité du geste et l’absence de douleur associée. L’érection complète parfois obtenue peut également constituer une réassurance pour le patient.

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Intérêt de la réalisation d’un test pharmacologique intra caverneux et comment l’interpréter

Le test pharmacologique intra-caverneux comme test diagnostique est proposé en deuxième intention, après le bilan consensuel et le traitement par IPDE5. Un test positif constitue en une érection rigide apparaissant dans les 10 mn suivant l’injection et durant au moins 30 minutes. Il donne des informations sur le statut vasculaire, mais qui sont limitées car s’il élimine l’insuffisance artérielle ou la DVO sévère, il n’élimine pas complètement l’insuffisance artérielle érectile ni la dysfonction veino-occlusive. Il peut par ailleurs être négatif en cas de DE d’origine purement psychogène.


La fuite veineuse mythe ou réalité et comment la mettre en évidence ?

La dysfonction veino-occlusive ou « fuite veineuse » n’est pas un mythe. Elle peut être d’origines diverses. Elle peut tout d’abord être liée à l’absence de pression intra-caverneuse suffisante pour assurer la compression des veines sous-albuginéales, soit par lésions artérielles d’amont, soir par dysfonction endothéliale, et on peut parler dans ce cas de fuite « fonctionnelle ». Elle peut être également liée à des anomalies congénitales du retour veineux (DE primaire), à des modifications de structure du tissu conjonctif des travées caverneuses ou encore de l’albuginée (ex : maladie de Lapeyronie). S’il est relativement aisé de pouvoir dire qu’il n’existe pas de dysfonction veino-occlusive, il est beaucoup plus problématique de l’affirmer. Le pharmaco-écho-Doppler permet de la suspecter, le cavernoscanner proposé par Ronald Virag montre les voies de drainage lors d’une fuite veineuse et les anomalies congénitales de drainage. Le problème est que ces examens précisent rarement le mécanisme en cause.

 

Prise en charge de la DE thérapeutique : indications, contre-indications

Selon les recommandations actuelles, la première ligne de traitement est représentée par les IPDE5, en dehors de très rares contre-indications, et sous réserve que l’état cardiovasculaire du patient permette une activité sexuelle. Ils peuvent être donnés à la demande ou en prise quotidienne pour une meilleure efficacité. La prostaglandine E1 par voie locale ou injectable vient en deuxième ligne, de même que le vacuum. La PgE1 peut être associée aux IPDE5. L’implant pénien vient en 3ème ligne.

Quelle place pour un traitement chirurgical en 2022

Le traitement chirurgical n’est pas recommandé par les sociétés savantes. Il existe néanmoins des publications concernant à la fois la revascularisation artérielle, par exemple l’angioplastie pudendale chez des patients très sélectionnés, ou encore le traitement des fuites veineuses par la chirurgie ou embolisation / sclérose des voies de drainage, là encore pour des patients très sélectionnés. E Allaire (Paris) a par exemple récemment proposé l’association stripping de la veine dorsale profonde de la verge – sclérose à la mousse des voies de drainage avec un résultat satisfaisant à 1 an.

Merci Christophe de cette mise au point claireet didactique.


Tablau et Illustrations : 
Chapitre 148: Dysfonction érectile, Christophe Bonnin; Patrick Bouilly, in Traité de Médecine Vasculaire, Ed Elsevier Masson , 2021.

Les éclipses de "UNE" !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"​Quand le soleil s'éclipse on en voit la grandeur." Sénèque

"Quand on demande aux gens d'observer le silence... au lieu de l'observer, comme on observe une éclipse de lune, ils l'écoutent !" Raymond Devos


Une éclipse est la disparition, totale ou partielle, d'un astre qui cesse d'être visible lorsqu'un autre corps céleste se positionne entre lui et un observateur

Il y a les éclipses de lune, les éclipses solaires etc...sans l'oublier l'éclipse des faits et des personnalités?
 
Ce qui nous intéresse ce sont les éclipses de "UNE"
 
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Observez : la pandémie a tout éclipsé , plus rien n'existait, la pandémie a été éclipsée par l'Ukraine, puis l'Ukraine par la canicule qui sera à son tour éclipsée par les législatives...puis ce sera le tour de France etc....nous n'en firons donc jamais ? Les éclipses ne sont pas un phénomène aléatoire, elles suivent un rythme improvisé ou pré réglé ? Elles suivent si on se positionne sur  l'actualité,.....ce sera l'actualité. Elles sont plus ou moins intenses, de temps en temps l'écoipse, l'éclipse  n'est jamais complète, elle assure un rythme de fond, d'autres apparaissent brutalement avec violence. Une éclipse peut elle tout occulter ? Oui depuis 3 mois , la guerre en Ukraine et c'est normal. La canicule quant à elle, elle est récurrente elle séclipse régulièrement......
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L'ombre de la Lune projetée sur la Terre pendant l'éclipse solaire de 2016. Gif : NASA Earth Observatory/DSCOVR/EPIC

Les évenements s'éclipsent entre eux mais aussi les personnalités entre elles. Pendant quelques minutes la mort d "une célébrité " nous ménage une éclipse dans l'éclipse.....

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C'est ainsi la vie des éclipses, elle ressemble à celle des dominos....une nouvelle chasse l'autre, une , une Infox chasse l'autre, une personnalité chasse l'autre, quant au climat  si on 'y prend garde, il nous chassera , ce sera l'éclip,se finale...ad vitam aeternam !  Mais n'oublions pas les fabriquants d'éclipses, les TV INFOS en continue, les pros du scoop, qui cherche l'éclipse pui dans un second temps se font éclipsés, excepté les valeurs sûres. 

 "L'éclipse peut tout à la fois s'employer dans le domaine médical et plus particulièrement la psychologie pour parler de «folie à éclipses», c'est-à-dire «troubles mentaux qui disparaissent complètement, puis reviennent pendant des périodes plus ou moins longues» et dans la formule «éclipse mentale», soit la «perte momentanée du contrôle de la pensée», l'ictus amanésique; mais également en linguistique et en politique. «Souffrir une éclipse» signifie «baisse passagère de prestige, de popularité». Une définition qui ne doit rien à l'actualité." éclipse.....

Est qu'une recommandation médicale "éclipse" la précédente ?  Jamais complétement car entre les recommandatiosn il y a un continuum permanent, la médecine, l'expérience, le savoir..... Une étude peut faire la une est eclipser un  médicament ou un examen, mais pour sous la forme du scoop. Les éclipses  en médecine sont surtout cérébrales. 


 
Eclipse et poésie

Éclipse

Victor Hugo (1802-1885)

Recueil : Les quatre vents de l'esprit (1881).

La terre par moments doute ; on ne comprend plus.
L'homme a devant les yeux de la brume, un reflux,
On ne sait quoi de pâle et de crépusculaire ;
On n'a plus d'allégresse, on n'a plus de colère ;
La disparition produit l'effarement.
L'œil fauve du hibou regarde affreusement.
Toutes sortes d'éclairs inexplicables brillent.
L'autel penche, et les vers du sépulcre y fourmillent.
Tout se mêle ; Irmensul ressemble à Jéhovah ;
Le sage stupéfait balbutie et s'en va ;
Le mal semble identique au bien dans la pénombre ;
On ne voit que le pied de l'échelle du Nombre
Et l'on n'ose monter vers l'obscur infini.
Dodone vaguement parle à Gethsémani,
L'Œta fume non loin du Sinaï qui tonne ;
On fouille, on rêve, on nie, on querelle, on s'étonne ;
Des aveugles entr'eux se montrent le chemin ;
Le divin ciel a tort devant l'esprit humain ;
Le penseur est croyant, le savant est athée ;
La conscience écoute, essaye, et, déroutée,
Prend le faux pour le vrai dans ces tâtonnements.
Où l'un voit des védas, l'autre voit des romans.
Les choses qu'on nommait vertus perdent leurs formes.
Les monstruosités font des ombres énormes
Jusque sur l'âme humaine et sur le firmament.
Plus d'honneur, plus de foi, plus rien, plus de serment.
On voit encor la cime, on ne voit plus le phare.
Une lueur de torche empourpre la tiare.
On cherche à voir, on rôde, on va, le cou tendu.
L'amour au fond des cœurs bat de l'aile éperdu
Comme s'il n'était plus en sûreté dans l'homme.
La route est noire ; on crie, on s'appelle, on se nomme.
Qui donc est là ? Parlez. On tâte son voisin.
La foule éparse flotte avec un bruit d'essaim ;
On se touche, on se voit, mais on n'est plus ensemble.
Le mal est empereur, la nuit est reine. On tremble.
Un trône d'ombre est là. Les misérables font
Des groupes effrayants dans l'abîme profond ;
On croit voir des glaçons que les gouffres charrient ;
Tout est confus et blême ; et les ténèbres rient.


Le fond du ciel est trouble, horrible et pluvieux ;
Et le petit enfant qui passe paraît vieux.
Il semble que la vie éternelle décroisse.

L'âme alors est sinistre, et voit avec angoisse
Ces occultations redoutables de Dieu.

