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Déconfinement, le mot qu'il ne fallait pas prononcer !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"La contagion des idées et des mots est chez les Français d'une rapidité extraordinaire. Chez un peuple prompt et communicatif, l'idée qui occupe quelques esprits est bientôt l'idée qui les occupe tous : le mot qui est dans quelques bouches est bientôt dans toutes." Citation de Adolphe Thiers

Depuis hier on parle d'un déconfinement à venir, progressif , en plusieurs étapes, là n'est pas le problème. Avoir anticipé de la part d'un gouvernement qui n'est pas le roi de l'anticipation a décomplexé la population. Car pour tout le monde le déconfinement est annoncé, il n'a été retenu dans le discours du Premier Ministre que le mot déconfinement alors que confinement va probablement se prolonger. Résultat on voit plus de voitures, plus de mondes dans les rues. Car chacun a anticipé ce qu'il ne fallait pas anticiper. Un conseil mesdames et messieurs les politiques choisissez le bon mot...surtout en ce moment où les mauvais maux font l'actualité.
 
RAPPEL : nous sommes toujours en période confinement, qu'on se le dire !

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Invité le Pr Michel Dauzat : Qui serons-nous, déconfinés ?

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Tout être différent, sortant de la norme, est considéré comme fou."Eric Cantona

Partie 1 
A la fin du confinement, nous aurons :

• Les cheveux longs (hormis, hélas, les chauves comme moi) faute d’avoir pu nous rendre chez le coiffeur durant ces longues semaines (ou mois, ou années…)
• Les mollets atrophiés, faute d’avoir pu marcher ou courir pendant tout ce temps
• Les yeux rougis d’avoir trop regardé la télévision à l’affut des rares bonnes nouvelles ou pour nous ébaubir du pitoyable spectacle des gourous de tous poils (et cheveux) qui savent tout, ont tout prévu, et sont plus intelligents que ceux qui préfèrent se taire car ils savent, eux, l’étendue de leur ignorance
• Le ventre rond d’avoir grignoté sans faire autant d’exercice que nécessaire
• Les doigts spatulés d’avoir trop tapoté sur notre téléphone portable

Mais nous aurons appris (j’ose l’espérer) :
Que la santé de tous est l’affaire de chacun, et que la santé de chacun est l’affaire de tous. Laisser certains sans couverture - maladie ou sans accès aux soins – ici ou partout ailleurs dans le monde – compromet la santé de tous, y compris ceux qui s’imaginent être à l’abri « parce qu’ils ont les moyens ».
• Que gouverner, c’est prévoir : Ignorer ou minimiser le risque – qu’il s’agisse du climat ou de la santé – parce que le prendre en compte nuirait aux « affaires » est grave, et tous les groupes de pression et Lobbies portent une lourde responsabilité à cet égard. A ce propos, les armuriers restent ouverts aux USA malgré le confinement car ils vendent des objets « de première nécessité ». Cela en dit long sur l’état de cette société…
Que gouverner, c’est aussi choisir : Lorsque les connaissances sont incomplètes, lorsque les données factuelles disponibles sont limitées ou biaisées, lorsque les avis sont divers, voire contradictoires, les responsables déterminent, en leur âme et conscience, ce qui leur semble dans l’intérêt public. Ceux qui font de la critique et du dénigrement systématique leur fonds de commerce compromettent l’efficacité des choix politiques non pas parce que ces choix sont intrinsèquement mauvais, mais parce qu’ils ne peuvent porter leurs fruits que s’ils sont suivis par tous, sans exception. Une distanciation sociale parfaitement respectée pourrait être très efficace si des « esprits forts » ne s’estimaient plus intelligents que tous, ou mieux prémunis. Il en est de même pour le confinement. Il est vrai que l’intelligence est la chose la mieux répartie dans le monde car chacun pense en avoir plus que son prochain ou, selon les mots de Georges Brassens : « pour reconnaître que l’on n’est pas intelligent, il faudrait l’être ». Il est trop facile d’argumenter, a posteriori, de l’échec d’une politique alors que l’on a délibérément fait obstacle à sa mise en place !
• Qu’il est plus facile d’accuser « l’autre », de trouver un bouc émissaire, de désigner un ennemi, que de changer quoi que ce soit à son propre mode de vie, alors que c’est par les gestes et le comportement de chacun, à son niveau et selon ses responsabilités, que peuvent être surmontées de telles épreuves, qu’il s’agisse de santé publique ou de menaces climatiques.