Naît-on ? Meurt-on ? Quel est le temps ? Quel est le lieu ?
Les peuples sont hagards ; ces brins d'herbe frissonnent ;
On entend des tocsins et des clairons qui sonnent ;
Le vent est lourd, l'espace est froid, le globe est nu ;
Le démon souriant dit : Je suis méconnu.

https://www.poesie-francaise.fr/victor-hugo/poeme-eclipse.php

L'ÉCLIPSÉ

Jacques Prévert

Louis XIV qu'on appelait aussi le Roi Soleil
était souvent assis sur une chaise percée
vers la fin de son règne
une nuit où il faisait très sombre
le Roi Soleil se leva de son lit
alla s'asseoir sur sa chaise
et disparu


https://www.poemes.co/leclipse.html

 A écouter : l'éclipse
https://www.youtube.com/watch?v=ldonXLPlgEQ&ab_channel=CalogeroVEVO

Quand la chaleur...

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Le changement climatique causé par les Hommes pourrait avoir un impact critique et amplifier de manière considérable le taux de conflits humains" d'après Solomon M Hsiang 


Dans la Revue Médicale Suisse du 15 Juin 2022 ,un  Bloc-NOTES de Bernard Kiefer tombe à pic " Le climat humain se réchauffe (aussi)"


"Les débats se tendent, l’ambiance est à l’excitation politique. Les crises globales s’accumulent et s’intriquent : pénuries d’énergie, de métaux, de bois, de blé, de nourriture. Inflation, désorganisation des flux mondiaux. Mouvements majeurs de tectonique des plaques politiques, conflits multiformes, guerres. Nous approchons le seuil du réchauffement humain tolérable, au-delà duquel les troubles pourraient s’emballer."  

"Les humains réagissent comme tous les écosystèmes. Leur vivre-ensemble a des points de rupture. Des moments critiques, où la continuité se brise. La seule différence – et encore, on pourrait trouver des équivalents dans les mondes animaux – est que, dans leur écosystème, s’intègre une dimension symbolique et éthique. Cette dimension est centrale : elle climatise l’univers des humains. Lorsque s’effacent les valeurs, le souci de justice, la complexité des créations et des espoirs, ne reste qu’un pauvre chacun pour soi. Disparaissent les égards pour la communauté et l’environnement. Sortie de l’atmosphère culturelle tempérée"

"Une radicale différence nous sépare cependant des situations du passé. Grâce au savoir scientifique, dont les prévisions du GIEC, nous savons à quoi ressemblera demain. Le futur est plus certain que le présent. C’était autrefois le contraire. Le futur arrivait comme une totale surprise."

Bloc-Notes à lire dans son intégralité " libre c'accès d'accès* https://www.science.org/doi/10.1126/science.1235367

Dans cet article il est fait référence à un papier de 2013 :" Quantifying the Influence of Climate on Human Conflict"  Solomon M. Hsiang, Marshall Burke, Edward Miguel, Science 2013,  341, 1235367 (2013).

Hsiang et al. fournissent une méta-analyse de données provenant de disciplines aussi disparates que l'archéologie et la psychologie pour examiner la relation entre climat et conflit.

 
Dans l'ensemble, des températures plus chaudes ou des précipitations extrêmes peuvent être associées de manière causale à des changements dans la violence interpersonnelle et dans la guerre civile.

Résumé

Introduction

Malgré l'existence d'institutions conçues pour promouvoir la paix, les interactions entre les individus et les groupes conduisent parfois à des conflits. Comprendre les causes de tels conflits est un projet majeur dans les sciences sociales, et les chercheurs en anthropologie, économie, géographie, histoire, science politique, psychologie et sociologie débattent depuis longtemps de la mesure dans laquelle les changements climatiques sont responsables. 

Les avancées et l'intérêt récents ont suscité une explosion d'études quantitatives sur cette question.

Méthodes

Nous avons effectué une synthèse complète de la littérature sur le climat et les conflits humains. 

Nous avons examiné de nombreux types de conflits humains, allant de la violence interpersonnelle et du crime à la violence intergroupe et à l'instabilité politique, en passant par l'effondrement des institutions et l'effondrement des civilisations.
 

Nous nous sommes concentrés sur des études quantitatives qui peuvent déduire de manière fiable des associations causales entre les variables climatiques et les résultats des conflits. Les études que nous avons examinées sont des expériences ou des « expériences naturelles » ; ces derniers exploitent les variations du climat dans le temps qui sont vraisemblablement indépendantes d'autres variables qui affectent également les conflits.

 Dans de nombreux cas, nous avons obtenu des données originales d'études qui ne remplissaient pas ce critère et avons utilisé une méthode statistique commune pour réanalyser ces données. Au total, nous avons évalué 60 études primaires qui ont examiné 45 ensembles de données de conflits différents. Nous avons recueilli des résultats sur des périodes allant de 10 000 avant notre ère à nos jours et dans toutes les principales régions du monde.

Résultats

Des écarts par rapport à la normale des précipitations et des températures douces augmentent systématiquement le risque de conflit, souvent de manière substantielle. 

Cette relation est apparente à travers des échelles spatiales allant d'un seul bâtiment au globe et à des échelles temporelles allant d'une heure anormale à un millénaire anormal. Notre méta-analyse des études qui examinent les populations dans l'ère post-1950 suggère que l'ampleur de l'influence du climat sur les conflits modernes est à la fois substantielle et hautement statistiquement significative ( P < 0,001). 

Chaque changement climatique de 1-SD vers des températures plus chaudes ou des précipitations plus extrêmes augmente la fréquence de la violence interpersonnelle de 4 % et les conflits intergroupes de 14 % (estimations médianes).

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Discussion

Nous concluons qu'il y a plus d'accord entre les études concernant l'influence du climat sur les conflits humains que ce qui a été reconnu précédemment.

 Compte tenu des changements potentiels importants dans les régimes de précipitations et de températures prévus pour les décennies à venir - avec des endroits dans le monde habité qui devraient se réchauffer de 2 à 4 DS d'ici 2050 - les taux amplifiés de conflits humains pourraient représenter un impact social important et critique du changement climatique anthropique dans les pays à revenu faible et élevé.

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CHALEUR

L'ampleur de l'influence du climat est substantielle : pour chaque changement d'écart-type (1σ) du climat vers des températures plus chaudes ou des précipitations plus extrêmes, les estimations médianes indiquent que la fréquence de la violence interpersonnelle augmente de 4 % et la fréquence des conflits intergroupes augmente de 14 %....édifiant et  inquiétant......


Commentaire
 
L'actualité est en phase avec cet article. Les tensions politiques en France semblent dopées par la chaleur comme la situation internationale en général et notamment en Ukraine.La canicule élecrise le monde au sens propre est figuré. La lutte contre le réchauffement de la planéte se fait pour des raisons multiples. La violence en fait partie, ce paramètre ne doit pas être oublié.Le seuil de réchauffement des humains est à quantifier. Nous allons peut être dans ce chaos qu'est le monde revenir en des temps anciens, où le général consultait des oracles avant une bataille afin de savoir quel est le meilleur momment pour faire la guerre......Elections législatives en pleine canicule , est-ce opportun ? Nous le saurons dimanche soir , 20 h pour celles et ceux qui auront votés.

Pour les autres elles et ils se sont exclus d'eux même de la DEMOCRATIE.....mais la chaleur va les rendre encore plus fou ! 

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Source

* https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2022/revue-medicale-suisse-786/le-climat-humain-se-rechauffe-aussi

https://www.neonmag.fr/rechauffement-climatique-quelles-consequences-sur-notre-comportement-et-notre-sante-556778.html

Changement Climatique by NEJM : Call to Action !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

iconographie : Call to Action !

"Je pense sincèrement que la pollution de la planète ce n'est pas aussi grave qu'on le dit... C'est beaucoup plus grave qu'on le dit. "
Philippe Geluck
 
Préambule 

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Christophe Cassou, climatologiue, membre du GIEC sur France Inter : Selon lui, "il y a une seule solution" pour éviter que les canicules précoces ne deviennent la norme : une réduction "immédiate" des émissions de gaz à effet de serre."



"De fortes chaleurs sont attendues partout en France à partir de ce mercredi 15 juin et certainement jusqu'à la fin de semaine. "On parle d'évènement rare en termes d'intensité, d'exceptionnel dans la précocité", explique Christophe Cassou, climatologue et co-auteur du 6ème rapport du GIEC."

"On voit bien l'effet du changement climatique. Ces évènements extrêmes sont liés de manière très robuste à l'élévation de la température sur la planète. Les évènements extrêmes aujourd'hui sont plus fréquents, plus intenses, durent plus longtemps et surtout leur saisonnalité est changée", poursuit-il.

Il ajoute que ces canicules, "en particulier celles qui commencent tôt", vont avoir "des impacts plus importants" notamment sur l'agriculture : "la fin du printemps, c'est la saison où la végétation a besoin le plus d'eau et a besoin le moins de chaleur

A écouter
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-mercredi-15-juin-2022-9020557


Fossil-Fuel Pollution and Climate Change — A New NEJM Group Series

Caren G. Solomon, M.D., M.P.H., Renee N. Salas, M.D., M.P.H., Debra Malina, Ph.D., Chana A. Sacks, M.D., M.P.H., C. Corey Hardin, M.D., Ph.D., Edward Prewitt, M.P.P., Thomas H. Lee, M.D., and Eric J. Rubin, M.D., Ph.D.N Engl J Med 2022 ; 386:2328-2329
DOI : 10.1056/NEJMe2206300, https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMe2206300
Pollution par les combustibles fossiles et changement climatique - Une nouvelle série du groupe NEJM


En septembre 2021, le New England Journal of Medicine et plus de 200 autres revues de santé dans le monde ont publié un éditorial conjoint appelant à une action urgente pour limiter les émissions de gaz à effet de serre afin de protéger la santé humaine,
  s'ajoutant aux demandes croissantes du monde entier. 

Pourtant, 9 mois plus tard, les émissions mondiales de gaz à effet de serre - principalement dues à la combustion de combustibles fossiles - continuent d'augmenter alors que les réponses requises sont débattues ou ignorées. Aux États-Unis, le pays qui a historiquement les émissions cumulées les plus importantes et qui est le plus grand producteur de pétrole et de gaz, les émissions de gaz à effet de serre reviennent rapidement aux niveaux prépandémiques et croissent plus rapidement que l'économie américaine. 

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Pendant ce temps, les récentes promesses américaines de décarboner rapidement sont incompatibles avec les politiques et pratiques actuelles, notamment la délivrance de nouveaux permis de location pour le forage de combustibles fossiles et la poursuite de la construction de nouveaux pipelines, qui bloquent les émissions futures et leurs effets nocifs sur la santé.

La température mondiale moyenne est maintenant supérieure de 1,1 °C aux niveaux préindustriels. Le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat des Nations Unies publié plus tôt cette année avertit que les émissions de gaz à effet de serre doivent commencer à diminuer d'ici 2025 et chuter de 43 % par rapport aux niveaux actuels d'ici 2030 si nous voulons limiter le réchauffement à 1,5 °C, le climat "idéal"  objectif de l'Accord de Paris. 

L'humanité dispose des outils nécessaires pour commencer à réduire substantiellement ses émissions au cours des 3 prochaines années ; les progrès technologiques ont rendu l'énergie solaire et éolienne largement disponible et souvent moins chère que les combustibles fossiles, surtout si les gouvernements cessent de subventionner les combustibles fossiles.

 Le principal obstacle à une transition équitable loin du charbon, du pétrole et du gaz naturel est le manque de volonté politique, soutenu par l'influence de l'industrie des combustibles fossiles. 

Pourquoi les combustibles fossiles sont-ils un problème pour la médecine et, en particulier, pour les revues médicales ? Leur extraction et leur utilisation sont à l'origine de la pollution de l'air et du changement climatique. Chaque année, on estime que 8,7 millions de personnes dans le monde meurent à cause de la pollution atmosphérique particulaire générée par les combustibles fossiles,  et le nombre total de décès attribuables au changement climatique n'est même pas connu. La pollution de l'air et le changement climatique causent et exacerbent également une myriade de problèmes de santé, notamment les maladies liées à la chaleur, les maladies cardiovasculaires et respiratoires, les allergies, les maladies à transmission vectorielle, les complications de la grossesse et les troubles de santé mentale. 

Bien que presque tout le monde soit touché dans une certaine mesure, les conséquences sur la santé sont réparties de manière inéquitable. En raison de l'injustice économique et du racisme systémique, les communautés à faible revenu et certains groupes raciaux et ethniques subissent souvent les plus grands préjudices, bien qu'ils contribuent le moins aux émissions de gaz à effet de serre et à la pollution.
 

En tant que soignants, nous devons être des leaders dans l'amélioration de ces problèmes.

Le changement climatique perturbe également de plus en plus les infrastructures, l'énergie et les chaînes d'approvisionnement du secteur de la santé, en particulier lors d'événements à intensité climatique tels que les incendies de forêt, les inondations et les ouragans. Dans une récente enquête NEJM Catalyst Innovations in Care Delivery auprès de près de 800 leaders mondiaux des soins de santé, 70 % des répondants américains ont indiqué que le changement climatique affecte déjà la prestation des soins. 7 Pourtant, moins d'un quart des répondants ont indiqué que leurs organisations avaient évalué leurs propres risques liés au climat.

Bien que les publications du groupe NEJM couvrent déjà les conséquences sanitaires du changement climatique et de la pollution de l'air (voir la page thématique sur le changement climatique, à l' adresse https://www.nejm.org/climate-change), nous redoublons d'engagement face à l'urgence croissante. 

Nous lançons un effort plus large en commençant par des articles dans chacune de nos revues - le New England Journal of Medicine , NEJM Evidence et NEJM Catalyst Innovations in Care Delivery - abordant différents aspects de ce défi sans précédent. Dans les numéros publiés aujourd'hui, Perera et Nadeau examinent les conséquences et les réponses pour la santé des enfants ( New England Journal of Medicine ), Keswani et al. aborder les effets néfastes de la pollution de l'air sur la santé ( NEJM Evidence ), Heinzerling analyse les ramifications d'une affaire de la Cour suprême contre l'Environmental Protection Agency (New England Journal of Medicine ), 10 et Patel et al. décrivent les implications de la chaleur accablante pour le système de soins de santé ( NEJM Catalyst Innovations in Care Delivery ). 

Tout au long de 2022, nous publierons chaque mois au moins un article dans une revue du groupe NEJM concernant les dommages pour la santé liés aux combustibles fossiles et planifierons par la suite une couverture continue du contenu connexe. Pour impliquer davantage les stagiaires et les éducateurs, notre site Web Resident  ( https://resident360.nejm.org/.) lance, coïncidant avec la publication des premiers articles de la série, une discussion sur l'intégration d'une lentille climatique dans la formation médicale. Pendant ce temps, nos revues accueillent les soumissions pour cette série, en particulier, mais sans s'y limiter, les recherches originales de haute qualité.

Cette série est conforme à notre mission principale qui consiste à doter les médecins et les stagiaires des connaissances et des outils nécessaires pour pratiquer au 21e siècle. Les principaux objectifs sont d'informer les cliniciens et les administrateurs du système de santé des conséquences de l'extraction et de l'utilisation des combustibles fossiles qui affectent de plus en plus nos patients et nos systèmes de prestation de soins et de fournir des informations sur les stratégies efficaces pour réduire les risques associés. 

Nous espérons que ces articles clarifieront les rôles complémentaires des secteurs médical et de la santé publique dans la résolution de cette crise et, en identifiant les lacunes dans les connaissances, stimuleront la recherche pour guider l'élaboration de politiques d'adaptation et d'atténuation équitables.

En tant que membres de la communauté médicale et de la prestation de soins, nos lecteurs sont idéalement placés pour réduire les conséquences dévastatrices du changement climatique et de la pollution de l'air en instaurant des pratiques et en préconisant des politiques qui favorisent la santé et l'équité. 

La santé de nos patients et de notre monde exige notre engagement.

Commentaire

Belles paroles, voeux pieux , non, le changement climatique est une réalité. La pollution entraîne des dégâts majeurs pour la Santé, pour l'ensemble de la planète. AGIR est une URGENCE non négociable. AGIR VITE, est-ce possible ? Les articles qui sont publiés en rafale sur ce sujet ne font pas vraiment avancer les choses. Tout le monde est conscient de l'URGENCE CLIMATIQUE. Mais que faire, quels sont les projets à mettre en oeuvre le plus rapidement ?  Comment ? Où ? ......autant de questions sans réelles réponses.

Le problème du Climat c'est comme la guerre en Ukraine, on y assiste, du fond de notre fauteuil devant la TV. Un aveu d'impuissace réeelle. Supprimer les énergies fossiles, oui mais cela va prendre beaucoup de temps. Supprimer les gaz à effet de serre, OUI.....quelle est la bonne solution ? La meilleure solution ?  le comprtement de chaque individu esdt un début de solution comme le préconise le GIEC.....

Le texte du NEJM part d'une bonne volonté mais c'est aussu un "texte alibi" comme la plupart des textes sur le CLIMAT et la POLLUTION. Il faut du CONCRET ! 


A lire : 
https://medvasc.info/1122-pollution
https://medvasc.info/1680-ecologie-et-sant%C3%A9
https://medvasc.info/1640-la-pollution-du-discours-sur-la-sant%C3%A9

Rapport GIEC 2022 : https://www.greenly.earth/blog-fr/rapport-du-giec-2022-enjeux-et-conclusions-du-dernier-volet?utm_term=&utm_campaign=perf-max-fr&utm_source=google&utm_medium=cpc&utm_content=&gclid=CjwKCAjwqauVBhBGEiwAXOepkfbxiCvDjgTNxjuZ1ttTIUixkmCPFoA2x8XeSemvvnn5tk5xoP7uFxoC1fIQAvD_BwE


Suite aux conclusions des deux premiers volets, cette troisième partie du sixième rapport du GIEC apporte des solutions techniques, sociales et technologiques pour réduire les émissions de CO2. Voici les principaux champs d’action pour diminuer les émissions de 27 à 43 % en 2030 et de 63 à 84 % en 2050....à lire......
......En réponse à la question « Comment le monde peut se passer d’une partie de l’énergie aujourd’hui produite ? », le GIEC met tous ses espoirs dans la sobriété. Considéré comme l’une des solutions majeures, ce concept ne fait pas l’unanimité au sein des États membres. Prometteuses en matière de réduction d’émissions de CO2, ces mesures de décarbonation sont moins attractives au niveau politique.
......
Afin d’éviter la catastrophe climatique, il devient essentiel de faire appel aux technologies pour éliminer les émissions de CO2 dans l’atmosphère. En effet, les puits de carbone naturels ne sont plus suffisants (forêts et océans).