Que serons les déconfinés ?

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"L'homme qui a le courage de rire est le maître du monde." Giacomo Leopardi

PARTIE 2

• Que les complotistes et autres extrémistes sont toujours prompts à accuser, soupçonner, insinuer plutôt que de prendre leurs responsabilités. Nul n’est besoin d’être prophète pour comprendre que les décisions prises aujourd’hui ont et auront un coût considérable pour la société dans son ensemble, mais aussi pour de très nombreux commerces, artisanats, industries… Si certains responsables politiques ont eu le courage de prendre de telles décisions, c’est qu’ils ont considéré que les vies humaines avaient plus de prix que les intérêts particuliers. On ne peut donc les accuser de servir des intérêts particuliers. Naturellement, ceux-ci devront, en retour, être pris en compte, équitablement, par la société dans son ensemble. La solidarité ne doit pas être à sens unique, et chacun devra contribuer selon ses moyens.
Qu’une crise comme celle que nous vivons a pour effet remarquable d’accentuer encore, pour le meilleur et pour le pire, les contrastes dans nos sociétés déjà profondément divisées. Hélas, aujourd’hui, le meilleur se tait et le pire vocifère.
Que les « grandes gueules » qui profitent des évènements pour faire briller leur ego démesuré en proposant une croyance en guise d’espoir pour recruter des disciples ne font que diviser un peu plus la société et la mettre en danger. Tel est le cas lorsqu’une solution thérapeutique est proposée sans véritable preuve scientifique.
Que si ces populistes sèment le doute, c’est pour remplacer la réflexion et les nuances par une certitude brute et simpliste. Leur argumentation se résume à une série de syllogismes reposant sur de fausses prémisses. C’est cela-même qui définit une croyance.
Que les loups se déguisent en bergers, les Goliath en David, les richissimes en gens du peuple, pour mieux asservir et exploiter leurs victimes (qu’on appelle aussi leurs électeurs, dans certains pays, et non les moindres).
• Que ces despotes mal déguisés entretiennent l’illusion d’une nécessaire autorité alors que l’adhésion des citoyens à un projet social repose non sur la coercition mais sur la compréhension et l’exemple.
Que le rite ne doit pas prendre le pas sur le fond. Penser que l’on a fait son devoir citoyen parce que l’on a applaudi les soignants à 20h, sur son balcon, alors que l’on continue à se promener, à rencontrer les copains, à descendre acheter une baguette tous les matins, est caractéristique de cette dérive typique de notre époque. La même dérive qui, sur la route, fait ralentir à l’approche d’un radar et accélérer aussitôt après. Celle aussi qui permettait jadis d’obtenir l’absolution pour un Pater et trois Ave sans se soucier des victimes du péché confessé. Celle aussi qui admet de désigner comme mécréant méritant le pire châtiment ceux qui ne confessent pas la seule vraie foi selon le seul rite admissible…
• Que le doute est fondamental. Tous ceux qui vitupèrent contre les médecins et scientifiques, et font obstacle aux progrès les plus essentiels pour la santé publique comme la vaccination, tous ceux qui font la promotion de méthodes ou techniques « alternatives », ne défendent pas autre chose que des croyances. Si chacun est libre de croire ce qu’il veut, il n’a pas pour autant le droit d’imposer de quelque façon que ce soit sa croyance, notamment en prétendant que les dits médecins et scientifiques refusent toute remise en question. Le doute et la remise en question sont le fondement même de la démarche scientifique. Galilée, parmi tant d’autres, pourrait en témoigner.
• Que l’humour, enfin, qui a si bien fleuri dans les échanges par courriel ou téléphone, sur les réseaux sociaux, dans les médias... est un instrument de survie, car qu’est-ce que l’humour sinon la remise en question ?

Michel Dauzat, alias Polyphrène, http://www.polyphrene.fr/

COVID-19 Traitement : mise au point ( signé Pr JF Schved)

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"La plus grave des décisions à laquelle un chercheur risque de se trouver confronté, c'est d'avoir à acheter la machine mise au point pour le remplacer."Jean Magady Peter

(JF Schved :  je n’ai aucun conflit d’intérêts dans ce domaine)
Deux types de cible : les traitements contre le virus lui-même et ceux contre ses conséquences à différents stades
1 Antiviraux
A – Remdesivir. A ce jour, le candidat le plus sérieux est le Remdesivir c’est un analogue nucléotidique, disons pour faire simple qu’il bloque la réplication du virus. Il a été essayé, sans succès sur EBOLA, mais serait efficace contre une autre maladie à un autre Coronavirus, le SRAS. Il y a plusieurs essais cliniques en cours. On attend la suite.
B - Hydroxychloroquine. Le deuxième candidat intéressant est évidemment la chloroquine ou l’hydroxychloroquine. Dans les modes d’action possible, on retrouve, comme dans le paludisme une concentration très élevée dans les globules rouges et un possible effet sur les acides nucléiques viraux, une modification du pH dans les sites cellulaires où le virus se réplique, qui aurait pour effet de freiner cette réplication et plus spécifiquement un blocage du récepteur cellulaire permettant au virus d’entrer dans les cellules (récepteurs à l’angiotensine II). A ce jour, aucun résultat clinique probant n’a été publié, ce qui ne veut pas dire que ce produit n’est pas efficace : cela veut dire, et tout le monde est d’accord là-dessus à une exception près, que l’on ne sait pas. N’oublions pas que « l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence. »

Plusieurs essais sont en cours. Entre autres : Discovery, mais qui teste sur des patients graves où l’effet antiviral, s’il existe n’est pas déterminant et un autre qui vient d’être lancé par le CHU d’Angers, baptisé Hycovid dont les résultats dans une quinzaine de jours seront à mon avis peu contestables. Attendons.

C – Ribavirine. La ribavirine est utilisée avec succès dans le traitement de l’hépatite C où est elle associée à l’interféron alpha. Elle inhibe une enzyme nécessaire à la réplication du virus ( virus synthétase). Elle est en cours d’essais cliniques. Aucune donnée à ce jour
D – Association lopinavir/ritonavir. C’est une association utilisée avec succès dans l’infection VIH (lopinavir c’est Kalextra). Est testé dans l’essai Discovery. Au risque de m’avancer, je serais étonné que cela marche. Une étude récemment publiée va dans ce sens.
E – Azithromycine. Utilisé par de rares équipes, sans argument clinique, associée à l’hydroxychloroquine
F – Enfin dans les formes graves quelques équipes injectent du plasma issu de patients guéri de COVID. A été autorisé par la FDA ( agence américaine de santé)

2 Médicaments agissant sur les conséquences
A – Tocilizumab. Probablement le produit le plus intéressant dans les formes avec détresse respiratoire. C’est un anticorps monoclonal (de synthèse donc) dirigé contre les récepteurs à l’interleukine 6 (IL6). L’IL6 est une cytokine, c’est-à-dire une substance élaborée par le système immunitaire qui intervient dans l’inflammation et qui, dans les formes grave (asphyxiques) dépasse son rôle protecteur et au contraire s’avère néfaste. Là encore des essais cliniques sont en cours, mais l’efficacité est reconnue
B – Héparine. L’héparine est un anticoagulant et une étude chinoise vient de montrer qu’elle entraînait une réduction de mortalité chez les patients auxquels elle était administrée. Une des explications est qu’elle empêche l’activation de la coagulation, dont on sait qu’elle entraîne parfois de dangereuses embolies pulmonaires chez les patients Covid. Ce produit est dans la plupart des protocoles de soins
C – Immunoglobulines. Ont été testés avec de bons résultats dans les formes sévères. Problèmes d’approvisionnement à prévoir si l’efficacité était confirmée.
D – Corticoïdes. Sont contre-indiqués chez les patients porteurs du COVID, mais utilisés dans es formes très sévères.

Conclusions : On dispose de traitements intéressants associés à toutes les mesures de réanimation pour les formes sévères, mais aucun traitement n’a démontré son intérêt dans les formes avec peu ou pas de signes cliniques, qui sont la majorité. Rappelons que 80% d’entre eux vont guérir sans complication et quinze pour cent auront des signes plus marqués, mais n’iront pas jusqu’au stade de la réanimation.

Déconfinement programmé : PLANTU

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

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Qui l'eut cru !