Responsable de 22 % des émissions mondiales, l’agriculture peut réduire ses émissions, mais également capter celles des autres secteurs. En effet, le GIEC indique que la préservation des écosystèmes (forêts, marais côtiers, savanes, prairies et tourbières), une meilleure gestion des cultures et des élevages, ainsi qu’un régime alimentaire pauvre en viande permettraient de réduire considérablement les émissions.

Par ailleurs, avec 6 % des émissions mondiales, le BTP va subir quelques changements de taille. Les experts climat misent sur l’électrification, la réduction de la consommation énergétique et l’augmentation des dispositifs de captation de CO2. Ces derniers permettent de contrebalancer les émissions résiduelles grâce à des puits naturels de carbone et des solutions artificielles.

C’est un fait, le monde n’est pas prêt pour lutter contre le réchauffement climatique.

En proposant pour la première fois des solutions comportementales, ce nouveau rapport du GIEC souhaite accélérer la prise de conscience face à l’urgence climatique. Le GIEC partage ainsi une véritable feuille de route comprenant des mesures immédiates pour que notre planète reste habitable.

MTEV/COVID19 : escalade thérapeutique ? Position de Marc Blondon

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

“Si vous rentrez dans un mur, n’abandonnez pas. Trouvez un moyen de l’escalader, le traverser, ou travaillez autour.” Michael Jordan

« Tout est poison, rien n’est poison, seule la dose compte. » Paracelse

"L'honnêteté, la sincérité, la simplicité, l'humilité, la générosité, l'absence de vanité, la capacité à servir les autres - qualités à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle." Nelson Mandela


To escalate thromboprophylacic heparin intensity in COVID-19 or not? That is still the question 
Behnood Bikdeli MD, MS
Res Pract Thromb Haemost20226:e12738. doi:10.1002/rth2.12738
Augmenter ou non l'intensité de l'héparine thromboprophylacique dans le COVID-19 ? C'est encore la question ! 


Commentaire à propos de l'article de Marc Blondon
 
M Blondon, M, Cereghetti, S, Pugin, J, et al. Therapeutic anticoagulation to prevent thrombosis, coagulopathy, and mortality in severe COVID-19: The Swiss COVID-HEP randomized clinical trial. Res Pract Thromb Haemost. 2022; 6:e12712.https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/rth2.12712

Depuis les premières semaines de la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), la maladie thromboembolique veineuse (MTEV) et les événements thromboemboliques artériels ont été reconnus parmi les principales complications de la COVID-19. 

Une série de mécanismes pathobiologiques qui contribuent à l'hypercoagulabilité, au dysfonctionnement endothélial et à la stase ont été proposés. 

Les premières études ont également suggéré une association entre l'utilisation de l'anticoagulation prophylactique, dans certaines séries avec un dosage accru, et des taux plus faibles de mortalité ou de décompensation

Ces observations ont déclenché la recherche de moyens efficaces de réduire les risques de microthrombose et de macrothrombose et d'améliorer les résultats pour les patients atteints de COVID-19. Par conséquent, des dizaines d'essais contrôlés randomisés (ECR) utilisant des agents antithrombotiques conventionnels ou nouveaux ont été conçus pour minimiser les taux de thrombose ou améliorer les résultats tels que le besoin de soutien des organes ou la mortalité. 

Outre les différences dans les interventions de l'étude, il existe une hétérogénéité en ce qui concerne le cadre de soins et les critères d'inscription, ainsi que le choix des résultats primaires et secondaires dans ces essais.

Certains de ces ECR ont été récemment achevés et ont partagé leurs résultats. 

Rappel sur les essais 

Chez les patients hospitalisés pour un Covid-19.

Les détails précis des doses d’intervention sont retrouvés dans les publications, de même que les intervalles de confiance pour les taux d’événements dans chaque bras.
a Dosages simplifiés ici, dont les détails en fonction du poids sont retrouvés dans les publications; bMajorité des patients avec suivi intrahospitalier seulement (plateforme REMAP-CAP); cMinorité des patients avec suivi intrahospitalier seulement (plateforme REMAP-CAP); dDifférence significative; eRésultats encore non publiés.
CIVD: coagulation intravasculaire disséminée; ECMO: Extracorporeal Membrane Oxygenation; ERC: essai randomisé contrôlé; IC 95 %: intervalles de confiance 95 %; HNF: héparine non fractionnée; MTEV: maladie thromboembolique veineuse; O2: oxygène; SI: soins intensifs; TVP: thrombose veineuse profonde.

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Référence tableau

Parmi les patients ambulatoires, l'essai ACTIV-4B a recruté des patients à risque relativement faible et a trouvé de faibles taux d'événements pour les hospitalisations, les événements thrombotiques ou la mortalité, sans différence majeure chez les patients assignés au hasard à l'aspirine à faible dose, à l'apixaban à faible intensité, à la pleine intensité apixaban ou placebo.

Un ECR contrôlé par placebo relativement petit sur le sulodexide, un glycosaminoglycane oral qui contient du sulfate d'héparane et du sulfate de dermatane,était potentiellement évocatrice d'une réduction des D-dimères et des marqueurs inflammatoires, ainsi que des hospitalisations.  Cependant, l'étude n'était pas définitive en raison de la taille relativement petite de l'échantillon, des exclusions post-randomisation dans les analyses principales, de l'absence de mise en aveugle complète, etc. 

Parmi les patients ambulatoires après une sortie d'hôpital pour COVID-19, l'essai MICHELLE
a été récemment publié. Malgré un échantillon relativement petit, l'étude a suggéré un potentiel de réduction de la MTEV symptomatique ou asymptomatique, basée sur le dépistage ou de la mort cardiovasculaire chez les personnes recevant 10 mg de rivaroxaban par jour pendant 35 jours par rapport à l'absence d'anticoagulation.

Les patients hospitalisés atteints de COVID-19 sont plus à risque d'événements thrombotiques. Les patients admis en unité de soins intensifs (USI) constituent la population la plus à risque. Parmi les patients hospitalisés, il existe une plus grande incertitude et controverse quant à la stratégie thromboprophylactique idéale. 

 Le traitement antiplaquettaire avec de l'aspirine ou des inhibiteurs de P2Y 12 n'a pas donné de résultats favorables chez les patients hospitalisés ( RECOVERY et ACTIV-4A ). Plusieurs ECR n'ont pas montré de bénéfice net de la prophylaxie avec une anticoagulation d'intensité intermédiaire  ou une anticoagulation d'intensité maximale par rapport à la prophylaxie à dose standard.

Parmi les patients hospitalisés non en soins intensifs, l'essai ACTION n'a pas suggéré de bénéfice pour le rivaroxaban à pleine intensité. 

Les résultats de l'essai multiplateforme, de l'essai RAPID,  et de l'essai HEP-COVID,  malgré une certaine hétérogénéité dans la conception et les rapports, suggèrent une réduction des événements thrombotiques et un potentiel de réduction de la mortalité chez les patients hospitalisés hors USI  qui ont reçu une anticoagulation à pleine intensité par rapport au témoin. Ces résultats ont abouti à des recommandations dans les lignes directrices de pratique chez des patients soigneusement sélectionnés, y compris ceux de l'ISTH, de l'American College of Chest Physicians et de l'American Society of Hematology. Les résultats de certains autres ECR étaient différents. Par conséquent, des résultats d'essais supplémentaires seraient d'une grande importance pour améliorer notre compréhension.

Dans ce contexte d'intérêt continu pour les données des ECR, l'essai SWISS COVID-Hep de Blondon et al dans ce numéro de Research and Practice in Thrombosis and Haemostasis est une contribution opportune. Dans cet ECR multicentrique de patients hospitalisés atteints de COVID-19 qui présentaient une élévation des D-dimères > 1 000 ng/mL ou qui ont été admis dans des unités de réduction/unités de soins intensifs, les patients ont été assignés au hasard à une anticoagulation à pleine intensité à l'hôpital par rapport à une anticoagulation à intensité plus faible. Cette dernière consistait en une anticoagulation prophylactique à dose standard chez les patients admis dans les services hospitaliers et une anticoagulation à dose intermédiaire chez les patients admis dans les unités de réduction/réanimation. Le résultat principal, un critère composite de mortalité toutes causes confondues, de MTEV, de thrombose artérielle et de coagulopathie intravasculaire disséminée, s'est produit chez 5,4 % des participants affectés à l'anticoagulation à pleine intensité, contre 5,0 % de ceux affectés au contrôle. L'analyse principale, avec quelques modifications du protocole, a été ajustée et a rapporté un rapport de risque (HR) de 0. 76 (intervalle de confiance à 95 % [IC], 0,18-3,21). Fait important, malgré le dépistage de la thrombose veineuse profonde par imagerie de routine, il n'y a eu aucun événement chez les patients hospitalisés. Trois décès ont été signalés dans chaque bras de l'essai

En outre, l'étude rapporte également des résultats provocateurs parmi le sous-groupe qui n'utilisait pas de ventilation mécanique invasive. Les auteurs ont signalé un risque accru de décès à 30 jours ou de ventilation mécanique invasive chez les personnes assignées à l'anticoagulation à pleine intensité par rapport au groupe témoin (RR ajusté, 4,10, IC à 95 %, 1,40-12,03). L'essai a été interrompu prématurément en raison d'un recrutement lent. l'étude rapporte également des résultats provocateurs parmi le sous-groupe qui n'utilisait pas de ventilation mécanique invasive. Les auteurs ont signalé un risque accru de décès à 30 jours ou de ventilation mécanique invasive chez les personnes assignées à l'anticoagulation à pleine intensité par rapport au groupe témoin (RR ajusté, 4,10, IC à 95 %, 1,40-12,03). L'essai a été interrompu prématurément en raison d'un recrutement lent. l'étude rapporte également des résultats provocateurs parmi le sous-groupe qui n'utilisait pas de ventilation mécanique invasive. Les auteurs ont signalé un risque accru de décès à 30 jours ou de ventilation mécanique invasive chez les personnes assignées à l'anticoagulation à pleine intensité par rapport au groupe témoin (RR ajusté, 4,10, IC à 95 %, 1,40-12,03). L'essai a été interrompu prématurément en raison d'un recrutement lent.