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Les morts n'ont pas de voix, heureusement. Si les morts pouvaient se plaindre, quel cri, quelle clameur. On ne s'entendrait plus vivre." Georges Duhamel

Il y a quelques semaines cette banderole était prémonitoire. L'hôpital compte ses sous, et aujourd'hui on compte les morts. L'état compte ses sous (.....et ses masques et .....ses tests de dépistage)  et maintenant COVID-19 oblige on compte et on re compte ses morts. Tout était dit ! Ce slogan reste d'une actualité glaciale. Nous comptons les morts chaque jour, sans compter les morts en EPHAD pour l'instant .La CHINE a sous évalué le nombre de morts d'autres pays font de même la RUSSIE par exemple. Il faut faire face à la VERITE et ne pas l'embellir faussement  , ne pas se voiler la face. Soyons conscients de la gravité de cette pandémie et soyons solidaires pour faire face, de plus halte aux incivilités de toute nature.

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COVID-19 : le sort de nos anciens

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Il n'y a pas de vieillesse, on n'est vieux qu'à partir du moment où on prend son parti d'être vieux" "Georges Clemenceau ;

La situation dans les EPHAD est alarmante et catastrophique : nombreux décés COVID-19, confinement total cad plus de visites, plus de repas en salle à mager, plus de kinésithérapie, plus d'activités etc , un erégime "pénitentiaire". Deux rapports publiés le même jour  (30/03/2020) seront la base de mon propos mais ce ne sont que des rapports : le rapport conseil scientique ( https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_30_mars_2020-_note_ehpad_cs_30_mars_2020.pdf) et le rapport du Comité Consultatif National d'éthique- CCNE-  (https://www.ccne-ethique.fr/fr/actualites/reponse-la-saisine-du-ministere-des-solidarites-et-de-la-sante-sur-le-renforcement-des)

Préambule : Au regard de ces travaux et dans le contexte actuel, le CCNE rappelle que les principes éthiques fondamentaux doivent être respectés.  L’urgence sanitaire peut justifier que des mesures contraignantes soient, à titre exceptionnel et temporaire, exercées pour répondre à la nécessité d’assurer la meilleure protection possible de la population contre la pandémie, mais cette situation d’urgence ne saurait autoriser qu’il soit porté atteinte aux exigences fondamentales de l’accompagnement et du soin, au sein de l’établissement ou en structure hospitalière. Le respect de la dignité humaine, qui inclut aussi le droit au maintien d’un lien social pour les personnes dépendantes, est un repère qui doit guider toute décision prise dans ce contexte où les équipes soignantes et administratives, ainsi que les auxiliaires de vie, dont le dévouement exemplaire est à juste titre souligné par tous, sont de plus en plus confrontés à des situations dramatiques. Ces situations engendrent aussi des risques croissants pour eux-mêmes et leurs proches, qui enferment les soignants dans ce dilemme : se dévouer pour soigner, avec le risque pour soi-même et les autres d’être infecté par le soin que l’on prodigue
Situation actuelle :Aujourd’hui sur notre territoire, l’INSEE estime à plus de 1,5 million le nombre des personnes dites dépendantes. Les établissements publics et privés pour personnes âgées comptent près de 750 000 lits au sein de 7200 établissements. 160 000 personnes handicapées sont par ailleurs accueillies dans des établissements spécialisés, 80 000 adultes et 80 000 enfants présentant des handicaps sévères.
Contexte : Au regard du risque épidémique, les établissements pour personnes âgées présentent en outre deux particularités. Ils accueillent des populations à risque d’une part, tandis que l’hébergement collectif favorise les contaminations dès qu’une personne résidente est infectée dans l’établissement d’autre part. L’âge avancé tout comme les polypathologies associées sont des facteurs de risque de survenue de forme grave du COVID19. La létalité est élevée dans les tranches d’âge supérieures à 75 ans, décès non comptabilisés aujourd'hui dans le nombre de décès chaque jour.

Après 10 pages de rapports, il est noté qu'il faut mettre en place des cellules éthiques de soutien, rien de neuf.!


Je pense qu'il faut organiser dans chaque structure un confinement adapté, qu'il faut dépister tous les soignants et tous  les pensionnaires afin de limiter au maximum les risques de contamination, mise en quarantaine de 14 j des contaminés, il faut des masques portés par soignants et soignés.II faudrait ouvrir les visites mais là encore avec des personnes testées auparavant. Enfin il faut un lien centre hospitalier et EPHAD pour discuter des cas difficiles et ne pas résumer la conduite à tenir par  un cocktail MORPHINE / HYPNOVEL .Le silence poli vis à vis de nos aînés ça suffit! Les rapports ça suffit !Notre société a le devoir de PROTEGER tout le monde et de SOIGNER tout le monde, c'est pour cela que je suis médecin ! Il faut donc se battre pour nos aînés et ne pas tomber dans un "tri sélectif", qu'il faut refuser.

FAR WEST sur les aéroports, la guerre des masques

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"S'avancer masqué est le seul moyen de ne pas être reconnu quand on recule." Philippe Bouvard ;

Masque or not masque that is the question ? Au delà ce cette question on assiste aujourdhui à des pillages de masques entre états. Des masques destinés à la France sur un aéroport de Chine détournés par les américains, à prix fort et en liquide, d'autres détournés enTchéquie par le gouvernement.
 
En France vol de masques, traffic de masques, re-ventes illicites de masques.La guerre des masques est déclarée parce qu'on s'aperçoit un peu tard, que le masque est indispensable, il entraine une protection significative mais non totale. J'ai déjà écrit ceci au début de la création du Blog avec des retours négatifs.
Mais on y vient : #MASQUEPOURTOUS .
 
Les articles scientifiques sont nombreux à ce sujet. La France étant en pénurie de masques, donc pas de masques sauf pour...... les masques arrivent en théorie : masques pour toutes et tous. Au cabinet je reçois via un pharmacien 18 masques/semaine, jusqu'à ce jour 2 Avril 2020 jamais de FFP2. Je vois des urgences vasculaires et j'équipe les patients mais rapidement plus de masque.

Quand on voit ce qui se passe avec les masques, on comprend bien qu'il y a du retard à l'allumage.

On pensait que la guerre des masques n'aurait pas lieu, elle a lieu ! Dans quel monde vit-on, je me pose la question tous les jours ! 
 
Voivci pourquoi il faut porter un masque 

 
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Le point sur l'Hydrochloroquine signé Pr JF Schved (Faculté de Médecine de Montpellier)

Écrit par Jean Pierre LAROCHE le .

"Objectivité ne signifie pas impartialité mais universalité." Raymond Aron 


Essayons d'être objectif en faisant abstraction du gourou marseillais

1 Il est possible que l'Hydroxychloroquine (OHC) ait une action sur le virus ou ses conséquences
2 Si l'OHC guérissait la maladie à COVID19, nous le suarions déjà
3 Donc à qui pourrait-elle bénéficier si elle a une action quelconque?

         a- Les porteurs asymptomatiques ou paucisymptomatiques ? 85% vont guérir spontanément. Il ne sera donc pas possible, à moins de faire une étude sur une immense cohorte d'en montrer l'intérêt dans cette population. Et même si c'était le cas, le nombre de patients à traiter pour obtenir un effet serait tel que les effets secondaires du médicament (cardiaque etc...) l'emporteraient sur les avantages
          b- Les patients graves? Les services de réa l'utilisent sans trop y croire associé à tous leurs traitements. Il est peu probable que ces patients soient les bons candidats car à ce stade, l'infection virale n'est pas le principal déterminant ( le gourou le reconnaît), le problème est l'orage cytokinique qui induit la défaillance respiratoire
          c- les patients très symptomatiques Ce sont les meilleurs candidats.

Que peut-on attendre du traitement?

  • Réduction de mortalité? Peu probable et les premiers résultats ne vont pas dans ce sens.
  • Amélioration des symptômes? Soit, mais il faudra mesurer cela objectivement en comparant avec une population témoin appariée traitée par placebo. (Notre gourou s'y oppose: son attitude fort peu scientifique a pour effet de retarder les réponses, c'est cela qui est grave). Ici encore le bénéfice attendu est faible au regard des effets secondaires possibles
  • Diminution du nombre de patients nécessitant un transfert en réanimation. Cette variable serait mesurable à condition d'homogénéiser les critères d'entrée en réanimation. C'est donc la seule réponse que l'on peut attendre pour savoir si ce traitement a ou non une efficacité. Il faudra beaucoup de patients et une méthodologie rigoureuse (quoiqu'on en dise à l'IHU) pour obtenir un résultat indiscutable mais il est clair que l'OHC ne peut pas être LA réponse au problème posé par cette épidémie.

    https://www.vanityfair.fr/pouvoir/business/story/sante-breve-histoire-de-la-chloroquine/11417 : Brève histoire de la chloroquine

    RAPPEL : #1MASQUEPOURTOUS

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