À première vue, le faible taux d'événements et les résultats qui sont discordants avec d'autres ECR terminés attirent l'attention. Un examen plus approfondi, cependant, apporte des informations supplémentaires pour mettre ces résultats en contexte. 
Premièrement, les estimations de la taille de l'échantillon étaient basées sur les données au début de la pandémie et, rétrospectivement, surestimaient les taux d'événements et un effet potentiel du traitement. 
Deuxièmement, chez certains patients, l'intervention de l'étude a été suspendue s'ils n'avaient pas besoin d'un soutien d'organe (oxygène), bien que cela ne fasse pas partie du « critère d'évaluation » principal. 
Troisièmement, pour des raisons compréhensibles, l'étude a été interrompue prématurément. 
Quatrièmement, les analyses de sous-groupes non ajustées pour la multiplicité des comparaisons doivent être interprétées avec prudence.

Malgré ces problèmes, Blondon et al devrait être félicité pour avoir terminé un autre essai important. Le recrutement des essais s'est poursuivi pendant une durée plus longue que certains des autres ECR précédemment achevés. On peut émettre l'hypothèse que dans les cohortes plus contemporaines de COVID-19, pour un large éventail de raisons, y compris l'utilisation plus fréquente de thérapies contre la (thrombo)inflammation, les taux d'événements thrombotiques sont inférieurs à ceux des mois précédents. De plus, les investigateurs avaient décidé a priori de ne pas inclure les formes moins inquiétantes de MTEV (telles que la thrombose veineuse profonde distale, l'embolie pulmonaire sous-segmentaire ou la MTEV associée au cathéter) dans le cadre du résultat principal. De plus, il convient de garder à l'esprit qu'une certaine forme d'investigation a exclu l'embolie pulmonaire (thrombo) chez la majorité des participants suisses au COVID-Hep avant l'inscription. Considérant tous les problèmes ci-dessus,

BMONDONConclusion de Mar Blondon : "Parmi les patients atteints de COVID-19 sévère traités avec des corticostéroïdes et à l'exclusion de l'embolie pulmonaire à l'admission à l'hôpital pour la plupart, les risques de mortalité, de résultats thrombotiques et de DIC étaient faibles à 30 jours. L'absence de bénéfice de l'anticoagulation thérapeutique était trop imprécise pour tirer des conclusions définitives......, la survenue de mortalité, de coagulopathie sévère et de résultats thrombotiques était faible dans cet essai de patients atteints de COVID-19 sévère. Le rôle exact de l'anticoagulation thérapeutique nécessite des recherches supplémentaires dans les efforts méta-analytiques en cours."

Où allons-nous à partir d'ici? 

Les résultats d'autres ECR,  en particulier FREEDOM-COVID-19 - le plus grand de ces essais - sont attendus avec impatience
https://medvasc.info/1550-freedom-covid-19

fx1 3

Il est possible que nous devions ajuster les stratégies thromboprophylactiques en fonction de l'acuité de la maladie, du sexe, des variantes virales, des biomarqueurs tels que les D-dimères, des co-traitements (en particulier les thérapies anti-inflammatoires) et également en fonction du fait que la thrombose a déjà été évaluée et exclue à l'admission . Des efforts sont en cours pour mettre en commun les résultats des ECR achevés au niveau de l'étude et au niveau individuel du patient. De telles analyses fourniront une meilleure puissance statistique et une meilleure granularité (avec des données individuelles sur les patients) pour démêler les nuances des effets du traitement pour ces stratégies préventives chez les patients atteints de COVID-19.

Le temps nous le dira. Jusque-là, les travaux de Blondon et al ont ouvert de nouveaux horizons dans notre compréhension de la thrombose associée au COVID-19 et de la prophylaxie contre celle-ci.

L'incertitude est toujours la même : les patients graves  hospitalisés en Médecine 
Dose préventive d'HBPM, intermédiaire ou thérapeutique ?

 

Mais on avance avec le "prudence suisse" plus que légitime sur ce sujet

Conclusion sur le sujet par Marc Blondon, 2/12/2021 Revue Médicale Suisse 

coclublondon2021


marc blondon

Merci à Marc Blondon
de nous donner sa vision sur la prévention de la MTEV au décours de la Covid-19
Médecin adjoint agrégé
Unité d’angiologie, Hôpitaux Universitaires Genéve


Anticoagulants et COVID-19 - y a-t-il une suite ?
Marc Blondon ; 10.06.2022
@MarcBlondon




"Il y a 2 ans, la première vague de COVID-19 qui nous submergeait en Europe était associée à des manifestations vasculaires thrombotiques inattendues.
Beaucoup d’entre nous peuvent témoigner de phénotypes thrombotiques fréquents et intenses, en particulier chez les patients les plus critiques. Ainsi, l’anticoagulation a été identifiée tôt comme une voie thérapeutique à explorer pour contrer le virus et ses complications, et une vingtaine d’essais cliniques comparatifs ont vu le jour chez les patients COVID-19 hospitaliers.

Nous avons récemment publié les résultats de l’étude COVID-HEP dans le journal RPTH. Cet essai randomisé contrôlé ouvert, dans 4 hôpitaux suisses (site principal à Genève) entre 4.2020 et 6.2021, apporte des résultats quelque peu différents des autres essais cliniques déjà disponibles. Les 159 patients inclus souffraient d’un COVID-19 hospitalier avec critères de sévérité, soit sous forme de D-dimères élevés à l’admission (>1000ng/mL), soit en raison de soins en réanimation ou intermédiaires. A la fin des 30 jours d’étude, 94.6% des patients randomisés à une anticoagulation thérapeutique (par HBPM ou HNF) et 95.0% des patients randomisés à une anticoagulation prophylactique ou intermédiaire (cette dernière en réanimation ou unité intermédiaire) étaient vivants et n’avaient pas souffert de thrombose artérielle ou veineuse. Bien que l’absence d’effet de l’anticoagulation thérapeutique reste trop imprécise pour être conclusive, les données surprennent par le faible taux de mortalité (4%) et d’événement thrombotique (2-3%) dans cet échantillon sévèrement malade à l’inclusion.

En comparaison, la mortalité dans les plus grands essais cliniques d’anticoagulation dédiés aux patients COVID-19 en réanimation et en unité de médecine est à 36-45% (études INSPIRATION et Multiplateforme) et à 5-22% (études Multiplateforme, HEP-COVID et RAPID).

Plusieurs explications viennent à l’esprit. Les critères d’adjudication des événements thrombotiques veineux étaient plus stricts dans COVID-HEP que les autres essais cliniques, excluant ainsi des thromboses distales asymptomatiques et des embolies pulmonaires sous-segmentaires. De plus, l’embolie pulmonaire était en routine facilement recherchée à l’admission des patients COVID-19 sévères. Une embolie pulmonaire avait été exclue chez >70% des participants avant leur inclusion dans l’étude, diminuant certainement le risque d’un diagnostic d’embolie et peut-être de détérioration clinique plus tard durant l’hospitalisation. Enfin, la période d’étude s’est terminée sur la fin de la 3e vague de l’épidémie COVID-19, plus tard que plusieurs autres essais cliniques, dans un système de soins performant et riche, avec une amélioration globale de la prise en charge hospitalière au cours du temps. En témoigne une très bonne utilisation de la dexaméthasone dans notre échantillon, montrée comme améliorant la survie, et influençant peut-être le risque thrombotique.

Se basant sur les résultats des études d’anticoagulation dans le COVID-19 à ce jour, l’espérance mise dans l’anticoagulation thérapeutique lors de la 1e vague épidémique ne s’est pas confirmée. Les patients hospitalisés désormais pour un COVID-19 et les soins apportés ne correspondent plus à ceux de la 1ère vague épidémique, avec des profils différents, une couverture vaccinale, et un risque thrombotique désormais inférieur.

Nous devons remercier tous les collègues et les milliers de patients ayant participé à ces essais cliniques, qui ont permis de changer de pratiques empiriques à des pratiques basées sur les évidences, en freinant nos ardeurs initiales d’anticoagulation à haute dose contre le COVID-19, en particulier en réanimation.

L’histoire n’est pourtant pas close.
Une suite est attendue, pour trois raisons principales. 
- Premièrement, plusieurs essais cliniques encore non publiés pourraient modifier notre compréhension de l’utilité de l’anticoagulation. Je pense par exemple au grand essai multicentrique français COVI-DOSE (anticoagulation prophylactique vs. intermédiaire), piloté par Stéphane Zuily.
- Deuxièmement, des méta-analyses en cours vont préciser le rôle de l’anticoagulation thérapeutique en cas de COVID-19 sévère hors-réanimation, en prévention de détérioration clinique. Deux études (RAPID et HEP-COVID) ont suggéré une amélioration de la survie par l’anticoagulation thérapeutique. Ces signaux sont en train d’être explorés dans des méta-analyses, car un tel bénéfice changerait évidemment nos pratiques cliniques.
- Troisièmement, l’histoire de ces 2 dernières années nous a appris une grande humilité dans la prédiction de l’épidémie COVID-19. Alors qu’elle semble se réactiver dans certains pays d’Europe, qui sait si l’histoire de l’anticoagulation contre le COVID-19 ne se modifiera pas, au gré d’une mutation virale.





Bonus Draft ISTH , non validé complétement...en attendent l'étude française Covi-Dose
ISTH DRAFT : WORH in PROGRESS, non DEFINITIF ++++

DRAFTZZZZZZZZZZEn attendant FREEDOM-COVID-19

 

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TV Splanchniques et anticoagulation

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Matteo Candeloro, Emanuele Valeriani, Manuel Monreal, Walter Ageno, Nicoletta Riva, Raquel Lopez-Reyes, Maria Luisa Peris Sifre, Jan Beyer-Westendorf, Sam Schulman, Vladimir Rosa, Juan J. LÓPEZ-NÚÑEZ, Juan-Carlos Garcia-Pagan, Marta Magaz, Marco Senzolo, Andrea De Gottardi, Marcello Di Nisio; Anticoagulant therapy for splanchnic vein thrombosis: an individual patient data meta-analysis. Blood Adv 2022; bloodadvances.2022007961.
Traitement anticoagulant de la thrombose de la veine splanchnique : une méta-analyse des données individuelles des patients
doi: https://doi.org/10.1182/bloodadvances.2022007961
  • Des preuves solides sur la prise en charge optimale de la thrombose veineuse splanchnique (TSV) font défaut

  • Dans cette méta-analyse des données individuelles des patients, le traitement anticoagulant a réduit le risque de thrombose, d'hémorragie majeure et de mortalité.

Des preuves solides sur la prise en charge optimale de la thrombose veineuse splanchnique (TSV) font défaut. Nous avons mené une méta-analyse de patients individuels pour évaluer l'efficacité et l'innocuité de l'anticoagulation pour la thrombose veineuse splanchnique (TSV). 

MEDLINE, EMBASE et clincaltrials.gov. ont été recherchés jusqu'en juin 2021 pour des cohortes prospectives ou des essais cliniques randomisés incluant des patients atteints de TVS. Les données des ensembles de données individuels ont été fusionnées et toute divergence avec les données publiées a été résolue en contactant les auteurs des études. Trois études portant sur un total de 1635 patients ont été incluses. Quatre-vingt-cinq pour cent des patients ont reçu une anticoagulation pendant une durée médiane de 316 jours (intervalle de 1 à 730 jours). 

Dans l'ensemble, les taux d'incidence des MTEV récurrents, des hémorragies majeures et de la mortalité étaient de 5,3/100 patients-années (ap) (IC à 95 %, 5,1 à 5,5), 4,4/100 ap (IC à 95 %, 4,2 à 4,6) et 13. 0/100 ay (IC à 95 %, 12,4 à 13,6), respectivement. 

Les taux d'incidence de tous les résultats étaient plus faibles pendant l'anticoagulation et plus élevés après l'arrêt du traitement ou lorsque l'anticoagulation n'était pas administrée.

En analyse multivariée, le traitement anticoagulant semble être associé à un risque plus faible de récidive de MTEV (Hazard Ratio [HR] 0,42 ; IC à 95 %, 0,27 à 0,64), d'hémorragie majeure (HR 0,47 ; IC à 95 %, 0,30 à 0,74) et mortalité (HR 0,23 ; IC à 95 %, 0,17 à 0,31). 

Les résultats étaient cohérents chez les patients atteints de cirrhose, de cancer solide, de néoplasmes myéloprolifératifs, de TVS non provoquées et de TVS associées à des facteurs de risque non malins transitoires ou persistants. 

Données

TVSLE1
Baseline patient characteristics

TVSAC

Focus sur l'anticoagulation, les AOD sont marginaux, les HBPM majoritires avec les AVK


TVSP3

Time-varying analysis for recurrent venous thromboembolism, major bleeding, and all-cause mortality in the overall study population

TVSL4

Cumulative incidence for recurrent venous thromboembolism, major bleeding with death as competing risk in the overall study population

TVPL5

Cumulative incidence of recurrent venous thromboembolism and major bleeding with death as
competing risk in several patient subgroups

Recommandations
Anticoagulant Therapy for Splanchnic Vein Thrombosis ISTH SSC Subcommittee Control of Anticoagulation,  Marcello Di Nisio,  Emanuele Valeriani, Nicoletta Riva Sam Schulman, Jan BeyerWestendorf ,Walter Ageno , JTH 2020, 18:1562–1568  
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/jth.14836 Libre d'Accès 

  1. Chez les patients atteints de thrombose veineuse splanchnique aiguë présentant un état de choc, des taux élevés de lactate ou des signes de péritonite, de perforation, d'infarctus intestinal ou d'hémorragie gastro-intestinale majeure aiguë, nous recommandons une évaluation chirurgicale et un traitement immédiats avant l'introduction de l'anticoagulation.

  2. Chez les patients présentant une thrombose veineuse splanchnique aiguë symptomatique qui n'ont pas de saignement actif ou d'autres contre-indications, nous recommandons de commencer un traitement anticoagulant précoce.

  3. Chez les patients atteints de thrombose de la veine splanchnique qui présentent ou sont considérés comme présentant un risque d'hypertension portale, nous recommandons une œsophagogastroduodénoscopie précoce pour le dépistage des varices, suivie d'une prophylaxie médicale adéquate et d'une ligature endoscopique des varices à haut risque.

  4. Chez les patients présentant une thrombose veineuse splanchnique aiguë symptomatique, nous déconseillons l'utilisation systématique de la thrombolyse systémique ou dirigée par cathéter. Nous suggérons d'envisager l'utilisation de la thrombolyse dans des centres spécialisés pour des patients très sélectionnés tels que ceux ayant une thrombose veineuse mésentérique ou splanchnique étendue et des signes d'ischémie intestinale, ou ceux dont l'état se détériore malgré un traitement anticoagulant adéquat.

  5. Chez les patients non cirrhotiques présentant une thrombose veineuse splanchnique aiguë symptomatique qui ne présentent aucun signe de saignement actif, nous suggérons une dose thérapeutique complète d'AOD et envisageons des HBPM et des AVK avec un INR compris entre 2,0 et 3,0 chez les patients qui ne tolèrent pas ou ont des contre-indications aux AODCe panel reconnaît le fait qu'aucun des anticoagulants n'est spécifiquement approuvé pour le traitement de la thrombose de la veine splanchnique.

  6. Chez les patients atteints de thrombose veineuse splanchnique aiguë symptomatique associée au cancer, nous recommandons l'HBPM ou les AOD. Nous suggérons l'HBPM chez les patients atteints d'un cancer gastro-intestinal luminal, d'anomalies actives de la muqueuse gastro-intestinale, d'un cancer génito-urinaire à haut risque de saignement ou recevant un traitement systémique actuel avec des interactions médicamenteuses potentiellement pertinentes avec les AOD.

  7. Chez les patients cirrhotiques présentant une thrombose veineuse splanchnique aiguë symptomatique, nous suggérons une dose thérapeutique d'HBPM et un passage aux AVK ou aux AOD si la sévérité de la dysfonction hépatique ne le contre-indique pas.

  8. Chez les patients présentant une thrombose veineuse splanchnique aiguë symptomatique et une clairance de la créatinine < 30 mL/min, nous recommandons un traitement initial avec de l'héparine non fractionnée, de l'apixaban, du rivaroxaban ou une demi-dose thérapeutique d'HBPM ; nous suggérons l'héparine non fractionnée si la clairance de la créatinine <15 mL/min.

  9. Chez les patients présentant une thrombose veineuse splanchnique aiguë symptomatique et un risque élevé d'hémorragie majeure, nous suggérons d'envisager une réduction de dose individualisée ou un traitement différé, et suggérons de suspendre l'anticoagulation chez les patients présentant un mauvais pronostic à court terme.

  10. Chez les patients présentant une thrombose veineuse splanchnique aiguë symptomatique, nous recommandons l'utilisation d'un traitement anticoagulant pendant au moins 3 à 6 mois, indépendamment de l'extension de la thrombose et des facteurs de risque sous-jacents.

  11. Nous recommandons des cures plus longues d'anticoagulation ou un traitement anticoagulant indéfini chez les patients présentant une progression ou une récidive de la thrombose après l'arrêt du traitement, une thrombose veineuse splanchnique non provoquée ou des facteurs de risque persistants. Ce panel reconnaît le fait que des doses réduites d'HBPM ou d'AOD peuvent être utilisées pour minimiser le risque de saignement comme pour la thromboembolie veineuse au site habituel.

  12. Chez les patients atteints de thrombose veineuse splanchnique chronique, nous recommandons d'évaluer soigneusement l'utilisation d'un traitement anticoagulant au cas par cas et d'envisager une approche vigilante chez certains patients afin de minimiser les saignements.

  13. Chez les patients présentant une thrombose veineuse splanchnique accidentellement détectée, nous suggérons le même traitement que pour la thrombose veineuse splanchnique aiguë symptomatique.

  14. Chez les patients atteints du syndrome de Budd-Chiari, nous suggérons un traitement anticoagulant indéfini avec HBPM, AOD s'il n'est pas contre-indiqué par un dysfonctionnement hépatique ou AVK avec une plage d'INR de 2,0 à 3,0 chez certains patients qui ne tolèrent pas ou ont des contre-indications aux AOD.

  15. Nous recommandons aux médecins de réévaluer régulièrement le risque thrombotique et hémorragique pour décider de l'intensité et de la nécessité d'un traitement anticoagulant.

Commentaire
A noter que les AOD font partie de l'arsenal thérapeutique en cas de thromboses vineuses splancniques avec les restrictions d'usage

Le point avec Check_List de la Médecine Vasculaire JP Laroche et P Henneton, Ed Doin 2020

CHECKTVS1CHECKTVS2Les AOD sont possibles mais nécessité d'un avis en RCP THROMBOSE pour les cas difficiles

Ecologie et Santé

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

Je pense sincèrement que la pollution de la planète ce n'est pas aussi grave qu'on le dit... C'est beaucoup plus grave qu'on le dit." Geluck

L’impact de l’homme, « sans équivoque » sur le réchauffement climatique et la pollution GIEC 2021
 
"Le succès consiste à aller d'échecs en échecs sans perdre son enthousiasme." Winston Churchill

Acte1 : le bloc opératoire
Green Operating Room—Current Standards and Insights From a Large North American Medical Center
Salle d'opération verte - Normes actuelles et informations d'un grand centre médical nord-américain

JAMA Surg. 2022;157(6):465-466. doi:10.1001/jamasurg.2022.0140

Le changement climatique représente une menace imminente pour la santé environnementale et publique. Malgré les efforts récents pour réduire notre empreinte carbone, les États-Unis restent l'un des principaux contributeurs à ce problème, se classant au deuxième rang mondial pour les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d'énergie. 

Les soins de santé représentent à eux seuls près de 10 % de cette dépense énergétique.  Dans les hôpitaux, les blocs opératoires (SOP) produisent une quantité disproportionnée de gaz à effet de serre et de déchets jetables et consomment une quantité démesurée d'énergie. Des études récentes attribuent plus de 30 % des déchets médicaux hospitaliers aux blocs opératoires et estiment leur intensité énergétique, définie par la quantité d'énergie utilisée par espace occupé, à 3 à 6 fois celle d'un hôpital dans son ensemble.

Alors que d'autres industries ont tendance à baisser à la fois en termes d'émissions et de dépenses, les soins de santé ont sensiblement pris du retard. Bien que des normes nationales de consommation d'énergie et de gestion des déchets aient été établies par les Centers for Disease Control and Prevention ainsi que par des organisations privées, les améliorations apportées à ces normes ont été rares et incohérentes. Une évaluation critique des étapes existantes vers des soins de santé plus durables peut aider à créer un modèle informé et reproductible pour les politiques et les investissements futurs. Nous cherchons ici à décrire les initiatives actuelles de la littérature et de l'Université de Pittsburgh Medical Center (UPMC) liées à la consommation d'énergie et à la gestion des déchets.
                        

Consommation d'énergie        

Les établissements de santé aux États-Unis consomment 2 à 3 fois plus d'énergie par mètre carré que les autres bâtiments commerciaux.  Les principales composantes de ce problème, notamment le chauffage, la ventilation, le chauffage de l'eau et le refroidissement, peuvent être réduites grâce à des technologies et à des conceptions d'infrastructure éconergétiques. Même des efforts systémiques apparemment simples, comme l'utilisation de lampes LED par opposition aux lampes halogènes standard, ont permis de réduire la consommation d'énergie directe de 49 %.

De même, l'initiation du mode « économie d'énergie » dans les salles d'opération peut avoir un effet écologique et économique majeurUne étude a révélé que l'arrêt de l'anesthésie et des équipements électroniques dans 35 salles d'opération pendant les heures inoccupées permettait d'économiser environ 33 000 dollars par an et de réduire les émissions annuelles de dioxyde de carbone de 234,3 tonnes métriques. 

Une autre étude a indiqué que l'arrêt des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation pendant les heures d'inactivité entraînait des économies annuelles estimées à 6 105 $ par salle d'opération.  Il est important de noter que cette étude a également révélé que le nombre de particules et de microbes restait à un niveau sûr après cette mesure si une ventilation adéquate était redémarrée dans les 30 minutes. En plus de respecter les normes nationales de consommation d'énergie, l'UPMC a mis en place des modes d'économie d'énergie dans les salles d'opération, arrêtant automatiquement la ventilation et l'éclairage lorsque la salle d'opération n'est pas utilisée.

                        

Gaz anesthésique         

L'anesthésie contribue de manière significative à la pollution et aux coûts énergétiques associés à l'air de la salle d'opération. Les agents anesthésiques inhalés, y compris le protoxyde d'azote et les vapeurs halogénées, sont des gaz à effet de serre nocifs reconnus. La minimisation de la libération de gaz anesthésique par les appareils d'anesthésie en boucle fermée et les voies respiratoires des patients reste un objectif majeur pour l'American Society of Anesthesiologists. 

Leur article "Verdir la salle d'opération" met en garde les cliniciens contre l'utilisation de gaz anesthésiques qui sont les plus nocifs pour l'environnement, comme le desflurane, et décrit des méthodes pour réduire l'impact environnemental de ces gaz.  Le premier est corroboré par une étude qui a révélé que l'utilisation du desflurane pendant 1 heure équivaut à 235 à 470 miles de conduite en termes d'impact environnemental. Ce dernier comprend la minimisation du débit de gaz frais pendant le maintien de l'anesthésie, la désactivation du débit de gaz frais pendant l'intubation et le réglage de l'évaporateur pour augmenter la concentration de gaz anesthésique délivré avec un débit de gaz frais plus faible. Ces mesures doivent être équilibrées avec un effet anesthésique adéquat et des soins sûrs aux patients. Des initiatives récentes basées sur l'industrie, telles que le système de récupération dynamique des gaz et Deltasorb, permettent de collecter et de réutiliser jusqu'à 99 % des gaz anesthésiques. 8 Dans les centres chirurgicaux de l'UPMC, les cliniciens sont fortement encouragés à suivre les directives de l'American Society of Anesthesiologists pour réduire l'utilisation des gaz anesthésiques, tandis que les codes du bâtiment et le personnel de maintenance assurent le bon entretien des systèmes d'administration de gaz anesthésique et des systèmes de ventilation.

                        

La gestion des déchets          

La gestion des déchets est une responsabilité essentielle de tous les hôpitaux. Les efforts en faveur d'une gestion verte des déchets de salle d'opération peuvent être généralement classés en diminuant la quantité de déchets de salle d'opération et en classant correctement les déchets de salle d'opération en déchets généraux (non contaminés) ou en déchets médicaux réglementés (RMW), qui doivent être traités par stérilisation, incinération ou les deux avant d'être sûrs. disposition. Jusqu'à 75 % des fournitures utilisées dans la salle d'opération sont recyclables, principalement constituées d'articles tels que des serviettes de salle d'opération bleues, des emballages en polypropylène, des contenants en plastique stériles, des masques et des tubulures à oxygène et des bouteilles en plastique. Les dispositifs à usage unique représentent également une part importante des déchets du bloc opératoire. Les initiatives visant à réutiliser et à recycler des dispositifs tels que les instruments laparoscopiques, les brassards de tensiomètre, les agrafeuses, les fixateurs externes, la cautérisation, les fraises et les lames de scie peuvent potentiellement faire économiser au système de santé américain 150 millions de dollars par an, tout en maintenant l'efficacité et en réduisant considérablement l'impact écologique.  Des collaborations avec des entreprises de technologie médicale ou de recyclage peuvent faciliter ces processus. Des mesures simples pour promouvoir une bonne classification des déchets de bloc opératoire peuvent également avoir des effets significatifs. Par exemple, Wormer et al décrit une initiative axée sur l'éducation qui a entraîné une diminution de 75 % du RMW et des économies annuelles de 60 000 $. Ils ont également constaté que le passage à un rembourrage en gel réutilisable au lieu de rembourrages en mousse permet d'économiser près de 50 000 $ par année. 5

                        

L'augmentation de la RMW entraîne une augmentation des coûts de traitement et une augmentation des rejets de polluants ; néanmoins, on estime que 50 % à 85 % des déchets non contaminés sont rejetés de manière inappropriée en tant que MRW. Une étude de l'UPMC a révélé que la fermeture de toutes les poubelles RMW avant l'entrée du patient au bloc opératoire et l'élimination des déchets liés à l'anesthésie dans des poubelles standard pourraient permettre une réduction annuelle potentielle de 13 800 kg de RMW. D'autres méthodes utilisées par l'UPMC incluent le recyclage, par lequel les articles à usage unique sont stérilisés et réutilisés, et le retraitement, par lequel les articles ouverts et inutilisés sont expédiés vers d'autres pays pour être utilisés, afin de réduire la production de déchets. De plus, l'UPMC autoclave tous les RMW en interne avant d'envoyer les déchets en décharge pour une élimination définitive. Ce procédé réduit théoriquement l'impact environnemental des RMW en diminuant l'énergie nécessaire pour transporter ces déchets de l'hôpital à l'intermédiaire et enfin à la décharge. Cependant, les avantages économiques et écologiques quantitatifs de cette méthode n'ont pas été élucidés.

                        

Directions futures

                        

Comme souligné tout au long de ce Point de vue, de nombreux groupes ont cherché à faire avancer l'industrie de la santé dans la salle d'opération en réduisant la consommation d'énergie, la réduction de la production de déchets et le recyclage ou le retraitement d'articles à usage unique. Des mesures apparemment simples peuvent avoir des effets dramatiques. Les changements les plus faciles à mettre en œuvre incluent probablement des changements culturels au niveau de l'établissement, tels que le remplacement des lampes halogènes par des lampes à LED, la formation des employés sur l'élimination appropriée des déchets et la réduction des déchets en général, ainsi que la garantie que les anesthésistes sont conscients de l'utilisation d'anesthésiques sûrs mais respectueux de l'environnement. consommation de gaz. Le prochain niveau de changements verts (en difficulté de mise en œuvre et en vigueur) peut inclure des partenariats d'entreprise entre les hôpitaux et les entreprises qui retraitent les articles à usage unique ou capturent et recyclent les gaz anesthésiques.

                        

Bien que les politiques futures spécifiques soient discutables, les déductions fiscales telles que celles de la loi sur la politique énergétique de 2005 et le plan d'action climatique 2021 du ministère de la Santé et des Services sociaux fournissent des exemples du rôle que le gouvernement peut jouer dans ce processus. En fin de compte, le changement climatique est un problème urgent qui nécessite un effort systémique concerté dans lequel la contribution de l'industrie des soins de santé a fait défaut. Nous espérons que ce point de vue met en évidence des pistes d'amélioration et inspire un changement actif au sein de la salle d'opération et de l'industrie en général.

 Acte2 : le bloc suite

GREENING THE Operative Room 
Design and implement strategies that reduce energy use, supply costs, and waste generated in the operating room.

Les salles d'opération peuvent entraîner des économies de coûts et des améliorations de l'efficacité des grands établissements grâce à des pratiques intelligentes, progressives et durables. Plus important encore, il est possible d'apporter ces changements tout en maintenant non seulement des soins de qualité aux patients, mais également en soutenant la santé du personnel et de l'environnement.

Bien qu'elles ne représentent qu'un infime pourcentage de l'empreinte physique totale d'un hôpital, les salles d'opération ont un impact énorme sur les budgets des hôpitaux. Les blocs opératoires, en moyenne :

  • Générez jusqu'à 60 % des revenus d'un hôpital
  • Sont responsables de 40 à 60 % des coûts totaux d'approvisionnement de l'organisation
  • Produire plus de 30 % des déchets d'un établissement et les deux tiers de ses déchets médicaux réglementés
  • Peut consommer trois à six fois plus d'énergie par pied carré que n'importe où ailleurs dans l'installation

Malgré une analyse de rentabilisation solide, l'un des plus grands défis pour verdir la salle d'opération peut être de convaincre les équipes chirurgicales, qui s'appuient sur des données empiriques et des cohérences dans la structure et le processus, d'envisager des changements dans leurs pratiques respectives. Pratique Les hôpitaux membres de Greenhealth ont appris que les données, la communication et la collaboration entre les disciplines sont essentielles au succès, en particulier en milieu chirurgical.

GOR.Infographic.2021

Pratique Greenhealth offre des ressources pour aider les membres à développer des cadres proactifs pour entreprendre des stratégies d'écologisation de la salle d'opération. Notre objectif est de fournir des ressources étape par étape qui simplifient la conception, la mise en œuvre et la mesure du succès des efforts visant à réduire la consommation d'énergie, les coûts d'approvisionnement et les déchets générés dans la salle d'opération.

Lorsque vous avez besoin de plus que des ressources, laissez-nous devenir une extension de votre équipe pour déployer Accelerate Change: Greening the OR™ Quickstart ,  un engagement stratégique qui élabore un plan pour une mise en œuvre rapide de la boîte à outils Greening the OR™ de Practice Greenhealth et prépare votre établissement pour adoption rapide et « victoires » reconnaissables.

La Cleveland Clinic a économisé plus de 4 millions de dollars en 2017 grâce aux stratégies Greening the OR de Practice Greenhealth. Les petits hôpitaux peuvent également en bénéficier, économisant des centaines de milliers de dollars grâce à des programmes similaires. 

prix d'excellence environnementale

Les  Prix d'excellence environnementale  sont le premier programme national de reconnaissance de la performance environnementale dans le secteur des soins de santé. Les prix Circle of Excellence récompensent les hôpitaux qui ont non seulement remporté un prix pour leurs réalisations en matière de développement durable, mais qui ont également été identifiés comme les programmes les mieux notés pour chaque catégorie de développement durable.

Le Greening the OR Circle reconnaît le leadership dans la mise en œuvre et l'innovation dans le service de chirurgie. Un certain nombre de pratiques dans la salle d'opération ont été évaluées pour ce prix, notamment : la réduction des déchets médicaux et le recyclage des plastiques cliniques, la reformulation des kits de salle d'opération, le retraitement des dispositifs médicaux, l'utilisation de cas de stérilisation réutilisables et les pratiques d'anesthésie durables ainsi que d'autres programmes innovants dans leur fonctionnement. 

Acte 3 : Décarbonons la Santé avec le SHIFT PROJECT
Jean-Marc Jancovici est le président du think tank The Shift Project.

https://theshiftproject.org/fonctionnement/

The Shift Project est un think tank qui oeuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone. Association loi 1901 d’intérêt général et guidée par l’exigence de la rigueur scientifique, notre mission est d’éclairer et influencer le débat sur la transition énergétique, en France et en Europe.
Un objectif : progresser vers une économie libérée de la contrainte carbone, gage de stabilité et donc de prospérité.
Un crédo : en démocratie, aucune grande ambition ne peut se concrétiser si la totalité du milieu économique s’y oppose. Pour tout changement souhaitable pour la collectivité, il faut donc convaincre une partie des acteurs économiques influents que ce changement servira leur propre intérêt de moyen terme. Nous avons l’ambition de parvenir à rassembler ces acteurs.
Une cible première : les décideurs des milieux économiques.
Un point de départ : des constats documentés, conformes à l’état de l’art de la connaissance scientifique, et établis en lien avec les experts du domaine.
Une valeur ajoutée : des propositions pragmatiques mais ambitieuses pour enclencher la transition vers une économie post-carbone.
Un élément distinctif : une équipe dirigeante issue du monde de l’entreprise, mais disposant d’une forte expérience dans le monde associatif et public



SHIFT1
SHIFT2SHIFT3SHIFT4SHIFT5SHIFT6SHIFT7
SHIFT9SCHIFT
Documents  : 

https://theshiftproject.org/article/decarbonons-la-sante-rapport-intermediaire-shift/
https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2021/06/PTEF_Decarbonons-la-sante-pour-soigner-durablement_RI_Juin-2021.vf_.pdf

A lire 



B017JIVKSQ.01. SCLZZZZZZZ SX500
Commentaire

Comme on peut le voire et le lire, la Santé est une source importante de polluants en tout genre. La décarbonation de la santé pour soigner durablement est donc un objectif de santé à prendre en compte. En fait chaque profession est concernbé par la décarbonation, car nous avons toures et toius une empreinte carbone conséquente. Si on se situe au niveui de la planète, c'est une véritable bombe à retardement.Si nous nous engageons dans cette voie et ile faut cela va entraunrer des révolutions au niveau de tous les métiers, de l'agriculture, des systèmes de soins, de l'alimentation etc. L'industrie va devoir modifier ses pratiques, les énergies alternatives devront pendre le pouvoir, notre mobilité va âtre affectée, la productivité aussi etc. Lutter contre la pollution, avoir prise sur le climat, c'est un big bang non pas pour demain mais dès maintenant tant la situation s'aggrave chaque seconde.  Rappelez vous que "Le monde déteste le changement, c'est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser " Charles F. Kettering.  il faut donc "changer le monde " comme le suggère JM Jancovici.

Au delà de ce qui peut être fait dans un bloc opératoire et qu'il faut faire, le monde doit changer de paradigme, plus simplement il doit changer de logiciel. 

Alors pourquoi croit-on toujours que la science – même la plus folle – trouvera une solution ? Qu’on pourra dompter le climat ?

Parce que ça occulte ce qu’il est impératif de faire. Et qui est très simple :  il faut réduire les émissions. Laisser dans le sous-sol le pétrole et le charbon restant. Mais ça, ça implique de changer de monde, d’économie, de mode de consommation, de déplacement.

Et ce défi là n’est pas celui de la science. C’est celui de la société !
Qui peut compter sur la science pour l’aider, mais pas le faire à sa place ! I


Il y a des illusions qui sont dangereuses.

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